Les agroéquipements : un secteur dynamique tourné vers l’avenir

Publié le 21 Oct 19

L’agroéquipement français, fort de 60 000 salariés en France, constitue un secteur innovant, puissant, varié et en croissance, engagée dans l’ère technologique.

Les progrès techniques longtemps tournés vers l’augmentation de la puissance, la filière de l’agroéquipement est engagée désormais dans une nouvelle révolution : celle de l’agriculture de précision. Le développement des technologies autour des communications, des capteurs, des automatisations et de la gestion de l’information permet cette nouvelle évolution au service d’une agriculture plus performante et respectueuse de l’environnement.

Une récente enquête de conjoncture révèle que les industriels des agroéquipements se projettent vers l’agriculture de demain. Ils sont ainsi 76% à penser que les nouvelles approches culturales et d’élevage adoptées par la génération d’agriculteurs à venir vont bouleverser leur marché dans les 5 à 10 prochaines années. De même, 70% des professionnels affirment que la robotisation des exploitations agricoles va fortement se développer dans les 3 à 5 prochaines années. En parallèle, ils sont 34% à estimer que le bio est une tendance favorable à leur activité (intensification de l’utilisation des techniques mécaniques de désherbage, de pulvérisation de précision. Pour aller plus loin : cliquez ici

Les formations et les métiers de l’agriculture s’invitent au Salon de l’Education

Publié le 16 Oct 19

C’est du 22 au 24 novembre 2019 que se déroule au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris le Salon de l’Education.

Anefa-Stéphane Grossin

Cette année, l’Agriculture et plus précisément les formations et les métiers agricoles poussent les portes de ce salon.

L’objectif pour le monde agricole et du vivant est de promouvoir et faire connaître la grande variété de formations et de métiers que propose l’Agriculture.

En effet, les formations et les métiers de l’agriculture ce sont :

  • + 100 métiers
  • 807 établissements d’enseignement agricole (216 publics, 591 privés)
  • 138 363 élèves
  • 87,2% de réussite aux examens

Avec un taux d’insertion professionnelle de :

  • 82 % pour les Bac pro
  • 90% BTSA
  • 93% pour l’enseignement supérieur long

La France en manque de miel

La France a produit, en 2018, 27.736 tonnes de miel. Or le consommateur français en consomme plus du double, obligeant la France à importer principalement d’Espagne, de Chine, d’Ukraine et d’Argentine.

La France compte 56.773 apiculteurs en 2018. Cette activité regroupe très majoritairement des apiculteurs amateurs puisque 92,5 % des apiculteurs ont moins de 50 ruches.

La production de miel est principalement le fait d’apiculteurs possédant plus de 50 ruches (77 % du volume en 2018). La répartition en 2018 est la suivante :

  • 10 % du volume de miel produit en France sont réalisés par les apiculteurs de 50 à 149 ruches ;
  • 29 % du volume par  les apiculteurs ayant de 150 à 400 ruches ;
  • 38 % du volume par les apiculteurs de plus de 400 ruches.

La production de miel est concentrée dans la moitié Sud du pays. En 2018, la principale région productrice de miel est l’Auvergne-Rhône-Alpes avec 4.974 tonnes (18 % de la production nationale), suivie de l’Occitanie (16 %) et le Grand Est (14 %).

Le rendement moyen national atteint 28,7kg de miel produit/ruche en 2018. Plus le cheptel est important, meilleur est le rendement : les apiculteurs de plus de 400 ruches ont un rendement de 38 kg/ruche contre 19 kg/ruche pour les moins de 50 ruches.

A noter que le miel certifié biologique représente environ 10,3% du total du volume de miel produit en 2018 soit 2.857 tonnes, avec un rendement moyen par ruche plus faible s’élevant à 19 kg/ruche. Pour en savoir plus : cliquez ici

Dynamique des grandes cultures biologiques

Publié le 9 Oct 19

Grandes cultures biologiques : des conversions soutenues tirées par le blé tendre et une dynamique de marchés à 2 chiffres en céréales.

Avec plus de 400 000 hectares en 2017, les surfaces en grandes cultures biologiques ont plus que doublé en 10 ans, cultivées par 14 000 producteurs contre 5000 10 ans auparavant. Cela représente 3,3% de la sole grandes cultures française. Le dynamisme ne se dément pas puisque plus de 1200 nouveaux producteurs spécialisés en grandes cultures se sont convertis en 2018 avec des surfaces moyennes de 112 ha/exploitation, alors qu’ils n’étaient que 800 en moyenne au cours des 3 années précédentes, selon l’Agence Bio. Toutefois, on constate un désengagement d’environ 150 producteurs par an qui sortent de l’agriculture biologique.

En termes géographique, la palme des conversions se situe dans les régions Occitanie et Nouvelle Aquitaine qui concentre à elles 2 plus de 500 nouveaux entrants, mais les conversions s’accélèrent également en zones intermédiaires : Centre Val de Loire, Bourgogne, Grand Est et dans une moindre mesure en Pays de Loire.
Ainsi en 2017, le taux de pénétration en grandes cultures bio, mesuré par les surfaces bio sur les surfaces totales s’établit à :
• 298 000 hectares de céréales en 2017 = 3,2 %
• 61 000 hectares d’oléagineux = 2,8%
• 28 718 hectares de protéagineux = 9,8% dont soja 18% en bio, féverole 27% en bio
• 25% des surfaces en lentilles et pois chiches

Ce sont ainsi près de 480 000 tonnes de grains qui ont été collectées en 2018, dont 300 000 de céréales. La demande est très dynamique avec une croissance de 15 % /an en meunerie et 12% /an en fabrication d’aliments du bétail. Ce développement des marchés plus rapide que la collecte de céréales (+100 000 t de céréales en 5 ans) provoque un accroissement des importations de céréales en parallèle (+80 000 t en 5 ans). La France n’est autosuffisante qu’à hauteur de 66% en céréales (ratio collecte /utilisations, source FranceAgriMer), mais seulement 55 % en blé et 85% en maïs. En féverole et pois en revanche, elle est quasiment à l’équilibre, aux aléas de collecte près liés au climat. Compte tenu des surfaces déjà convertie en bio en lentilles et pois chiche, les marchés sont sans doute arrivés à saturation.
Le plan de transformation de la filière céréalière prévoit un doublement de la collecte en blé biologique dans les 5 prochaines années, rythme plausible au regard des conversions actuelles et conforme à la demande de la meunerie. Sur les autres céréales ou protéagineux, il semble moins certain que les équilibres de marchés biologiques soient aussi porteurs.

En conséquence de ces équilibres de marchés, le prix du blé tendre biologique payé aux agriculteurs reste très soutenu et stable entre 350 et 380 €/t depuis 5 ans soit le double du blé tendre conventionnel, beaucoup plus soumis aux marchés extérieurs. Les prix payés du maïs bio fléchissent légèrement depuis 2 ans, concurrencés par l’arrivée massive de céréales en 2ème année de conversion valorisable en biologique dans l’alimentation animale, mais pas encore en alimentation humaine. Cette dérogation disparaîtra dans quelques mois.

L’olive française : un petit marché de qualité

Publié le 3 Oct 19

Les cultures d’oliviers en France s’étendent sur 52 000 hectares répartis dans 13 départements (principalement dans les Bouches-du-Rhône et le Var).

La production française d’huile d’olive avoisine les 5 000 tonnes (représentant 5 % de la consommation française) et entre 1 250 et 1 400 tonnes d’olives de table (représentant 1,5 à 2% de la consommation française).

La France représente à peine 0,16 % de la production mondiale d’huile d’olive, mais 3,50 % de la consommation mondiale.

Les quelque 120 000 producteurs français élaborent un produit réputé pour sa qualité, bénéficiant de signes officiels de qualité (15 appellations d’origines protégées).

Pour aller plus loin :

Le saviez-vous ?

  • En France, près de 34 millions d’olives récoltées et triturées fournissent 5 000 tonnes d’huile d’olives.
  • Il faut de 5 à 8 kg d’olives pour obtenir un litre d’huile d’olive.
  • Les 1 250 tonnes d’olives de table produites sont composées de 60 % d’olives vertes et 40 % d’olives noires

Le modèle d’élevage herbivore français, acteur du développement durable

Durant l’été, nous sommes nombreux à parcourir les routes de France. Au loin, on aperçoit souvent des vaches, des moutons ou encore des chèvres brouter dans les prairies. L’élevage dans notre pays fait vraiment partie des paysages. Pourtant, sommes-nous conscients que nos fermes françaises ont des caractéristiques assez exceptionnelles dans le monde ?

Dans nos climats tempérés et humides, depuis que l’homme s’y est installé, l’élevage a façonné nos territoires, développé notre économie, de même que notre art de vivre.

Mais là où ailleurs il est devenu « industriel » ou, au contraire, resté vivrier et autarcique, le modèle français s’est développé tout en restant à taille familiale et en utilisant essentiellement les fourrages produits sur la ferme.

C’est certainement cette dimension humaine et locale qui a permis cette qualité de viandes et de produits laitiers intimement liée à nos terroirs et notre gastronomie, qui, et ce n’est pas rien, est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco ! Pour en savoir plus : cliquez ici

L’agriculture biologique créatrice d’emploi

Publié le 17 Juin 19

L’agriculture biologique connaît un essor important depuis quelques années. En effet, que ce soit pour des raisons de santé, pour la qualité et le goût des produits ou pour préserver l’environnement le consommateur est de plus en plus friand de ce type d’agriculture.

L’agriculture biologique c’est :

  • 5 0001 exploitations supplémentaires en 2018,
  •  41 600 exploitations soit 9,5% des exploitations françaises
  • 2 millions d’hectares cultivés soit 7,5% de la surface agricole française.

Cet essor a également des retombées concrètes en termes de création d’emplois. En 2018, le secteur bio affiche 18 714 nouveaux emplois dans la production agricole, la transformation et la distribution ce qui représente 14 % des emplois agricoles.

Fin 2017, l’agriculture biologique représente, plus de 155 347 emplois directs à temps plein dans les filières bios, soit plus du double qu’en 2012.

Depuis 2012, le nombre d’emplois a quasiment doublé avec une croissance annuelle de 10,3%

Les 155 347 emplois directs en équivalent temps plein estimés pour 2018 se répartissent ainsi :

  • 100 300 emplois directs dans les fermes soit + 13% par rapport à 2017.
  • 19 900 emplois directs pour la transformation
  • 32 490 emplois directs pour la distribution
  • 2 250 emplois directs dans les activités de service.

Que ce soit le secteur bio ou le secteur conventionnel une chose est sûre, l’agriculture recrute !!!

  1. Chiffres de l’agence bio

Basile, agriculteur dans le Loiret (45), explique son métier de multiplicateur de semences

Publié le 20 Mai 19

Rendez-vous en ferme inconnue

Publié le 12 Mai 19

Marie-Paule, arboricultrice dans les Bouches-du-Rhône, explique l’évolution de l’agriculture biologique dans son département.

Pour Guillaume, agriculteur en Charente, la meilleure façon de montrer son soutien aux agriculteurs, c’est aller à leur rencontre pour échanger avec eux.
Claude, agriculteur dans le Jura, invite les jeunes à s’informer sur le métier d’agriculteur, en allant les rencontrer dans leurs fermes. Mais aussi à consommer des produits issus de vente directe.
Adeline, apicultrice en Meurthe-et-Moselle, explique le processus de récolte et de conditionnement du miel.
Marie-Paule, arboricultrice dans les Bouches-du-Rhône, répond à l’interrogation d’un consommateur sur la qualité des produits importés. Ainsi, si certains produits phytosanitaires sont interdits pour le respect de l’environnement en France pour la conduite des cultures, ils continuent à être utilisés à l’étranger, et parfois même dans d’autres pays européens.
François agriculteur en Vendée explique l’irrigation grâce aux retenues d’eau. Et tout l’intérêt de ces réserves pour la bonne conduite des cultures et la préservation de la biodiversité.
Emmanuel, agriculteur dans le Nord, explique quelles garanties sont apportées à la production en agriculture biologique.
Vincent, agriculteur dans l’Aisne, répond à une citoyenne qui l’interpelle sur les alternatives existantes au glyphosate.
Pol, agriculteur dans la Marne, évoque l’évolution de son métier.
Anna, éleveuse de vaches Montbéliardes dans le Doubs, explique les raisons pour lesquelles elle a adopté le robot de traite dans son élevage.
Clément, agriculteur en Seine-et-Marne, fait le point sur ses motivations à être agriculteur et précise en quoi l’agriculture est une chance pour la France.
Claude, éleveur de Charolaises dans le Jura, détaille la conduite de son troupeau : aux pâtures aux beaux jours et en stabulation en hiver.
Guillaume, agriculteur ambassadeur #agridemain, répond à Cécile qui l’interroge pour savoir si judicieux et raisonnable de produire en France des plantes qui ont besoin d’être irriguées.
Christophe, agriculteur en Île-de-France explique comment il conduit son élevage de poulets fermiers et comment il arrive à ne pas utiliser d’antibiotiques.
Mickaël, agriculteur dans la Marne répond à Lise qui l’interpelle sur le manque d’esprit collectif en agriculture.
Matthieu, agriculteur ambassadeur #agridemain des Ardennes, répond à Pierre qui l’interroge sur la qualité de la viande qu’il consomme
Claude, éleveur dans le Jura, explique l’attention qu’il accorde aux soins de ses animaux.
Luc, éleveur dans l’Oise, explique comment fonctionne le robot de traite et quels avantages il en tire par rapport au bien-être animal, la gestion du troupeau et les conditions de travail.
Matthieu, producteur dans la Drôme de raisin pour la Clairette de Die et de noix en agriculture biologique, répond aux interrogations d’une consommatrice sur l’engagement des agriculteurs à produire en bio.
Christian, agriculteur ambassadeur #agridemain de Charente, répond à Laure qui l’interroge sur ses motivations à être agriculteur.
Anna, agricultrice dans le Doubs, explique comment elle soigne ses vaches : faire appel au vétérinaire quand c’est nécessaire et aussi utiliser des méthodes alternatives (ostéopathie, huiles essentielles, Reiki…
Emmanuel, agriculteur ambassadeur #agridemain dans le Nord, répond à Géraldine qui l’interroge sur les contrôles existants en agriculture biologique.
Yvon, arboriculteur et éleveur dans le Tarn-et-Garonne, présente son exploitation et l’orientation prise vers la production bio pour répondre aux attentes des consommateurs.
Guillaume, agriculteur de Charente, explique le chemin à suivre si un jeune est intéresser pour devenir agriculteur.
Stéphane, producteur d’ail dans la Drôme, explique pourquoi et quand il choisit de protéger ses plantes ou de leur apporter de l’engrais.
Rémi, agriculteur ambassadeur #agridemain dans le Loiret, répond à Vincent qui l’interroge sur l’intérêt d’utiliser encore des pesticides.
Anna, agricultrice dans le Doubs et Rémi, agriculteur dans le Loiret expriment ce qui les motivent à être agricultrice ou agriculteur.
Mathieu, agriculteur dans la Marne, répond à Margo qui l’interroge pour savoir ce qu’il fait de son blé.
Stéphane, agriculteur de la Drôme, répond à Dimitri qui l’interroge sur son rapport à la nature.
Stéphane, agriculteur ambassadeur #agridemain dans la Nièvre répond à Emmanuelle sur les conséquences pour l’agriculture des revendications véganes.
Anna, éleveuse de vaches laitières dans le Doubs, explique comment elle tient compte du bien-être animal au quotidien.

L’agriculture recrute et le fait-savoir

Publié le 8 Avr 19

L’agriculture est le deuxième secteur pourvoyeur d’emploi en France avec plus de 50 000* salariés agricoles permanents recrutés par an. Cependant malgré une offre large et variée, l’agriculture ne trouve pas preneur pour l’intégralité des postes qu’elle propose.
Les professionnels du monde agricole redoublent alors d’ingéniosité et d’idées en multipliant les moyens pour faire connaître le secteur agricole et surtout donner envie d’y travailler.
L’agriculture recrute et le fait savoir au travers de différentes actions comme :
– Des interventions dans les établissements scolaires

– Des visites d’exploitations agricoles sur toute la France
– Des journées de promotion des métiers, emplois et formations,
– Des forums, salons et foires sur toute la France toute au long de l’année
– Des campagnes de communication nationale
– Des partenariats avec des structures référence en terme d’emploi comme Pôle Emploi.
– Information collective auprès de tout public sur les métiers, formations, emplois et filières agricoles

 

*MSA 2016 et Chiffres Ministère de l’Agriculture

La noisette sublimée

Publié le 3 Avr 19

Patrick Chassac et Sabrina Augier, ambassadeurs #agridemain, sont arboriculteurs à Beaugas, dans le Lot-et-Garonne. Producteurs de noisettes, ils ont choisi de développer toute une gamme de produits transformés pour valoriser ce fruit à coque, sous la marque « Le casse-noisette ».

« Nous cultivons actuellement 30 hectares de noisetiers, 15 ha de prunes pour les pruneaux et 4 ha de blé » détaille Sabrina Augier. « Nous livrons la totalité de notre récolte de noisettes à la coopérative Unicoque, qui dispose d’un outil très performant pour le cassage, le séchage et le calibrage. Il y a 5 ans, nous avons mené une réflexion pour chercher à nous diversifier et à valoriser ce fruit à coque. C’est ainsi, que nous rachetons une partie de nos noisettes à la coopérative et les transformons».

Toute une variété de produits à base de noisettes

« Après deux années de recherches et de tests sur les recettes, nous proposons depuis 3 ans, une gamme variée de produits à base de noisettes. Dans notre laboratoire sur notre exploitation, nous élaborons les pâtes à tartiner, les noisettes enrobées et grillées ainsi que les biscuits. Nous créons nous-mêmes nos recettes ».

D’autres produits ont nécessité de faire appel à des spécialistes. Ainsi, un moulin dans l’Aveyron élabore l’huile de noisettes mais également les farines de noisette et de blé. Quant aux bières à la noisette, elles ont nécessité une recherche plus poussée en collaboration avec un brasseur de Gironde. « Nous ne voulions pas d’une bière aromatisée à la noisette mais une bière élaborée avec une partie de la noisette elle-même. La difficulté venant du fait que le gras de la noisette empêche la bière de mousser, il a fallu concevoir un procédé particulier et un dosage adapté ».

Une production originale qui plaît aux consommateurs

Cette diversification a nécessité l’embauche d’une salariée à temps complet et une autre à mi-temps pour la transformation des produits. « Je consacre beaucoup de temps à la vente et à la prospection commerciale » précise Sabrina Augier. « Les produits sont vendus dans les magasins de producteurs, les épiceries fines, les restaurants et bars à bières. Je participe également régulièrement aux marchés du Pari fermier ». Si l’objectif actuellement est de stabiliser les ventes, des réflexions sont en cours pour élaborer de nouvelles recettes, Sabrina souhaitant développer la gamme de biscuits salés, et de mieux faire connaître les produits et leurs utilisations. Des grands chefs cuisiniers s’intéressent à ses produits mais les consommateurs sont parfois interrogatifs sur la façon de les accommoder. « Très prochainement, nous allons appliquer sur nos bouteilles d’huiles et nos emballages de farine, des QR Codes qui renverraient directement sur différentes recettes possibles ». Le Casse-Noisette, un véritable ballet des nouveautés pour découvrir toutes les facettes de ce petit fruit à coque.

Pour aller plus loin : https://www.instagram.com/le_casse_noisette_/

 


La production de noisettes françaises
La France compte quelque 300 producteurs, essentiellement dans le Sud-Ouest, cultivant plus de 4 500 hectares de noisetiers. La production annuelle française avoisine les 20 000 tonnes de noisettes décortiquées, destinées essentiellement à la chocolaterie, la confiserie et la biscuiterie. La France exporte près de 5 % (ce qui représente 1 000 tonnes de la production française) de sa production essentiellement en coque vers l’Allemagne, mais elle importe 16 000 tonnes d’amandons pour l’industrie.
Aujourd’hui, 75% de la production mondiale de noisettes est assurée par la Turquie dont la production est en baisse. Pour répondre à la demande croissante des consommateurs et des industriels, la coopérative Unicoque, qui traite 98% de la production française de noisettes, a mis en place un projet de développement pour accompagner les producteurs afin d’atteindre, à l’horizon 2030, une production annuelle française de 30 000 tonnes.

Lumière sur les nouveaux céréaliers

Publié le 27 Mar 19

« Nous avons le savoir-faire, il faut le faire savoir ! » Les céréaliers français ont décidé de repenser fondamentalement leur stratégie de communication et viennent de sortir une campagne de communication on-line et off-line intitulée « LES NOUVEAUX CEREALIERS ». Objectifs : inviter le public à porter un nouveau regard sur le métier et redonner de la fierté aux céréaliers. L’alimentation et l’agriculture sont revenues sur le devant de la scène, c’est une bonne nouvelle. Au fil du temps, la société est devenue intraitable sur la qualité de son alimentation et elle est plus que jamais attentive à la préservation de la terre, clé de voûte de la sécurité alimentaire. C’est l’occasion pour les céréaliers de montrer qu’ils partagent ces objectifs et sont engagés depuis longtemps dans cette trajectoire.

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ÊTRE NOUVEAU N’EST PAS UNE QUESTION DE GENERATION MAIS DE MENTALITE
Les céréaliers sont « nouveaux » à plusieurs égards : « Nouveaux » car ils n’ont de cesse de changer et de s’adapter aux nouvelles demandes, au changement climatique, aux demandes du marché, aux fluctuations des cours. « Nouveaux » dans leur façon de s’exprimer puisque, jusqu’à présent, ils n’avaient que très peu pris la parole publiquement. Et bien sûr, « Nouveaux » dans le regard que la société va désormais porter sur eux. Retrouvez-les sur www.lesnouveauxcerealiers.fr

La protection de la biodiversité

Publié le 28 Jan 19

 

Développer des filières de qualité, un défi actuel de l’agriculture française

Publié le 14 Jan 19

L’agriculture française, dans la pluralité de ses modèles économiques et agronomiques, constitue un pilier de l’économie française et une part de son identité culturelle et historique. Cependant, le contexte agricole a fortement évolué depuis quelques années, notamment en miroir des nouvelles attentes sociétales des consommateurs, vers plus de durabilité et de traçabilité. L’agriculture française doit ainsi s’adapter à ces nouvelles exigences et appréhender de nouveaux défis, notamment le développement de filières de qualité.

Dans cette optique, des TPE-PME du Commerce Agricole et Agroalimentaire montrent l’exemple et mettent en place des circuits de proximité.

En 2000, les Etablissements Bresson ont fait le choix d’intégrer une démarche de qualité pour leurs blés, la filière « CRC – Culture Raisonnée Contrôlée », née dans l’Yonne en Bourgogne. Le blé CRC est de grande qualité, Label Rouge et certifié : il était à l’origine destiné à l’alimentation infantile. Les débouchés sont internalisés au sein de la filière car les blés CRC ne sont vendus qu’à des meuniers adhérents à celle-ci, généralement locaux, de manière à respecter l’éthique de ce blé.

Cette filière exigeante impose, entre autres, une traçabilité totale du semis jusqu’à l’expédition, une liste positive de produits phytosanitaires, l’isolement des lots et une interdiction des insecticides de stockage. Pour mettre en place cette démarche au sein d’une petite structure telle que les Etablissements Bresson – ceux-ci ont dû recruter une Responsable qualité, créer des procédures et motiver l’ensemble de leur personnel et des agriculteurs avec lesquels ils travaillent, aux exigences du Référentiel. Ils ont également dû investir dans un nouveau silo de 30 000 Tonnes, dont 10 000 T dédiés CRC. Participer à la filière CRC leur a également donné les outils adéquats pour s’ouvrir à d’autres filières comme le soja pour l’alimentation humaine ou le lin dans la filière « Bleu Blanc Coeur ».

En ce sens, le développement d’une filière de qualité permet ainsi aux entreprises de se diversifier tout en répondant aux attentes sociétales actuelles, de traçabilité des produits – de l’agriculteur au consommateur.

 

Les agroéquipements intelligents au service de l’agriculture de demain

Publié le 7 Jan 19

À la pointe de l’innovation et tournés vers l’avenir, les agroéquipements apportent des réponses concrètes à la demande du monde agricole et de la société. En plus de contribuer à la compétitivité des exploitations et diminuer la pénibilité du travail des agriculteurs, les nouveaux équipements robotisés et connectés, voire autonomes, participent au développement d’un nouveau modèle agricole plus respectueux de son écosystème. Contrairement aux idées reçues, les machines dernier cri ne s’inscrivent pas dans un esprit d’ultra-rendement mais favorisent la protection de l’environnement et le bien-être des animaux.

 Protéger les sols et la biodiversité

De nouveaux pulvérisateurs, embarqués sur des tracteurs permettent par exemple de réduire considérablement l’usage de produits phytosanitaires en adaptant très précisément leurs dosages aux besoins des plantes ou des sols. L’usage optimal de ces équipements permettrait une réduction de 30% des produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture française. Elle pourrait même être poussée à 50% si l’on prend en compte les nouvelles technologies en cours d’élaboration.

Ces machines innovantes sont aussi capables d’ajuster la consommation d’engrais grâce à des systèmes embarqués qui mesurent les variations du sol et leur composition. On peut ainsi apporter à ses cultures les bonnes quantités d’azote pour les nourrir.

Favoriser le bien-être animal

 Les équipements robotisés utilisés pour la traite ou l’alimentation des animaux reposent sur leur libre circulation. L’automatisation des exploitations leur permet d’exprimer leur comportement naturel avec la possibilité de manger ou boire quand et comme ils le veulent.Lely___CS72057

Dans le cas d’une exploitation laitière par exemple, les vaches sont complètement autonomes dans leurs déplacements, leurs phases de repos et de traites.

De nouvelles infrastructures sont aussi conçues pour que les animaux puissent maintenir un contact visuel et corporel permanent avec leurs congénères. Des aménagements qui sont pensés pour améliorer leur confort et diminuer leur stress, de quoi agir positivement sur leur ingestion et limiter les risques de maladies.

Entre agriculteur et sylviculteur

Publié le 24 Déc 18

Planter, entretenir et tirer profit de la culture d’un arbre dans un objectif économique ne signifie pas forcément être agriculteur.

Tout dépend des arbres considérés

Les arbres cultivés pour la récolte de leurs fruits, le sont par des arboriculteurs, qui sont des agriculteurs. La culture d’arbres d’ornement est pratiquée par le pépiniériste, qui est un agriculteur. En revanche, les arbres exploités pour le bois, le sont par des sylviculteurs, ayant un statut juridique différent de celui des agriculteurs.

Et pourtant la différenciation n’est pas si simple

La distinction par essence cultivée ne suffit pas. En effet, les productions de certaines essences forestières, tels que les sapins de Noël ou les taillis à courte rotation (peupliers, saules, aulnes, bouleaux, robiniers faux acacia, miscanthus… valorisés en papeterie, trituration ou énergie) relèvent de l’activité agricole.

Une définition spécifique du métier

L’agriculteur se définit comme une personne qui procède à la mise en culture de la terre et/ou à l’élevage d’animaux à des fins de productions. Tout dépend donc toutefois de la culture concernée puisque le sylviculteur se définit comme étant celui qui s’occupe de cultiver les bois, les forêts en mettant en place, entretenant, réalisant la taille, l’élagage et la coupe des peuplements.

Différent… mais proche

Agriculteur et sylviculteur relèvent tous deux du régime de la MSA, mutualité sociale agricole. C’est la raison pour laquelle notamment les sylviculteurs votent aux élections des Chambres d’agriculture. Toutefois, au sein de cet organisme consulaire, les représentants forestiers constituent un collège propre, différent de celui des agriculteurs.

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La canne dans les DOM

Publié le 17 Déc 18

La canne à sucre constitue une production emblématique des départements d’outre-mer français. Cette production se concentre à La Réunion, la Guadeloupe et la Martinique. La production est absente à Mayotte et marginale en Guyane.

La canne à sucre constitue une des richesses économiques dominantes dans les 3 départements d’outre-mer concernés, employant quelque 7 100 personnes à temps plein. La production s’étend sur près de 40 800 ha. En Guadeloupe et à la Réunion, la culture de la canne couvre 76 % et 81 % des terres arables, et seulement 40 % en Martinique. La production de canne à sucre s’élève à plus de 2,8 millions de tonnes en 2017 dans l’ensemble des DOM. Cette production alimente deux filières : celle du sucre et celle du rhum.

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Le sucre

L’essentiel de la production du sucre des DOM est originaire des deux sucreries de la Réunion (200 000 t de sucre sur une production totale pour les DOM de 263 000 t). Le sucre produit dans les DOM se présente sous deux formes : sucres spéciaux (sucre roux) et sucre vrac destiné à être raffiné. Il est vendu à la fois sur le marché local et sur le marché européen pour la Réunion et la Guadeloupe. La production de sucre en Martinique est de 4 000 tonnes et est écoulée exclusivement localement.

Le rhum

Il existe 24 distilleries en Guadeloupe, Guyane, Martinique et à La Réunion permettant une production annuelle de près de 260 000 hectolitres d’alcool pur (HAP) de rhum. Le rhum agricole est produit à partir du jus de la canne. C’est le cas notamment du rhum martiniquais bénéficiant d’une AOP, appellation d’origine protégée. Par ailleurs, une partie du rhum des DOM (notamment à La Réunion) est constituée de rhum de sucrerie, dit rhum industriel, élaboré à partir de la mélasse.

Source : ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation – ministère des Outre-Mer

Pour aller plus loin, cliquez ici.

L’agriculture, un panel de métiers

Publié le 10 Déc 18

9 français sur 10 pensent que l’agriculture est constituée principalement d’agriculteurs exploitants  [1]
9 français sur 10 ignorent que l’agriculture c’est plus de 90 métiers

L’agriculture est un secteur dynamique, générateur d’emplois et offrant des perspectives prometteuses.

  • 50 000 salariés agricoles permanents recrutés par an occupant tous des métiers divers et variés
  • 842 800 contrats signés chaque année

L’Agriculture c’est plus de 90 métiers nécessitant des niveaux de formations allant du CAPA au diplôme d’ingénieur. De nombreux débouchés s’offrent aux jeunes en sortie d’école.

  • 93 % des jeunes issus de l’enseignement agricole trouvent un emploi ou une formation dans les six mois suivant l’obtention de leurs diplômes

Chaque profil peut s’épanouir dans le secteur de son choix : maraîchage, floriculture, arboriculture fruitière, pépinières, cultures céréalières et industrielles « grandes cultures », viticulture, cultures spécialisées, élevage bovins lait ou viande, élevage ovin, caprin, porcin, cheval, de gros ou petits animaux, volailles, lapins, polyculture, poly-élevage, conchyculture, champignonnières, paysagisme, forêt bois…

Dans le secteur agricole, l’emploi salarié se développe. Des métiers agricoles évoluent et de nouveaux métiers apparaissent. Par exemple, le maraîchage a développé de nouvelles fonctions comme l’automatisation nécessitant de nouvelles compétences

Notre agriculture est moderne et dynamique :

  • Une agriculture innovante et pionnière : drones, machinisme agricole, robotique…
  • Un monde agricole ultra-connecté : 85 % des agriculteurs utilisent internet tous les jours

Faire le choix d’un métier agricole c’est faire le choix d’un métier à forte valeur ajoutée.
Chacun d’entre nous peut trouver un métier à son image.

Alors n’hésitez plus, osez l’agriculture.

  • Sources : MSA 2016 et Chiffres Ministère de l’Agriculture
[1] Sondage de l’ANEFA,  l’APECITA/Opinion Way sur les métiers de l’Agriculture révèle la nécessité pour les acteurs du monde agricole de promouvoir davantage la diversité des métiers que l’agriculture propose et ses multiples opportunités d’emploi.

La sécheresse a fortement pénalisé les cultures

Publié le 28 Nov 18

Les récoltes 2018 sont en baisse pour toutes les cultures en raison des conditions climatiques. La baisse des rendements est particulièrement forte pour le colza et pour les cultures d’été (maïs, tournesol) ainsi que pour les betteraves et les pommes de terre qui ont souffert de la sécheresse.

Source : Agreste – ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation

Pour aller plus loin, cliquez ici.

Les céréales une valeur sûre pour la France

Publié le 26 Nov 18

Les céréales françaises appréciées aussi à l’international

La qualité des céréales françaises est indéniablement un critère d’attractivité important sur le marché national mais aussi international. Cette année, par exemple, la quasi-totalité des blés français présente un taux de protéines élevé, une qualité essentielle pour la tenue de la pâte à pain à la cuisson. Les orges de brasserie, qui servent donc à la fabrication de la bière, répondent aux standards d’achat des brasseurs.

Sur la totalité de la collecte de blés français, par exemple, la moitié est consommée localement en France par la boulangerie artisanale, industrielle, l’éthanolerie, les fabricants d’aliments pour animaux et l’autre moitié est exportée hors de nos frontières.

Les céréales françaises sont donc appréciées dans notre pays mais aussi par les industriels meuniers d’Afrique du nord ou les brasseurs nord européens. Le professionnalisme des producteurs français dont la productivité est parmi la plus élevée au monde, la proximité géographique des zones de consommation importante, la régularité de la production, même si les aléas ont tendance à se multiplier ces dernières années, sont des atouts que les acheteurs mondiaux reconnaissent aux céréales françaises.

L’export de céréales essentielle à la diplomatie de la France

Les français le savent peu mais l’agriculture et plus précisément l’export de céréales est un outil diplomatique utilisée par l’Etat au même titre que la vente d’Airbus ou de Rafales. L’export de céréales rapporte chaque année près de 8 milliards d’€ d’excédents sur la balance commerciale française. Cette activité se hisse ainsi dans le peloton de tête des activités économiques qui rapportent des devises à la France, avec le secteur de l’aéronautique, aérospatiale, le luxe, le vin, ou la pharmacie.

Même si la concurrence fait rage, notamment avec la montée en puissance des pays de l’est, la France se retrouve à la 5ème place dans le palmarès des pays exportateurs mondiaux.

Chaque année, sur les 18 Mt de blé exportées, 7 Mt sont achetées en Europe et 11 par les pays hors de l’UE, comme le Maroc, l’Algérie, L’Egypte, le Nigéria, l’Arabie Saoudite ou bien encore l’Indonésie, Cuba ou les USA, des destinations d’export largement méconnues.

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