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Nous devons saisir l’opportunité formidable que nous offre notre époque

Publié le 28 Juin 21

Hervé Pillaud, ancien agriculteur en Vendée, vient d’écrire son troisième essai : “Cultivons l’avenir ensemble, (ré)concilier agriculture et société” (éditions de la France Agricole, 19,90 €). L’occasion de revenir avec lui sur son parcours et d’entrouvrir les portes du futur pour l’agriculture.

Quel fil conducteur lie vos 3 essais, dont les deux premiers étaient consacrés au numérique en agriculture ?

Hervé Pillaud : Mes deux premiers livres étaient liés par l’intérêt du numérique en agriculture. « Agronuméricus » (en 2015) avait pour objectif de décrire, de la manière la plus exhaustive possible, les usages du numérique en agriculture et « AgroEconomicus », deux ans plus tard, était pour sa part beaucoup plus prospectif. Je pense être le premier à avoir parlé, par exemple, des possibilités que peut offrir la blockchain en matière de traçabilité, contractualisation ou encore en matière de gestion des risques.
Avec le livre « Cultivons l’avenir ensemble, (ré)concilier agriculture et société », je souhaite donner les clés de lecture des enjeux de l’agriculture à la fois de manière globale et locale car tout se tient.
Ce qui lie ces trois essais, c’est le regard d’un agriculteur engagé : engagé dans ma profession, engagé sur mon territoire, engagé au service des autres. J’ai été dix ans secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles et de la Chambre d’agriculture de Vendée, cofondateur d’une des plus importantes association d’irrigants de mon département avec des process très novateurs ; je préside le Groupe Etablières, un groupe de formation au service de son territoire.
Très engagé pour une vision du numérique en commun, j’ai siégé deux ans au conseil national du numérique et co-créé Digital Africa, sous l’impulsion du président de la République, pour construire avec les Africains un numérique au service de tous. Tout cela m’a conduit à me déplacer beaucoup en Afrique et un peu partout dans le monde pour travailler aux usages du numérique pour toutes les agricultures. C’est finalement ce parcours qui m’a permis d’écrire ces trois ouvrages, de contribuer à trois autres avec vraisemblablement une envie de transmettre !

Quels messages essentiels souhaitez-vous faire passer dans votre dernier ouvrage ?

Hervé Pillaud : L’agriculture vit de profonds bouleversements et se trouve un peu à la croisée des chemins. J’ai essayé dans ce livre d’être le plus exhaustif possible pour donner des clés de lecture sur ce qui me semble être les réalités de l’agriculture.
Dans une première partie, j’aborde les éléments de contexte : les relations de la société avec son agriculture, l’évolution de la perception qu’en ont nos concitoyens, le contexte de la mondialisation, des évolutions démographiques, de la santé globale et de la planète.
Je consacre ensuite toute une partie aux évolutions des comportements alimentaires, de leurs impacts présents et à venir sur la production et du nécessaire alignement entre les deux.
La troisième partie du livre a pour objectif de démontrer que, si l’agriculture est l’affaire de tous, c’est par ses actes et non par des injonctions que chacun doit s’impliquer.
J’aborde ensuite les pistes d’évolution de l’agriculture, de régénération des sols jusqu’aux nécessaires évolutions de la recherche et de la formation en passant par l’appréhension de l’innovation et des nouvelles technologies. Celles-ci permettront de tracer ce que j’appelle la nécessaire écologisation de l’agriculture pour gagner en productivité, en étant plus en symbiose avec notre planète. Trois prérequis sont pour cela essentiels : accepter d’admettre qu’il faudra du temps (c’est pour ça qu’il faut s’y mettre tout de suite), privilégier d’amener 80 % des agriculteurs dans 80 % de démarches plus « vertueuses » plutôt que de viser des objectifs difficilement atteignables par la majorité et enfin se donner les moyens d’y consacrer beaucoup d’argent.
Pour conclure je propose quelques pistes pour y parvenir, notamment la mise en œuvre de territoires à missions.

Vous venez de céder votre exploitation laitière. Comment envisagez-vous ce virage ? Pensez-vous désormais consacrer davantage de votre temps disponible à l’écriture pour partager vos réflexions ?

J’ai cédé mon exploitation en janvier 2020 sans trop me poser de questions sur l’avenir. L’adaptabilité et l’engagement sont sûrement deux éléments qui me caractérisent. S’il est une chose que je n’envisage pas, c’est celle de rester à ne rien faire. Je consacre beaucoup de temps à ce que j’aime appeler « mon école » : le groupe Etablières. Avec un conseil d’administration et une équipe de collaborateurs dynamiques, nous essayons de développer une offre au service du territoire et de ses habitants, comme nous le permet la loi sur l’enseignement agricole au travers de ses cinq missions : l’enseignement, l’inclusion, le service au territoire, la recherche et l’ouverture à l’international.
Nous devons saisir l’opportunité formidable que nous offre notre époque ! Nous sommes entrés dans une période de renaissance de nos sociétés, tous les ingrédients y sont : une nouvelle appréhension du monde qui émerge, une période de grande créativité, de nouvelles formes de violences, des innovations de rupture et des certitudes qui volent en éclat. Face à ce constat, fort des enseignements que m’a donné la vie et les formidables rencontres que j’ai pu faire de ma Vendée natale jusqu’au cœur de l’Afrique en passant par le contact de communautés aussi différentes que ce que l’on appelle, non sans dédain « les bobos » ; de mes collègues paysans aux quatre coins du monde ; de dirigeants politiques et d’entrepreneurs de tous genres ; je me façonne ma propre opinion que j’essaie de passer à la génération qui vient, celle de mon petit fils Louis à qui j’ai dédié ce livre.
Je suis conscient de vivre à une époque exceptionnelle, celle de cette renaissance qui s’amorce. Il nous est offert de poser les premières pierres d’un monde nouveau avec l’ambition et l’humilité des bâtisseurs de cathédrales : l’ambition d’apporter notre pierre à un magnifique édifice mais l’humilité d’admettre que ceux qui en posent les premières pierres n’iront pas déposer le coq sur le haut du clocher.
Quelles formes prendra pour moi, demain ma contribution à cet édifice, est-ce que ce sera l’écriture ? Peut-être !

Dites-le avec des fleurs… françaises !

Publié le 26 Juin 21

Pour votre alimentation, vous cherchez à privilégier la production locale et de saison, afin de limiter votre empreinte carbone et soutenir l’économie hexagonale ? Faites-en de même lorsque vous achetez des fleurs et des plantes !

Pour cela, il convient d’opter pour les végétaux portant le logo “Fleurs de France” qui certifie que la fleur, la plante, l’arbuste, l’arbre ou le bulbe ont été produits en France.

Faire ce choix est d’autant plus nécessaire qu’il est urgent de soutenir la filière horticole française : en 50 ans, le nombre d’exploitations horticoles françaises a été divisé par 10. Actuellement en France, horticulture ornementale et pépinière regroupent 3 600 exploitations et s’étendent sur plus de 15 000 hectares en France.

En France, plus de 80 % des fleurs achetées sont importées. Et ceci n’est pas sans danger pour le consommateur puisqu’on retrouve dans un bouquet de fleurs importées jusqu’à 25 substances chimiques interdites dans les filières de production françaises. En faisant le choix de végétaux portant le logo “Fleurs de France”, le consommateur est assuré que ceux-ci ont été cultivés dans une démarche éco-responsable ou de qualité (certification environnementale Plante Bleue, MPS, Label Rouge, Agriculture Biologique ou Charte Qualité Fleurs).

La souveraineté alimentaire en débat

Publié le 25 Juin 21
La Chambre de commerce et d’industrie de La Rochelle accueillait le 18 juin un débat sur la souveraineté alimentaire à l’occasion des Journées nationales de l’agriculture.

Le 18 juin, l’AgridemainTour faisait une étape à La Rochelle, ville portuaire d’exportation agricole. L’occasion de débattre de la puissance exportatrice de la France et de la souveraineté alimentaire.

Stéphane Lucereau, président de Mutualia Grand Ouest, souligne que “durant la crise de la Covid, l’agriculture a été largement plébiscitée et son rôle économique pour nourrir a été largement démontré et reconnu“. Les Français se sont tournés en effet vers les producteurs et sont allés se fournir sur les exploitations. On a alors beaucoup mis en avant les circuits courts. Pour autant, l’avenir de l’agriculture française ne repose pas exclusivement sur les circuits courts. Preuve en a été donnée par les exemples de l’économie portuaire de La Rochelle.

Louis Tercinier considère la Sica Port Atlantique qu’il préside, comme un acteur des circuits courts : “apporter les céréales de Charente-Maritime vers le Maroc est plus court que les apporter vers Paris, au regard notamment du nombre d’intermédiaires et du bilan carbone“. La Sica Port Atlantique exporte en moyenne 3 millions de tonnes de céréales par an, dont 60 % de blé. Le port réceptionne également 1 million de tonnes de produits à destination de l’agriculture (alimentation pour le bétail, engrais…). Derrière le rôle économique de l’exportation, se dessine également un rôle diplomatique : “la France et ses dirigeants ont une responsabilité vis-à-vis des pays qui ont de la difficulté à trouver de l’alimentation. Depuis le port de La Pallice, avec l’activité de la Sica Atlantique et de la Socomac, 3 millions de tonnes de blé sont exportées chaque année, ce qui correspond à l’approvisionnement en pain pour un an pour 20 millions d’Africains” souligne Louis Tercinier.

La région Nouvelle-Aquitaine a fait le choix équilibré de diversifier ses productions et développer les produits de qualité (la région comptabilise pas moins de 295 produits sous signe officiel de qualité) pour le marché intérieur, tout en ne négligeant pas les marchés porteurs à l’export pour lesquels la région est compétitive (blé tendre, blé dur, orge…)” détaille Luc Servant, président de la Chambre d’Agriculture de Nouvelle-Aquitaine. “Tout en ne se privant pas des marchés mondiaux de l’export qui sont en croissance, la France doit chercher à relocaliser certaines productions. La souveraineté alimentaire de notre pays en dépend. La balance commerciale française des produits agricoles se dégrade. En dehors des vins et spiritueux, cette balance est à peine à l’équilibre. Il est inquiétant de voir que les Français consomment près de 50 % de fruits et légumes importés. La viande de volaille importée représente 40% de la consommation en France et celle du porc importé 25%“.

Luc Servant insiste également sur le fait que “la souveraineté alimentaire est très liée au débat sur l’eau. La société française n’accepte pas aujourd’hui l’irrigation pour des produits exportés, alors même qu’elle accepte d’importer des produits très riches en eau de pays qui en encore moins que nous. Si nous voulons relocaliser certaines productions (fruits et légumes et protéagineux notamment), il faut accepter de développer l’accès à l’eau en France“.

Guillaume Lefort, président d’#agridemain, abonde tout à fait en ce sens “il faut de l’eau pour produire et le rôle social de l’agriculteur est avant tout de pouvoir nourrir la population. L’accès à l’eau est primordial alors même que sur la planète, seulement 5 % de la surface est apte à produire des aliments“.

Le sol peut jouer un rôle tampon par rapport au réchauffement climatique” complète Charles Vaury, directeur commercial de Gaïago Il est indispensable de remettre le sol au cœur de l’agronomie car il peut absorber les chocs à la fois des fortes pluviométries mais également les sécheresses“.

Tout est lié : “si on travaille sur la production agricole et la souveraineté alimentaire, ont doit aussi en même temps s’intéresser à l’environnement (la biodiversité par exemple ou le stockage du carbone dans les sols) et à la production d’énergie en agriculture. C’est un tout. L’agriculture se trouve à l’intersection de nombreux enjeux sociétaux” conclut Luc Servant.

Revitaliser les sols

Publié le 23 Juin 21

Pour la société Gaïago, il y a urgence à remettre de la vie dans les sols. L’homme n’est vivant que si la terre reste vivante. L’enjeu est de permettre aux agriculteurs de pouvoir continuer à produire en quantité et en qualité mais également de préserver la planète en stockant le carbone dans les sols.

Nous accompagnons les agriculteurs et les distributeurs dans la transition agroécologique, en mettant à leur disposition des outils (formations, techniques et produits) pour revitaliser les sols” précise Charles Vaury, directeur marketing de Gaïago.

Les produits proposés constituent des leviers d’activation des mécanismes naturels. Ils accélèrent la remise en route des champignons, parfois abîmés par les pratiques agricoles. Ce sont des produits naturels, stimulateurs de la vie des champignons. Ces prébiotiques nourrissent les microorganismes“.

Face au réchauffement climatique et l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, le sol peut jouer un rôle tampon. Les sols sont en effet capables de stocker à l’échelle mondiale, 300 gigatonnes de carbone, soit l’équivalent de plus de 6 ans d’émission de CO2 sur la planète“.

Le sol n’est pas qu’un substrat pour produire, il constitue également une entité vivante qui peut absorber les chocs de pluviométrie ou de sécheresse“.

Du champ à la choppe

Publié le 22 Juin 21

Avec La Coopine de Vendée, le groupe coopératif Cavac s’est lancé depuis deux ans dans la production d’une bière bio et agri-éthique.

Depuis octobre 2019, la coopérative Cavac brasse à Luçon, en Vendée, une bière artisanale. Initiée par deux salariés du groupe, La Coopine affirme, de par sa dénomination, ses origines coopératives.

Cette bière est élaborée à partir d’orges locales, transformée et commercialisée dans le département. Les 5 gammes proposées (blanche, blonde, ambrée, de saison ou IPA) sont certifiées en agriculture biologique et bénéficient du label de commerce équitable Agri-éthique, qui garantit le revenu des agriculteurs.

Être transparent et savoir expliquer

Publié le 18 Juin 21

Fabrice Prochasson, président de l’Académie culinaire de France, revient sur les enjeux des Journées nationales de l’agriculture, dont la première édition s’est tenue du 18 au 19 juin 2021.

Pour Fabrice Prochasson, les Chefs doivent accompagner les agricultrices et les agriculteurs dans la pédagogie autour du flexitarisme et dans la promotion des produits français et du locavorisme.

L’association Tous à table était partie prenante des Journées nationales de l’agriculture
https://vimeo.com/user103172301

L’apiculture comme diversification et démarche agroécologique

Publié le 4 Juin 21

Des agriculteurs de Vendée et Poitou-Charentes se sont formés aux pratiques apicoles. L’objectif : améliorer la biodiversité et diversifier leurs productions. Ils sont accompagnés pour cela par leur coopérative Cavac et ont lancé leur miel “Nectar des champs”.

Ils sont 14 api-agriculteurs à l’origine du projet, totalisant 600 ruches. Ils se sont retrouvés afin de travailler ensemble à développer les ressources alimentaires pour les abeilles. Pour cela, ils ont adapté leurs pratiques agricoles en diversifiant leurs cultures et introduisant des plantes mellifères dans leur assolement, en adaptant leurs cultures pour allonger les périodes de floraison disponibles pour les insectes pollinisateurs, ou bien encore en implantant des dispositifs agroécologiques (haies, bords de champs fleuris, bandes enherbées, agroforesterie avec des arbres mellifères…).

Un miel éthique 100% français

Ce miel produit en Vendée et Poitou-Charentes, est commercialisé sous la marque collective “Nectar des champs” qui bénéficie du label Agri-Ethique, garantissant un revenu juste et équitable pour les producteurs.
Apiculture et agriculture sont ainsi devenues des activités complémentaires sur les exploitations engagées dans la démarche. Comme en témoigne l’un d’eux : “en tant qu’agriculteur, on perçoit très bien l’intérêt des abeilles pour la pollinisation des fleurs. En devenant apiculteur, j’ai mieux compris les conseils et les préconisations pour préserver les abeilles“.

L’AgridemainTour : un tour de France des territoires

Publié le 3 Juin 21

L’AgridemainTour, avec le parrainage du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, va à la rencontre des Français et des territoires, à raison d’une semaine par mois à compter de juin jusqu’à octobre 2021. Ce sera l’occasion de donner la parole aux acteurs agricoles pour qu’ils montrent et expliquent la réalité de l’agriculture. L’AgridemainTour commencera son périple, dans le grand Ouest, le 18 juin en Loire-Atlantique et en Charente-Maritime et le 19 juin en Vendée. Cette étape de l’AgridemainTour s’inscrit dans le cadre des Journées nationales de l’agriculture. 

  • Le vendredi 18 juin 2021 matin à Nantes 

La première étape de l’AgridemainTour se tiendra au Min Nantes Métropole. S’étendant sur 20 hectares, il constitue le deuxième plus important Marché d’intérêt national en France. Après la visite du MiN, un débat réunira les acteurs régionaux autour du thème « Quelle agriculture, pour quels territoires ? ».

  •  Le vendredi 18 juin 2021 après-midi à La Rochelle

Au moyen d’une caravane aux couleurs d’Agridemain, l’AgridemainTour poursuivra sa route vers le grand port maritime de La Rochelle Pallice, deuxième port céréalier français. L’occasion de découvrir l’importance de l’exportation pour l’agriculture française. Un débat réunira les différents acteurs agricoles et économiques de la région sur le thème de la souveraineté alimentaire. 

  • Le samedi 19 juin 2021 dans le sud Vendée 

C’est à Longèves que François Arnoux accueillera la 3e et dernière étape dans l’Ouest de l’AgridemainTour. 
Ouverte aux habitants de la région, de 11h à 19h, cette visite permettra de toucher la réalité du métier d’agriculteur en 2021. L’agriculture est moderne et innovante et elle veut le montrer. 

En organisant l’AgridemainTour, de juin à octobre 2021, #agridemain donnera la parole à tous ceux qui veulent raconter leur lien avec l’agriculture : les agriculteurs, bien-sûr, car ils sont les mieux placés pour expliquer les difficultés mais aussi les passions qui les animent et l’évolution de leur métier ; les entreprises (PME, coopératives, négoces…) qui fournissent les exploitations ou transforment leurs produits qui en sont issus ; les acteurs économiques du territoire qui de près ou de loin gravitent autour du secteur agricole et qui ont besoin de cette agriculture. 

A l’heure des réseaux sociaux, de la communication virtuelle, le défi est immense de favoriser les rencontres, de montrer par la preuve sur le terrain l’importance et les atouts de l’agriculture française, au service des territoires. 

Les fleurs du dialogue

Publié le 1 Juin 21

Afin de développer la biodiversité dans les champs, apiculteurs et agriculteurs se retrouvent et collaborent ensemble.

Les ruchers installés en grandes cultures font face à des disettes durant certaines périodes de l’année (principalement en mai-juin et août-septembre).

Pour augmenter les ressources disponibles pour les abeilles au printemps, il est possible d’implanter des espèces florales mellifères. Et pour l’alimentation durant la période estivale, des agriculteurs sèment un mélange trèfle blanc-phacélie dans la culture en place au moins un mois avant la moisson. Cela peut se faire grâce à un drone qui permet de semer rapidement, sans passer dans la parcelle et risquer d’endommager la culture. Le couvert végétal se développera alors dès la moisson et fleurira en août, période d’activité des abeilles.

Rendez-vous les 18, 19 et 20 juin prochains

Cette année, à l’instar de nombreux grands pays agricoles, la France organise, elle aussi et pour la première fois, ses Journées nationales de l’agriculture. Cette première édition, qui se tiendra les 18, 19 et 20 juin prochains sur l’ensemble du territoire, proposera à chaque citoyen de découvrir son patrimoine agricole et alimentaire, en visitant des sites de production, d’enseignement agricole, d’expérimentation, de recherche et des sites de transformation.

Pensé comme un événement convivial et rassembleur, ce sont plus de 700 lieux à ce jour (chiffre en date du 24 mai 2021 et non définitif, les inscriptions courant jusqu’au jeudi 17 juin sur le site www.journeesagriculture.fr) qui ouvriront leurs portes au public pour accueillir près de 100 000 visiteurs, curieux de découvrir ce qui fait le cœur de notre ruralité. Des exploitations agricoles familiales aux élevages en plein air, des domaines viticoles aux industries agroalimentaires, en passant par les lycées agricoles et sites patrimoniaux, c’est l’ensemble de ce qui compose le secteur agricole et para-agricole qui se dévoilera au public.

Du 18 au 20 juin, partout en France, les Journées Nationales de l’Agriculture donneront rendez-vous au public, quel que soit son âge, pour des rencontres, des démonstrations, des dégustations et des ventes directes de produits, des expositions, des visites guidées et des ateliers pédagogiques, reflétant l’ensemble des activités liées au monde agricole. D’autres événements plus insolites comme l’élevage d’animaux rares ou la présentation de techniques de culture innovantes et futuristes seront également à découvrir. La journée du vendredi sera plus particulièrement dédiée aux scolaires et le week-end au grand public. À noter que ce sont déjà plus de 750 événements qui seront proposés dans leur grande majorité gratuitement et dans un esprit de partage.

Pour retrouver le programme des Journées Nationales de l’Agriculture, rendez-vous sur le site www.journeesagriculture.fr ou sinon cliquez ici pour en visualiser une sélection.

Écoutez les céréales pousser

Publié le 21 Mai 21

Avec différents épisodes de Luc, Céréalier, l’AGPB lance un podcast pour partir à la découverte du quotidien du métier de céréalier et de mieux comprendre les défis majeurs de la profession.

A travers différents épisodes, ce podcast aborde notamment le recours aux nouvelles technologies, l’utilisation raisonnée des produits phytosanitaires, les enjeux de la Politique Agricole Commune, les adaptations face au réchauffement climatique… 

Chaque épisode met en situation des personnages haut en couleur : Luc, céréalier fier de son métier, sa femme, Valérie, pharmacienne qui le soutient au quotidien, sa fille, Emma, étudiante qui rêve de nouveaux horizons, son beau-frère, Fabrice, Parisien venu se mettre au vert, et Sophie une collègue agricultrice terre à terre qui ne manque pas d’air ! Une façon ludique de découvrir la réalité du métier de céréalier. 

Ouvrez grands vos oreilles et cliquez ici

La féverole, une légumineuse aux nombreux atouts

Publié le 17 Mai 21

La féverole est la troisième légumineuse à graines la plus cultivée en France, derrière le soja et le pois. Cette plante annuelle, cultivée dans les régions tempérées, apporte à la fois de l’énergie et des protéines digestibles et s’adapte à des débouchés pour l’alimentation humaine et animale.

Comme pour les toutes les légumineuses, la culture de la féverole ne nécessite pas d’apports azotés et permet de réduire ces apports sur les cultures suivantes. Elle est notamment appréciée en agriculture biologique pour son adaptation au désherbage mécanique. Ainsi, le bio représentait 26 % des surfaces de féverole en 2019.

Malgré tous ses atouts, les surfaces de féverole ont baissé de 27% entre 2015 et 2019. Les conditions climatiques et le développement des maladies et ravageurs ont, en effet, impacté les rendements et la qualité des graines. Néanmoins, des leviers existent pour limiter les effets des fortes températures et de la sécheresse, tandis que des pistes de recherche variétale sont explorées pour lutter contre les ravageurs.

Pour aller plus loin : Diagnostic de la filière réalisé par Terres Univia

Le regard étonné des Français sur l’agriculture

Publié le 12 Mai 21


Le Crédit Agricole et #agridemain présentent les résultats d’un sondage réalisé par BVA, qui permet de mieux percevoir le regard porté par les Français sur l’agriculture. Il en ressort que l’image sur ce métier exigeant et essentiel à notre alimentation, s’est nettement améliorée ces dernières années et ne finit pas de les étonner.

Le Crédit Agricole, première banque des agriculteurs, s’est joint à l’association #agridemain et BVA pour sonder l’opinion française au sujet de leur agriculture. Une enquête identique réalisée en 2015, permet de faire ressortir parfois quelques évolutions importantes.

Le constat de l’étude est sans appel : l’image de l’agriculture auprès des Français ne cesse de s’améliorer avec 71% de très bonne opinion (vs 59% en 2015). Ils s’imaginent plutôt bien connaitre ce  métier et pourtant s’étonnent de ses nombreux atouts pour notre pays notamment dans le domaine de l’environnement.

Une opinion majoritairement très favorable aux agriculteurs

  • 70% des Français ont une pleine confiance envers les agriculteurs
  • 77% reconnaissent qu’ils jouent un rôle positif pendant la crise Covid
  • De manière générale, ils sont essentiels pour le pays et sa population (85%)
  • 70% estiment que les exploitants agricoles peuvent être fiers, qu’ils savent entreprendre (79%)
  • Mais ont aussi conscience que les conditions de vie financières sont souvent difficiles (54%) et que la filière souffre d’un manque de relève (44%)

Un intérêt marqué pour les agricultrices et agriculteurs !

  • Près de 9 Français sur 10 (87%) aimeraient pouvoir échanger avec les agriculteurs
  • Ils aimeraient principalement les rencontrer sur leurs exploitations ou lors d’achats en circuits courts – Les jeunes de moins de 35 ans, privilégiant naturellement les réseaux sociaux
  • 94% de l’échantillon interrogé évaluent, la qualité de l’agriculture française, aussi bonne, voire meilleure (44%) que celle des autres pays européens

Un secteur ouvert à l’innovation

  • 52% des Français jugent favorable l’évolution de l’agriculture au cours des 5 dernières années – en particulier les 25-34 ans (59%)
  • Évolution saluée particulièrement pour le développement des circuits courts (74%), la traçabilité (68%) et la qualité des produits alimentaires (60%)
  • Près de 8 Français sur 10 estiment que le secteur est ouvert à l’innovation (78%) et que celle-ci est un moyen de mieux préserver l’environnement tout en offrant un revenu correct aux agriculteurs (71%)

Les Français reconnaissent le rôle des agriculteurs dans la préservation du territoire et de l’environnement…

Au cœur des préoccupation actuelles de la société et de ses habitants, la question environnementale est également très importante pour un secteur qui en dépend totalement.

  • Les agriculteurs sont perçus (59%) comme des producteurs tenant pleinement compte des effets sur l’environnement (59%) et soucieux de respecter la biodiversité (58%)
  • 59% des personnes interrogées estiment que les cultures sont produites de manière raisonnée. Cette opinion était de 37% en 2015 soit une amélioration de +22 points ! A l’inverse celles qui pensent que leur objectif est de produire avant tout régresse à 26%.

Et s’étonnent positivement des efforts dont ils n’avaient pas connaissance

  • 80% ignorent que la filière agricole récolte et recycle davantage ses déchets que ce qui est fait pour les déchets ménagers. 68% apprécient positivement !
  • 85% ne savent pas non plus que les agriculteurs ont semé plus de 300.000 km de bandes d’herbes « tampons » pour protéger les cours d’eaux proches de leurs champs
  • 68% découvrent que 90% de l’alimentation des vaches est produite sur la ferme et que ces troupeaux sont à taille humaine, soit 45 vaches en moyenne (67%)
  • 66% s’étonnent d’apprendre que, grâce aux robots, les vaches vont à la traite quand elles en ressentent le besoin, ce qui améliore encore leur bien-être

Ce que les Français ne savent pas sur l’agriculture de leur pays… et les inquiètent   

  • La France compte 437.000 exploitations agricoles, un nombre divisé par 2 en 20 ans. Elles ne devraient être plus que 200.000 en 2040. 72% des Français l’apprennent et 54% jugent cette situation inquiétante.   
  • De même qu’1 fruit ou légume sur 2 consommé en France, soit importé (57%). Alors même que 1/4 des produits agricoles importés ne respectent pas les normes sanitaires minimales françaises (59%)

En conclusion, tout en optant préférentiellement pour les produits locaux (80%), les Français expriment le souhait très fort (78%) d’une souveraineté alimentaire pour leur pays.

Conscients (54%) que le prix payé aux agriculteurs s’est dégradé ces dernières années, 73% des sondés se disent prêts dans l’avenir à payer quelques centimes de plus pour avoir accès à des produits français.

Résultats complets : cliquez ici

Baromètre Crédit Agricole-Agridemain-BVA sur l’image de l’agriculture auprès des Français
1.209 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population française métropolitaine de 18 ans et +, ont été interrogées par BVA, par enquête online du 13 au 21 avril 2021. Méthode des quotas : sexe, âge, CSP chef de famille, région d’habitat et catégorie de commune. Exclusion des agriculteurs. 

Dis-moi papa, pourquoi…

Publié le 10 Mai 21


Une websérie à découvrir : le collectif #iciLaTerre propose aux enfants de jouer les reporters, pour mieux comprendre les réalités des métiers de l’agriculture.

L’agriculture, cause nationale


Nombreuses et nombreux sont les élu.es à avoir soutenu la création d’une Journée Nationale de l’Agriculture au calendrier républicain en 2020.  En raison du nombre important de textes parlementaires, ce projet n’a pour l’instant, pas pu voir le jour malgré l’implication active de député.es et sénatrices-eurs.

Interpellations du gouvernement ou propositions de résolution invitant le gouvernement à créer une « Journée Nationale de l’Agriculture », tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, les élu.es se sont mobilisé.es. 

Ces démarches viennent conforter la mise en place de la première édition des Journées Nationales de l’Agriculture qui aura lieu les 18, 19 et 20 juin prochains. Sur le modèle des Journées du Patrimoine, cet évènement a pour objectif d’instaurer un véritable trait d’union entre les acteurs du monde agricole et agroalimentaire et l’ensemble des Français.es.  

La volonté des élu.es et la mobilisation de l’ensemble de filière agricole et alimentaire ont vocation à converger pour faire de ces journées, un moment de partage et d’échange en invitant les Français.es à aller découvrir la réalité et la diversité de nos agricultures.  

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