Le mondial de la tonte, c’est actuellement en Haute-Vienne !

Le 18e mondial de tonte a lieu jusqu’au 7 juillet au Dorat, en Haute-Vienne. Au cours de ce concours, 34 nations des 5 continents sont représentées, mobilisant plus de 320 compétiteurs. Quelque 50 000 visiteurs sont attendus pour assister à la tonte de près de 5 000 moutons.

Le métier de tondeur professionnel est revendiqué, en France, par environ 200 tondeurs. Pendant une journée de travail, il peut tondre environ 350 brebis, qui pèsent chacune entre 60 et 70 kg. La tonte nécessite respect et maîtrise de l’animal pour ne pas lui faire mal, ne pas le stresser ni le traumatiser. Pour la compétition, la tonte doit se dérouler le plus vite possible, sans nuire à la qualité de la tonte.

La tonte, pour le bien-être de l’animal

La laine du mouton est une fibre dont la pousse est continue. Une laine non tondue se transforme en cocon de laine feutrée, humide, qui moisit et accueille de nombreux parasites : tiques, larves de mouches… La laine est un excellent isolant. Mais, en épaisseur trop importante, en période estivale, elle peut provoquer un coup de chaleur pour le mouton, en empêchant l’évaporation de la sueur.
La méthode de tonte pratiquée par les professionnels permet à l’animal de se laisser aller et de ne pas trouver d’appuis pour se relever. Le mouton n’est pas entravé. Il est donc libre de ses mouvements. Le tondeur n’utilise pas la force pour contenir l’animal et on constate que le mouton est tranquille. Si la tonte est utile à l’homme, pour collecter une matière première naturelle aux qualités uniques, elle est surtout une condition du bien-être animal, indispensable à sa bonne santé.

La production ovine en France

Ce mondial de tonte donne l’occasion également à la France de mettre en avant la place occupée par la production ovine dans l’agriculture française, dont le cheptel compte 6,9 millions de têtes, d’une soixantaine de races différentes.
L’élevage allaitant est constitué de 3,6 millions de têtes de brebis viande alors que le cheptel laitier français comprend 1,6 millions de têtes de brebis laitières. A la différence du cheptel laitier concentré dans trois régions (Occitanie, Nouvelle Aquitaine et Corse), le cheptel ovin viande est dispersé. Ainsi cinq régions regroupent 60% des effectifs de brebis et agnelles viande : Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et PACA.
Avec la tonte de ces cheptels, la France récolte environ 15 000 tonnes de laine, dont plus de la moitié est exportée, le reste étant transformé en France ou tout simplement jeté, faute de débouchés suffisamment rémunérateurs.

Pour en savoir plus :
tout sur le Mondial de tonte 2019
l’essentiel de filière ovine française
les principaux chiffres de la production en France