La cameline, une plante qui pourrait bien se développer


La filière française des huiles végétales, soucieuse de développer une diversité de plantes oléagineuses, s’intéresse depuis plusieurs années à la cameline. Huile alimentaire et biocarburants constituent les principaux débouchés pour cette plante crucifère.

La culture de la cameline s’étale sur une période courte de production (100 jours). Semée au printemps, elle est cultivée seule ou bien le plus souvent associée à une légumineuse à graines comme la lentille, pour laquelle elle sert alors de tuteur. La cameline est globalement résistante aux maladies, peu sensible aux ravageurs et son fort pouvoir couvrant au sol limite le développement de mauvaises herbes. Riche en nectar et pollen, la caméline constitue donc un apport en nourriture intéressant pour les pollinisateurs.

Les surfaces consacrées à la cameline restent très modestes en France. Cette culture séduit particulièrement les producteurs en agriculture biologique. La valorisation la plus répandue de la cameline est l’huile alimentaire, celle-ci étant particulièrement riche en acide gras oméga 3. Les tourteaux (résidus issus de l’extraction de l’huile) peuvent être utilisés en alimentation animale. Un marché existe également pour l’utilisation de la cameline en cosmétique (savons, shampoings, crèmes…).

Autre débouché pour la cameline qui pourrait se développer prochainement : les biocarburants. Une filière française est ainsi en cours de développement autour de la cameline produite en dérobée (culture s’interposant entre deux cultures principales), à destination du marché des biocarburants peu polluants. « La cameline pourrait bien être l’une des pistes prometteuses pour accompagner la transition énergétique du secteur du transport » estime la société de transformation des graines oléagineuses Saipol.

En vue de développer la filière des biocarburants à base de cameline, une expérimentation a été lancée en 2020 en France sur un millier d’hectares.

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