Marge de croissance possible pour la méthanisation


Du fait de la volonté européenne de se passer du gaz russe à moyen terme, la méthanisation est amenée à se développer. Toutefois, la biomasse utilisée pour la méthanisation ne doit pas entrer en concurrence avec les besoins en alimentation animale. D’après une étude de FranceAgriMer, la biomasse disponible en France paraît suffisante à l’heure actuelle pour alimenter les méthaniseurs (actuels et programmés) et semble laisser une marge de croissance à la méthanisation.

Les effluents d’élevage (fumiers et lisiers) sont, et devraient rester, l’intrant majoritaire dans les méthaniseurs français. Ils représentent 54,8 % de la matière totale entrant dans les unités de méthanisation agricoles en fonctionnement au 31 décembre 2021. Les autres matières premières pour la méthanisation sont constituées par les résidus de grandes cultures et des silos, les cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive), les cultures dédiées (maïs fourrage et ensilage) et les coproduits des industries agroalimentaires.

Les cultures principales dédiées représentent 5,5 % de la ration d’intrants des méthaniseurs agricoles (loin de la limite réglementaire autorisée de 15%). L’étude de FranceAgriMer met en avant qu’il existe “une
certaine marge d’expansion de la méthanisation sans crainte particulière d’entrée en concurrence avec l’usage premier de cette ressource, l’alimentation animale
“.

Au 31 décembre 2021, la France comptait dans le domaine agricole 1065 méthaniseurs en activité et 850 projets en attente de validation pour s’installer.

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