Une nouvelle organisation du travail. De nouveaux débouchés.

Le Centre d’études et de prospectives du ministère de l’Agriculture a mis en évidence une nette augmentation de la sous-traitance et de la délégation du travail en agriculture.

Les auteurs du rapport constatent que “depuis le milieu des années 1990, la sous-traitance agricole se développe de manière soutenue. Entre 2000 et 2016, le nombre d’exploitations y ayant recours a été multiplié par deux. Répondant à la difficile transmission familiale des exploitations ou aux stratégies de croissance des plus grandes d’entre elles, l’essor de la prestation de services est l’une des tendances marquantes de l’évolution de l’agriculture française“. Les chefs d’exploitation délèguent aujourd’hui de plus en plus, pour créer des avantages comparatifs : optimisation des coûts, recentrage sur leur cœur de métier, accès à de nouvelles pratiques et compétences, etc.

Le développement de la sous-traitance offre de nouvelles voies d’entrée dans le métier

Pour des jeunes issus de familles agricoles et pour qui la transmission de père en fils ne va plus de soi, ou encore pour ceux qui n’en sont pas issus et qui décident d’exercer un métier agricole sans pour autant vouloir ou pouvoir s’installer comme chef d’exploitation“, travailler au sein d’entreprises de travaux agricoles peut se révéler être une bonne opportunité. Sous certaines conditions, “pour tous ces jeunes, ces voies singulières peuvent se révéler attractives, en raison non seulement du statut de salarié mais aussi de la flexibilité de carrière qu’elles offrent“.

Pour aller plus loin : consulter le rapport “Sous-traitance et délégation du travail :marqueurs des mutations de l’organisation de la production agricole

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