Actualités

Lavandes et lavandins : une filière française dynamique et vertueuse

Publié le 17 Juil 19

En cette période où les touristes se ruent dans les champs pour apprécier cet “or bleu”, rappelons que derrière la carte postale existe toute une filière professionnelle, ainsi que des hommes et des femmes qui cultivent, distillent, commercialisent les lavandes et lavandins.

Ces plantes, une fois distillées, fournissent le marché mondial des huiles essentielles. Cette filière française très dynamique, principalement présente en région Sud (PACA) et Auvergne-Rhône-Alpes, a su s’adapter à la concurrence et à l’explosion du marché de l’aromathérapie, en continuant sans cesse d’innover, tout en préservant la qualité qui fait la réputation de notre production française.

Des productions emblématiques de la Provence

Le lavandin, souvent moins connu par le consommateur que la lavande, est pourtant très majoritaire : 20 000 ha en France, donnant près de 1 400 tonnes d’huiles essentielles par an, ce qui représente plus de 90 % de la production mondiale.

Quant à la lavande, cultivée sur plus de 5 000 ha en France, sa production d’huiles essentielles dépasse les 100 tonnes par an destinées à la parfumerie, mais aussi à l’aromathérapie.

L’essentiel de la production des lavandes et des lavandins est réalisé sur 1300 exploitations agricoles principalement situées dans les Alpes de Haute-Provence, le Vaucluse et la Drôme. Elle est destinée aux 150 unités de distillations existant en France.

Une filière dynamique et innovante

Cette filière est l’une des plus dynamiques parmi l’ensemble des filières agricoles françaises ; avec plus de 40 % d’augmentation des surfaces en 10 ans. Elle contribue à maintenir des activités au bénéfice du tissu régional, en générant plus de 9 000 emplois directs et plus de 17 000 emplois indirects. La production française a la particularité d’être à la pointe de l’innovation avec des améliorations permanentes des techniques de production, des machines liées à la récolte et à la distillation. La sélection variétale est aussi un facteur clé, avec pour objectif de permettre la culture de plants naturellement résistants aux maladies spécifiques touchant la lavande et le lavandin, évitant ainsi l’utilisation de produits phytopharmaceutiques. Le GNIS, l’interprofession des semences et plants, en charge notamment de la certification des plants de lavande et de lavandin, participe à la préservation de la qualité sanitaire de ces productions grâce à un suivi du respect de normes techniques strictes et précises.

Une filière en harmonie avec l’environnement

Les productions de lavande se sont déployées historiquement sur des terres arides et pauvres, là où d’autres cultures peinaient à trouver leur place. La filière est depuis parfaitement adaptée à son terroir. La part de l’agriculture biologique y est importante (plus de 12% des surfaces) et les co-produits générés par la production peuvent être valorisés : par exemple, les pailles issues de la distillation sont compostées ou valorisées énergétiquement.

Les champs de lavande et de lavandin sont nécessaires à la production de miel : ainsi, des échanges continus ont lieu entre agriculteurs et apiculteurs pour favoriser le développement d’une apiculture locale de qualité.

Pour en savoir plus sur cette filière, cliquez ici

La gestion durable des plastiques agricoles

Publié le 9 Juil 19


En agriculture, que ce soit en grandes cultures ou bien en maraîchage, l’utilisation de produits d’agrofourniture (phytosanitaires, semences, etc.) entraine souvent la multiplication de déchets plastiques, tels que les emballages vides, les ficelles ou les filets.

Pour faire face à la gestion de ces déchets, une filière spécifique au traitement et à la collecte de ces déchets a été mise en place en 2001, portée par l’engagement volontaire d’agriculteurs, de distributeurs (négoces et coopératives) ainsi que d’industriels : ADIVALOR. Cette structure inédite en Europe a permis de gérer durablement les plastiques agricoles au-delà de toute attente, en multipliant les points de collecte et en facilitant le recyclage des emballages et plastiques collectés.

En 2018, un accord a été signé au niveau national, entre ADIVALOR et le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, pour amener en 2020 à 78% le taux de collecte moyen, équivalent à 90 000 tonnes collectées (+32% par rapport à 2014) et à 74% celui du recyclage *.

Au niveau régional, de nombreux acteurs s’engagent également à optimiser au mieux la collecte et l’accompagnement des agriculteurs dans le traitement de leurs plastiques. A titre d’exemple, les Chambres d’agriculture de Bretagne, la Fédération Régionale des Syndicats d’Exploitants Agricoles de Bretagne, Négoce Ouest et Coop de France Ouest ont cosigné une « Charte régionale pour une gestion durable des plastiques agricoles » afin de poursuivre les efforts de collecte dans la région Ouest.

Les agroéquipements pour protéger les sols et la biodiversité

Publié le 8 Juil 19

Les agriculteurs sont engagés dans une production agricole plus respectueuse de l’environnement. Cela se traduit par la mise en place de nouvelles pratiques, mais aussi par l’usage de nouveaux équipements agricoles.

Plus modernes, plus intelligents et plus connectés, ces nouveaux équipements permettent d’optimiser la productivité des exploitations agricoles, tout en réduisant les doses de produits utilisés, grâce à des technologies de pulvérisation de précision, en soutient des ambitions des pouvoirs publics De nouveaux pulvérisateurs, embarqués sur des tracteurs, permettent en effet de réduire considérablement l’usage de phytosanitaires en adaptant très précisément leurs dosages aux besoins des plantes ou des sols. L’usage optimal de ces équipements permettrait une réduction de 30% des produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture française. Elle pourrait même être poussée à 50% si l’on prend en compte les nouvelles technologies en cours d’élaboration.

Des machines innovantes sont aussi capables d’ajuster la consommation d’engrais grâce à des systèmes embarqués qui mesurent les variations du sol et leur composition. On peut ainsi apporter à ses cultures les bonnes quantités d’azote pour les nourrir.

Le mondial de la tonte, c’est actuellement en Haute-Vienne !

Publié le 4 Juil 19

Le 18e mondial de tonte a lieu jusqu’au 7 juillet au Dorat, en Haute-Vienne. Au cours de ce concours, 34 nations des 5 continents sont représentées, mobilisant plus de 320 compétiteurs. Quelque 50 000 visiteurs sont attendus pour assister à la tonte de près de 5 000 moutons.

Le métier de tondeur professionnel est revendiqué, en France, par environ 200 tondeurs. Pendant une journée de travail, il peut tondre environ 350 brebis, qui pèsent chacune entre 60 et 70 kg. La tonte nécessite respect et maîtrise de l’animal pour ne pas lui faire mal, ne pas le stresser ni le traumatiser. Pour la compétition, la tonte doit se dérouler le plus vite possible, sans nuire à la qualité de la tonte.

La tonte, pour le bien-être de l’animal

La laine du mouton est une fibre dont la pousse est continue. Une laine non tondue se transforme en cocon de laine feutrée, humide, qui moisit et accueille de nombreux parasites : tiques, larves de mouches… La laine est un excellent isolant. Mais, en épaisseur trop importante, en période estivale, elle peut provoquer un coup de chaleur pour le mouton, en empêchant l’évaporation de la sueur.
La méthode de tonte pratiquée par les professionnels permet à l’animal de se laisser aller et de ne pas trouver d’appuis pour se relever. Le mouton n’est pas entravé. Il est donc libre de ses mouvements. Le tondeur n’utilise pas la force pour contenir l’animal et on constate que le mouton est tranquille. Si la tonte est utile à l’homme, pour collecter une matière première naturelle aux qualités uniques, elle est surtout une condition du bien-être animal, indispensable à sa bonne santé.

La production ovine en France

Ce mondial de tonte donne l’occasion également à la France de mettre en avant la place occupée par la production ovine dans l’agriculture française, dont le cheptel compte 6,9 millions de têtes, d’une soixantaine de races différentes.
L’élevage allaitant est constitué de 3,6 millions de têtes de brebis viande alors que le cheptel laitier français comprend 1,6 millions de têtes de brebis laitières. A la différence du cheptel laitier concentré dans trois régions (Occitanie, Nouvelle Aquitaine et Corse), le cheptel ovin viande est dispersé. Ainsi cinq régions regroupent 60% des effectifs de brebis et agnelles viande : Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et PACA.
Avec la tonte de ces cheptels, la France récolte environ 15 000 tonnes de laine, dont plus de la moitié est exportée, le reste étant transformé en France ou tout simplement jeté, faute de débouchés suffisamment rémunérateurs.

Pour en savoir plus :
tout sur le Mondial de tonte 2019
l’essentiel de filière ovine française
les principaux chiffres de la production en France

L’agroéquipement roule pour l’environnement

Publié le 2 Juil 19

Pour Jean-Christophe Régnier, administrateur d’Axema, le syndicat français des industriels de l’agroéquipement, et directeur général de Lemken, les constructeurs sont parties prenantes de la transition écologique.

Présent au lancement de la Fête des moissons et des récoltes, le 28 juin à Bourneville-Sainte-Croix, en Normandie, Jean-Christophe Régnier a insisté sur le fait que « les agroéquipements partagent les mêmes valeurs qu’agridemain : la production, l’emploi, l’innovation et le respect de l’environnement ».

Prenant des exemples avec la société qu’il dirige, il précise que « Lemken rentre aujourd’hui dans une nouvelle ère, pour contribuer à la transition écologique, en étant le premier constructeur à avoir élaboré une bineuse pour désherber mécaniquement avec guidage automatique par caméra optique par infra rouge ». Aussi Lemken développe une machine désherbant autour des salades, sur le rang. Autre exemple des efforts pour le respect de l’environnement : une station météo connectée permet aux agriculteurs, grâce aux relevés de capteurs dans leurs champs, de déterminer la période la mieux adaptée pour traiter, garantissant une meilleure efficacité et permettant de réduire les doses appliquées.

Les constructeurs d’agroéquipements sont ainsi des acteurs essentiels pour accompagner les agriculteurs vers l’agroécologie.

La Normandie, le pays de l’énergie

Publié le 2 Juil 19

La Fête des moissons et des récoltes qui s’est tenu à Bourneville-Sainte-Croix le 28 juin, a donné l’occasion d’aborder le thème de la méthanisation.

GRDF accompagne les agriculteurs qui souhaitent diversifier leurs activités en produisant un gaz vert 100% local et renouvelable. Pour Aymeric Cotrel, directeur territorial GRDF en Normandie, « ces agriculteurs contribuent à un changement de modèle. Car, alors que le gaz était importé de loin depuis toujours, grâce à ces agriculteurs, demain, le gaz sera produit à proximité. Ils sont le début du maillon d’une économie circulaire ».

En France, quelque 1000 projets de méthanisation sont actuellement à l’étude. En tout 90 projets sont déjà concrétisés, rattachés au réseau de gaz et alimentent localement 230 000 foyers. « En Normandie, plus de 130 projets de créations d’unités de méthanisation sont actuellement en cours d’étude pour produire du gaz vert renouvelable 100% local. A l’horizon 2023, 55 projets démarreront et couvriront près de 10 % de la consommation normande en gaz. Le volume de gaz vert renouvelable qui sera produit par ces projets normands représente la consommation de 520 000 logements neufs et 10 400 bus roulant au Bio GNV » souligne Aymeric Cotrel.

La Fête des moissons et des récoltes

Publié le 1 Juil 19

Près de 100 exploitations dans toute la France ouvrent leurs portes cet été à leurs voisins pour leur montrer la réalité de l’agriculture et le quotidien de leur métier.

Pour la 4e édition, les agriculteurs #agridemain organisent de juin à septembre des événements pour faire découvrir leur métier et répondre aux questions du grand public. Retrouvez la carte des lieux concernés en cliquant ici

Le lancement de cette nouvelle édition a eu lieu à la ferme du Moulin, sur une exploitation laitière à Bourneville-Sainte-Croix (27), le 27 juin 2019 :

La Ferme du Moulin, le 28/06/2019 à Bourneville-Sainte-Croix (27)

L’agriculture biologique créatrice d’emploi

Publié le 17 Juin 19

L’agriculture biologique connaît un essor important depuis quelques années. En effet, que ce soit pour des raisons de santé, pour la qualité et le goût des produits ou pour préserver l’environnement le consommateur est de plus en plus friand de ce type d’agriculture.

L’agriculture biologique c’est :

  • 5 0001 exploitations supplémentaires en 2018,
  •  41 600 exploitations soit 9,5% des exploitations françaises
  • 2 millions d’hectares cultivés soit 7,5% de la surface agricole française.

Cet essor a également des retombées concrètes en termes de création d’emplois. En 2018, le secteur bio affiche 18 714 nouveaux emplois dans la production agricole, la transformation et la distribution ce qui représente 14 % des emplois agricoles.

Fin 2017, l’agriculture biologique représente, plus de 155 347 emplois directs à temps plein dans les filières bios, soit plus du double qu’en 2012.

Depuis 2012, le nombre d’emplois a quasiment doublé avec une croissance annuelle de 10,3%

Les 155 347 emplois directs en équivalent temps plein estimés pour 2018 se répartissent ainsi :

  • 100 300 emplois directs dans les fermes soit + 13% par rapport à 2017.
  • 19 900 emplois directs pour la transformation
  • 32 490 emplois directs pour la distribution
  • 2 250 emplois directs dans les activités de service.

Que ce soit le secteur bio ou le secteur conventionnel une chose est sûre, l’agriculture recrute !!!

  1. Chiffres de l’agence bio

Michel Serres : “Ce que j’ai à dire aux paysans”

Publié le 3 Juin 19
Michel Serres, 11 janvier 2006, Palais de l’Unesco

Michel Serres est décédé le 1er juin 2019. Fils de paysan-marinier, philosophe des sciences et membre de l’Académie française, il avait notamment préfacé le livre “Écoutons les agriculteurs raisonner” (Farre, Ed. Trocadéro, sept. 2006). Ci-après la reproduction de cette préface.

Avant tout, je dis aux paysans que je les plains, sans la moindre condescendance. Ils font un métier difficile, encore plus difficile qu’il ne l’a été autrefois, même s’il est devenu aujourd’hui moins pénible, un des métiers les plus difficiles avec celui d’enseignant et celui de médecin. Ces trois-là œuvrent sur le long terme, ils aident les humains à se forger un avenir. Cependant, ils agissent dans un monde manœuvré par les hommes du court terme : le politique mobilisé par l’échéance électorale, le médiatique ébloui par l’actualité, le financier anxieux de prendre ses gains. Face à ces puissances, les paysans n’ont même plus l’avantage du nombre.

La fin de l’agriculture comme activité majoritaire

Jusque dans les années 1900, dans les pays analogues aux nôtres, une grande majorité de la population était occupée à des travaux agricoles ou à des travaux annexes. En l’an 2000, cette part de la population est tombée à 2,3 %. C’est probablement l’événement le plus considérable qui soit arrivé dans toute l’histoire de l’humanité, car il rompt avec un autre événement de même ampleur qui a eu lieu, il y a des milliers d’années, au néolithique. L’humanité entière s’est alors adonnée à l’agriculture et à l’élevage. Ces activités sont devenues son occupation primordiale, au point que le mot « culture », qui a un sens humain global, provient tout simplement de l’agriculture. Nous sommes des gens cultivés parce que nous savons cultiver la terre. La fin de l’agriculture, comme activité majoritaire d’homo sapions sapions, est une immense révolution dont nous ne mesurons pas encore les effets aujourd’hui.

Les paysans à la reconquête de la terre

Le temps n’est plus où chacun, même s’il était citadin, avait un contact professionnel ou au moins familial avec le monde paysan. La disparition de ce lien commun, dans nos régions occidentales, favorise une ignorance massive.
N’entend-on pas des écologistes proclamer que la nature est le règne de l’équilibre alors que la loi de l’écologie, comme celle des équations de la chimie et de la biochimie, est le déséquilibre permanent? Qui sait que pour donner du lait, une vache doit avoir un veau ? Un jour, j’ai révélé à une petite écolière que les vaches ont naturellement des cornes mais que l’usage actuel était de les rogner. Elle en a parlé à son institutrice qui m’a accusé de dénigrer son autorité et a dénoncé mon erreur : les cornes seraient l’attribut viril exclusif du taureau ! En plus de leurs travaux déjà innombrables, les paysans d’aujourd’hui se trouvent chargés d’une nouvelle responsabilité, celle d’enseigner la nature à tous ceux qui s’en trouvent séparés, de leur apprendre ce qui demeure essentiel: l’origine des aliments. Ils le font très bien quand ils vont vers les citadins, comme lors de la moisson sur les Champs-Élysées, pour leur exposer leurs pratiques.
Dans cette entreprise de reconquête du monde, ils peuvent s’inspirer de leur expérience ancestrale. De toujours l’agriculture, activité locale par définition, s’est attachée à investir le mondial. Parmi de multiples exemples, en voici deux cueillis dans mon terroir : le pruneau séché d’Agen a été inventé pour pouvoir être exporté et le brugnon a été créé pour se substituer à la pêche qui voyageait mal. Cette volonté de relier la terre cultivée à la terre entière s’exprime depuis longtemps dans la devise de l’Académie des vins de Bordeaux : Hic uva, ubique nomen, ma vigne est ici, mon nom est partout.
C’est en osant faire une application massive de découvertes techniques et scientifiques que les agriculteurs ont assuré à leur activité, pendant des millénaires, une croissance mondiale. Aujourd’hui, ils ont à affronter la méfiance, également massive, dont la science est devenue l’objet.

C’est par le savoir que se trouvent les solutions

La crise majeure, profonde, des rapports entre science et société a sans doute commencé avec le Manhattan Project, lorsque les grands ténors de la physique atomique se sont réunis dans un désert américain pour préparer la bombe atomique aux conséquences catastrophiques. Depuis, les accidents ou les événements négatifs provenant de la recherche ont commencé à inquiéter la conscience universelle : non seulement la bombe atomique, mais des accidents comme Seveso ou les manipulations génétiques. Peu à peu, nous avons abouti à l’idée d’une éthique et d’une déontologie des sciences. Des comités d’éthique nationaux et locaux se sont constitués, en particulier en ce qui concerne la médecine et la pharmacie.
Cependant, aujourd’hui, les critiques envers la science ont atteint un niveau qui paraît excessif. À tel point qu’on assiste à une crise majeure du recrutement dans les facultés des sciences. Elle a commencé aux États-Unis, il y a douze à quinze ans, et elle frappe aujourd’hui de plein fouet les sociétés européennes, notamment l’Allemagne, l’Italie, et surtout la France. Il est étonnant de constater, dans le pays de Condorcet et de Jules Verne, cette perte de confiance de nos contemporains dans la science. Personnellement, je crois encore en la science. Je suis persuadé que c’est par le savoir que se trouvent les solutions à nos problèmes. Les statistiques en apportent l’illustration : les pays réellement en voie d’émergence sont ceux qui ont — quelquefois depuis deux générations, tels le Brésil et l’Inde — investi massivement dans la pédagogie, dans l’enseignement et dans la recherche scientifique. Dans nos contrées occidentales, c’est un redoublement des efforts de la recherche scientifique et de la pédagogie qui apporte, dès aujourd’hui, à l’agriculture les moyens de mieux maîtriser l’usage des produits de la chimie de synthèse. Mais il faut du temps pour que l’efficacité des pratiques raisonnées puisse être observée sur le terrain. La maîtrise de la maîtrise, elle aussi, ne peut s’exercer que sur le long terme et les marchands d’angoisse sont des gens trop pressés.

De la maîtrise de la sélection à celle de la mutation

Un agriculteur, c’est avant tout un spécialiste de la sélection. Il s’intéresse maintenant à un autre phénomène dont Darwin n’a pas pu tenir compte puisque la découverte en a été faite après lui : la mutation. De quoi s’agit-il ? Sur la chaîne des gènes, la mutation change tout d’un coup la série et forme un nouvel individu, une nouvelle espèce, que la pression de la sélection filtrera par la. suite. Nous avons donc appris que la vie n’était rien d’autre que la sélection conjuguée à la mutation. Au néolithique, l’homme a inventé la sélection. Aujourd’hui, dans les laboratoires, les biochimistes tentent de maîtriser la mutation. Ainsi, la bio-technique, science moderne, n’est rien d’autre que la maîtrise de la sélection et de la mutation. D’une certaine manière, l’agriculture s’est éteinte vers l’an 2000 comme occupation générale de l’humanité ; et d’un seul coup, elle s’est concentrée de manière extraordinaire sur la mutation.
Or je m’interroge précisément sur ce qu’on appelle les manipulations génétiques, les OGM. Du point de vue de histoire de l’humanité, la maîtrise de la mutation, qui est tout à fait nouvelle et qui nous inquiète, voire nous angoisse à juste titre, s’inscrit dans la ligne naturelle de l’évolution de l’agriculture. Si l’agriculture consiste réellement à maîtriser la sélection, elle devient aujourd’hui également maîtrise de la mutation. Bien entendu, il faut être vigilant, se méfier. Oui, les manipulations génétiques doivent être sujettes à des moratoires. Mais d’une certaine façon, elles vont dans le droit fil de la maîtrise humaine des questions concernant la vie. Nous avons maîtrisé la sélection, à nos risques et périls. Les débuts de l’agriculture n’ont pas été un lit de roses ! Les premiers troupeaux qui ont envahi progressivement l’Europe ont véhiculé avec eux des microbes encore inconnus dans cette région du monde, qui ont été sûrement à l’origine des terribles épidémies de cette époque. Si l’on avait alors appliqué le principe de précaution, il n’y aurait pas eu d’élevage.

Le vrai danger pour l’agriculteur et le chercheur

Ce qui me fait le plus peur dans l’avenir, ce n’est pas le transgénique, c’est l’appropriation du savoir, le brevet sur le vivant: celui qui le détiendra aura le pouvoir. Lorsqu’on s’aperçoit qu’un produit ou un processus est mauvais, on peut toujours le corriger, mais lorsque quelqu’un s’approprie un brevet, on n’a plus la maîtrise. La vraie question, c’est donc celle de l’appropriation. Quand le savoir devient propriété privée, le paysan et le chercheur ne sont plus en mesure d’exercer pleinement leur activité.

Le faux et le vrai problèmes de la biodiversité

Si je plaide en faveur de la biodiversité, je pose aussi des questions. Que font les agriculteurs lorsqu’ils labourent? Ils tuent des espèces ! Le but d’une pièce labourée, c’est précisément de porter sur un ou dix hectares une seule espèce. Le pâturage, c’est livrer à une seule espèce — par exemple des bovins —, dans une prairie déterminée, une seule espèce d’herbe, ou deux ou trois.
L’agriculture, c’est la mort de la biodiversité. C’est le cas également de la médecine ou la pharmacie. Quel est l’objectif des antibiotiques, sinon de détruire un certain type d’espèces de bactéries, qui sont en train d’envahir l’organisme ? Oui, il faut garder le plus possible de variétés. Oui, il faut protéger à tout prix les espèces menacées. Mais comme nous sortons d’une histoire où la biodiversité ne représentait pas un problème, l’affaire est loin d’être simple. Aujourd’hui, on essaie de trouver des remèdes qui permettraient de ne pas attaquer directement le microbe ou la bactérie, mais de les faire rentrer au contraire en symbiose avec notre propre organisme. Parce qu’au fond, la plupart des bactéries qui participent aujourd’hui à notre digestion sont des symbiotes descendant des parasites qui ont tué nos ancêtres. On pourrait sûrement travailler en ce sens également en agriculture. On est déjà sur ce chemin avec l’utilisation d’insectes auxiliaires qui modèrent les populations d’insectes ravageurs.

Quel avenir pour l’agriculture?

Six milliards d’êtres humains, c’est une grandeur dont on ne sait pas encore mesurer la portée. Tous les paramètres dont il est habituellement tenu compte pour faire des prévisions sont à réviser. Déjà six milliards de bouches à nourrir sainement et beaucoup plus demain ! Y aura-t-il encore des paysans pour le faire et quelle sorte de paysans ? Personne aujourd’hui ne peut le dire. Mais chacun est convié à y réfléchir. À ceux qui refuseraient ce conseil j’en rappelle un autre : s’ils méprisent l’intellect, qu’ils essaient l’ignorance.

Michel Serres, septembre 2006

Basile, agriculteur dans le Loiret (45), explique son métier de multiplicateur de semences

Publié le 20 Mai 19

De très nombreux projets de recrutement en agriculture

Publié le 16 Mai 19

L’enquête sur les « Besoins en Main-d’œuvre des entreprises » pour l’année 2019 montre une nouvelle hausse globale importante des intentions d’embauche (+14,8%). Le secteur agricole est concerné également par cette progression avec une hausse de 8,1 % des intentions d’embauche par rapport à 2018.

D’après la dernière enquête de Pôle emploi, 9,4 % des projets de recrutement en 2019 concernent le secteur agricole.

Les métiers agricoles font partie des métiers les plus recherchés (141 400 projets de recrutement pour les viticulteurs/ arboriculteurs/ cueilleurs, et 75 000 pour les agriculteurs/ouvriers agricoles). La très grande majorité de ces intentions d’embauche sont saisonnières (respectivement 97% et 83% des projets de recrutements pour ces deux métiers).

Les régions les plus concernées par ces projets de recrutement en agriculture se répartissent en Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Rendez-vous en ferme inconnue

Publié le 12 Mai 19

Marie-Paule, arboricultrice dans les Bouches-du-Rhône, explique l’évolution de l’agriculture biologique dans son département.

Pour Guillaume, agriculteur en Charente, la meilleure façon de montrer son soutien aux agriculteurs, c’est aller à leur rencontre pour échanger avec eux.
Claude, agriculteur dans le Jura, invite les jeunes à s’informer sur le métier d’agriculteur, en allant les rencontrer dans leurs fermes. Mais aussi à consommer des produits issus de vente directe.
Adeline, apicultrice en Meurthe-et-Moselle, explique le processus de récolte et de conditionnement du miel.
Marie-Paule, arboricultrice dans les Bouches-du-Rhône, répond à l’interrogation d’un consommateur sur la qualité des produits importés. Ainsi, si certains produits phytosanitaires sont interdits pour le respect de l’environnement en France pour la conduite des cultures, ils continuent à être utilisés à l’étranger, et parfois même dans d’autres pays européens.
François agriculteur en Vendée explique l’irrigation grâce aux retenues d’eau. Et tout l’intérêt de ces réserves pour la bonne conduite des cultures et la préservation de la biodiversité.
Emmanuel, agriculteur dans le Nord, explique quelles garanties sont apportées à la production en agriculture biologique.
Vincent, agriculteur dans l’Aisne, répond à une citoyenne qui l’interpelle sur les alternatives existantes au glyphosate.
Pol, agriculteur dans la Marne, évoque l’évolution de son métier.
Anna, éleveuse de vaches Montbéliardes dans le Doubs, explique les raisons pour lesquelles elle a adopté le robot de traite dans son élevage.
Clément, agriculteur en Seine-et-Marne, fait le point sur ses motivations à être agriculteur et précise en quoi l’agriculture est une chance pour la France.
Claude, éleveur de Charolaises dans le Jura, détaille la conduite de son troupeau : aux pâtures aux beaux jours et en stabulation en hiver.
Guillaume, agriculteur ambassadeur #agridemain, répond à Cécile qui l’interroge pour savoir si judicieux et raisonnable de produire en France des plantes qui ont besoin d’être irriguées.
Christophe, agriculteur en Île-de-France explique comment il conduit son élevage de poulets fermiers et comment il arrive à ne pas utiliser d’antibiotiques.
Mickaël, agriculteur dans la Marne répond à Lise qui l’interpelle sur le manque d’esprit collectif en agriculture.
Matthieu, agriculteur ambassadeur #agridemain des Ardennes, répond à Pierre qui l’interroge sur la qualité de la viande qu’il consomme
Claude, éleveur dans le Jura, explique l’attention qu’il accorde aux soins de ses animaux.
Luc, éleveur dans l’Oise, explique comment fonctionne le robot de traite et quels avantages il en tire par rapport au bien-être animal, la gestion du troupeau et les conditions de travail.
Matthieu, producteur dans la Drôme de raisin pour la Clairette de Die et de noix en agriculture biologique, répond aux interrogations d’une consommatrice sur l’engagement des agriculteurs à produire en bio.
Christian, agriculteur ambassadeur #agridemain de Charente, répond à Laure qui l’interroge sur ses motivations à être agriculteur.
Anna, agricultrice dans le Doubs, explique comment elle soigne ses vaches : faire appel au vétérinaire quand c’est nécessaire et aussi utiliser des méthodes alternatives (ostéopathie, huiles essentielles, Reiki…
Emmanuel, agriculteur ambassadeur #agridemain dans le Nord, répond à Géraldine qui l’interroge sur les contrôles existants en agriculture biologique.
Yvon, arboriculteur et éleveur dans le Tarn-et-Garonne, présente son exploitation et l’orientation prise vers la production bio pour répondre aux attentes des consommateurs.
Guillaume, agriculteur de Charente, explique le chemin à suivre si un jeune est intéresser pour devenir agriculteur.
Stéphane, producteur d’ail dans la Drôme, explique pourquoi et quand il choisit de protéger ses plantes ou de leur apporter de l’engrais.
Rémi, agriculteur ambassadeur #agridemain dans le Loiret, répond à Vincent qui l’interroge sur l’intérêt d’utiliser encore des pesticides.
Anna, agricultrice dans le Doubs et Rémi, agriculteur dans le Loiret expriment ce qui les motivent à être agricultrice ou agriculteur.
Mathieu, agriculteur dans la Marne, répond à Margo qui l’interroge pour savoir ce qu’il fait de son blé.
Stéphane, agriculteur de la Drôme, répond à Dimitri qui l’interroge sur son rapport à la nature.
Stéphane, agriculteur ambassadeur #agridemain dans la Nièvre répond à Emmanuelle sur les conséquences pour l’agriculture des revendications véganes.
Anna, éleveuse de vaches laitières dans le Doubs, explique comment elle tient compte du bien-être animal au quotidien.

Vert l’avenir, pour une agriculture responsable et durable

Publié le 24 Avr 19

Que ce soit par la création de fermes pilotes Dephy, ou par l’accompagnement des agriculteurs à la « Haute Valeur Environnementale », les négociants agricoles* ont à cœur depuis longtemps d’œuvrer à une agriculture responsable et durable.

La montée de l’agribashing ambiant et la nécessité de valoriser ces actions ont incité des négociants agricoles, basés dans les régions Nouvelle Aquitaine, Centre-Val de Loire et le département de la Vendée, à développer une démarche de communication positive sur les bonnes pratiques agricoles. Cette plateforme, appelée Vert l’Avenir, a été créée il y a deux ans et a déjà permis de mettre en avant les projets durables d’une vingtaine d’entreprises.

A destination du grand public, Vert l’avenir fait la part belle aux actions innovantes et agroécologiques de ces entreprises, s’inscrivant dans les attentes sociétales des consommateurs vers plus de durabilité et de respect de l’environnement.

Vert l’avenir utilise le réseau social twitter et organise des conférences de presse mensuelles pour diffuser au plus grand nombre les pratiques durables portées par ces entreprises, telles que :

  • L’usage de la confusion sexuelle dans les vignobles pour réduire la dose de phytosanitaires
  • La culture de colza associée à des plantes compagnes pour réduire l’utilisation d’herbicides et d’insecticides
  • La production d’une alimentation du bétail 100% française en collaboration avec des agriculteurs locaux, sans soja et sans OGM

Pour l’instant, seules les entreprises en zone Centre-Atlantique sont concernées mais Vert l’Avenir pourrait rapidement s’étendre sur tout le territoire français.

Pour en savoir plus

Twitter : @vert_lavenir

Site internet : https://vert-lavenir.com/

*Entreprises qui s’occupent notamment de la collecte, du stockage et de la commercialisation des grains ainsi que de la distribution d’agrofourniture auprès des agriculteurs (semences, phytosanitaires, etc.)

La profession de manadier

Publié le 15 Avr 19

Dans son Guide des métiers de l’agriculture, l’ANEFA répertorie plus de 90 métiers. Et celui de manadier, vous connaissez ?

Éleveur de chevaux et taureaux de race Camargue

L’agriculture recrute et le fait-savoir

Publié le 8 Avr 19

L’agriculture est le deuxième secteur pourvoyeur d’emploi en France avec plus de 50 000* salariés agricoles permanents recrutés par an. Cependant malgré une offre large et variée, l’agriculture ne trouve pas preneur pour l’intégralité des postes qu’elle propose.
Les professionnels du monde agricole redoublent alors d’ingéniosité et d’idées en multipliant les moyens pour faire connaître le secteur agricole et surtout donner envie d’y travailler.
L’agriculture recrute et le fait savoir au travers de différentes actions comme :
– Des interventions dans les établissements scolaires

– Des visites d’exploitations agricoles sur toute la France
– Des journées de promotion des métiers, emplois et formations,
– Des forums, salons et foires sur toute la France toute au long de l’année
– Des campagnes de communication nationale
– Des partenariats avec des structures référence en terme d’emploi comme Pôle Emploi.
– Information collective auprès de tout public sur les métiers, formations, emplois et filières agricoles

 

*MSA 2016 et Chiffres Ministère de l’Agriculture

La noisette sublimée

Publié le 3 Avr 19

Patrick Chassac et Sabrina Augier, ambassadeurs #agridemain, sont arboriculteurs à Beaugas, dans le Lot-et-Garonne. Producteurs de noisettes, ils ont choisi de développer toute une gamme de produits transformés pour valoriser ce fruit à coque, sous la marque « Le casse-noisette ».

« Nous cultivons actuellement 30 hectares de noisetiers, 15 ha de prunes pour les pruneaux et 4 ha de blé » détaille Sabrina Augier. « Nous livrons la totalité de notre récolte de noisettes à la coopérative Unicoque, qui dispose d’un outil très performant pour le cassage, le séchage et le calibrage. Il y a 5 ans, nous avons mené une réflexion pour chercher à nous diversifier et à valoriser ce fruit à coque. C’est ainsi, que nous rachetons une partie de nos noisettes à la coopérative et les transformons».

Toute une variété de produits à base de noisettes

« Après deux années de recherches et de tests sur les recettes, nous proposons depuis 3 ans, une gamme variée de produits à base de noisettes. Dans notre laboratoire sur notre exploitation, nous élaborons les pâtes à tartiner, les noisettes enrobées et grillées ainsi que les biscuits. Nous créons nous-mêmes nos recettes ».

D’autres produits ont nécessité de faire appel à des spécialistes. Ainsi, un moulin dans l’Aveyron élabore l’huile de noisettes mais également les farines de noisette et de blé. Quant aux bières à la noisette, elles ont nécessité une recherche plus poussée en collaboration avec un brasseur de Gironde. « Nous ne voulions pas d’une bière aromatisée à la noisette mais une bière élaborée avec une partie de la noisette elle-même. La difficulté venant du fait que le gras de la noisette empêche la bière de mousser, il a fallu concevoir un procédé particulier et un dosage adapté ».

Une production originale qui plaît aux consommateurs

Cette diversification a nécessité l’embauche d’une salariée à temps complet et une autre à mi-temps pour la transformation des produits. « Je consacre beaucoup de temps à la vente et à la prospection commerciale » précise Sabrina Augier. « Les produits sont vendus dans les magasins de producteurs, les épiceries fines, les restaurants et bars à bières. Je participe également régulièrement aux marchés du Pari fermier ». Si l’objectif actuellement est de stabiliser les ventes, des réflexions sont en cours pour élaborer de nouvelles recettes, Sabrina souhaitant développer la gamme de biscuits salés, et de mieux faire connaître les produits et leurs utilisations. Des grands chefs cuisiniers s’intéressent à ses produits mais les consommateurs sont parfois interrogatifs sur la façon de les accommoder. « Très prochainement, nous allons appliquer sur nos bouteilles d’huiles et nos emballages de farine, des QR Codes qui renverraient directement sur différentes recettes possibles ». Le Casse-Noisette, un véritable ballet des nouveautés pour découvrir toutes les facettes de ce petit fruit à coque.

Pour aller plus loin : https://www.instagram.com/le_casse_noisette_/

 


La production de noisettes françaises
La France compte quelque 300 producteurs, essentiellement dans le Sud-Ouest, cultivant plus de 4 500 hectares de noisetiers. La production annuelle française avoisine les 20 000 tonnes de noisettes décortiquées, destinées essentiellement à la chocolaterie, la confiserie et la biscuiterie. La France exporte près de 5 % (ce qui représente 1 000 tonnes de la production française) de sa production essentiellement en coque vers l’Allemagne, mais elle importe 16 000 tonnes d’amandons pour l’industrie.
Aujourd’hui, 75% de la production mondiale de noisettes est assurée par la Turquie dont la production est en baisse. Pour répondre à la demande croissante des consommateurs et des industriels, la coopérative Unicoque, qui traite 98% de la production française de noisettes, a mis en place un projet de développement pour accompagner les producteurs afin d’atteindre, à l’horizon 2030, une production annuelle française de 30 000 tonnes.

Des pâtes fermières au bon goût de céréales

Publié le 1 Avr 19

Franck Dumoutier, agriculteur céréalier dans la Beauce, Ambassadeur #Agridemain, s’est lancé dans la production de pâtes fermières, misant avant tout sur leurs qualités nutritive et gustative.

Retrouvez son témoignage paru sur Campagnes & Environnement

 

Lumière sur les nouveaux céréaliers

Publié le 27 Mar 19

« Nous avons le savoir-faire, il faut le faire savoir ! » Les céréaliers français ont décidé de repenser fondamentalement leur stratégie de communication et viennent de sortir une campagne de communication on-line et off-line intitulée « LES NOUVEAUX CEREALIERS ». Objectifs : inviter le public à porter un nouveau regard sur le métier et redonner de la fierté aux céréaliers. L’alimentation et l’agriculture sont revenues sur le devant de la scène, c’est une bonne nouvelle. Au fil du temps, la société est devenue intraitable sur la qualité de son alimentation et elle est plus que jamais attentive à la préservation de la terre, clé de voûte de la sécurité alimentaire. C’est l’occasion pour les céréaliers de montrer qu’ils partagent ces objectifs et sont engagés depuis longtemps dans cette trajectoire.

visuelsbis

ÊTRE NOUVEAU N’EST PAS UNE QUESTION DE GENERATION MAIS DE MENTALITE
Les céréaliers sont « nouveaux » à plusieurs égards : « Nouveaux » car ils n’ont de cesse de changer et de s’adapter aux nouvelles demandes, au changement climatique, aux demandes du marché, aux fluctuations des cours. « Nouveaux » dans leur façon de s’exprimer puisque, jusqu’à présent, ils n’avaient que très peu pris la parole publiquement. Et bien sûr, « Nouveaux » dans le regard que la société va désormais porter sur eux. Retrouvez-les sur www.lesnouveauxcerealiers.fr

La place des femmes en agriculture

Publié le 8 Mar 19

recolte-nantes0016-copier

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, #agridemain s’est interrogé sur la place des femmes en agriculture.

Nadine Vivier, vice-présidente de l’Académie d’Agriculture de France, historienne, retrace l’évolution de la femme en agriculture et quelle place elle pourrait prendre à l’avenir.

Les agricultrices, dans leur diversité, se félicitent des acquis… tout en s’inquiétant parfois de la nécessité encore de se battre pour les conserver et les développer dans les années à venir.

Place à Miss France Agricole Junior pour prédire l’avenir de l’agriculture en 2030 :

 

Quelle agriculture en 2030 ?

Publié le 4 Mar 19

2030

Durant le Salon de l’agriculture à Paris, #agridemain a questionné des personnalités sur leur vision de l’agriculture en 2030.

Retrouvez l’intégralité des témoignages sur la chaîne YouTube agridemain