Les sols agricoles, véritables puits de carbone

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Selon l’Ademe, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, « les terres agricoles et la forêt séquestrent actuellement 4 à 5 giga tonnes de carbone (soit entre 15 et 18 Gt de gaz carbonique), dont plus des deux tiers dans les sols. Toute variation de ce stock influe sur les émissions nationales de gaz à effet de serre (GES) » et contribue donc à lutter contre le changement climatique.

Le stockage à long terme dans les sols agricoles est possible par l’adoption de pratiques qui permettent d’augmenter la quantité de carbone dans le sol : semis direct, utilisation de légumineuses et/ou de graminées dans la rotation des cultures, conversion de terres agricoles marginales en zones de graminées vivaces ou d’arbres, plantation d’arbustes et d’arbres, restauration des zones humides, etc. Toutes ces pratiques sont aussi des contributions directes à la durabilité de l’environnement : l’augmentation de la matière organique (principal réservoir de carbone dans le sol) aide à améliorer les capacités agronomiques de celui-ci ; on obtient ainsi un sol de meilleure qualité et une meilleure production végétale. Ces pratiques accroissent la conservation de l’eau, réduisent l’érosion et améliorent l’habitat faunique et la protection des espèces, ce qui conduit à une biodiversité accrue.

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La France, premier producteur agricole en Europe

Publié le 2 Jan 17

Les derniers comptes économiques de la production totale du secteur agricole montrent que  (75,2 milliards d’euros, soit 18,3% de l’ensemble de l’UE), suivi de l’Italie (13,4%), de l’Allemagne (12,5%) et de l’Espagne (11,1%). Proportionnellement à sa superficie agricole, les Pays-Bas représentent une part non négligeable de la production agricole européenne (6,5%).

Par rapport à 2010, la valeur du secteur agricole a augmenté en 2015 dans tous les États membres de l’UE (à l’exception toutefois de la Croatie où la production a diminué d’environ 22%). Les plus fortes hausses de la valeur de production (en termes absolus) ont été enregistrées pour les plus gros producteurs de l’UE, en hausse de 7,0 milliards d’euros en France et en Italie, de 5,9 milliards d’euros au Royaume-Uni, de 5,5 milliards d’euros en Allemagne et de 5,1 milliards d’euros en Espagne. Il y a également eu une augmentation relativement importante (2,6 milliards d’euros) de la production agricole en Pologne au cours de la même période.

Source : Eurostat

La France championne du foie gras

Publié le 7 Déc 16

La production mondiale de foie gras s’élève à 25 600 tonnes en 2015 et se concentre quasi exclusivement en Europe (24 340 tonnes). La France occupe le premier rang mondial de production avec 19 243 tonnes, soit plus de 80 % de la production européenne.

Une production concentrée dans 5 régions

foie-gras-2015-297 % de la production française de foie gras sont réalisés dans seulement 5 régions en France métropolitaine : l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes et Bretagne. La production française de palmipèdes à foie gras se répartit à 95% pour le foie gras de canard et 5% pour le foie gras d’oie.

La production française de foie gras, reconnue pour sa qualité, constitue un produit attractif à l’export. Ainsi, près d’un quart de la production française est exportée, essentiellement à destination de l’Espagne (1 512 tonnes de foies gras français exportés en 2015), de la Belgique (738 tonnes), du Japon (664 tonnes) et de la Suisse (354 tonnes).

Sources : Ministère de l’Agriculture/Agreste – Cifog – FranceAgriMer

Télématin (France2) : Interview d’un agriculteur #agridemain

Publié le 22 Sep 16

Reportage Télématin chez Christophe Grison, agriculteur ambassadeur #agridemain, sur France 2 (22/09/2010).

 

La Fête des Moissons chez Vincent Guyot

Publié le 1 Sep 16

C’est à Boukincamp, dans l’Aisne, que Vincent Guyot, ambassadeur #agridemain, a convié le 26 août 2016 ses voisins pour leur expliquer les travaux qu’il réalise dans ses champs.

La Fête des Moissons chez Gilles Van Kempen

Publié le 1 Sep 16

La fête des moissons était organisée par la Cuma du Ronceau à Châtillon Coligny le 19 août dernier. Découvrez cet événement qui a rassemblé près de 80 personnes !

La moisson touche à sa fin

Publié le 11 Août 16

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Alors que le travail intense dans les champs à l’occasion des récoltes a pu perturber certains ruraux ces dernières semaines, les agriculteurs #agridemain profitent de la fin de la moisson pour échanger avec leurs voisins sur leur métier.

La moisson 2016 nous rappelle que les agriculteurs sont les premiers touchés par les aléas climatiques. Malgré des récoltes mauvaises des agriculteurs #agridemain (dans  l’Ain, le Loiret, l’Eure-et-Loir, la Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Oise, l’Aisne, le Nord, le Pas-de-Calais, la Nièvre, la Sarthe ou bien encore le Maine-et-Loire) veulent dialoguer avec leurs voisins amis.

En organisant la Fête des moissons, #agridemain ne souhaite pas réanimer une histoire nostalgique mais bien présenter la réalité des moissons telle qu’elle se pratique dans les différentes régions françaises, racontée par ceux qui la font au quotidien. En invitant leurs voisins, leurs clients, leurs fournisseurs et tous ceux qui veulent en savoir plus sur cet événement, les agriculteurs veulent expliquer, montrer leurs pratiques, comment ils cultivent, et répondre aux interrogations du public.

Retrouvez tous les événements ici ! Site #agridemain

Le triticale, une céréale non négligeable

Publié le 10 Août 16
Triticale - © INRA-Flickr
Triticale – © INRA-Flickr

Le triticale occupe le 5e rang de la production céréalière française, derrière le blé tendre, l’orge, le maïs et presque à égalité avec le blé dur. Ainsi, on estime en 2016 la superficie de triticale en France à 342 000 hectares, sur les 9,7 millions d’hectares consacrés aux céréales*. Les principales régions productrices de triticale en France sont la Nouvelle Aquitaine (74 000 ha), l’Occitanie (47 000ha), les Pays-de-la-Loire (44 000ha), l’Auvergne-Rhône Alpes (42 000 ha) et la Bretagne (38 000 ha).

Bien que relativement récent dans notre pays (la première variété inscrite au catalogue officiel des variétés date de 1983), la France est le 3e producteur mondial de triticale, derrière la Pologne et l’Allemagne.

Plante annuelle, le triticale est issu d’un croisement entre le blé et le seigle. Non panifiable, cette céréale est essentiellement destinée à l’alimentation animale.

 

* Source : Agreste/Ministère de l’Agriculture

La moisson sans chauffeur, ça existe !

Publié le 13 Juil 16

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On connaissait le pilote automatique des bateaux, on connaît moins le guidage automatique des moissonneuses batteuses où le GPS prend le pouvoir sur la conduite de la machine !  Libéré du contrôle de sa trajectoire, le chauffeur peut ainsi se concentrer sur les réglages de sa moissonneuse pour optimiser les récoltes.

Alors comment ça marche concrètement ?
Un signal de position émis par un satellite est capté par l’antenne GPS située sur la cabine de la moissonneuse. Ce signal est transmis à l’ordinateur de bord, qui lui-même est relié aux roues directrices de l’engin. L’agriculteur ayant préalablement intégré dans l’ordinateur de bord la cartographie de sa parcelle : la moissonneuse n’a plus qu’à se laisser guider ! Bien sûr le chauffeur peut reprendre la main à tout moment. Ce système à une précision de 2 cm, et permet à l’agriculteur de ne pas repasser là où il est déjà passé. Il gagne du temps et du carburant.

Ce système a aussi l’avantage d’établir des cartes de rendements et de repérer à l’intérieur d’une même parcelle la variabilité  de la fertilité des sols. L’agriculteur pourra ainsi moduler ses apports d’engrais en fonction des besoins des différentes cultures et de la fertilité du sol à l’intérieur de sa parcelle.

Un concentré de technologies de pointe au service de la performance : confort de travail pour l’agriculteur, amélioration de la qualité de récolte et diminution de la consommation de carburants et d’engrais sur les campagnes suivantes.

La Fête des Moissons

Publié le 11 Juil 16

La Fête des Moissons, c’est quoi ? Réponse en 3’20, montre en main !

La moissonneuse-batteuse, comment ça marche ?

Publié le 27 Juin 16

ClaasLa moissonneuse-batteuse est une machine qui permet de récolter toutes types de graines : le blé, le colza, l’orge, le maïs, le riz.

Il existe de nombreux modèles de moissonneuses-batteuses avec des puissances de moteur allant jusqu’à 600 ch.

Une moissonneuse –batteuse est capable de récolter jusqu’à 80 tonnes de blé par heure qui vont permettre de produire plus d’un million de petits pains.

On retrouve dans le poste de conduite des moissonneuses-batteuses tout le confort nécessaire pour passer de longues journées : climatisation automatique, levier de pilotage, radio, écran de contrôle, siège climatisé, réfrigérateur…

Les moissonneuses-batteuses sont aujourd’hui équipées de système de guidage automatique par GPS. Ainsi le chauffeur n’a plus besoin de toucher son volant, c’est la machine qui se guide toute seule et de façon automatique. Le grain récolté va au fur et à mesure dans la trémie de la moissonneuse-batteuse. Lorsqu’elle est pleine, la moissonneuse –batteuse envoie un signal pour pouvoir déverser le grain dans une remorque qui ira ensuite directement à la coopérative ou chez l’agriculteur.

Les moissons démarrent

Publié le 23 Juin 16

Les premières moissonneuses-batteuses font leur apparition dans les champs. Durant tout l’été et jusqu’au début de l’automne, les moissons de différentes cultures vont se succéder. …

moisson-colza2La moisson correspond à la récolte de plantes à graines. Bien sûr, il y a les céréales. Mais pas seulement. Voici un petit calendrier, non exhaustif, des cultures qui seront moissonnées et dont vous pourrez apercevoir les récoltes dans les champs :

– fin juin à mi-août correspond à la moisson des principales céréales à paille (orge, blé, avoine, seigle…)

– d’août à septembre, les moissonneuses-batteuses s’activent dans les champs des oléo-protéagineux : colza, pois et enfin tournesol

– de fin septembre à début novembre, s’enchaînent les moissons du sorgho et du maïs grain

– les moissonneuses-batteuses terminent leur bal saisonnier en octobre avec la moisson du riz.

 

Les prairies représentent 13 millions d’hectares en France.

Publié le 17 Juin 16

Elles captent 75% des émissions de CO2 émises par les animaux.prairies

La traite se modernise à grands pas

Publié le 16 Juin 16

TraiteEn 10 ans de temps, le nombre de fermes laitières équipées de robot de traite a été multiplié par 10.

Les nouvelles technologies s’imposent ainsi de plus en plus dans les élevages, apportant plus de souplesse dans le travail des éleveurs et une meilleure qualité de vie.

Avec ce système, les vaches accèdent d’elles-mêmes au robot quand elles le souhaitent. Elles sont identifiées grâce à leur puce électronique à l’oreille. Le robot effectue le lavage du pis et place automatiquement les gobelets trayeurs à l’aide de caméras. A la fin de la traite, les gobelets se détachent et sont nettoyés.

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La carotte, c’est de saison !

Publié le 8 Juin 16

IMG4_xsSaviez-vous que nous devons la variété de carotte orange à nos amis hollandais ? En effet cette variété a été créée à la renaissance  par un botaniste hollandais en cadeau au Prince d’Orange, afin de démontrer sa fidélité à la Maison d’Orange. La carotte orange est donc issue du croisement entre une espèce de carotte blanche et une espèce de carotte rouge. Il s’avère que cette carotte était beaucoup plus tendre que les autres variétés et s’est ensuite exportée dans le monde entier.

La carotte est une plante bisanuelle (croissance sur deux années), de la famille des apiacées (comme le persil, le fenouil, la coriandre ou l’aneth).

Les variétés les plus reconnues sont :

  • Daucus carota sativus var sativus, ou carotte de l’Ouest ; qui est  la plus cultivée dans le monde, sauf en Asie ; elle se caractérise par des organes de réserve orange, jaunes ou blancs et par des feuilles fortement découpées ;
  • Daucus carota sativus var atrorubens, ou carotte de l’Est ; plus communément cultivée en Asie ; elle se caractérise par des organes de réserve pourpres ou jaunes et par des feuilles peu découpées.

Avec 332000 tonnes de carottes produites en France à destination du frais, et particulièrement en Aquitaine (45% de la production),  la carotte est aujourd’hui le deuxième légume le plus consommé en France, derrière la tomate*. La France est le 4e pays producteur européen, après la Pologne, le Royaume-Uni et l’Allemagne (Eurostat-Moyenne 2009-2014).

La carotte primeur  est une carotte précoce appréciée pour sa tendreté : elle  est semée d’octobre à février récoltée de mi-avril à juillet. Les carottes de saison  et de gardes sont  quant à elles semées de mars à juillet et récoltées de juin à mai de l’année suivante selon les régions. Les carottes de garde sont celles qui sont retournées dans les champs, et recouvertes de terre ou de paille afin d’être protégées du froid, permettant ainsi de les  conserver et de les commercialiser en automne et hiver.

Et n’oubliez pas que la carotte vous donne aussi bonne mine car elle apporte de la vitamine A à notre organisme !

*chiffres Agreste -Moyenne 2009-2014

Un ruban vert le long d’un filet bleu

Publié le 3 Juin 16

bandesenherbéesEn France, les agriculteurs ont implanté plus de 300.000 kilomètres de bandes enherbées le long des ruisseaux et des cours d’eau. Ces bandes jouent un véritable rôle d’éponge pour limiter les effets de l’érosion et la pollution des eaux. La présence de ces plantes pérennes comme la fétuque élevée, le trèfle hybride ou la fétuque rouge forme une barrière physique qui freine l’écoulement de l’eau de pluie tout en assurant un refuge pour le gibier et la faune auxiliaire. Les racines des plantes agissent ensuite comme des filtres pour stocker et dégrader les résidus potentiels  d’engrais ou de pesticides.

Agriculteurs : une profession au cœur de la société

Publié le 1 Juin 16

mairie2La population agricole tend à diminuer. En 2013, les agriculteurs exploitants ne représentent plus que 2% des personnes ayant un emploi en France*. Malgré cela, leur représentativité au sein des communes reste importante puisque les agriculteurs constituent 13,7 % des maires élus de France, derrière les retraités (42,5%) et devant les cadres et professions intellectuelles (11,8 %)**.

* source Insee – ** source : AMF

Vincent Boucher, ambassadeur #agridemain dans l’Oise

Publié le 31 Mai 16

Vincent Boucher, céréalier dans l’Oise, nous explique pourquoi il souhaite expliquer son métier au grand public, toujours surpris positivement par les pratiques des agriculteurs : technicité, respect de l’environnement….

 

La France candidate à l’organisation du Mondial

Publié le 23 Mai 16
tonte-MPhotographe
©MPhotographe

Il ne s’agit pas là du mondial de foot ou autre sport médiatique mais du Mondial de tonte. La France va en effet déposer officiellement en février 2017 son dossier de candidature pour organiser le mondial 2019 de tonte au Dorat, en Haute-Vienne. Au cours de ce concours, 30 nations seront représentées, mobilisant 300 compétiteurs et 30 000 visiteurs sont attendus pendant trois jours de compétition où seront tondus 5 000 moutons.

La France va mettre en avant ses capacités à organiser un tel concours (infrastructures, logistique, financement…) mais également la place occupée par la production ovine dans l’agriculture française, dont le cheptel compte 7,2 millions de têtes. L’élevage allaitant est constitué de 4,2 millions de têtes de brebis viande alors que le cheptel laitier français comprend 1,6 millions de têtes de brebis laitières. A la différence du cheptel laitier concentré dans trois régions (Midi-Pyrénées, Aquitaine et Corse), le cheptel ovin viande est dispersé. Ainsi cinq régions regroupent 60% des effectifs de brebis et agnelles viande : Midi-Pyrénées, PACA, Poitou-Charentes, Auvergne et Limousin.

Données statistiques : Agreste avril 2015 – Ministère de l’Agriculture

Pour aller plus loin :