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L’huile d’olive française

Publié le 5 Juil 22

Dans son étude sur le marché mondial de l’huile d’olive, FranceAgriMer souligne la relative stabilité en France des surfaces de production oléicole. La petite production française est avant tout tournée vers la qualité avec 9 appellations d’origine protégée et une proportion conséquente issue de l’agriculture biologique.

Le verger oléicole français se situe principalement sur quatre bassins de production : 49% en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, 28% en Occitanie, 13% en Corse et 9% en Auvergne-Rhône-Alpes. Globalement, on estime que 5 millions d’oliviers sont implantés en France sur environ 50 000 hectares, avec la spécificité que près de 75 % des surfaces concernent des oléiculteurs amateurs. Cette superficie oléicole française est quasi stable depuis six ans, même si la répartition régionale évolue (avec une diminution régulière des superficies en PACA). En revanche, sur la même période, le nombre d’exploitations oléicoles professionnelles en France affiche un recul de 14 %, soit une perte totale de 861 entreprises.

En 2020, 4 547 tonnes d’huile d’olive ont été produites en France (dont 51 tonnes obtenues à partir
d’olives étrangères). Ce niveau de production se situe globalement dans la moyenne des vingt dernières années (4 553 t). La production moyenne nationale en AOP (Appellation d’origine protégée) de l’ordre de 1 700 tonnes connaît un attrait commercial croissant depuis ces dernières années. La France compte ainsi 9 appellations d’origine protégée d’huile d’olive : Nyons, Vallée des Baux-de-Provence, Aix-en-Provence, Haute-Provence, Nice, Nîmes, Corse, Provence et Languedoc.

En 2020, au niveau mondial, seulement 8,4 % des oliveraies sont biologiques. En revanche, en France, les surfaces professionnelles menées en agriculture biologique (6 425 hectares) représentent 49 % de la surface totale d’oliveraies. Durant la dernière décennie, les surfaces totales biologiques en France ont progressé de près 259 %. Ainsi, au niveau mondial, la France présente la plus grande part d’oliveraies en production biologique (36 %), suivie de l’Italie (21 %), de la Tunisie (21 %) puis de l’Espagne (8 %).

Pour aller plus loin : FranceAgriMer

La culture de l’énergie

Publié le 29 Juin 22


La production d’énergie photovoltaïque peut séduire le monde agricole. Son développement dans les exploitations agricoles pourrait contribuer à l’atteinte de l’objectif de 40 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité d’ici 2030 en France. Pour autant, des conditions doivent être réunies pour que ce développement puisse s’envisager et être accepté par tous.

L’Acta, l’Association de coordination technique agricole, s’interrogeait dernièrement pour savoir si l’agrivoltaïsme constituait une utopie ou une opportunité pour l’agriculture. Pour l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, “le développement sur les sols agricoles pose un double enjeu de recherche d’espace et de préservation des terres agricoles. L’agrivoltaïsme doit se distinguer par les services apportés en réponse à une problématique agricole et par la synergie qu’il présente entre production agricole principale et production photovoltaïque secondaire“.

La part du secteur agricole dans la production d’énergie renouvelable en France est déjà de 20 %, toute forme confondue. “Les projets photovoltaïques sur les terrains agricoles sont en plein essor mais il est important de prendre en compte leurs impacts sur les activités agricoles pour les ancrer dans une dynamique territoriale vertueuse” rappelle l’Acta. Une synergie doit être trouvée entre production agricole et production d’énergie sur une même surface agricole. “L’installation photovoltaïque doit apporter un service en réponse à une problématique agricole et doit être réversible“.

L’agrivoltaïsme ne se résume donc pas seulement à disposer des panneaux sur des terres agricoles. L’installation agrivoltaïque doit également apporter directement un ou plusieurs services (adaptation au changement climatique, amélioration du bien-être animal, protection des plantes et des animaux…) sans pour cela pénaliser la production agricole, tant en qualité qu’en quantité.

La production d’énergie ne peut se faire au détriment de l’agriculture et ne doit pas neutraliser de grandes surfaces de production. La recherche (l’Acta et les instituts techniques agricoles ainsi que l’Inrae) poursuit les études en ce sens pour les différentes productions concernées et les techniques expérimentées.

Pareillement, le groupe coopératif InVivo et Totalenergies ont mis en place récemment un site expérimental d’agrivoltaïsme en grandes cultures dans l’Essonne. Selon InVivo, il s’agit d’évaluer la compatibilité entre la fonction nourricière de l’agriculture (sur une parcelle de culture de blé, lin, pois et luzerne) et la production d’énergie, tout en mettant en avant les co-bénéfices possibles sur la biodiversité ou la fertilité des sols par exemple.

Durablement laitier

Publié le 28 Juin 22


Les filières françaises de fromages, beurres et crèmes AOP (Appellation d’origine protégée) sont résolument engagées dans un modèle agricole et alimentaire durable.

La France détient le plus grande nombre en Europe de produits laitiers bénéficiant d’une AOP. Elle possède en effet 51 appellations : 46 fromages, 3 beurres (Charente-Poitou, Isigny et Bresse) et 2 crèmes (Isigny, et Bresse).

Toutes les AOP laitières répondent à un cahier des charges qui garantit le lien du produit au terroir et qui préserve les techniques traditionnelles de fabrication. Chaque appellation s’appuie sur des critères précis de développement durable portant sur :

  • le volet social avec le maintien et la transmission des savoir-faire traditionnels au niveau des territoires;
  • le volet environnemental avec des pratiques d’élevage garantissant la préservation des ressources naturelles et le maintien des races locales;
  • le volet économique avec le souci de valoriser la diversité des produits et de contribuer au renouvellement des générations de producteurs.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Toutes et tous à la terre !

Publié le 24 Juin 22

Les métiers de l’agriculture attirent les jeunes et les personnes en quête de reconversion professionnelle. C’est ce qu’il ressort du sondage réalisé par le CNEAP, le Conseil national de l’enseignement agricole privé, en partenariat avec Viavoice.

Dans leur diversité, les métiers de la nature et du vivant attirent. Ils apparaissent presque unanimement comme pourvoyeurs d’emploi (95%) et innovants (93%). Ainsi, 89% des parents les recommanderaient à leurs enfants de moins de 25 ans et 83 % des jeunes de moins de 30 ans les envisageraient et pourraient y travailler.

Mais cette attirance ne concerne pas seulement les jeunes en formation. En effet, certaines préoccupations des Françaises et des Français ont fortement progressé avec la crise sanitaire, avec le souhait de quitter les grandes villes et de donner plus de sens à leur activité professionnelle. Ainsi, 79% des actifs pourraient se montrent intéressés par les métiers de la nature et du vivant , une part qui atteint 87 % parmi les actifs de moins de 25 ans.

Les métiers de la nature et du vivant bénéficient donc d’une belle attractivité et sont bien perçus par la majorité des Français.es, mais en réalité beaucoup de jeunes se détournent de ces métiers jugés peu rémunérateurs et difficile à exercer. C’est la formation qui permet d’acquérir les connaissances pour exercer ces métiers. Or auprès des 18-24 ans, le manque de connaissance des formations est davantage cité que la difficulté des métiers (44% versus 39%). Ainsi, seulement 8% des Français.es connaissent précisément les formations qui y mènent.

Pour en savoir plus : CNEAP

Le monde agricole ne manque pas d’idées

Publié le 23 Juin 22

L’appel à projets Terres d’idées, mis en place par Mutualia, a de nouveau cette année été le révélateur de l’esprit d’initiatives et d’innovation chez les agricultrices et les agriculteurs. En effet, 250 dossiers ont été déposés et 7 d’entre eux ont été récompensés.

Les quatre catégories de l’appel à projet ont récompensé :

  • Territoires :
    Nicolas Lefébure, de Landujan (Ille-et-Vilaine), élève des ovins de race bretonne : les brebis de Belle-Île et celles d’Ouessant. Les animaux assurent notamment l’éco-pâturage pour des entreprises.
  • Développement durable :
    Daniel Rabier, à Ecueille-Valençay (Indre) réalise une méthanisation collective pour valoriser les biodéchets de son territoire et contribuer à la transition énergétique par la production de gaz vert.
  • Emploi :
    Alexis Barbé et Zoé Laboual, de La Ferme de Liberneuil, à Taillebourg (Charente-Maritime), ont embauché 2 apprenties pour les accompagner dans la valorisation de leur lait de chèvres bio.
  • Innovation :
    Gwendal Danse, apiculteur à Clohars Carnoët (Finistère) projette de développer une application pour un suivi précis de ses abeilles et une traçabilité de son miel.

Deux prix spéciaux viennent compléter ce palmarès :

  • Prix spécial des territoires Mutualia/Public Sénat :
    Nicolas Arnoux, apiculteur à Blauzac (Gard), met en place un projet pédagogique impliquant les acteurs de son territoire au service de la biodiversité
  • Prix spécial du Jury Mutualia/Présence Verte :
    Géraldine Loucougaray, éleveuse à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime) développe de la médiation animale sur son exploitation.

La production de pois

Publié le 22 Juin 22

Le pois est la culture légumineuse à graine la plus cultivée en France, devant le soja et la féverole.

En 2021, la France compte 202 000 hectares de pois, avec un rendement moyen de 28,8 quintaux/hectare. La France est le premier producteur de pois de l’Union européenne, devant l’Allemagne et l’Espagne.

La production française est en 2021 de 582 000 tonnes, dont 43 % sont destinés à l’alimentation animale, 25 % à l’alimentation humaine et 32 % de la production concernent les exportations de graines. .

La culture de pois présente un atout environnemental : elle ne nécessite pas d’apports azotés car elle entretient une relation symbiotique avec des bactéries du sol lui permettant de fixer l’azote de l’air.

Pour aller plus loin : étude de Terres Univia

Célébrons le patrimoine agricole et alimentaire de l’Hexagone

Publié le 15 Juin 22

Guillaume Gomez, ambassadeur pour la promotion de la gastronomie française, parrain de la 2e édition des Journées nationales de l’agriculture invite à débattre de l’avenir de l’agriculture.

Les Journées Nationales de l’Agriculture permettent d’aller à la rencontre des hommes et des femmes sans qui notre alimentation, notre gastronomie ne serait pas ce qu’elle est : un puissant facteur d’attractivité, le reflet d’un art de vivre et un moteur de l’économie de notre pays. Les JNAgri permettent de mieux comprendre le rôle de professionnels passionnés et de découvrir l’ensemble des activités liées au monde agricole français.

A l’occasion de cette deuxième édition, célébrerons le patrimoine agricole et alimentaire de l’Hexagone.  Reconnectons le monde agricole et nos concitoyens et échangeons sur les différents systèmes de production. Débattre de l’avenir de l’agriculture, sensibiliser les jeunes au monde agricole et à leur alimentation est une priorité pour laquelle je me bats.

Je me réjouis aussi qu’à cette occasion le lien entre la production et la transformation puisse être évoqué et que la transmission à la jeunesse par des jeux ludiques comme des escape games, des ateliers découverte, des fresques sur le climat puisse être possible.

Euro-Toques fait de la saisonnalité, du respect du produit, du goût et du fait maison le socle d’un travail de fond mettant en avant le respect du produit et des producteurs. Avec Euro-Toques Jeunes nous souhaitons aller plus loin encore et partager ces valeurs avec les futurs professionnels. Le respect du travail des agriculteurs par les chefs cuisiniers est au cœur de la relation entre ces deux maillons essentiels pour proposer une alimentation saine sûre et durable à nos concitoyens. Les JNAgri doivent mettre en lumière le rôle de la saisonnalité, du respect du produit, du goût et du fait maison que nous cherchons à transmettre aux futurs professionnels

Ces Journées Nationales Agricoles sont un réel rendez-vous de découverte et d’échange.

 Qui sait, elles susciteront peut-être des vocations !

Voulons-nous du bon ?

Publié le 14 Juin 22

Thierry Marx, parrain des Journées nationales de l’agriculture 2022, rappelle que l’alimentation n’est pas un bien de consommation comme les autres.

“Le monde est un village. Nous l’avions bien compris lorsqu’il s’agissait de tous regarder dans la même direction, la même coupe du monde, au même moment devant nos mêmes écrans. Aujourd’hui avec les événements terribles en Ukraine, nous saisissons aussi que nous faisons tous nos courses au marché du même « village ». Et c’est un vertige pour le consommateur qui comprend que les céréales, les oléagineux, le café, la poudre de lait, le sucre, la viande… tout s’échange sur ce marché.

Et le même consommateur prend conscience que l’agriculture est devenue la variable d’ajustement d’une course folle à la surconsommation. On ne réfléchit qu’en terme de prix. Ce qui est une erreur funeste qui appauvrit tout le monde sauf la grande distribution. Depuis quarante ans, la France a mené une politique uniquement centrée sur le pouvoir d’achat du consommateur qui l’a habitué à vouloir acheter le moins cher possible. Il s’agit de ce Low Cost que je dénonce et que la logorrhée crapuleuse de certains prélats de la grande distribution voudrait nous faire avaler tout rond.

Nous avons perdu de nombreuses filières de fruits et légumes en bombardant de réglementations nos agriculteurs d’un côté, et en voulant acheter moins cher (donc ailleurs) de l’autre. Un exemple du moment : la cerise que beaucoup d’exploitants ont cessé de produire à cause de nombreuses contraintes vient massivement du Chili et brille avec arrogance sous les néons des grandes surfaces.

C’est d’autant plus perturbant que l’alimentation n’est pas un bien de consommation comme les autres. Il y a en ce que l’on mange quelque chose qui nous construit. En cela, c’est bien plus que de la consommation. Et c’est pour cela que nous sommes plus des mangeurs que des consommateurs.
Je crains que d’ici quelques années, il y ait deux mangeurs. Le premier aura les moyens de s’acheter des produits français haut de gamme quand le second sera condamné à ne pouvoir acheter que des produits importés puisque la France n’en produira plus.

Le mieux est parfois l’ennemi du bien et en terme de réglementation agricole, c’est l’évidence. Bien sûr qu’il faut favoriser une production plus vertueuse. Et il est sans doute une initiative et un savoir faire que les pouvoir publics devraient regarder de près. Je pense à la formidable aventure humaine de Bleu, Blanc, Cœur qui regroupe plus de 7000 agriculteurs. Ils ont compris que le temps des changements pour une exploitation se mesurait en années. Que la terre, c’était le temps long. Qu’il fallait accompagner l’agriculteur vers une obligation de résultat plutôt que dans des zig et des zag de contradictions. Et la réussite de cette méthode, aujourd’hui éclatante, nous rend très optimiste.

Enfin, si nous voulons retrouver une indépendance alimentaire nous devons revaloriser le métier d’agriculteur. C’est une question de volonté politique et le bon est aujourd’hui politique. Jean Anthelme Brillat- Savarin l’écrivait bien avant nous dans sa Physiologie du goût en 1825 : « La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent. » Alors, je pose la question : voulons-nous rester la nation du bon ?

Le bio pâtit d’un marché général de l’alimentation en régression

Publié le 10 Juin 22


Le secteur alimentaire a subi en 2021 une crise générale. L’agriculture biologique en a été impactée mais a globalement résisté.

La progression du marché du bio semble atteindre un plateau. Toutefois, l’évolution est différente suivant les différents secteurs de distribution. Ainsi, d’après les chiffres de l’Agence Bio, dans la grande distribution (18 000 points de vente), la baisse est notable, du fait principalement d’une diminution de référencement : le nombre de référence bio par magasin est passé de 523 en 2017 à 497 en 2022. La baisse est moins forte dans les magasins spécialisés (3 000 points de vente). Mais on note surtout une progression en vente directe chez les producteurs en circuit court (26 000 points de vente), chez les artisans commerçants et en restauration hors domicile.

L’agriculture biologique ne connaît pas de régression

En 2021, le seuil des 10 % de surfaces agricoles en bio a été dépassé en France (2, 78 millions d’hectares engagés, soit 10,3 % de la surface agricole française). Même si la progression des conversions en bio est moins forte, il n’y a pas globalement de recul.

La France est leader en Europe en termes de surface et deuxième (derrière l’Allemagne) en termes de marché : 81 % du bio consommé en France sont produits en métropole. Il y a donc une bonne adéquation entre la production et la demande.

Afin de relancer la dynamique du secteur, des efforts vont être engagés en matière de communication car 1 Français sur 2 déclare ne pas être assez informé sur le bio et 37 % des Français trouvent que le bio n’est pas assez présent dans la publicité.

Globulina fabulosa, un escape game en extérieur à Paris

Globulina fabulosa est un jeu de piste en extérieur, réalisé dans Paris, mêlant histoire et agriculture qui se tiendra durant les Journées Nationales de l’Agriculture des 17, 18 et 19 juin. C’est une immersion enrichissante qui se prête à une quête philosophique : une manière ludique, via une application, de découvrir ou de redécouvrir une partie du patrimoine agricole parisien des 5e et 7e arrondissement.

Cette aventure va mobiliser les jeunes et les familles de la capitale. L’expérience est accessible à tous, mêlant agriculture, histoire et philosophie dans une enquête. Elle dirige les joueurs dans un parcours en plein cœur des 7ème et le 5ème arrondissement de Paris.

L’escape game est accessible via une application mobile sur Quaestyo, simple, rapide à prendre en main. Elle intègre parfaitement l’histoire de l’agriculture dans une expérience hors du commun. Ce jeu est réalisé dans le cadre des Journées Nationales de l’Agriculture, en collaboration avec l’Académie d’agriculture de France, qui apporte son expertise agricole au jeu et l’IHEDREA (Ecole d’agro-management) qui s’appuie sur le point de vue des étudiants pour y intégrer pertinemment l’histoire de l’agriculture.

L’aventure gravite autour de la recherche de Globulina fabulosa et de ses propriétés. L’expérience est à faire seul ou en groupe et rapproche progressivement les joueurs d’une problématique philosophique. Grâce à une histoire plus vraie que nature, il ne reste plus qu’à se laisser guider par les grands hommes de l’histoire agricole. Cette réflexion permet de rapprocher les citoyens des problématiques rencontrées dans l’agriculture.

Pour en savoir plus : rendez-vous à l’Académie d’agriculture de France, 18 rue de Bellechasse à Paris 7e pour commencer cet escape game, les 17, 18 et 19 juin prochains.

L’industrie des engrais se mobilise pour le climat

L’entreprise d’engrais Yara France ouvre pour la première fois les portes de son site d’Ambès (33) au grand public durant les Journées nationales de l’agriculture. Ce sera l’occasion d’informer plus largement sur l’intérêt et le rôle des fertilisants en agriculture, mais également sur les efforts entrepris par les entreprises de la fertilisation dans le domaine environnemental.

L’ambition de Yara est d’apporter une contribution significative à la réalisation des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre en Europe et dans le monde. Nous nous efforçons de réduire l’empreinte carbone de l’agriculture, tant pendant la production que sur le terrain” précise Delphine Guey, directrice de la communication, des affaires publiques et de l’engagement sociétal de Yara France.

Ainsi, Yara a réduit ses émissions de gaz à effet de serre (GES) en Europe de 55 % depuis 2005 et vise désormais la neutralité climatique d’ici 2050 en réduisant l’intensité en CO2 de ses activités de 10 % d’ici 2025, par rapport à 2018.

Pour atteindre cette ambition, l’entreprise développe différentes solutions complémentaires. Par exemple, Delphine Guey cite les pistes les plus avancées en cours :

  • des engrais neutres pour le climat : nous investissons dans l’ammoniac et l’hydrogène vert afin de proposer des engrais décarbonés, ce qui contribuera considérablement à réduire l’empreinte climatique de l’agriculture et à décarboner la chaîne alimentaire. Grâce à une collaboration avec des entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables, dont Engie, Statkraft et Aker Horizons, des projets pilotes sont en cours d’élaboration pour produire de l’ammoniac vert. En bouleversant le processus de fabrication de l’ammoniac, qui rentre dans la composition de la plupart des engrais azotés minéraux, grâce à l’utilisation des énergies renouvelables (solaire, éolienne, hydroélectrique), il est possible de produire des engrais à base de nitrate sans énergie fossile. En Europe, les premiers engrais décarbonés seront commercialisés en 2023. Et notre feuille de route est d’atteindre 30% de nos productions d’engrais décarbonés d’ici 2030 au niveau mondial.
  • des nutriments issus du recyclage des déchets organiques : grâce à des partenariats stratégiques, Yara® s’efforce de trouver les meilleures pistes pour valoriser toutes les sources de nutriments et favoriser leur recyclage dans un cercle vertueux pourvu qu’elles soient efficaces et respectent toutes les règles en matière d’innocuité. Par exemple, nous travaillons conjointement avec Veolia pour développer, produire et commercialiser des solutions de fertilisation à partir du recyclage de produits organiques (notamment des engrais organo-minéraux) afin d’aider les agriculteurs à optimiser la nutrition des cultures, à améliorer la qualité des sols et à réduire leur empreinte carbone.
  • le captage de carbone à la ferme : en adoptant des pratiques agricoles favorables au climat, les agriculteurs européens pourront produire des “crédits carbone” agricoles ou des cultures certifiées, et contribuer ainsi à la décarbonation des filières agroalimentaires. L’Agoro Carbon Alliance, lancée par Yara®, a l’ambition de placer les agriculteurs au centre de la solution en leur permettant de valoriser leurs changements de pratiques grâce à une mise en relation avec le nombre croissant d’entreprises qui cherchent des moyens de respecter leurs engagements climatiques. Les agriculteurs, en rejoignant l’alliance Agoro Carbon, pourront donc bénéficier d’un revenu supplémentaire, tout en maintenant le rendement des cultures. Ils peuvent ainsi choisir les pratiques positives pour le climat qui sont les plus adaptées à leur exploitation, ainsi que les surfaces déclarées dans le programme“.

Pour aller plus loin sur la fertilisation et le changement climatique, cliquez ici

Un week-end à la campagne

Dans le cadre des journées nationales de l’agriculture, le dimanche 19 Juin à Moÿ-de-l’Aisne, dans les Hauts-de-France, Bruno Cardot ouvre son exploitation au public. Dans la cour de sa ferme il reconstitue la diversité du monde agricole, en communiquant de manière positive sur l’agriculture et le métier d’agriculteur.

Pendant les journées nationales de l’agriculture, Bruno Cardot propose une reconstitution du monde agricole dans la cour de son exploitation. Pendant ce moment festif, Il communique sur l’ensemble des métiers de l’agriculture. Cette manifestation est organisée par des agriculteurs et animée par des  professionnels de l’agriculture sous l’impulsion de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne et des jeunes agriculteurs des arrondissements de Chauny et de Saint-Quentin.

En partenariat avec le Lycée agricole Robert Schuman de Chauny, des bacs seront installés et présenteront des cultures des deux arrondissements (blé, colza, betteraves, légumes, prairies…). L’objectif est de révéler au public la richesse et la diversité des cultures de leur territoire et d’échanger autour de cette plaine vivante.

L’agriculture est au cœur de la vie du territoire. Toutes les filières et organisations professionnelles agricoles sont invitées. Elles exposeront un large éventail de productions : betteraves, céréales, oléagineux, pommes de terre, lait, semences…

Les organismes de recherche et d’innovations et la  Chambre d’Agriculture dévoilent à cette occasion des études et projets  agricoles innovants (drones, matériaux bio-sourcés, agriculture de précision…). Cérésia et Tereos, collecteurs des matières premières, seront aussi présents.

Bruno Cardot, un agriculteur qui a de la voix

Bruno Cardot, en matière de communication sait marquer les esprits. Vice-président de l’association Franceagritwittos, il aborde avec humour et dérision des sujets sérieux, très souvent avec une casquette ou une perruque amusante. En effet, il souhaite communiquer positivement une réalité, souvent difficile du monde agricole. Devant ses 6 205 abonnés, Bruno Cardot n’hésite pas à danser pour invoquer la pluie ou ne manque pas de prévenir les voleurs de pomme de terre fécule, de risques probables d’indigestion. L’humour « il n’y a que ça qui marche » dit-il. En tournant en dérision des sujets sensibles, il incite intuitivement une réaction. Twitter est son outil de communication favori, car cela permet un retour sans filtre et instantané.

Les couleurs de l’espoir

Une marche « Les couleurs de l’espoir » est organisée, dans le cadre des Journées nationales de l’agriculture, le dimanche 19 juin, dans le Doubs. L’association « La L’isloise », créée par l’agricultrice Anna Boucard, souhaite à cette occasion soutenir les malades du cancer.

Anna Boucard est à l’initiative de la marche « les couleurs de l’espoir ». Cette marche permet de sensibiliser les participants sur la prévention des cancers du sein, colorectaux et pédiatriques.

Un circuit de 4km, autour du GAEC de la Motte, à Bournois, permet, à travers à des activités et des témoignages, de sensibiliser sur le dépistage des cancers. Toutes les personnes motivées sont invitées à y participer (5€). Environ 800 personnes ont participé en 2014, Anna Boucard espère accueillir au moins autant de participants pour l’édition 2022 des Journées nationales de l’agriculture.

A l’arrivée de la marche, la MSA, la Mutualité sociale agricole, interviendra pour informer sur les cancers. L’association Oncodoubs, qui contribue au bien-être des personnes en chimiothérapie, délivrera des conseils aux participants sur la prévention des cancers, dans le but de mettre en place des gestes de contrôle simple ou insister sur le dépistage.


Un engagement sur tous les fonts

Anna Boucard se mobilise énormément dans le domaine de la santé. Elle accorde une importance particulière à la prévention du cancer. Avec son association « La L’isloise » , qu’elle préside, elle accompagne les personnes malades. Ainsi elle a, par exemple, déjà distribué 440 boîtes de jeu aux enfants du CHU de Besançon et récolté des fonds en vendant 923 bonnets en France et au Québec. Anna Boucard est ainsi très active au sein d’Oncodoubs et Semons l’espoir.

Mais Anna Boucard se rend également disponible pour lutter contre la précarité alimentaire, avec l’association « Les Agriculteurs ont du cœur » qui incite les exploitants agricoles a donné une partie ou un surplus de leur production aux banques alimentaires.

Les Bretons jugent positivement leur agriculture

Publié le 19 Mai 22

Le réseau Produit en Bretagne et l’association Agriculteurs de Bretagne ont enquêté sur la relation que les Bretons entretiennent avec leur agriculture et leur alimentation. Il en ressort notamment :

  • L’agriculture a globalement une image positive et qualitative

Qualité, local, proximité, naturel, sain, bio : l’agriculture bretonne jouit d’une perception spontanée très positive.
Les citoyens bretons ont à la fois une vision noble du métier (des agriculteurs passionnés, attachés à leurs animaux et leurs terres) mais également compatissante et bienveillante du métier (rémunération faible, dureté physique, peu de temps libre…).

  • Le citoyen se projette vers une agriculture toujours plus vertueuse

Le citoyen attend que l’agriculture d’améliorer ses pratiques dans les domaines du bien-être animal, du respect de l’environnement et de la diminution de l’utilisation des pesticides. Il souhaite également une agriculture qui rémunère correctement les agriculteurs.

  • L’information est insuffisante

Les citoyens jugent l’information diffusée par les médias sur l’agriculture trop superficielle.
Cette critique est encore plus forte chez les jeunes générations.

Pour en savoir plus sur l’étude : cliquez ici

La sécheresse inquiète

Publié le 17 Mai 22


Les déficits importants de pluviométrie commencent à inquiéter sérieusement les céréaliers.

Selon l’AGPB, l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales, “pour les céréales d’hiver, et plus particulièrement le blé tendre, la période est particulièrement critique. Une conjugaison successive de plusieurs facteurs explique la situation: l’absence de précipitations préalables à la reprise de végétation puis l’augmentation de l’évapotranspiration liée à la hausse des températures des ces dernières semaines. La montaison a donc débuté dans un contexte très défavorable et arrive progressivement à un stade particulièrement délicat avant le remplissage des grains. Les conséquences sont déjà visibles sur certains territoires : baisse nombre d’épis mais également du nombre de grains par épi, dont le remplissage est déjà compromis”.

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