Le handicap ne doit pas être un frein en agriculture

Le 3 décembre est consacré par l’ONU comme Journée internationale des personnes handicapées. Travailler et faire travailler les personnes en situation de handicap est tout à fait possible aujourd’hui en agriculture. Il faut pour cela en parler et faire connaître les dispositifs existants.

Pour Pierre-Mickaël Hugues, viticulteur dans le Var, “le plus important est de faire connaître les accompagnements qui existent pour aider les personnes en situation de handicap. Les dispositifs sont trop souvent méconnus chez les agriculteurs et peuvent pourtant permettre la poursuite d’activité ou l’installation de personnes handicapées. Avec les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées), on peut faire appel à des aides à l’emploi en faveur de la compensation du handicap“.

Il est possible d’embaucher un salarié handicapé et obtenir un financement compensatoire à hauteur de l’importance du handicap. Mais il est possible également, lorsque l’agriculteur est lui-même en situation de handicap, d’obtenir des aides pour faciliter l’embauche de personnel pour le suppléer en partie sur l’exploitation. Ces aides sont attribuées par  l’Agefiph, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées.

Le handicap est diversement impactant sur l’activité agricole et 80% des handicaps sont non visibles. Il faut lever la pudeur sur ce phénomène et ne pas hésiter à faire appel à la MDPH” insiste Pierre-Mickaël Hugues.

D’après la Mutualité sociale agricole, plus de 40 000 familles bénéficient des prestations liées au handicap (allocation aux adultes handicapés, majoration pour vie autonome, complément de ressources…). Ainsi, au 31 décembre 2019, l’allocation aux adultes handicapés est attribuée à 35 104 familles, dont 80 % aux salariés agricoles et 20% aux non-salariés agricoles.

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