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Une production qui pourrait bien exploser

Publié le 15 Fév 21

A la recherche de diversification, des producteurs d’Occitanie se sont lancés dans la culture de grenadiers. Des démarches sont en cours pour la création d’une marque commune pour le jus de grenades, prémices pour la reconnaissance d’une future IGP, identification géographique protégée.

Le grenadier est déjà présent dans le paysage méditerranéen mais les quelques pieds que l’on retrouve en bords de champs fournissent des fruits aux qualités gustatives peu attractives. En tant qu’élu aux Chambres d’agriculture de l’Hérault et d’Occitanie, en charge notamment des innovations, Pierre Colin s’est intéressé à cette production en 2011. Très rapidement un petit noyau d’agriculteurs de l’Hérault, du Gard, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales l’a rejoint dans son aventure. Un voyage d’études s’est déroulé en Espagne et un projet collectif s’est monté et a abouti en 2014 à la création de la Fédération des producteurs de grenades d’Occitanie.

Actuellement la grenade consommée sous forme de fruit en France provient essentiellement d’Espagne et le jus de grenade, de piètre qualité, est importé de Turquie. « En tant que viticulteurs, nous étions plus intéressés par la transformation de la grenade en jus que par le fruit de bouche » complète Pierre Colin. « Aujourd’hui, on compte une centaine de producteurs de grenade en Occitanie. Au printemps 2021, une marque collective sera créée, permettant par la suite de pouvoir aboutir à une identification géographique protégée. Par ailleurs, nous travaillons avec l’Ensia-Cet (école nationale des ingénieurs en arts chimiques et technologiques) de Toulouse à valoriser les sous-produits. En effet, pulpes et graines de grenades, riches en antioxydants, intéressent tout particulièrement la cosmétologie ». Ces recherches ainsi que les formations délivrées aux agriculteurs sont conduites et financées dans le cadre de programmes européens.

Actuellement, 4 variétés principales de grenadiers sont cultivées en Occitanie, auxquelles s’ajoutent 3 ou 4 variétés plus secondaires. La sélection des cultivars découle des différents essais conduits sur la plateforme expérimentale de la Chambre d’agriculture de l’Hérault, Sud Expé. Le grenadier rentre en production la troisième année et atteint sa pleine production au bout de 10 à 12 ans. La densité est d’environ 500 à 800 pieds à l’hectare.
Les vergers ne nécessitent pas de protection phytosanitaire particulière ; la raison pour laquelle la grande majorité actuellement des exploitations sont en agriculture biologique. Toutefois, les grenadiers ont besoin de beaucoup d’eau. Une irrigation est donc nécessaire.
Les vergers sont conduits soit en mono-tronc (avec taille et palissage), soit en buissons. La culture en buissons semble montrer ces dernières années une meilleure adaptation aux variations climatiques.
Les grenades sont ramassées en octobre, après les vendanges et avant la récolte des olives. Les rendements sont très variables et avoisinent 8 à 10 tonnes en moyenne par hectare.

Aujourd’hui, d’autres agriculteurs du pourtour méditerranéen s’intéressent à la production de grenades, notamment dans les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et le Var. La culture de grenades pourrait bien faire tâche d’huile dans les années à venir…

L’agriculture complètement timbrée ?

Publié le 12 Fév 21
Le mérite agricole est aujourd’hui familièrement dénommé “le poireau”

Le 15 mars 2021, La Poste met en circulation un timbre sur l’ordre du Mérite agricole, une façon de mettre en lumière toute l’agriculture française.

Le timbre-poste, conçu par Sandrine Chimbaud, illustre la complémentarité des territoires (plaine, forêt, montagne) et la variété des nombreuses productions agricoles réparties sur le sol national. Les personnages et l’assiette témoignent du travail intergénérationnel permettant la transmission des savoirs agricoles, agroalimentaires et gastronomiques au service de l’alimentation.

L’agriculture française, dans sa grande diversité et sa contribution importante dans notre société, méritait bien un timbre. Et cet hommage est rendu à travers le Mérite agricole.

Créée en 1883, cette “Légion d’honneur agricole” récompense les femmes et les hommes ayant rendu des services marquants à l’agriculture. Le mérite agricole fait partie des 6 ordres nationaux (avec la Légion d’honneur, l’ordre national du Mérite, les Palmes académiques, les Arts et Lettres ainsi que le Mérite maritime).

La filière agricole proactive pour la collecte et le recyclage de ses déchets

Publié le 11 Fév 21


Malgré la crise sanitaire et les confinements, tous les acteurs de la filière (agriculteurs, distributeurs, entreprises de collecte et de recyclage) au sein d’Adivalor se sont à nouveau mobilisés cette année, faisant ainsi encore progresser en 2020 la collecte et le recyclage des déchets de l’agrofourniture.

En 2020, 85 000 tonnes d’emballages et plastiques usagés ont ainsi été collectées, soit 5 000 tonnes de plus que l’année précédente, et ont été recyclées à près de 90 % (hors films de paillage usagés).

La profession agricole française est la seule au monde à avoir conçu et développé une organisation ayant atteint une performance aussi élevée de collecte et de recyclage pour les principaux déchets de l’agrofourniture. Son efficacité lui permet aujourd’hui de pouvoir espérer atteindre prochainement le 100 % recyclé.

Christophe Grison, président d’Adivalor, et Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, ont signé le 15 janvier 2021 le prolongement de l’accord-cadre, soutenant ainsi l’initiative du monde agricole pour plus d’économie circulaire.

Aimez les légumineuses : pour une alimentation saine et une planète en bonne santé

Publié le 10 Fév 21


En ce 10 février, Journée internationale des légumineuses, les Nations-Unies souhaitent mieux faire prendre conscience de la contribution des légumineuses à des systèmes alimentaires durables et à des régimes alimentaires sains. Cette journée entre ainsi en résonance avec les initiatives lancées en France pour développer cette filière.

Les légumineuses sont bonnes pour nous et pour notre planète. Il serait dommage de s’en priver d’autant plus que le Plan national nutrition santé recommande de consommer des légumes secs au moins deux fois par semaine car ils sont naturellement riches en fibres. Et si vous manquez d’idées pour cuisiner ces graines riches en protéines végétales : lentilles, pois-chiche, haricots, pois-cassés, fèves… n’hésitez pas à suivre les conseils du Chef Fabrice Mignot!

Afin d’atteindre l’indépendance pour son approvisionnement en protéines végétales destinées à l’alimentation humaine et animale, l’État français vient de lancer un plan de structuration de ses filières. Et le monde agricole se mobilise partout en France pour y contribuer, comme en Occitanie où tous les acteurs se retrouvent autour du projet Fileg pour développer ensemble une filière de légumineuses à graines.

Avec son miel, Adeline vise la lune

Publié le 9 Fév 21

Adeline Raguin n’a pas peur des défis. Ce goût du risque et de la découverte l’a conduite à une reconversion professionnelle, il y a une dizaine d’années, pour devenir apicultrice.

A 41 ans, Adeline Raguin, apicultrice professionnelle en Meurthe-et-Moselle, ne cherche pas forcément la facilité. Opter pour l’univers agricole quand on n’est pas issu du milieu et que l’on est une femme, voilà qui peut paraître atypique. Mais par son exemple, elle montre que c’est possible !

Un itinéraire original

Originaire de la région parisienne, après une formation initiale universitaire dans le droit et une première expérience professionnelle en tant qu’assistante dentaire, Adeline Raguin a décidé de changer de métier à la naissance de sa fille Apolline. « Je voulais travailler avec la nature. La vie et l’élevage des abeilles ont piqué mon intérêt. Je me suis lancé alors dans une folle aventure ». Mais en toute franchise (car Adeline n’est pas de celle qui tourne autour du pot…quand bien même fut-il de miel), elle le reconnaît aisément, cela n’a pas été facile. « Bien sûr la Chambre d’agriculture m’a conseillée. Bien sûr je suis allée rencontrer des apiculteurs professionnels mais je me suis parfois sentie un peu seule. C’est par mes expériences de terrain, mes erreurs de débutante que peu à peu je me suis initiée au métier ». Sachant dépasser ces difficultés, elle les balaie d’un rire franc et sonore et avec son caractère vif et dynamique, elle avance et poursuit son chemin.

Aujourd’hui elle gère un peu plus de 200 ruches. « Je suis dépendante de mes abeilles. Je ne suis pas sûre de ce qui peut arriver. Chaque saison est différente. Il y a le risque de conditions météorologiques défavorables ou bien encore les aléas lors des déplacements des ruches. Mais quel plaisir d’aboutir à un produit fini aussi noble que le miel ! ». C’est ainsi que, suivant les récoltes, Adeline commercialise entre 6 et 10 tonnes de miel par an. Du miel toutes fleurs, de l’acacia, de châtaignier, de sapin, de forêt, de tilleul, de tournesol, de luzerne ou bien de montagne : sa gamme est très étendue.

Une valorisation diversifiée

Avec son cheptel, afin d’assoir la rentabilité économique du Royaume des abeilles, Adeline a développé la vente de produits dérivés du miel : pains d’épices, confiseries, vinaigres ou moutardes, hydromel, cosmétique, bougies ou bien encore bergamiel (bière au miel aromatisée à la bergamote).

Ces produits, Adeline les fabrique elle-même ou les fait fabriquer. « Je tiens à faire travailler les artisans ou d’autres producteurs pour leur permettre eux aussi de se déployer, en sublimant ma matière première à travers leur savoir-faire ». Les produits sont actuellement vendus dans des épiceries fines ou dans des magasins de producteurs. « Je vais également essayer de développer prochainement la vente en ligne sur mon site Internet. Mais étant seule sur l’exploitation, il est difficile de mener tout de front ».

Le partage et l’ouverture

Et Adeline ne manque pas d’idées pour toujours innover. « J’aimerais bien me rapprocher de Chefs cuisiniers car ils savent mettre en valeur nos productions. J’y suis d’autant plus sensible que mes parents étaient restaurateurs. Je suis aujourd’hui très émue face à la situation dans laquelle se trouve cette profession, en pleine crise sanitaire ».

Mais avant tout, Adeline tient à partager la passion de son métier d’apicultrice. « Afin d’expliquer aux consommateurs et les rassurer, il nous faut raconter notre façon de produire ». Elle en est convaincue : c’est par l’échange et l’ouverture aux autres ainsi que par une dynamique collective qu’il sera possible d’obtenir une reconnaissance professionnelle en retour. Encore un défi qu’Adeline est prête à relever !

La Dordogne séduit

Publié le 8 Fév 21


Vous voulez vous devenir agricultrice ou agriculteur ? Et pourquoi pas en Dordogne ?

Que représente l’agriculture en Dordogne ? Quel est le poids de l’activité agricole en Périgord ? La Chambre d’agriculture de Dordogne invite à découvrir la diversité des métiers de l’agriculture, ses filières et la qualité des produits qui font la richesse gastronomique du département.

La Dordogne agricole, c’est 6 000 exploitations agricoles (avec 200 installations chaque année) et 14 000 salariés agricoles.

Les Journées nationales de l’agriculture 2021

A l’occasion de la restitution des avancées des différents chantiers conduits par Make.org autour de la Grande Cause “Comment permettre à chacun de mieux manger ?“, il a été annoncé la mise en place des Journées nationales de l’agriculture les 18, 19 et 20 juin 2021.

Suite à une grande consultation en 2019 autour de l’alimentation, la plateforme de mobilisation citoyenne Make.org a élaboré un plan d’actions concernant l’approvisionnement en circuits courts, la diminution des emballages plastiques, la saisonnalité des produits, la réduction du gaspillage alimentaire et le valorisation du travail des agriculteurs. Sur ce dernier point, l’objectif de Make.org a rejoint le travail engagé par les associations #agridemain, FranceAgriTwittos, Tous à table et Agriculteurs de Bretagne pour créer les Journées nationales de l’agriculture. L’Ania, Association nationale des industries agroalimentaires, s’associe également à cet évènement.

A travers ces Journées nationales de l’agriculture, l’objectif est de permettre à chaque citoyen de découvrir son patrimoine agricole et alimentaire en visitant, sur tout le territoire, les sites de production agricole et de transformation le temps d’un week-end, les 18, 19 et 20 juin 2021. Il s’agira d’un moment de concorde nationale autour du rôle majeur joué par les agricultrices et les agriculteurs en France.

Le ministre de l’Agriculture apporte son soutien

Le ministre, que je suis, encourage toutes ces initiatives qui permettent aux uns et aux autres de mieux se comprendre” a affirmé Julien Denormandie,

A l’issue de la réunion de restitution de Make.org, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a vivement appuyé la démarche. “Cette initiative va permettre d’accompagner la réconciliation entre les ruraux et les urbains. Les Journées nationales de l’agriculture permettront aux Français de découvrir leur patrimoine agricole et alimentaire. C’est ainsi qu’ensemble, nous parviendrons à recréer du lien entre tous, au sein de notre société et même à susciter des vocations“.

La patate, la vraie

Publié le 3 Fév 21


La patate douce se cultive de plus en plus en France métropolitaine. N’allez pas la confondre avec la pomme de terre, vulgairement appelée patate. La patate douce, elle, n’a rien de vulgaire, bien au contraire.

Si l’aspect et le nom les rapprochent, pomme de terre et patate douce ne sont pas de la même famille : la première est une Solanacée quand la seconde appartient à la famille des Convolvulacées (comme le liseron).

La patate douce connaît un engouement de la part des consommateurs : sa connotation exotique et ses valeurs nutritives séduisent. Face à cette forte demande, les importations (en provenance essentiellement d’Espagne et des États-Unis) ont bondi ces dernières années pour dépasser les 40 000 tonnes/an.

Les agriculteurs s’intéressent donc à cette production, d’autant que l’amélioration variétale de ce tubercule tropical permet aujourd’hui de le cultiver dans le Sud et l’Ouest de la France. En 2017, on estimait la superficie consacrée à cette culture à 200 hectares en France métropolitaine, pour une production d’environ 3 000 tonnes.

On ne plante pas des tubercules comme pour la pomme de terre, mais des boutures de tiges. Beauregard, Orléans, Georgia Jet, Evangeline et Bonita constituent les principales variétés cultivées. Plantée au mois de mai, la patate douce est récoltée fin août, début septembre. Sa culture montre l’avantage d’être peu exigeante en fertilisants, peu sensible aux maladies et ravageurs et relativement facile à cultiver, ses lianes recouvrant rapidement le sol. La patate douce est toutefois une plante ayant besoin de beaucoup d’eau et d’un sol chaud.

La production française de patate ne se limite pas à la seule métropole. Bien évidemment, l’outre-mer constitue également un lieu de production traditionnel. La patate douce occupe ainsi quelque 570 hectares dans les départements d’outre-mer (soit 0,4 % de la superficie agricole), principalement en Guyane (222 ha), en Guadeloupe (131 ha) et en Martinique (125 ha).

La production française de patate douce, métropole et outre-mer réunis, reste anecdotique à l’échelle mondiale (106 millions de tonnes par an, dont les deux tiers produits en Chine). La patate douce est en effet la septième culture alimentaire la plus importante au monde, après le blé, le riz, le maïs, la pomme de terre, l’orge et le manioc.


L’agriculture mobilisée contre le réchauffement climatique

Publié le 2 Fév 21


L’agriculture contribue à la lutte contre le réchauffement climatique grâce notamment à son potentiel de séquestration de carbone dans les sols agricoles.

Afin d’être acteurs de cette transition, la profession agricole s’implique et s’investit dans le Label bas-carbone, mis en place par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Ce label vise à diffuser largement des solutions permettant de valoriser un ensemble de pratiques favorables au climat.

Les exploitations d’élevage bovin (avec plus de 400 fermes engagées) ont été les premières mobilisées sur ce dossier, rejointes aujourd’hui par le secteur des grandes cultures, secteur au sein duquel réside un des plus forts potentiels de stockage de carbone en France. En effet, les grandes cultures sont une formidable pompe à carbone, grâce à l’efficacité de leur photosynthèse pour produire de la biomasse : 290 millions de CO2 sont captées annuellement par les 14 millions d’hectares des grandes cultures en France.

La profession agricole, en relation avec les acteurs économiques concernés, accompagne aujourd’hui les agriculteurs désirant réaliser des diagnostics de comptabilisation des réductions d’émissions de gaz à effet de serre dans leurs exploitations, afin notamment d’établir des plans d’amélioration de leurs pratiques.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Vers une relance du blé dur français

Publié le 1 Fév 21


Transformé en semoule ou en pâtes, le blé dur occupe une place importante dans notre alimentation. Pour autant, la diminution de sa culture en France inquiète.

La surface et la production françaises de blé dur ont été divisées par deux en dix ans, et les producteurs sont aujourd’hui dans une situation économique difficile. L’ensemble de la filière avec ses activités de collecte, transformation et exportation risque également d’être déstabilisée par un manque de matières premières françaises et par une augmentation des importations de pâtes.

Depuis leur maximum historique atteint en 2010, la production et la surface françaises de blé dur ont été divisées par deux, la surface nationale chutant de 507 000 à 249 000 ha en 2020. Cette baisse touche l’ensemble des bassins de production en France.

Devant ce constat, l’interprofession des céréales se mobilise et lance une étude stratégique en vue d’améliorer la compétitivité de la filière et de relancer la production et la transformation du blé dur.

La Beauce, le pays des amandes…

Publié le 30 Jan 21

Entre innovation et tradition : afin de mettre à l’honneur l’emblème gastronomique local du Pithiviers, des amandiers s’installent dans le paysage beauceron.

La Confrérie de l’Authentique Pithiviers œuvre depuis 2016 pour que son célèbre gâteau «le Pithiviers» (fondant ou feuilleté) soit élaboré à partir de produits 100 % locaux. Une quinzaine d’agriculteurs a été sensible à cet appel et s’est regroupée en 2019 au sein de la société, Les amandes de Pithiviers, pour relancer la culture d’amandiers dans le Pithiverais, qui a disparu au début du vingtième siècle.

Ainsi, 8000 arbres ont été plantés en 2020, avec l’objectif de doubler le nombre d’amandiers dans les prochaines années pour produire 7 tonnes d’amandes d’ici à 5 ans.

Avec ces premières plantations, le Pithiverais a ainsi pu obtenir la labellisation «Site remarquable du goût». Cette démarche s’inscrit dans une approche plus large du PAT (Projet alimentaire territorial) “Mangeons Loiret”, impulsé par la Chambre d’Agriculture du Loiret et le Département. Ce projet a pour ambition de rapprocher l’ensemble des acteurs de la filière (producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs et élus) pour développer une agriculture et une alimentation locales et de qualité.

Dans le cadre de l’élargissement de l’autoroute A10 qui traverse le Loiret, et afin de compenser l’emprise sur les terres agricoles, le complexe autoroutier a souhaité contribuer au renouveau de la production d’amandes en apportant une aide financière qui va permettre l’achat d’arbres mais également d’investir dans l’acquisition de machines pour la transformation des fruits (émondage, séchage, préparation de poudre…).

Le bioéthanol à base de betteraves et céréales poursuit son développement

Publié le 29 Jan 21


Malgré une baisse très importante de la circulation automobile durant la crise sanitaire de la Covid-19 du fait des confinements successifs, la consommation de bioéthanol continue de progresser.

L’E10, essence incorporant 10% de bioéthanol, poursuit sa progression pour occuper, en 2020, 48,5 % de la part de marché des essences. L’E10 est ainsi confortée à la première place des essences en France, place de leader qu’elle occupe depuis 2017.

Dans le même temps, la consommation de Superéthanol-E85 (à 85% de bioéthanol) a augmenté de 4% en 2020, alors même que les carburants essence ont chuté de 14%. Moins taxé car plus écologique, ce carburant reste le moins cher du marché mais nécessite toutefois d’opter pour un véhicule récent compatible ou d’équiper son véhicule de boîtier de conversion.

Face aux enjeux climatiques et d’indépendance énergétique, le bioéthanol devrait poursuivre sa progression dans les années à venir. Actuellement, la France est le premier producteur européen d’alcool agricole, utilisé majoritairement pour les carburants mais également pour la production de gels hydroalcooliques dont la production a bondi en 2020 du fait de la pandémie. Rouler au bioéthanol, c’est privilégier l’économie nationale. Le bioéthanol français est en effet fabriqué entièrement à partir de matières premières produites en France (sur seulement 0,6 % de la surface agricole nationale), et dans des distilleries implantées dans les territoires ruraux.

La matière première des matières premières

Publié le 28 Jan 21

Avec Semae, l’interprofession des semences et des plants se réorganise et s’ouvre à toutes les parties prenantes. Une filière qui compte et qui veut progresser pour répondre aux attentes sociétales.

La filière des semences et plants constitue le premier maillon de la chaîne alimentaire” rappelle François Desprez, président de Simae. “En France, le chiffre d’affaires de la filière pèse pour 3,3 milliards d’euros. La France est le premier producteur européen de semences et plants et le premier exportateur mondial.”

Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie souligne à cette occasion que “la filière des semences est la matière première des matières premières. Sans elle, il n’y a plus de cultures“. Les acteurs de la filière “sont aux premières loges des enjeux de la sécurité alimentaire et des transitions à venir pour plus de biodiversité et une agriculture plus résiliente“. Ils sont également “à la pointe des avancées scientifiques, en développant de nouvelles semences pour une agriculture toujours plus durable, de continuer à nourrir le plus grand nombre malgré les aléas des changements climatiques ou encore de répondre aux nouvelles attentes des consommateurs“.

Valoriser avant tout ses produits et son terroir

Publié le 27 Jan 21

Romain Blanchard, ambassadeur #agridemain, est céréalier et viticulteur dans les Bouches-du-Rhône, adepte d’une agroécologie pragmatique. Interviewé par Jean-Paul Hébrard pour l’émission Powerboost, il insiste sur le fait que ce n’est pas la taille de l’exploitation qui compte mais bien la recherche de valeur ajoutée (avec par exemple de la diversification ou de la transformation).

Romain Blanchard exploite 32 hectares de terres labourables (essentiellement pour des céréales) et 17 hectares de vignes en appellation d’origine protégée Côteaux d’Aix-en-Provence. Pour la conduite de son exploitation, il s’appuie beaucoup sur le collectif : il commercialise, tant son vin que ses céréales, par le biais de coopératives et pour les travaux, il fait appel à une Cuma (Coopérative d’utilisation de matériel agricole) ou à des entrepreneurs de travaux agricoles.

Il aborde la protection de l’environnement de façon concrète. Il convertit ainsi actuellement son exploitation à l’agriculture biologique. Par ailleurs, il expérimente la lutte contre les ravageurs grâce à l’intervention de rapaces. Pour cela, il installe des îlots de biodiversité fonctionnelle ainsi que des nichoirs.

Développer la production de protéines végétales : un enjeu stratégique

Publié le 26 Jan 21

Afin d’atteindre l’indépendance pour son approvisionnement en protéines végétales destinées à l’alimentation humaine et animale, l’État français a lancé un plan de structuration de ses filières.

En souhaitant s’attaquer à de grands défis (défi de la souveraineté alimentaire, défi économique, défi environnemental et enfin défi nutritionnel), ce plan « protéines végétales » vise à :

  • développer la production de protéines végétales en France, à la fois pour réduire la dépendance aux importations et sécuriser les approvisionnements. Si la ferme France, grâce à ses prairies et sa production de céréales, est globalement excédentaire en protéines végétales, son élevage est néanmoins fortement dépendant des importations de matières riches en protéines, et en particulier du soja.
  • améliorer la situation économique des éleveurs en favorisant leur autonomie alimentaire et en leur offrant de nouveaux débouchés. Être autonome en protéines végétales sur le territoire français contribuera à créer de nouveaux débouchés pour les producteurs de légumineuses et de céréales et le coût d’achat des fourrages et des graines pour l’alimentation animale sera moindre pour les éleveurs.
  • répondre aux enjeux environnementaux et climatiques. Les importations de soja contribuent à la déforestation, la dégradation forestière et la destruction d’écosystèmes naturels dans certains pays producteurs. Grâce à leurs capacités à fixer l’azote de l’air, les légumineuses nécessitent moins d’engrais. Par ailleurs, la culture des légumineuses préserve les pollinisateurs et la biodiversité.
  • développer une offre de produits locaux en matière de légumes secs. En France, la consommation de ces légumes secs (lentilles, haricots, fèves, pois chiche…) a été divisée par 4 en 20 ans, atteignant 1,7 kg/personne/an contre 3,9 kg en moyenne européenne. Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande d’augmenter la consommation de légumineuses (au moins 2 fois par semaine), en raison de leur richesse en fibres.
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