Ne rougissez pas de manger des fraises en ce moment, c’est la saison!

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La fraise doit son nom à son parfum subtil (Fragaria vesca en latin), et nous a donné le mot « fragrance » pour désigner une odeur agréable et parfumée. Cueillie et consommée depuis l’antiquité, elle ne fera l’objet d’une véritable culture commerciale qu’à compter du XVe siècle. On dit que la fraise est un faux fruit et c’est vrai. En réalité les véritables fruits du fraisier sont les petites graines appelées akènes, réparties dans les alvéoles de la chair rouge que nous consommons. Cette dernière n’est que le réceptacle des fruits du fraisier.

Aujourd’hui, la France est un petit producteur de fraises européen avec environ 53 000 tonnes de fraises produites par an*. Cela ne représente que 5% de la production européenne, contre 25% pour l’Espagne. Mais avec les variétés Gariguette, Ciflorette, Cléry, Charlotte ou bien encore la célèbre Mara des bois, les consommateurs ont le choix. Il faut savoir que 50% de la production française se concentre en Aquitaine et en Rhône-Alpes, mais il s’en produit partout en France et la production sous abri est en constante augmentation.

Le fraisier appartient à la famille des rosacées comme la majorité des arbres fruitiers (cerisier, pommier, prunier, poirier, pécher). La culture de la fraise peut se faire selon deux grands modes de production :

• Le mode de culture sous abris (tunnels chapelles, serres…) : dans ce cas les fraisiers peuvent être en pleine terre ou en mode jardin suspendu (hors sol). Ce mode sous abris, en milieu confiné, permet de réaliser notamment des lâchers d’auxiliaires, prédateurs naturels des ravageurs. Les fraises se développent dans des godets surélevés, contenant des substrats nutritifs pour le développement des plantes. Enfin, ce mode de production améliore les conditions de récolte pour les cueilleurs qui n’ont plus à se baisser pour ramasser les fruits.

• Le mode de culture plein champ : dans ce cas les fraises sont soit sous couverture plastique (petit tunnel) ou sans couverture. Dans les 2 cas, la culture se fait sur paillage plastique noir ou blanc : il s’agit de limiter la prolifération des mauvaises herbes, d’améliorer la qualité du fruit lorsque celui-ci est en contact direct avec le sol et de permettre de mieux maîtriser la température du sol et donc le développement de la culture.

* source : ministère de l’Agriculture – Agreste – Moyenne 2010-2014