Toujours moins d’exploitations

Publié le 21 Juil 25

Le ministère de l’Agriculture a conduit une enquête sur l’évolution de la structure des exploitations agricoles métropolitaines depuis le dernier recensement agricole de 2020. Dans tous les secteurs de production, à l’exception de celui du maraîchage-horticulture, le nombre de structures agricoles a poursuivi sa baisse entre 2020 et 2023.

D’après le service de statistique du ministère de l’Agriculture, la France métropolitaine compte en 2023 349 600 exploitations agricoles (près de 50 % en production végétale, 38 % en production animale et un peu plus de 10% en polyculture-polyélevage), “soit une baisse de 3,6 % par an depuis 2020, contre 2,3 % par an en moyenne entre 2010 et 2020“. Cela s’accompagne d’un agrandissement des surfaces cultivées : la superficie des exploitations métropolitaines de “taille économique significative”, “continue d’augmenter pour atteindre 93 hectares en 2023, contre 89 ha en 2020. Les exploitations de 200 hectares ou plus progressent rapidement (+ 2,8 % par an), représentent une exploitation sur dix et concentrent un tiers des surfaces agricoles. À l’opposé, les fermes de 25 à 75 hectares reculent fortement (- 3,9 % par an), tandis que celles de 125 à 200 hectares se maintiennent“.

L’enquête montre également que “la baisse du nombre d’exploitations est plus marquée dans les spécialisations animales (- 2,8 % par an) que dans les spécialisations végétales (- 0,8 %)“. Toutes les exploitations en production végétale régresse, à l’exception de la spécialisation maraîchage-horticulture qui compte environ 300 fermes supplémentaires par an.

En termes d’emploi, “608 900 personnes travaillent de manière permanente dans les exploitations. En ajoutant les travailleurs saisonniers ou occasionnels, cela représente un volume de 591 800 équivalents temps plein (ETP). Les exploitants et leur famille restent majoritaires, mais sont moins souvent à temps complet (75 % en 2023 contre 79 % en 2020). À l’inverse, les salariés permanents non familiaux, plus fréquemment employés à plein temps, voient leur part dans le volume de travail progresser (24 % en 2023 contre 22 % en 2020)“.

X