La betterave sucrière est une culture où rien ne se perd et dont les pulpes servent en alimentation animale.
Pour en extraire leur sucre, les betteraves sucrières sont râpées. La pulpe de betterave, qui constitue le résidu, est récupérée et peut être utilisée en alimentation animale.
La pulpe constitue un aliment énergétique, riche en cellulose digestible et en sucres solubles. Elle est soit utilisée sous forme de pulpes fraîches riches en eau (15 à 20 % de matière sèche) soit sous forme de pulpes déshydratées.
La pulpe de betteraves déshydratée est conditionnée sous forme de bouchons.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation soutient les Journées nationales de l’agriculture
La première édition des Journées nationales de l’agriculture se déroulera les 18, 19 et 20 juin 2021 et se tiendra sous le patronage du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.
Cette année, à l’instar de nombreux grands pays agricoles, la France organisera, elle aussi, ses Journées nationales de l’agriculture. Cette première édition, qui se tiendra les 18, 19 et 20 juin prochains sur l’ensemble du territoire, proposera à chaque citoyen de découvrir son patrimoine agricole et alimentaire, en visitant sur tout le territoire des sites de production, d’enseignement agricole, d’expérimentation, de recherche et des sites de transformation. Ces Journées bénéficient du soutien du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.
Des exploitations agricoles familiales aux industries agroalimentaires, en passant par les établissements d’enseignement agricole et de recherche et sites patrimoniaux, c’est l’ensemble de ce qui compose le secteur agricole et para-agricole qui se dévoilera au public pour une meilleure compréhension de ce qu’est l’agriculture et la reconnaissance de ses actrices et acteurs.
Comme l’a déclaré Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, “les Journées nationales de l’agriculture permettront aux Français de découvrir leur patrimoine agricole et alimentaire“.
L’agriculture sous les feux des projecteurs au printemps
Pour mettre à l’honneur l’agriculture française, le gouvernement donne rendez vous au printemps pour 2 événements : la Semaine de l’agriculture et les Journées nationales de l’agriculture.
Au Sénat le 3 mars 2021, lors des questions au gouvernement, Mme Françoise Férat, sénatrice de la Marne, a interpellé sur le besoin de reconnaissance des efforts entrepris par les agriculteurs. Le porte-parole du gouvernement, M. Gabriel Attal, a suggéré pour y répondre, deux rendez-vous au printemps pour aller à la rencontre du monde agricole.
Pour M. Attal, porte-parole du gouvernement, « il faut faire connaître nos agriculteurs et leur métier », et pour cela deux évènements devraient y contribuer au printemps. « D’abord le Centre national des concours et expositions agricoles organisera au printemps la Semaine de l’agriculture française avec des échanges et des conférences. Ensuite les Journées nationales de l’agriculture se dérouleront en juin et permettront aux Français de visiter des exploitations et de saisir la réalité du métier d’agriculteurs ».
Rendez-vous est donc donné :
Du 13 au 24 mai, lors de la Semaine de l’agriculture française, pour des échanges et débats
Seize portraits d’agricultrices et d’agriculteurs ornent les grilles de l’Assemblée nationale. Une façon de remercier tous les agricultrices et agriculteurs français, de métropole et des outre-mer, pour leur résilience, leur passion, leur mobilisation et leur engagement.
Mardi 2 mars, Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, et Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, ont inauguré une exposition consacrée au monde agricole, sur les grilles de l’Assemblée nationale, 33 Quai d’Orsay.
Le ministre de l’Agriculture souligne notamment que “depuis le début de la crise sanitaire, le monde agricole fait preuve d’une résilience extraordinaire. Celles et ceux qui nous nourrissent manifestent un engagement sans faille et une grande solidarité pour assurer l’alimentation des Français. À travers les seize portraits de cette exposition, ce sont des femmes et hommes, cultivateurs et éleveurs, de l’Hexagone et des Outre-mer qui sont mis en valeur : tous consacrent leur vie à produire le meilleur pour chacun d’entre nous“.
C’est à Surin, au Sud de la Vienne, que Cécilia Girard exerce ses métiers : salariée dans un service de remplacement et aide familiale sur les exploitations de son beau-père et de sa mère. A 24 ans, elle réussit à concilier sa passion du cheval avec la conduite de l’élevage.
Après des études agricoles, Cécilia a rejoint en 2012 son beau-père Olivier sur son exploitation agricole de grandes cultures (colza, blé, orge, tournesol) et d’élevage bovin (75 vaches laitières et 20 bovins à viande). Ce n’était pas trop son univers de prédilection. Elle, sa passion c’est le cheval. Mais elle a vite pris goût à la conduite du troupeau de vaches allaitantes de race Angus en effectuant les interventions à cheval.
Amoureuse de ses collègues
« Le cheval est un animal qui peut réagir plus vite que l’humain. Il peut ainsi nous alerter dès qu’il pressent que le bétail va charger. Tout comme les chiens de troupeaux Border Collie, le cheval sait instinctivement rabattre une vache » souligne Cécilia. « Il suffit d’apprendre au cheval à être précis dans ses déplacements, à contrôler la situation et il saura alors rapidement calmer les animaux. Le troupeau est beaucoup plus docile et la conduite très sécurisante ». Cécilia trie les vaches et effectue toutes les manutentions des bovins (prophylaxie, bouclage…) à cheval. Quand elle parle de ses chevaux, Cécilia les appelle ses collègues de travail. Une véritable synergie s’est créée.
Le cheval, encore et toujours
La passion du cheval est certainement un héritage familial. En effet, sur le même site que l’exploitation de son beau-père, Sandra, sa mère a ouvert en 2013 une activité équestre. Au sein de ce ranch, 11 chevaux, majoritairement de race Quarter horse, participent aux cours d’équitation et 8 autres sont éduqués pour trier un troupeau de génisses. Cécilia aide sa mère pour les soins apportés aux animaux mais également pour le débourrage ou le dressage des jeunes chevaux. « Ce jumelage entre l’élevage bovin de mon beau-père et l’activité équestre de ma mère est passionnant… mais pas forcément suffisant pour en vivre. C’est la raison pour laquelle je suis également salariée au sein d’un service de remplacement ».
Diversité du métier, diversité de compétences
C’est au départ en recherchant un poste de salariée agricole, en contactant notamment l’Adefa de la Vienne, l’association départementale pour l’emploi et la formation en agriculture, que Cécilia s’est mise en relation avec le Service de remplacement du département. « Depuis 3 ans, je suis en contrat à durée indéterminée avec cette structure. C’est un contrat annualisé et je suis rémunérée en fonction du nombre d’heures d’intervention pour remplacer les agriculteurs sur leurs exploitations. Je suis très polyvalente, même si je suis plus spécialisée en élevage. Contrairement à un salarié agricole qui travaille chez et avec l’exploitant, l’agent de remplacement doit être habitué à se débrouiller tout seul. Il faut savoir devancer l’imprévisible et prendre des décisions quand l’agriculteur est absent. C’est un métier qui pousse à s’adapter en permanence. Même s’il est relativement facile d’être embauché dans ce cadre, je ne conseille pas de s’y jeter tête baissée. Il vaut mieux commencer par un remplacement quand les exploitants sont en vacances plutôt qu’à l’occasion d’un arrêt maladie car ce travail est déjà naturellement source de pression ».
Du terrain au digital
Les remplacements permettent à Cécilia de visiter de nombreuses exploitations. « Cela me donnera peut-être l’occasion de trouver une exploitation qui recherche un repreneur et sur laquelle je pourrais m’installer » espère-t-elle. « Mais en attendant, je réfléchis à créer mon entreprise de marketing d’influence. Je trouve qu’il y a trop de préjugés sur l’élevage, c’est pourquoi je communique déjà beaucoup sur Instagram et YouTube pour présenter le travail du bétail à cheval. Je souhaiterais pouvoir accompagner d’autres éleveurs dans la promotion digitale de leurs produits et services ». Cécilia pousse décidément la polycompétence à un très haut niveau !
Les ouvriers agricoles, acteurs essentiels de l’entreprise
On résume bien trop souvent les métiers de l’agriculture à ceux uniquement des exploitants agricoles. Or il est possible de travailler sur les fermes avec le statut de salarié. Et l’agriculture recrute à tour de bras.
« Il y a deux fois plus de salariés agricoles que d’exploitants agricoles » souligne Dominique Boucherel, président de l’Anefa, l’association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture. Le salarié agricole ne compte pas pour du beurre. Loin de là. Pour preuve, d’après la MSA, le salariat sur les exploitations agricoles en 2019 a réalisé près de 540 millions d’heures rémunérées. L’emploi salarié dans la production agricole, correspond ainsi à 322 054 emplois à temps plein. En moyenne, l’Insee a évalué que les salariés permanents réalisent 20,3 % du travail sur les exploitations agricoles françaises, tandis que les salariés saisonniers et occasionnels en réalisent 16,3%.
Comment devient-on salarié agricole ?
« Rares sont les agriculteurs qui s’installent immédiatement à la sortie de leurs études agricoles » précise Dominique Boucherel, lui-même salarié dans un service de remplacement en Loire-Atlantique. « La plupart du temps, il est conseillé d’acquérir d’autres expériences après ses études, avant de reprendre une ferme. Et cela passe bien souvent par être salarié. Par la suite, c’est une question de choix et d’opportunité : soit on peut s’installer, soit on continue comme salarié agricole ». Ainsi la formation initiale pour être salarié agricole est bien souvent la même que celle pour devenir agriculteur. « On passe par les mêmes étapes car être salarié nécessite des connaissances techniques et pratiques pointues et diversifiées ». En effet, apte à intervenir sur tous types de chantiers agricoles (cultures, élevages, conduites de machines…), les salariés agricoles sont des acteurs polyvalents par excellence.
Un marché du travail très favorable
« Il n’y a pas beaucoup de difficultés pour trouver du travail pour qui est motivé » insiste Dominique Boucherel. « Il existe des organismes spécialisés comme l’Anefa ou l’Apecita pour aider à trouver un poste. Et il y a une abondance d’offres, dans toutes les régions, dans des productions diverses. Le bouche à oreille fonctionne plutôt bien également à la campagne quand un emploi de salarié agricole est à pourvoir. La plus grande difficulté pour le salarié agricole se résume par des soucis logistiques : pouvoir se déplacer (et donc avoir bien souvent son propre véhicule car le milieu rural n’est pas toujours très bien desservi) et se loger (sur place idéalement ou à proximité) ».
Le salarié agricole est employé soit par les exploitants agricoles directement, soit par des entités juridiques distinctes de l’exploitation agricole (agences d’intérim, services d’entraide, groupements d’employeurs, prestataires de services étrangers…). Pour tous ces salariés, une nouvelle convention collective nationale agricole entrera en vigueur le 1er avril 2021. Elle offre un socle social commun s’appuyant notamment sur une grille de classification des emplois et une grille de salaires nationales.
La biosécurité, c’est-à dire la sécurité contre les agents biologiques, constitue une thématique importante dans les élevages. Elle se concrétise par différentes actions permettant de protéger la population animale, l’homme et l’environnement.
La biosécurité consiste à mettre en œuvre un ensemble de mesures visant à protéger les élevages de l’introduction de nouveaux agents infectieux. Et cela s’applique tant au niveau des infrastructures, que des techniques ou bien encore des pratiques d’hygiène.
Les mesures sont classées en deux volets :
la biosécurité externe qui consiste à faire en sorte que le pathogène ne rentre pas et ne sorte pas d’un troupeau et ne persiste pas dans l’environnement.
la biosécurité interne qui vise à faire en sorte que le pathogène ne circule pas dans un troupeau et n’infecte pas l’homme.
Les éleveurs, soucieux de la santé de leurs animaux, de la sécurité sanitaire des aliments et de la santé humaine, accordent une attention toute particulière à ces mesures de biosécurité. Ils sont accompagnés pour la réalisation de diagnostic et la mise en œuvre d’actions concrètes, par des structures de conseil, tel le GDS, Groupement de défense sanitaire, qui propose notamment des grilles d’auto-évaluation.
En rejoignant ses parents sur l’exploitation familiale, Corentin Langé a développé une activité de fabrication de pâtes artisanales. Une diversification bien ancrée dans le territoire qui donne l’occasion de se rapprocher du consommateur.
Ingénieur en agriculture, Corentin Langé a travaillé pendant trois ans comme commercial dans un négoce. « Mais je ne me suis pas véritablement épanoui dans ce poste. J’avais besoin de revenir au plus près du terrain agricole » précise-t-il. Ses parents, Marc et Stéphanie, étaient encore loin de la retraite, il n’était pas question de s’installer tout de suite en reprenant la ferme familiale basée à Lumeau, en Eure-et-Loir. « Nous avons donc cherché, il y a 3 ans, une diversification sur l’exploitation et parallèlement je possède une entreprise de travaux agricoles qui me permet de réaliser la ferme de mon cousin à façon ».
La ferme d’Ecuillon cultive l’innovation
Blé tendre, blé dur et maïs constituent les cultures traditionnelles de l’exploitation familiale, d’environ 150 hectares. « Mes grands-parents se sont lancés dans les années 70 dans des cultures moins classiques pour la région, avec la production de semences, que mes parents ont poursuivi en s’installant en 2001. Ainsi, actuellement un bon tiers de notre exploitation est consacré à l’activité semencière avec diverses cultures porte-graines (carotte, mâche, betterave, sarrasin, haricot, pois) et également du blé dur en multiplication de semences ».
Avec le souhait de venir rejoindre ses parents sur l’exploitation, il a été nécessaire de réfléchir à une nouvelle activité. « Parmi les productions de la ferme, celle du blé dur se prêtait tout particulièrement à une valorisation. Nous livrons chaque année environ 20 tonnes de notre blé dur à un meunier. Nous avons réhabilité un ancien corps de ferme en atelier de fabrication et nous transformons ainsi la farine en pâtes sèches sur l’exploitation. Grâce à un temps de séchage long de 19 heures, les qualités gustative et nutritive de nos pâtes sont fort appréciées ».
Entre 15 à 16 tonnes de pâtes sèches « Ferme d’Ecuillon » sont ainsi commercialisées chaque année. Elles sont déclinées sous 5 formes et plusieurs parfums : nature, tomates, épinard, cèpes, encre de seiche, ail. Vendues en grandes et moyennes surfaces, ainsi que dans des magasins de producteurs, ces pâtes affichent leur caractère local et régional puisqu’elles sont vendues très majoritairement sous la marque Terres d’Eure-et-Loir. En moindre quantité, les pâtes vendues hors du département le sont sous la marque C du Centre. « L’ancrage local de notre production est essentiel, insiste Corentin. En achetant un produit Terres d’Eure-et-Loir, le consommateur a la garantie d’une production qualitative et de proximité. En effet, les producteurs de cette marque s’engagent à respecter une charte, qui précise les conditions de production et la provenance des produits ».
Se rapprocher du consommateur
Même si la vente directe de pâtes à la ferme est peu développée, les visites occasionnelles de touristes contribuent au rapprochement avec les consommateurs. « Certains visiteurs de la Maison du tourisme Cœur de Beauce ou du musée historique de Loigny-la-Bataille, situés à proximité, poursuivent leurs sorties touristiques jusqu’à chez nous pour découvrir la fabrication des pâtes. C’est alors l’occasion également de détailler notre façon de travailler et d’expliquer toute la complexité de l’agriculture. C’est en communiquant simplement sur nos pratiques que les citoyens en saisiront mieux les bienfondés ».
Un regard tourné vers l’avenir
Échanger avec les consommateurs, c’est aussi être à l’écoute de leurs attentes, parmi lesquelles figure en bonne place la préservation de l’environnement. Et c’est un sujet que Corentin aimerait bien développer en s’engageant dans la voie de l’agriculture de conservation, basés sur un moindre travail du sol.
« D’autres évolutions s’avèrent aujourd’hui nécessaires sur la ferme » estime Corentin. « Face à la concurrence sur le marché des pâtes fermières mais également du fait de l’arrivée probable sur l’exploitation de mon frère Honoré qui poursuit actuellement des études d’ingénieur en agriculture, nous réfléchissons à d’autres diversifications de transformation à partir de nos productions ». L’esprit d’innovation reste en éveil…
Les céréaliers de Nouvelle-Aquitaine se mobilisent pour la biodiversité
L’association générale des producteurs de blé, la Chambre régionale d’agriculture Nouvelle-Aquitaine, l’Association Noé et la coopérative agricole Océalia s’engagent dans un projet en faveur de la biodiversité.
Poursuivant dans la continuité de leurs démarches en faveur de la biodiversité, les céréaliers de Nouvelle-Aquitaine s’associent avec la Chambre régionale d’agriculture, une coopérative et l’association environnementaliste Noé pour conduire une expérimentation en faveur de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Ce projet est financé par la Région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre du programme Nature et transitions.
Deux pratiques agricoles en faveur de la biodiversité seront principalement suivies :
– la couverture des sols en interculture. En effet, en hiver, les parcelles nues (sans aucune culture dessus) sont plus vulnérables à l’érosion, avec des conséquences pour la biodiversité souterraine. Les couverts implantés entre deux cultures offrent une protection physique, et sont source de biomasse.
– la mosaïque de cultures diversifiées. Disposer de plusieurs cultures différentes sur une même zone, constitue une garantie d’une plus grande diversité d’habitats au sein des parcelles, favorable à davantage d’espèces et à la résilience des milieux.
Pour avoir un produit sain, il faut commencer par une semence saine
C’est ce que souhaitent rappeler les professionnels des semences à l’occasion de l’édition 2021 de #VillageSemence, du 8 au 13 mars 2021.
Cette année, le plateau TV #VillageSemence sera 100% digital et hors les murs : à Paris, Reims (51), Orléans (45), Angers (49), Clermont-Ferrand (63), Verfeil (31) ou encore Achicourt (59).
Au cours de 80 émissions, débats et échanges s’enchaîneront autour des nombreux enjeux actuels et à venir du monde agricole afin d’assurer à tous une alimentation saine et sûre grâce aux semences et plants de qualité.
Professionnels, politiques, partenaires médias et institutionnels, mais aussi le grand public aborderont des sujets sur l’alimentation. Ouverts à tous, sans tabou et en totale transparence, ces débats, permettront aux citoyens, aux consommateurs d’y prendre largement leur place.
Du 18 au 20 juin 2021 se tiendront les premières Journées nationales de l’Agriculture. Patrice Hauchard, directeur du Lycée Albert de Mun, y apporte tout son soutien.
Patrice Hauchard se félicite que ce projet aboutisse, et qu’il soit désormais soutenu par le ministre de l’Agriculture. D’autant plus que le Lycée Albert de Mun a accueilli le 23 septembre 2020 différentes personnalités (le Chef cuisinier Guillaume Gomez, l’ancien ministre Arnaud Montebourg, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, le directeur général du Club Demeter Sébastien Abis…), venues signer le manifeste pour la création de ces Journées. Ce manifeste avait été initié par Tous à table, #agridemain, FranceAgritwittos et Agriculteurs de Bretagne.
Formation à la restauration et à la boulangerie-pâtisserie-sandwicherie
Le lycée parisien technique et professionnel Albert de Mun accueille 1500 jeunes en formation, soit sous statut scolaire soit en apprentissage, du CAP au bac + 5. Plusieurs filières sont proposées, dont l’hôtellerie-restauration, avec très prochainement l’ouverture d’un pôle boulangerie-pâtisserie-sandwicherie.
L’établissement a à cœur de développer l’innovation. Cela se traduit par exemple par le souci d’accompagner le rapprochement entre la qualité du produit et la qualité de sa transformation : ainsi des vignes ont été plantées dans l’établissement pour permettre aux futurs sommeliers de faire le lien entre viticulture et vinification. Sur les terrasses, une agriculture locale et citadine a également été mise en place. Elle reste symbolique mais permet aux élèves de comprendre l’articulation entre la production et la transformation.
L’innovation, c’est aussi la création d’un nouveau secteur, un nouveau pôle dans l’établissement en 2021 : la boulangerie-pâtisserie-sandwicherie. Pour la sandwicherie, même s’il n’y a pas actuellement de diplôme ni formation, c’est un concept sur lequel le Lycée Albert de Mun souhaite travailler. Ce nouveau pôle va se situer dans le 13e arrondissement de Paris, rue Jeanne d’Arc, juste en face de l’entrée de l’hôpital de la Salpêtrière.
En agriculture, les professionnels de la santé des plantes affirment vouloir accélérer la transition engagée en faveur d’actions durables pour la planète et ses habitants.Une conviction qui se décline à tous les niveaux de l’élaboration de nouveaux produits de protection des cultures.
Une quarantaine d’étudiants de l’Ihedrea – L’école de l’agro management est à l’initiative d’un projet fort visant à mettre en avant le soutien des agriculteurs auprès des personnes en difficulté.L’objectif consiste à mobiliser le monde agricole pour augmenter les dons afin de faire face à l’augmentation de la demande d’aide alimentaire.
Les étudiants de première et deuxième année de l’Ihedrea, en partenariat avec les Banques alimentaires, participent à l’opération “Les Agriculteurs ont du Cœur”. Il s’agit de collecter auprès des agriculteurs des dons à destination des plus démunis. Cette opération se déroule sur le mois de février et sera présentée et valorisée lors de la nuit de l’Ihedrea qui aura lieu le 4 Mars.
Lors de cette soirée du 4 Mars sera lancé également un Agrithon qui consistera à collecter des fonds pour aider les agriculteurs en difficulté, ceux qui sont particulièrement touchés par la crise de la Covid19 et qui ont subi des catastrophes naturelles.
Philippe Bardou est vigneron à Neffiès, dans l’Hérault, au nord de Pézenas. Il a le goût de l’aventure. Mais en groupe, afin de partager en commun, découvertes et avancées. Il veut sans cesse oser, citant François 1er : « Si l’on se préoccupait trop de l’achèvement des choses, on n’entreprendrait jamais rien ».
Après une formation en viticulture et œnologie, Philippe Bardou a rejoint son père Christian sur son exploitation en 1993. Puis son beau-frère, Stéphane Martin est venu consolider et agrandir le domaine du Val des Bruyères en 1996. Christian est parti à la retraite en 2007. Mais il est toujours là, attentif et donnant son avis sur les évolutions de l’exploitation. Pour épauler Philippe et Stéphane à conduire les 80 hectares de vignes, il est fait appel à des saisonniers. « Aujourd’hui, la difficulté du recrutement de personnel local est un vrai point de blocage. Ce n’est pourtant pas par manque d’attractivité des postes à pourvoir » se désole Philippe.
Collectivement vôtre
Treize cépages différents composent le vignoble et permettent l’élaboration de rosé d’appellation d’origine protégée Languedoc et de vins d’Oc d’identification géographique protégée (blanc, rouge et rosé). Sur l’exploitation, il a toujours été fait le choix de livrer les raisins à une cave coopérative pour la vinification et la commercialisation. Aujourd’hui, c’est à Fontès, à la cave La Fontésole, que Philippe et Stéphane apportent leurs vendanges.
Pour eux, le collectif est essentiel, tant pour la défense de la qualité des produits et du métier que pour le partage du progrès et des innovations. Ainsi, Stéphane est fortement engagé dans la gestion de l’AOP Languedoc et de la future appellation Pézenas, ainsi que dans les groupements de lutte contre les organismes nuisibles. De son côté, Philippe est très impliqué sur le dossier de l’emploi et de la formation en agriculture. Et il suit également de très près les travaux conduits en viticulture durable et responsable, notamment avec Terra Vitis Rhône-Méditerranée.
C’est au sein de Terra Vitis que Philippe se révèle le plus proactif. « Nous devons concilier des attentes différentes mais tous avancer ensemble. Nous pouvons répondre aux demandes des consommateurs en matière environnementale et sociale sans pour autant négliger l’objectif économique essentiel de notre activité ». Et les initiatives en faveur de l’environnement sont nombreuses : installation de nids à pipistrelles (de petites chauve-souris), développement de la biodiversité dans et aux abords des vignes, collaboration avec les apiculteurs… « Il nous faut être vertueux et mutualiser les bonnes pratiques » insiste Philippe. C’est cette même volonté qui l’a conduit à mener avec une quinzaine de viticulteurs une expérimentation pour améliorer les pratiques d’application des produits phytosanitaires et à développer avec les instituts techniques des technologies de l’information et de la communication au service d’une agriculture durable. « C’est lorsque la recherche s’associe aux problématiques du terrain que l’on amène du progrès » estime Philippe. Au sein de Terra Vitis également, Philippe participe activement à un groupe pilote sur la RSE, responsabilité sociétale des entreprises, pour la rendre accessible aux très petites entreprises. « En relation avec les Toques Blanches, nous réfléchissons à valoriser et décliner ce concept autour d’une consommation responsable ».
Un goût d’innovation et d’originalité
L’ensemble du domaine Val des Bruyères est certifié HVE (Haute valeur environnementale)
A côté de l’activité principale viticole, le domaine Val des Bruyères se lance dans l’agrotourisme avec deux gîtes ruraux. « Dès qu’ils seront ouverts, nous ferons les démarches pour rejoindre Bienvenue à la ferme. Cette activité nous donnera l’occasion de prolonger les échanges sur notre métier avec les touristes que nous rencontrerons ».
Philippe entend bien vanter aux vacanciers toutes les qualités des vins de la région, mais pas seulement. « Nous leur ferons également découvrir les produits de nos diversifications : huile d’olives et jus de grenades. En effet nous avons remis en culture 1 hectare d’oliviers et nous avons souhaité nous associer à une démarche régionale de création d’une nouvelle filière, en plantant 2 hectares de grenadiers».
Innover et progresser tous ensemble, tel est l’esprit qui guide Philippe Bardou. Ce qui ne l’empêche pas de vouloir s’échapper en solitaire, dès que possible, au gré de ses lectures. « Je dévore des livres, sans aucune modération. Très vite, les piles de livres ont tendance à s’accumuler autour de moi. Et pour m’évader encore un peu plus, la cinquantaine venue et les études arrivées à terme de mes deux enfants Lise et Gabriel, il me prend l’envie maintenant de vouloir voyager ». La soif de nouvelles découvertes, encore et toujours…
Des fouilles réalisées sur une parcelle du domaine avec l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) et le CNRS (Centre national de recherche scientifique) ont permis de trouver les restes de 4 fours à poterie à amphores du 1er siècle : 2000 ans de viticulture sur ces terroirs !
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