Les betteraviers veulent accélérer l’innovation

Investir dans l’innovation et la recherche : tel est le souhait des betteraviers français pour faire face aux enjeux économiques et environnementaux de la filière.

La culture de la betterave sucrière doit faire face aujourd’hui à deux types de problème : un problème à moyen terme constitué par le réchauffement et les accidents climatiques et un problème à court terme avec une pression sanitaire croissante.

Cette pression sanitaire, amplifiée par le réchauffement climatique, s’exprime avec le développement notamment de :

  • la jaunisse (qui a fait perdre 750 millions d’euros dans la filière en 2020). Cette maladie endémique a toujours été présente en France, mais les agriculteurs ont actuellement de moins en moins d’outils pour empêcher son développement.
  • la cercosporiose. Ce champignon cause une maladie du feuillage, qui dessèche les feuilles de betteraves. Cela peut occasionner une perte jusqu’à 40 % du rendement betteravier. Touchant essentiellement la région Est de la France, cette maladie a tendance à se répandre un peu partout.
  • le charançon. Cet insecte pique les pétioles de betteraves, pond ses œufs dans la feuille et la larve migre jusque dans la racine et y creuse des galeries, causant des pertes de 50 à 60 % du rendement. Présent au départ dans la région de Bordeaux, cet insecte progresse, au gré du réchauffement climatique, vers le nord et on le retrouve maintenant jusque dans le bassin parisien.

Devant la nécessité et l’urgence à trouver des solutions face à ces défis, la filière betteravière compte beaucoup sur la recherche. Déjà des pistes prometteuses sont à l’étude comme la création d’odeurs pour remplacer des insecticides ou l’innovation de rupture en machinisme s’appuyant sur l’intelligence artificielle pour ne cibler et traiter que les plants malades.

Pour aller plus loin : Livre blanc “Betteravier 2030”

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