Le mondial de la tonte, c’est actuellement en Haute-Vienne !

Publié le 4 Juil 19

Le 18e mondial de tonte a lieu jusqu’au 7 juillet au Dorat, en Haute-Vienne. Au cours de ce concours, 34 nations des 5 continents sont représentées, mobilisant plus de 320 compétiteurs. Quelque 50 000 visiteurs sont attendus pour assister à la tonte de près de 5 000 moutons.

Le métier de tondeur professionnel est revendiqué, en France, par environ 200 tondeurs. Pendant une journée de travail, il peut tondre environ 350 brebis, qui pèsent chacune entre 60 et 70 kg. La tonte nécessite respect et maîtrise de l’animal pour ne pas lui faire mal, ne pas le stresser ni le traumatiser. Pour la compétition, la tonte doit se dérouler le plus vite possible, sans nuire à la qualité de la tonte.

La tonte, pour le bien-être de l’animal

La laine du mouton est une fibre dont la pousse est continue. Une laine non tondue se transforme en cocon de laine feutrée, humide, qui moisit et accueille de nombreux parasites : tiques, larves de mouches… La laine est un excellent isolant. Mais, en épaisseur trop importante, en période estivale, elle peut provoquer un coup de chaleur pour le mouton, en empêchant l’évaporation de la sueur.
La méthode de tonte pratiquée par les professionnels permet à l’animal de se laisser aller et de ne pas trouver d’appuis pour se relever. Le mouton n’est pas entravé. Il est donc libre de ses mouvements. Le tondeur n’utilise pas la force pour contenir l’animal et on constate que le mouton est tranquille. Si la tonte est utile à l’homme, pour collecter une matière première naturelle aux qualités uniques, elle est surtout une condition du bien-être animal, indispensable à sa bonne santé.

La production ovine en France

Ce mondial de tonte donne l’occasion également à la France de mettre en avant la place occupée par la production ovine dans l’agriculture française, dont le cheptel compte 6,9 millions de têtes, d’une soixantaine de races différentes.
L’élevage allaitant est constitué de 3,6 millions de têtes de brebis viande alors que le cheptel laitier français comprend 1,6 millions de têtes de brebis laitières. A la différence du cheptel laitier concentré dans trois régions (Occitanie, Nouvelle Aquitaine et Corse), le cheptel ovin viande est dispersé. Ainsi cinq régions regroupent 60% des effectifs de brebis et agnelles viande : Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et PACA.
Avec la tonte de ces cheptels, la France récolte environ 15 000 tonnes de laine, dont plus de la moitié est exportée, le reste étant transformé en France ou tout simplement jeté, faute de débouchés suffisamment rémunérateurs.

Pour en savoir plus :
tout sur le Mondial de tonte 2019
l’essentiel de filière ovine française
les principaux chiffres de la production en France

L’agroéquipement roule pour l’environnement

Publié le 2 Juil 19

Pour Jean-Christophe Régnier, administrateur d’Axema, le syndicat français des industriels de l’agroéquipement, et directeur général de Lemken, les constructeurs sont parties prenantes de la transition écologique.

Présent au lancement de la Fête des moissons et des récoltes, le 28 juin à Bourneville-Sainte-Croix, en Normandie, Jean-Christophe Régnier a insisté sur le fait que « les agroéquipements partagent les mêmes valeurs qu’agridemain : la production, l’emploi, l’innovation et le respect de l’environnement ».

Prenant des exemples avec la société qu’il dirige, il précise que « Lemken rentre aujourd’hui dans une nouvelle ère, pour contribuer à la transition écologique, en étant le premier constructeur à avoir élaboré une bineuse pour désherber mécaniquement avec guidage automatique par caméra optique par infra rouge ». Aussi Lemken développe une machine désherbant autour des salades, sur le rang. Autre exemple des efforts pour le respect de l’environnement : une station météo connectée permet aux agriculteurs, grâce aux relevés de capteurs dans leurs champs, de déterminer la période la mieux adaptée pour traiter, garantissant une meilleure efficacité et permettant de réduire les doses appliquées.

Les constructeurs d’agroéquipements sont ainsi des acteurs essentiels pour accompagner les agriculteurs vers l’agroécologie.

La Normandie, le pays de l’énergie

Publié le 2 Juil 19

La Fête des moissons et des récoltes qui s’est tenu à Bourneville-Sainte-Croix le 28 juin, a donné l’occasion d’aborder le thème de la méthanisation.

GRDF accompagne les agriculteurs qui souhaitent diversifier leurs activités en produisant un gaz vert 100% local et renouvelable. Pour Aymeric Cotrel, directeur territorial GRDF en Normandie, « ces agriculteurs contribuent à un changement de modèle. Car, alors que le gaz était importé de loin depuis toujours, grâce à ces agriculteurs, demain, le gaz sera produit à proximité. Ils sont le début du maillon d’une économie circulaire ».

En France, quelque 1000 projets de méthanisation sont actuellement à l’étude. En tout 90 projets sont déjà concrétisés, rattachés au réseau de gaz et alimentent localement 230 000 foyers. « En Normandie, plus de 130 projets de créations d’unités de méthanisation sont actuellement en cours d’étude pour produire du gaz vert renouvelable 100% local. A l’horizon 2023, 55 projets démarreront et couvriront près de 10 % de la consommation normande en gaz. Le volume de gaz vert renouvelable qui sera produit par ces projets normands représente la consommation de 520 000 logements neufs et 10 400 bus roulant au Bio GNV » souligne Aymeric Cotrel.

La Fête des moissons et des récoltes

Publié le 1 Juil 19

Près de 100 exploitations dans toute la France ouvrent leurs portes cet été à leurs voisins pour leur montrer la réalité de l’agriculture et le quotidien de leur métier.

Pour la 4e édition, les agriculteurs #agridemain organisent de juin à septembre des événements pour faire découvrir leur métier et répondre aux questions du grand public. Retrouvez la carte des lieux concernés en cliquant ici

Le lancement de cette nouvelle édition a eu lieu à la ferme du Moulin, sur une exploitation laitière à Bourneville-Sainte-Croix (27), le 27 juin 2019 :

La Ferme du Moulin, le 28/06/2019 à Bourneville-Sainte-Croix (27)

Michel Serres : “Ce que j’ai à dire aux paysans”

Publié le 3 Juin 19
Michel Serres, 11 janvier 2006, Palais de l’Unesco

Michel Serres est décédé le 1er juin 2019. Fils de paysan-marinier, philosophe des sciences et membre de l’Académie française, il avait notamment préfacé le livre “Écoutons les agriculteurs raisonner” (Farre, Ed. Trocadéro, sept. 2006). Ci-après la reproduction de cette préface.

Avant tout, je dis aux paysans que je les plains, sans la moindre condescendance. Ils font un métier difficile, encore plus difficile qu’il ne l’a été autrefois, même s’il est devenu aujourd’hui moins pénible, un des métiers les plus difficiles avec celui d’enseignant et celui de médecin. Ces trois-là œuvrent sur le long terme, ils aident les humains à se forger un avenir. Cependant, ils agissent dans un monde manœuvré par les hommes du court terme : le politique mobilisé par l’échéance électorale, le médiatique ébloui par l’actualité, le financier anxieux de prendre ses gains. Face à ces puissances, les paysans n’ont même plus l’avantage du nombre.

La fin de l’agriculture comme activité majoritaire

Jusque dans les années 1900, dans les pays analogues aux nôtres, une grande majorité de la population était occupée à des travaux agricoles ou à des travaux annexes. En l’an 2000, cette part de la population est tombée à 2,3 %. C’est probablement l’événement le plus considérable qui soit arrivé dans toute l’histoire de l’humanité, car il rompt avec un autre événement de même ampleur qui a eu lieu, il y a des milliers d’années, au néolithique. L’humanité entière s’est alors adonnée à l’agriculture et à l’élevage. Ces activités sont devenues son occupation primordiale, au point que le mot « culture », qui a un sens humain global, provient tout simplement de l’agriculture. Nous sommes des gens cultivés parce que nous savons cultiver la terre. La fin de l’agriculture, comme activité majoritaire d’homo sapions sapions, est une immense révolution dont nous ne mesurons pas encore les effets aujourd’hui.

Les paysans à la reconquête de la terre

Le temps n’est plus où chacun, même s’il était citadin, avait un contact professionnel ou au moins familial avec le monde paysan. La disparition de ce lien commun, dans nos régions occidentales, favorise une ignorance massive.
N’entend-on pas des écologistes proclamer que la nature est le règne de l’équilibre alors que la loi de l’écologie, comme celle des équations de la chimie et de la biochimie, est le déséquilibre permanent? Qui sait que pour donner du lait, une vache doit avoir un veau ? Un jour, j’ai révélé à une petite écolière que les vaches ont naturellement des cornes mais que l’usage actuel était de les rogner. Elle en a parlé à son institutrice qui m’a accusé de dénigrer son autorité et a dénoncé mon erreur : les cornes seraient l’attribut viril exclusif du taureau ! En plus de leurs travaux déjà innombrables, les paysans d’aujourd’hui se trouvent chargés d’une nouvelle responsabilité, celle d’enseigner la nature à tous ceux qui s’en trouvent séparés, de leur apprendre ce qui demeure essentiel: l’origine des aliments. Ils le font très bien quand ils vont vers les citadins, comme lors de la moisson sur les Champs-Élysées, pour leur exposer leurs pratiques.
Dans cette entreprise de reconquête du monde, ils peuvent s’inspirer de leur expérience ancestrale. De toujours l’agriculture, activité locale par définition, s’est attachée à investir le mondial. Parmi de multiples exemples, en voici deux cueillis dans mon terroir : le pruneau séché d’Agen a été inventé pour pouvoir être exporté et le brugnon a été créé pour se substituer à la pêche qui voyageait mal. Cette volonté de relier la terre cultivée à la terre entière s’exprime depuis longtemps dans la devise de l’Académie des vins de Bordeaux : Hic uva, ubique nomen, ma vigne est ici, mon nom est partout.
C’est en osant faire une application massive de découvertes techniques et scientifiques que les agriculteurs ont assuré à leur activité, pendant des millénaires, une croissance mondiale. Aujourd’hui, ils ont à affronter la méfiance, également massive, dont la science est devenue l’objet.

C’est par le savoir que se trouvent les solutions

La crise majeure, profonde, des rapports entre science et société a sans doute commencé avec le Manhattan Project, lorsque les grands ténors de la physique atomique se sont réunis dans un désert américain pour préparer la bombe atomique aux conséquences catastrophiques. Depuis, les accidents ou les événements négatifs provenant de la recherche ont commencé à inquiéter la conscience universelle : non seulement la bombe atomique, mais des accidents comme Seveso ou les manipulations génétiques. Peu à peu, nous avons abouti à l’idée d’une éthique et d’une déontologie des sciences. Des comités d’éthique nationaux et locaux se sont constitués, en particulier en ce qui concerne la médecine et la pharmacie.
Cependant, aujourd’hui, les critiques envers la science ont atteint un niveau qui paraît excessif. À tel point qu’on assiste à une crise majeure du recrutement dans les facultés des sciences. Elle a commencé aux États-Unis, il y a douze à quinze ans, et elle frappe aujourd’hui de plein fouet les sociétés européennes, notamment l’Allemagne, l’Italie, et surtout la France. Il est étonnant de constater, dans le pays de Condorcet et de Jules Verne, cette perte de confiance de nos contemporains dans la science. Personnellement, je crois encore en la science. Je suis persuadé que c’est par le savoir que se trouvent les solutions à nos problèmes. Les statistiques en apportent l’illustration : les pays réellement en voie d’émergence sont ceux qui ont — quelquefois depuis deux générations, tels le Brésil et l’Inde — investi massivement dans la pédagogie, dans l’enseignement et dans la recherche scientifique. Dans nos contrées occidentales, c’est un redoublement des efforts de la recherche scientifique et de la pédagogie qui apporte, dès aujourd’hui, à l’agriculture les moyens de mieux maîtriser l’usage des produits de la chimie de synthèse. Mais il faut du temps pour que l’efficacité des pratiques raisonnées puisse être observée sur le terrain. La maîtrise de la maîtrise, elle aussi, ne peut s’exercer que sur le long terme et les marchands d’angoisse sont des gens trop pressés.

De la maîtrise de la sélection à celle de la mutation

Un agriculteur, c’est avant tout un spécialiste de la sélection. Il s’intéresse maintenant à un autre phénomène dont Darwin n’a pas pu tenir compte puisque la découverte en a été faite après lui : la mutation. De quoi s’agit-il ? Sur la chaîne des gènes, la mutation change tout d’un coup la série et forme un nouvel individu, une nouvelle espèce, que la pression de la sélection filtrera par la. suite. Nous avons donc appris que la vie n’était rien d’autre que la sélection conjuguée à la mutation. Au néolithique, l’homme a inventé la sélection. Aujourd’hui, dans les laboratoires, les biochimistes tentent de maîtriser la mutation. Ainsi, la bio-technique, science moderne, n’est rien d’autre que la maîtrise de la sélection et de la mutation. D’une certaine manière, l’agriculture s’est éteinte vers l’an 2000 comme occupation générale de l’humanité ; et d’un seul coup, elle s’est concentrée de manière extraordinaire sur la mutation.
Or je m’interroge précisément sur ce qu’on appelle les manipulations génétiques, les OGM. Du point de vue de histoire de l’humanité, la maîtrise de la mutation, qui est tout à fait nouvelle et qui nous inquiète, voire nous angoisse à juste titre, s’inscrit dans la ligne naturelle de l’évolution de l’agriculture. Si l’agriculture consiste réellement à maîtriser la sélection, elle devient aujourd’hui également maîtrise de la mutation. Bien entendu, il faut être vigilant, se méfier. Oui, les manipulations génétiques doivent être sujettes à des moratoires. Mais d’une certaine façon, elles vont dans le droit fil de la maîtrise humaine des questions concernant la vie. Nous avons maîtrisé la sélection, à nos risques et périls. Les débuts de l’agriculture n’ont pas été un lit de roses ! Les premiers troupeaux qui ont envahi progressivement l’Europe ont véhiculé avec eux des microbes encore inconnus dans cette région du monde, qui ont été sûrement à l’origine des terribles épidémies de cette époque. Si l’on avait alors appliqué le principe de précaution, il n’y aurait pas eu d’élevage.

Le vrai danger pour l’agriculteur et le chercheur

Ce qui me fait le plus peur dans l’avenir, ce n’est pas le transgénique, c’est l’appropriation du savoir, le brevet sur le vivant: celui qui le détiendra aura le pouvoir. Lorsqu’on s’aperçoit qu’un produit ou un processus est mauvais, on peut toujours le corriger, mais lorsque quelqu’un s’approprie un brevet, on n’a plus la maîtrise. La vraie question, c’est donc celle de l’appropriation. Quand le savoir devient propriété privée, le paysan et le chercheur ne sont plus en mesure d’exercer pleinement leur activité.

Le faux et le vrai problèmes de la biodiversité

Si je plaide en faveur de la biodiversité, je pose aussi des questions. Que font les agriculteurs lorsqu’ils labourent? Ils tuent des espèces ! Le but d’une pièce labourée, c’est précisément de porter sur un ou dix hectares une seule espèce. Le pâturage, c’est livrer à une seule espèce — par exemple des bovins —, dans une prairie déterminée, une seule espèce d’herbe, ou deux ou trois.
L’agriculture, c’est la mort de la biodiversité. C’est le cas également de la médecine ou la pharmacie. Quel est l’objectif des antibiotiques, sinon de détruire un certain type d’espèces de bactéries, qui sont en train d’envahir l’organisme ? Oui, il faut garder le plus possible de variétés. Oui, il faut protéger à tout prix les espèces menacées. Mais comme nous sortons d’une histoire où la biodiversité ne représentait pas un problème, l’affaire est loin d’être simple. Aujourd’hui, on essaie de trouver des remèdes qui permettraient de ne pas attaquer directement le microbe ou la bactérie, mais de les faire rentrer au contraire en symbiose avec notre propre organisme. Parce qu’au fond, la plupart des bactéries qui participent aujourd’hui à notre digestion sont des symbiotes descendant des parasites qui ont tué nos ancêtres. On pourrait sûrement travailler en ce sens également en agriculture. On est déjà sur ce chemin avec l’utilisation d’insectes auxiliaires qui modèrent les populations d’insectes ravageurs.

Quel avenir pour l’agriculture?

Six milliards d’êtres humains, c’est une grandeur dont on ne sait pas encore mesurer la portée. Tous les paramètres dont il est habituellement tenu compte pour faire des prévisions sont à réviser. Déjà six milliards de bouches à nourrir sainement et beaucoup plus demain ! Y aura-t-il encore des paysans pour le faire et quelle sorte de paysans ? Personne aujourd’hui ne peut le dire. Mais chacun est convié à y réfléchir. À ceux qui refuseraient ce conseil j’en rappelle un autre : s’ils méprisent l’intellect, qu’ils essaient l’ignorance.

Michel Serres, septembre 2006

De très nombreux projets de recrutement en agriculture

Publié le 16 Mai 19

L’enquête sur les « Besoins en Main-d’œuvre des entreprises » pour l’année 2019 montre une nouvelle hausse globale importante des intentions d’embauche (+14,8%). Le secteur agricole est concerné également par cette progression avec une hausse de 8,1 % des intentions d’embauche par rapport à 2018.

D’après la dernière enquête de Pôle emploi, 9,4 % des projets de recrutement en 2019 concernent le secteur agricole.

Les métiers agricoles font partie des métiers les plus recherchés (141 400 projets de recrutement pour les viticulteurs/ arboriculteurs/ cueilleurs, et 75 000 pour les agriculteurs/ouvriers agricoles). La très grande majorité de ces intentions d’embauche sont saisonnières (respectivement 97% et 83% des projets de recrutements pour ces deux métiers).

Les régions les plus concernées par ces projets de recrutement en agriculture se répartissent en Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est.

Pour aller plus loin : cliquez ici

La profession de manadier

Publié le 15 Avr 19

Dans son Guide des métiers de l’agriculture, l’ANEFA répertorie plus de 90 métiers. Et celui de manadier, vous connaissez ?

Éleveur de chevaux et taureaux de race Camargue

Des pâtes fermières au bon goût de céréales

Publié le 1 Avr 19

Franck Dumoutier, agriculteur céréalier dans la Beauce, Ambassadeur #Agridemain, s’est lancé dans la production de pâtes fermières, misant avant tout sur leurs qualités nutritive et gustative.

Retrouvez son témoignage paru sur Campagnes & Environnement

 

Agriculture française : quelques repères

Publié le 14 Mar 19

Moins nombreux, plus vieux et plus féminin : tel pourrait être le profil de l’agriculteur français aujourd’hui.

En 2018, la population des chefs d’exploitation s’élève à 448 528 personnes, dont 108 634 (soit 24 %) sont des femmes. La moyenne d’âge de cette population s’élève à 49,2 ans.

Les agriculteurs représentent aujourd’hui 1,8 % de la population active (contre 8% en 1980).

On dénombre actuellement 437 000 exploitations agricoles en France, sur 23,3 millions d’hectares. La superficie moyenne par exploitant atteint 56,6 hectares. Le secteur majoritaire en nombre de chefs d’exploitation est celui des grandes cultures (18% des effectifs), puis l’élevage bovin lait (16%), polyculture-élevage (13 %) et élevage bovins viande (12 %).

Pour aller plus loin : MSA Ministère de l’Agriculture

La place des femmes en agriculture

Publié le 8 Mar 19

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A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, #agridemain s’est interrogé sur la place des femmes en agriculture.

Nadine Vivier, vice-présidente de l’Académie d’Agriculture de France, historienne, retrace l’évolution de la femme en agriculture et quelle place elle pourrait prendre à l’avenir.

Les agricultrices, dans leur diversité, se félicitent des acquis… tout en s’inquiétant parfois de la nécessité encore de se battre pour les conserver et les développer dans les années à venir.

Place à Miss France Agricole Junior pour prédire l’avenir de l’agriculture en 2030 :

 

Quelle agriculture en 2030 ?

Publié le 4 Mar 19

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Durant le Salon de l’agriculture à Paris, #agridemain a questionné des personnalités sur leur vision de l’agriculture en 2030.

Retrouvez l’intégralité des témoignages sur la chaîne YouTube agridemain

Les huiles et protéines végétales : une filière française d’exception sous la marque Terres OléoPro

Publié le 13 Fév 19

Acteurs majeurs de l’économie française pour l’alimentation et l’environnement, les professionnels de la filière des huiles et protéines végétales développent des produits de qualité, respectueux de l’environnement et présents dans le quotidien de chacun.

A travers la marque Terres OléoPro, les agriculteurs, éleveurs et industriels de la filière des huiles et protéines végétales donnent vie aux réalités de leur travail et valorisent la logique d’économie circulaire qui leur est propre : un modèle qui crée de l’emploi, innove, intègre les enjeux environnementaux, contribue à valoriser nos territoires et permet de valoriser le savoir-faire français dans le monde entier.

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Le saviez-vous ?
• Il est recommandé de consommer 50 % de protéines végétales et 50 % de protéines animales (source : PNNS-Plan national nutrition santé)
• En 2018, il y a 150 000 hectares de soja français (donc non OGM !), avec pour objectif d’atteindre 250.000 ha en 2025.
• En France, 20% des surfaces de légumineuses (soja + légumes secs + protéagineux) sont bio !
• Les légumes secs (lentilles, pois chiches, pois cassés, haricots blancs…) apportent protéines, fibres, vitamines et minéraux.
• Le tournesol, le colza, la féverole, la luzerne, le lupin sont des plantes mellifères.
• Les légumineuses sont bonnes pour l’environnement car elles n’ont pas besoin d’engrais azotés.

Le bon goût du fromage

Publié le 5 Fév 19

Les vaches passent les unes après les autres dans la salle de traite. Pendant la traite, la vache est alimentée. Dès que le flux de lait passe en dessous de 25 cl à la minute, la trayeuse décroche automatiquement.

Le fromage, dont la France est un grand pays producteur et consommateur, constitue un aliment riche en diversité microbienne et protège, avec une consommation dès le plus jeune âge, des maladies allergiques ou dermatologiques.

Le cheptel laitier en France (constitué de 3,6 millions de vaches, 1,2 million de brebis et de 850 000 chèvres) a permis de collecter en 2017 quelque 23,8 milliards de litres de lait, dont plus de 36% a servi à la fabrication de 1 569 786 tonnes de fromages. La grande diversité des fromages français (on en dénombre près de 1200) ne fait pas pour autant de la France le premier pays consommateur de fromages. Avec une consommation en 2017 de 27,2 kg par an et par personne, la France se classe derrière le Danemark (28,1 kg par personne), l’Islande (27,7 kg par personne) et la Finlande (27,3 kg par personne) mais devant Chypre (26,7 kg par personne) et l’Allemagne (24,7 kg par personne).

Une étude récente, conduite par le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon, en collaboration avec l’Institut national de la recherche agronomique de Dijon et la Mutualité sociale agricole de Franche-Comté, met en évidence que la consommation de fromages entre 12 et 18 mois entraîne une réduction significative du risque d’eczéma et d’allergie alimentaire mais aussi un risque diminué de rhinite allergique, d’asthme et de sensibilisation aux allergènes. L’étude qui se poursuit devra déterminer si la diminution du risque est liée à la diversité ou à la fréquence de consommation des fromages.

#agridemain au Salon international de l’agriculture 2019

Publié le 24 Jan 19

Les agricultrices et agriculteurs #agridemain seront présents au Salon international de l’agriculture, à Paris, Porte de Versailles du 23 février au 3 mars, dans le hall 4, allée B. Objectif : répondre directement, sans aucun tabou, à toutes les interrogations des citoyens et consommateurs.

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Les Français méconnaissent de plus en plus leur agriculture. Ils la perçoivent comme un monde abstrait. #agridemain veut combler ce fossé et rapprocher le monde agricole de la société. Ainsi, #agridemain sera présent au Salon international de l’agriculture à Paris du 23 février au 3 mars, dont le thème cette année est : « Des femmes, des hommes, des talents ». Les agricultrices et agriculteurs #agridemain répondent aux interrogations des citoyens en deux temps :

– Premier temps : les consommateurs sont interrogés sur « La question » qu’ils souhaitent poser à un agriculteur. Chacune de ces questions reçoit une réponse filmée par une agricultrice ou un agriculteur sur son exploitation. L’ensemble est posté sur les réseaux sociaux #agridemain d’ici le début du salon, au travers d’une série intitulée « Rendez-vous en Ferme Inconnue ».

– Deuxième temps, le Salon : Tous les jours, sur le stand Agridemain ( Hall 4), cinq rendez-vous seront organisés et les agricultrices et agriculteurs accueilleront à chaque fois une quinzaine de visiteurs autour d’une table d’hôtes pour parler de l’agriculture (production, innovation, emploi, environnement…) et répondre à toutes leurs questions. Chacune de ces tables-d‘hôtes-débats se terminera par la dégustation de produits apportés par les agriculteurs et cuisinés par des Chefs.

L’objectif est de donner la parole aux agricultrices et agriculteurs pour répondre sans artifice et avec réalisme aux interrogations des citoyens sur l’agriculture. Les questionnements seront, sans nul doute, nombreux comme vous pouvez déjà le constater en découvrant les premiers épisodes de cette série.

La France premier exportateur mondial de semences agricoles

Sur la campagne 2017/2018, la filière française de semences agricoles a exporté pour 1,6 Milliard d’Euros, permettant de dégager un solde de la balance commerciale semences et plants de 947 millions d’euros.

En 2017, la France reste le leader mondial des exportations de semences de grandes cultures, présente dans 150 pays, devant les USA, les Pays-Bas et l’Allemagne.

Les semences potagères, deuxième poste à l’exportation, permettent à la France d’être présente dans 140 pays à travers le monde.

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La betterave sucrière : une plante étonnante aux multiples ressources

Publié le 3 Déc 18

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La betterave sucrière se caractérise par sa racine conique et charnue, sa chair blanche et son collet plat. Les feuilles réparties en bouquet foliaire, plus ou moins développé selon la variété, constituent le laboratoire dans lequel se forme le sucre grâce à la photosynthèse. La racine constitue le réservoir : entre 15 et 21 % de sucre y est stocké.
Contrairement à la canne, elle n’a aucune attirance pour les tropiques. Elle préfère les climats tempérés, assez humides d’avril à septembre avec des périodes sèches et ensoleillées juste avant la récolte. La délicatesse et la fragilité de la plante au début de sa vie conduisent les planteurs à lui réserver les bonnes terres, riches et profondes. En France, 90 % des terres plantées en betterave sont au nord de la Loire.

Une usine à sucre

Chez la betterave, le processus de fabrication du sucre a lieu pendant sa première année de vie. Il est stocké dans la racine qui est presque complètement enfouie dans le sol et mesure de 15 à 35 cm de long. La betterave est alors récoltée car si on la laissait poursuivre son cycle végétatif, elle entrerait en phase reproductive et utiliserait, l’année suivante, tout le sucre afin de fabriquer des graines.
Une culture en trois temps
Si la culture de la betterave occupe le sol huit mois de l’année, l’agriculteur, lui, soigne sa terre 12 mois sur 12. Cette culture rentre dans un processus qui prend en compte la préservation de la terre, de l’air et de l’eau. En hiver, le planteur de betteraves fait des analyses de terre pour mesurer la quantité d’azote présente dans le sol. Au printemps, les terres sont ensemencées. A l’automne, c’est la récolte.

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La récolte

En France, la récolte commence en septembre et jusqu’en décembre/ début janvier tout au plus. Principale préoccupation du planteur : livrer aux usines une betterave de qualité avec le moins de terre possible. L’arrachage se fait mécaniquement. Une même machine permet d’effectuer ce travail : elle comporte à l’avant une effeuilleuse, et à l’arrière une arracheuse. Avant le transport, les déterreuses assurent le nettoyage des betteraves. Le transport n’est pas une mince affaire car il faut faire vite : les betteraves arrachées perdent très vite de leur teneur en sucre. Pendant les deux ou trois mois de récolte, les sucreries travaillent jour et nuit.

Une agriculture performante

Selon la qualité du semis, du sol, des engrais, des soins, et du climat, les rendements varient entre 50 et 90 tonnes de racines à l’hectare. Lors de la campagne 2017-2018, le rendement français moyen s’est élevé à 95,5 tonnes de betteraves à l’hectare : des résultats qui placent l’Hexagone parmi les leaders mondiaux en termes de productivité.
Les recherches génétiques, la sélection des semences, la lutte contre les maladies et les parasites, la mécanisation des différents travaux de culture et de récolte ont permis à cette culture de réaliser d’importants progrès. Pour mémoire, en 1960 et 1980, les rendements s’élevaient respectivement à 48 et 51 tonnes de betteraves à l’hectare !

Il existe 26.000 agriculteurs qui cultivent la betterave dans 29 département français. Une fois récoltée, la betterave est transportée jusqu’aux 25 sucreries françaises où l’on en extrait le sucre ou jusqu’à la distillerie pour faire de l’alcool de betteraves (parfum, pharmacie, alcool) et du bioéthanol (carburant).

Pour en savoir plus, suivez Miss Better.

La production viticole française en progression

La production viticole s’élève en 2018 à près de 46,6 millions hectolitres, soit 26 % de plus que l’année précédente.

Elle retrouve ainsi pratiquement le niveau atteint en 2014.

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Les vendanges se sont déroulées presque partout dans des conditions climatiques particulièrement favorables.

Les 46,6 millions d’hectolitres récoltés se répartissent ainsi :
– 22,7 millions hl en vins AOP (appellation d’origine protégée)
– 8,5 millions hl en vins pour eaux-de-vie
– 12,3 millions hl en vins IGP (indication géographique protégée)
– 3,1 millions hl autres vins.

Source : Agreste – ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation

La betterave : une production pleine d’énergie

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Cette année, en France, la betterave industrielle a été cultivée en sur 484 000 hectares.
Avec un rendement de 80,9 tonnes/hectare, la production s’élève à 39,2 millions de tonnes.
Les betteraves sont utilisées majoritairement (74 %) pour la fabrication de sucre alimentaire, mais aussi d’alcool (10 %), de bioéthanol (9 %) et l’industrie chimique (7 %).

Pour aller plus loin : cliquez

Guillaume Lefort est élu Président d’Agridemain

Publié le 2 Oct 18

Pour amplifier sa communication sur l’agriculture auprès du grand public, la plateforme #agridemain s’est constituée en Association d’intérêt général le 26 septembre 2018 et a élu son président : Guillaume Lefort, agriculteur en Seine-et-Marne.

La plateforme #agridemain a été créée en février 2016 avec un objectif principal de communiquer auprès du grand public autour de 4 axes :
– Démystifier les clichés sur les activités agricoles
– Promouvoir une agriculture nourricière, innovante et moderne
– Réaffirmer les atouts stratégiques du secteur agricole français
– Rassembler tous ceux qui partagent une vision commune de l’agriculture vertueuse, performante et au cœur de l’Europe.

Agridemain réunit aujourd’hui une communauté de 271 ambassadeurs agricultrices et agriculteurs dans toute la France. Agridemain a déjà mené plusieurs actions notables : un colloque au Conseil économique, social et environnemental (CESE), deux participations remarquées au Salon international de l’agriculture à Paris, l’organisation de 3 éditions de la Fête des moissons et la mise en place d’une tournée régionale des agricultures françaises, l’AgridemainTour.

Afin d’amplifier ce mouvement, les grandes organisations agricoles à l’initiative d’Agridemain ont estimé nécessaire qu’Agridemain se dote d’un statut juridique. Ainsi, le 26 septembre 2018 s’est tenue l’Assemblée générale constitutive de l’Association d’intérêt général Agridemain.

A l’issue de cette Assemblée générale, un bureau a été élu et est constitué de :
– Président : Guillaume Lefort, agriculteur à Arville (77)
– 1er Vice-Président : Mickaël Jacquemin, agriculteur à Lignon (51)
– 2e Vice-Président : Stéphane Aurousseau, agriculteur à Charrin (58)
– Secrétaire : Basile Faucheux, agriculteur à Epieds-en-Beauce (45)
– Trésorier : Emmanuel Leveugle, agriculteur à Flesquières (59)

Se diversifier pour durer

Publié le 7 Sep 18

La famille Aurousseau est présente depuis 70 ans sur son exploitation agricole à Charrin, dans la Nièvre. La quatrième génération s’installe actuellement, diversifiant production et activités.

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