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Plus d’apiculteurs et de meilleurs rendements en miel

Publié le 20 Juil 21

D’après l’observatoire réalisé par FranceAgriMer, la France compte de plus en plus d’apiculteurs, mais de plus en plus amateurs. Avec une augmentation du nombre de ruches et une nette amélioration de rendement en miel, la France réalise une forte hausse de production en 2020, grâce principalement aux apiculteurs professionnels.

Année après année, la France compte de plus en plus d’apiculteurs. En 2020, la France recense 71 273 apiculteurs. Le nombre d’apiculteurs professionnels (possédant plus de 50 ruches) est faible et ne représente que 7,6 % de l’ensemble des apiculteurs français. De ce fait, seulement 5,4 % des exploitants exercent leur activité à temps complet et 94,6 % à temps partiel. La population des apiculteurs amateurs est plus âgée que celle des professionnels puisque l’activité apicole de loisir est souvent démarrée juste avant ou après la retraite.

Nombre d’apiculteurs en France en 2020

La population d’apiculteurs se concentre essentiellement dans le Sud de la France, avec en tête la région Auvergne-Rhône-Alpes qui regroupe 22 % des apiculteurs français. La taille moyenne des exploitations s’établit en 2020 à 218 ruches/exploitation.

Production de miel en augmentation

Grâce à la progression du nombre d’apiculteurs, mais également du fait de meilleur rendement (avec une moyenne de 23,2 kg de miel/ruche), la production de miel en 2020 est en forte hausse dans toutes les régions et estimée à 31 791 tonnes.

La production de miel est principalement réalisée par des apiculteurs professionnels possédant plus de 50 ruches (75 % du volume en 2020). Les apiculteurs ayant plus de 400 ruches ont produit 36,3 % du volume ; ceux ayant de 150 à 400 ruches, 27,7% du volume et ceux ayant de 50 à 149 ruches ont produit 10,6 % du volume.

Le miel « Toutes fleurs » est le plus produit en France avec 13 % de la production nationale. Il est suivi par le miel de lavande (12% du volume), le miel de colza (10%) et le miel de tournesol (9%).

Pour aller plus loin : Observatoire de la production de miel et de gelée royale FranceAgriMer 2021

Toujours plus de pommes de terre

Publié le 19 Juil 21

La tendance générale depuis 2015 montre une augmentation des surfaces consacrées aux pommes de terre en France.

En 2020, la production française de pommes de terre a battu son record des trente dernières années pour atteindre 8,7 millions de tonnes. Cette augmentation résulte de la hausse des surfaces cultivées. En revanche, le rendement a légèrement fléchi en 2020 pour s’établir à 40,45 tonnes par hectare. Ce sont ainsi 22 730 exploitations en France qui produisent des pommes de terre sur 214 000 hectares.

Le secteur de la pomme de terre comprend les filières de plants, de pomme de terre de consommation en frais (comprenant la pomme de terre de conservation, de demi-saison et primeur), de fécule et de pomme de terre transformée.

Avec 6,8 millions de tonnes, la pomme de terre de conservation et demi-saison est la plus cultivée en France. En repli en 2020, les productions de fécule s’élèvent à 881 000 tonnes et de pommes de terre primeur à 256 000 tonnes. Les plants certifiés de pommes de terre affichent une production de 667 000 tonnes. Les deux-tiers de la production nationale sont cultivées dans les Hauts-de-France.

Production excédentaire en frais et déficitaire en produits transformés

La France se positionne comme le 3e producteur de l’Union européenne, derrière l’Allemagne et la Pologne, et se place comme premier exportateur mondial de pommes de terre en frais avec plus de 2,2 millions de tonnes exportées à chaque campagne, à destination essentiellement de l’Europe (Belgique, Espagne, Italie, Portugal et Pays-Bas…).

Le plant de pomme de terre français s’exporte très bien également (220 000 tonnes) se plaçant comme 2e exportateur mondial (en Europe mais aussi en Égypte, Tunisie, Algérie ou Jordanie).

Les pommes de terre livrées à la transformation sont destinées à 62% à la fabrication de pommes de terre surgelées, 20 % de pommes de terre déshydratées, 13 % de chips et 5 % d’autres produits. En 2020, la production française s’élève à 328 000 tonnes, obligeant la France à importer plus de 1,6 million de tonnes de pommes de terre transformées.

Source : Agreste, UNPT, Eurostat, FranceAgriMer, GIPT, CNIPT

Les légumineuses, productions essentielles pour une agriculture et une alimentation durables

Publié le 15 Juil 21


Les légumineuses (soja, pois, féverole, lupin, lentille, pois chiche…) montrent des avantages agronomiques et écologiques intéressants. De par leur teneur en protéines, les légumineuses ont aussi de vrais atouts nutritionnels.

Les légumineuses ont l’aptitude de fixer l’azote de l’air. Ainsi, elles ne nécessitent pas d’engrais azotés et permettent de limiter l’apport d’azote pour les cultures suivantes. Très riches en protéines, les légumineuses jouent un rôle essentiel dans notre alimentation.

Le récent “plan protéines végétales” vise à soutenir la filière afin de tendre vers la souveraineté alimentaire. En 2020, à destination de l’alimentation humaine et animale, la France cultive 208 800 hectares de pois, 79 500 ha de féverole, 6 400 ha de lupin, 186 500 ha de soja, 35 000 ha de lentille et 23 500 ha de pois chiche.

Rendre attractive la consommation de légumineuses

L’Interprofession des huiles et protéines végétales, dans le cadre de la 22e édition d’Ecotrophelia, a remis un prix pour l’innovation alimentaire intégrant les légumineuses. Ainsi, cette année, l’équipe Barr’oudeurs a été récompensée pour sa création DuoCalés.

DuoCalés est un repas nomade, équilibré, gourmand et pratique composé de deux barres. Il intègre 3 textures à base de céréales, légumes et légumineuses. Il est Nutri-score A, sans additif, et est disponible sous 2saveurs différentes: potimarron-châtaignes-herbes de Provence, tomates-carotte-basilic et version mixte. Il peut se consommer froid, à température ambiante ou chaud.

DuoCalés a été conçu par des étudiants de l’École nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires de Nancy, de la Faculté de marketing et d’agrosciences Université de Haute Alsace, de l’IAE Metz School of management et de l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy. DuoCalés met en avant une façon originale de consommer du pois chiche et de profiter de ses atouts nutritionnels. Il valorise parfaitement les légumineuses françaises et la complémentarité nutritionnelle des céréales, légumes et légumineuses.

Pour aller plus loin : chiffres clés des protéagineux

La Poste fait circuler les atouts de l’agriculture

Publié le 14 Juil 21


La Poste poursuit cette année la mise en avant de l’agriculture. Après un timbre sur l’Ordre du Mérite agricole sorti en mars 2021, La Poste émettra, le 20 septembre 2021, un bloc de timbres de la série La Terre et les Hommes sur le thème « La Terre nous nourrit, protégeons-la ».

Le bloc des 4 timbres, conçu par Émilie Seto, illustre l’agriculture durable, le consommer durable, le circuit court et l’apport de l’agriculture au bien-être et à la santé.

Le bloc sera vendu en avant-première les vendredi 17 et samedi 18 septembre 2021 au Carré d’Encre à Paris.

Le vin se féminise

Publié le 13 Juil 21

La présence de femmes dans le milieu viti-vinicole ne cesse de progresser ces dernières années. Production, œnologie sommellerie… toutes les branches de la filière se féminisent.

La part des femmes à la tête de domaines viticoles a doublé en dix ans, passant ainsi de 13% en 2010 à 30% aujourd’hui. Cette progression a nécessité beaucoup de persévérance. “Nous devons travailler beaucoup plus dur pour démontrer nos compétences et être reconnues” témoigne Carmen Suteau, présidente des Vignerons Indépendants de Loire-Atlantique.

Un rapport de branche réalisé en 2013 par le Conseil national des vins et spiritueux a montré une féminisation progressive et une évolution positive vers la parité dans l’ensemble du secteur. Le fait le plus marquant étant la part de femme dans la vinification (38%) ainsi que sa représentation au sein du commerce de gros de vins et spiritueux (41%).

Cette féminisation s’illustre également dans les formations autour du vin. D’après Terre de vins, ces dernières années 50 à 60% des nouvelles promues en œnologie sont des femmes.

Les femmes s’imposent donc année après année au sein de toutes les filières du secteur, preuve en est encore avec la part grandissante de femmes sommelières qui atteignait 20% en 2019. Ce chiffre reste faible par rapport à d’autres pays mais atteste tout de même d’un changement des mentalités et d’une modification des générations lorsque l’on sait que dans les années 70 ce métier, comme beaucoup d’autres du secteur, était réservé aux hommes.

Mais cette progression n’est pas terminée, aujourd’hui de nombreuses associations existent pour développer l’entraide entre femmes dans ce secteur, comme avec Les Vinifilles en Occitanie, les Divines d’Alsace, Les Aliénor de Bordeaux, Femmes & Vins de Bourgogne, SO Femme & vin dans le Sud-Ouest… et les passionnées du vin se retrouvent également au sein de l’association internationale Woman do wine.

Le vin n’est plus un univers exclusivement masculin. Il est possible de compter aujourd’hui sur les femmes pour perpétuer et faire évoluer toute la filière.

Succès de la 1ère édition des Journées Nationales de l’Agriculture

Publié le 12 Juil 21

Avec plus de 900 sites participant à la manifestation et plus de 100 000 visiteurs, cette première édition des Journées Nationales de l’Agriculture, qui s’est tenue les 18, 19 et 20 juin sur l’ensemble du territoire, s’est imposée dans le monde agricole et a attiré un public nombreux à ce nouveau rendez-vous.

Forte du solide maillage de la quarantaine de réseaux professionnels partenaires de la manifestation*, les Journées Nationales de l’Agriculture se sont déployées sur l’ensemble du territoire, jusqu’en Guyane et à la Réunion.

Les médias et les réseaux sociaux se sont faits, avec conviction, énergie et enthousiasme, le relai de cette belle programmation de plus de 1 000 événements valorisant le patrimoine agricole et les activités des professionnels de l’ensemble de la filière. Avec près de 3 250 retombées presse, c’est quasiment une exploitation sur deux qui aura été mentionnée dans la presse, en particulier locale et régionale, ardente défenseuse de ses territoires. Sur internet, 32 millions de personnes ont été touchées grâce au dispositif mis en place sur les réseaux sociaux des Journées.

Pari relevé haut la main donc pour ces premières Journées Nationales de l’Agriculture, que 88% des participants souhaitent renouveler, riches désormais de cette première expérience et déjà dotés de nouvelles idées pour la prochaine édition.

Conjointement mises en œuvre par Make.org Foundation et #agridemain, avec le soutien du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, les Journées Nationales de l’Agriculture ont pour vocation de :
• mettre en lumière la souveraineté agricole et alimentaire de la France, premier producteur dans ce secteur de l’Union européenne assurant près de 18 % de la production européenne agricole ;
• répondre au souhait des Français de pouvoir échanger avec les agricultrices et agriculteurs qui œuvrent à son rayonnement, et dont le rôle est perçu de plus en plus comme essentiel à la préservation du territoire et de l’environnement ;
• permettre aux professionnels de l’ensemble de la filière agricole et para-agricole de valoriser leur métier et la qualité de leurs productions auprès des consommateurs ;
• éveiller les consciences face aux défis et enjeux du monde agricole, tels que le développement des circuits courts et la préservation de la biodiversité.

Cette première édition a été rendue possible grâce au soutien des partenaires Système U, Marché de Rungis, Bonduelle et Inrae, ainsi que Mutualia, Gaïago, SEMAE et MiiMOSA.

Rendez-vous les 17, 18 et 19 juin 2022 pour la deuxième édition des Journées Nationales de l’Agriculture.

* Académie d’Agriculture de France, Afaup, Agriaffaires, Agriculteurs de Bretagne, Alumni AgroParisTech, Ania, Bienvenue à la ferme, Bleu Blanc Cœur, Cofarming, Euralis, Fairefrance, Fermes d’avenir, Filière CRC, FNCuma, FNEDT, FranceAgriTwittos, La Ferme Digitale, On se met tous à table, Openagrifood, Solaal, Trame, Vigneron indépendant…

Diminution de la production agricole nationale

Publié le 8 Juil 21


D’après le compte de l’agriculture de l’Insee, la production agricole diminue en valeur en 2020. La production agricole augmente sur trois ans malgré le recul des deux dernières années.

Les performances de l’agriculture comme activité économique analysées par l’Insee mettent en évidence qu’en 2020, la production de la branche agricole (hors subventions) sur les produits baisse en valeur de 1,9 %.

Les conditions climatiques ont fortement impacté les productions végétales avec des baisses de volume en céréales (- 18,8 %), en fruits (- 6,3 %) et légumes (- 3,1 %). Par ailleurs, la production des betteraves sucrières a chuté de 30,8 % du fait du virus de la jaunisse. En revanche, la production animale (hors subventions) en 2020 croît légèrement en volume (+ 0,4 %).

Sur les trois dernières années, la production végétale augmente en valeur (+ 6,1 %) ainsi que la production animale (+ 1,5 % acquis sur les deux dernières années). Le volume de la production végétale se replie de 3,6 % alors que les prix croissent de 10,1 % (+ 0,8 % sur les deux dernières années). La production animale augmente en prix (+ 1,3 %) et plus légèrement en volume (+ 0,2 %).

Un recyclage qui éclaire

Publié le 7 Juil 21

La profession agricole avec Adivalor continue sa mobilisation pour collecter toujours plus d’emballages. Une campagne de sensibilisation « Mes sacs font des watts ! » vient d’être lancée et rappelle qu’un sac d’environ 12 kilogrammes permet d’alimenter une ampoule de 10 watts pendant 15 minutes.

La campagne vise plus particulièrement le tri, la collecte et le recyclage des sacs et boîtes. Ces emballages souples sont particulièrement utilisés pour le conditionnement des produits phytosanitaires à base de soufre et de cuivre, très utilisés en agriculture biologique.  

Politiques et organisations agricoles brisent le tabou du suicide chez les agriculteurs

Publié le 6 Juil 21


On compte un suicide par jour chez les agriculteurs français selon la MSA, Mutualité sociale agricole. Il y a donc urgence à agir. Politiques et professionnels agricoles se mobilisent. Des mesures concrètes sont attendues à la rentrée.

En décembre 2020, le député du Lot-et-Garonne Olivier Damaisin, a remis ministre de l’Agriculture son rapport dressant un état des lieux et proposant « une réflexion sur l’identification et l’accompagnement des agriculteurs en difficultés et la prévention du suicide en agriculture ». En complément, les parlementaires Henri Cabanel et Françoise Férat ont présenté, en mars 2021, un rapport du groupe de travail du Sénat sur les agriculteurs en situation de détresse. Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie travaille actuellement sur un plan d’action, annoncé dès la rentrée, qui vise à prendre des mesures concrètes pour prévenir ces situations.

Les organisations agricoles mobilisées

« Il y a 30% de suicides en plus dans le monde agricole par rapport aux autres métiers », rappelle Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. Un pourcentage glaçant qui pousse en parallèle, les organisations agricoles à réagir, notamment pour faire davantage connaître les dispositifs existants. La FNSEA, les Jeunes agriculteurs (JA), les chambres d’agriculture et la MSA sont ainsi à l’origine du site Agri’collectif, qui identifie les acteurs sur le terrain à même de fournir un accompagnement aux agriculteurs, notamment vers une reconversion.

Les organisations agricoles et les politiques appellent en parallèle à un soutien du gouvernement, avec un renforcement de « l’aide au répit », un dispositif d’accompagnement social des agriculteurs pour leur permettre de souffler en cas de burnout. Elles préconisent également de rendre opérationnel le dispositif d’aide à la relance de l’exploitation agricole, qui permet d’apporter un suivi technico-économique et un plan de restructuration pour les agriculteurs en difficultés financières.

La MSA, engagée depuis 2011 pour prévenir les suicides

Depuis 2011, un plan national d’action contre le suicide en agriculture a été mis en place par la MSA. L’organisme a notamment développé l’assistance téléphonique « Agri ’écoute », accessible 7/7 et 24h/24 au 09 69 39 29 19, qui permet aux agriculteurs d’être mis en relation avec des professionnels de santé qui peuvent les accompagner en cas de détresse psychologique. Une hotline qui a reçu en moyenne 207 appels par mois entre janvier et juin 2020, un chiffre qui démontre l’importance d’un tel dispositif.

La problématique du suicide en agriculture a été portée aux yeux du grand public, en 2019, par Édouard Bergeon, à travers le film « Au nom de la terre », qui retrace le parcours d’un agriculteur dont les difficultés financières le mènent au pire. Très marqué par le film, Emmanuel Macron a souhaité que des mesures très concrètes pour y remédier soient prises d’ici la fin de son quinquennat.

Sophie Renaud, Miss Agricole 2021, s’engage auprès de la MSA pour sensibiliser autour de la question du suicide en milieu agricole

Les circuits courts : un lien sociétal à entretenir

Publié le 5 Juil 21

Le 18 juin, à l’occasion des Journées nationales de l’agriculture et de l’AgridemainTour, le MiN (marché d’intérêt national) Nantes Métropole accueillait un débat autour du thème : “quelle agriculture, pour quels territoires ?“. La traçabilité est une demande du consommateur qui prend de l’ampleur depuis des années et qui s’est démocratisée avec la crise de la Covid-19. Pour autant, cette transparence doit s’accompagner de pédagogie afin de faire prendre conscience aux consommateurs que les produits de qualité doivent être rémunérés au juste prix.

Pour François Guyot, de la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique, la communication a été rompue entre le milieu agricole et le reste de la population. Ce faisant, un fossé s’est créé et la méconnaissance s’est exacerbée. Ainsi le “lien sociétal est aujourd’hui la clef d’une bonne compréhension de cette agriculture mal perçue“. Il est donc nécessaire d’apporter la connaissance afin de “pallier l’inquiétude grandissante des consommateurs face à la multitude de normes qui apparaissent” et qu’ils ne savent pas interpréter.

C’est pourquoi Georges Allais, président de la FFQPL (Fédération des filières de qualité Pays-de-la-Loire) prône la création d’une “boîte à outils” afin d’apporter “une base mais aussi une hiérarchisation des produits par le biais de la qualité, de l’origine et des valeurs“. Selon lui ce système est déjà préexistant dans les signes officiels de qualité, puisque ces derniers doivent être en mesure de fournir toutes les informations concernant la provenance et les méthodes de production.

Tous les acteurs du secteur et les institutions ont un rôle à jouer dans la diffusion objective de l’information, selon Catherine Quérard, présidente du GNI (Groupement national des indépendants) Grand Ouest. Cette transversalité et cette conscience collective permettront d’apporter “plus de sens au métiers de l’alimentation qui sont des métiers de passion“. 

De plus, comme le précise Julie Larnoes, présidente du MiN Nantes Métropole, tous les citoyens font partie d’un écosystème au sein duquel tous les acteurs sont en interconnexion. C’est pourquoi les marchés de gros locaux, les marchés de producteur, les restaurateur sont essentiel car ils permettent de faire le lien et sont un lieu de rencontre et de partage facilitant la reprise de la communication. C’est dans cette continuité que les circuits courts montrent toute leur pertinence. Ils sont “l’occasion de faire la liaison entre l’urbain, le rural et le maintien des paysages“, ils permettent de conserver les spécificités territoriales, que ce soit au niveau des paysages ou des produits. C’est un bon outil dans la lutte contre l’uniformisation des races d’élevage, des cultures et des méthodes de production. 

Par ailleurs précise Matthieu Cosson, producteur de houblon bio au Champ du Houblon, “travailler en circuit court est un bon moyen d’apporter la qualité tout en restant proche des transformateurs et du consommateur” mais cela n’entraîne pas une reconnaissance automatique. “La communication doit donc être permanente afin de pallier les stéréotypes” et d’attester de l’évolution des techniques de production qui sont de plus en plus connectées et permettent d’adopter une agriculture plus respectueuse de l’environnement.

Soulignant toute la pertinence et l’intérêt des circuits courts, Guillaume Lefort, président d’#agridemain, rappelle que toutefois qu’ils ne permettent pas d’avoir accès à toute la diversité des productions et qu’il est donc important de rester ouvert aux marchés extérieurs afin de découvrir de nouvelles saveurs et de nouveaux produits.

Une moisson en toute sécurité

Publié le 3 Juil 21

Face à la Covid-19, les professionnels du secteur céréalier appellent à maintenir la vigilance.

En 2020, la moisson s’est déroulée dans le respect des mesures sanitaires, grâce à l’implication de tous. Face à un risque épidémique élevé, il convient de rester vigilants et conserver les bons réflexes.

« Dis Papa… Comment on fait l’agriculture ? »

Publié le 2 Juil 21

Pascal Berthelot, journaliste radio, tend son micro à celles et ceux qui mettent les plantes riches en huiles et en protéine dans vos assiettes, dans vos salles de bains, dans vos bus…

Des agriculteurs, des experts, des industriels engagés dans Terres OléoPro vous disent tout !

Ep.1 Huiles et protéines... Mais c'est quoi le rapport ? cover
Ep.2 Gel hydroalcoolique et colza cherchez le point commun ! cover

Une diversification acidulée au Grand Balleau Terre de Brie

Publié le 1 Juil 21

Les Journées Nationales de l’Agriculture ont été l’occasion de partir à la rencontre d’agriculteurs français. Nombreux étaient les sites agricoles qui ont ouvert leurs portes les 18, 19 et 20 juin 2021. Comme en Seine-et-Marne chez Emeline et Julien Picard. A Jouarre, depuis 6 ans, ils ont repris la ferme céréalière familiale du Grand Balleau, Terre de Brie. Ils ont tout d’abord converti la ferme en agriculture de conservation des sols, puis ont diversifié leur activité en développant des cultures en agriculture biologique de rhubarbe et de safran.

Des cultures atypiques

La rhubarbe est originaire d’Asie, d’où elle a été importée par Marco Polo. Mais « elle se plait parfaitement à la ferme du Grand Balleau à Jouarre » précise le couple Picard. Il cultive 8 variétés différentes, sur un hectare de terrain, afin d’avoir une production régulière de mai à octobre : Mikoot (précoce), Frambozen, Apple Delight, Red Champagne, Livingston, Holstein Blut, Glaskin, Valentine (à chair rouge). Les pieds peuvent être plantés en printemps ou à l’automne. Gourmande en soleil, la plante doit régulièrement être arrosée et paillée en été, pour conserver la fraîcheur du sol. La fleur n’étant pas consommable et son développement énergivore pour la plante, la hampe florale doit être régulièrement coupée. Une fois mûre, la tige est arrachée, et non coupée, pour que la plante puisse donner de nouveaux pieds, qui peuvent durer une dizaine d’années s’ils sont bien entretenus.

Quant au safran, il est produit à partir du Crocus Sativus, une fleur violette dont on extrait le pistil. Elle est considérée comme l’épice la plus chère du monde, compte tenu du travail nécessaire à sa culture. « 150 fleurs de Crocus Sativus cueillies représentent environ 1 gramme de safran sec, soit environ 600 filaments à conserver pendant 3 ou 4 années suivant la récolte à l’abri de la lumière et de l’humidité. » détaille Emeline Picard. Les bulbes sont plantés début août, et fleurissent à l’automne. Les fleurs apparaissent dans la nuit et doivent être cueillies quotidiennement au matin, puis épluchées dans la journée à la main, pour ne conserver que les stigmates rouges, qui seront séchés pour produire le safran.

Un délice pour les papilles

Pour valoriser leurs productions, le couple a développé une large gamme de produits transformés par une conserverie artisanale locale : confitures rhubarbe-safran, nectars de rhubarbe, nectars pétillants et sirops, il y en a pour tous les goûts !

La qualité de leurs produits n’a pas échappé aux professionnels culinaires. En effet, le chef pâtissier-chocolatier français Pierre Hermé a récemment utilisé la rhubarbe de la ferme pour fabriquer un cheesecake au fruit de la Passion, et à la compote de rhubarbe. La rhubarbe du Grand Balleau a aussi été la star de l’émission de Laurent Mariotte sur Europe 1, qui l’a déclinée en différents plat sucrés et salés. Une production qui a également inspiré François Regis Gaudry, journaliste et critique gastronomique sur France Inter, pour le premier épisode de son émission « Saveurs savantes » autour de l’acidité.

Pour en savoir plus

Une communication très fertile

Publié le 30 Juin 21

Malgré la crise sanitaire, la communication agricole n’a pas faibli. Les professionnels de la communication du Syrpa, ont, à travers les prix des Syrpa’Wards, mis à l’honneur celles et ceux qui ont particulièrement brillé cette année et contribué “à reconnecter les différentes parties prenantes de l’alimentation, à rendre le monde agricole plus audible par le grand public, à catalyser les énergies du monde agricole ou à revitaliser la communication du monde agricole“. Décryptage avec Anne Dumonnet-Leca, présidente du Syrpa.

Pouvez-vous présenter les 5 personnalités que le Syrpa a jugées inspirantes ? 

Anne Dumonnet-Leca : Le Salon de l’Agriculture fait partie de l’ADN des Syrpa’Wards. Son report en février 2021 nous a laissés orphelin… Cependant, cette période bizarre a vu l’éclosion de si belles initiatives, portées par des personnes si enthousiastes dans leur engagement qu’il nous a semblé évident de les mettre en exergue ! C’est ainsi qu’est née cette édition spéciale des Syrpa’Wards. Pas si spéciale que cela, d’ailleurs, car l’esprit des Syrpa’Wards reste le même : à savoir récompenser des personnes qui s’engagent avec leurs équipes dans des actions fortes (pédagogiques, digitales, humaines et solidaires) pour expliquer nos agricultures au grand public et rapprocher notre écosystème agricole avec ses différentes parties prenantes…  Les cinq personnalités inspirantes que le Syrpa a souhaitées mettre à l’honneur ont ainsi en commun la passion pour leur métier, la joie et la détermination d’entreprendre ! Surtout, elles sont profondément conscientes de l’importance d’agir et de communiquer.

Le palmarès 2021 :
Syrpa’Ward entrepreneur ou dirigeant d’entreprise : Emmanuel Vasseneix, Président de l’Open Agrifood et Président de la laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel, partenaire de C’est Qui le Patron ?! Promoteur du Plan Agrifood et du programme Educ’Agrifood.
Syrpa’Ward média : Édouard Bergeon, réalisateur et créateur de Cultivons-nousTV, le média qui reconnecte les agriculteurs et la société.
Syrpa’Ward communicante : Élisabeth Uminski, Responsable de l’équipe communication pour la Chambre Régionale d’Agriculture de Nouvelle-Aquitaine et co-organisatrice du Salon de l’Agriculture Nouvelle Aquitaine tout digital en 2020 au moment du premier confinement.
Syrpa’Ward agriculteur : Jean-Baptiste Vervy, Directeur-fondateur de Wizifarm, Président de CoFarming, fondateur de l’émission Les Tontons farmers, co-fondateur de l’association « Les agriculteurs ont du cœur ».
Syrpa’Ward pépite : Lucie Gantier @JoliesRousses, éleveuse de poules pondeuses plein-air et agriyoutubeuse

Cette édition a souligné également l’importance de l’humain au centre de la communication et des agricultures. Nous aurons à cœur de garder cette « coloration »pour les Syrpa’Wards 2022, pour répondre aux trois valeurs du Syrpa : curiosité, engagement et partage

Deux des 6 trophées reviennent à une agricultrice et un agriculteur. Les productrices et producteurs ont pris en main depuis quelques années leur propre communication. Quel impact cela peut-il avoir sur les métiers de la communication en agriculture ?   

L’écosystème agricole ne cesse de s’élargir, mais aussi d’être exposé à de multiples vicissitudes tant économiques que sociétales et communicationnelles. Toutes les énergies sont donc nécessaires pour le renforcer pour lui permettre de s’harmoniser avec les attentes des consommateurs-citoyens. Après tant d’année de repli et de mutisme de la part du monde agricole, il était important que les agricultrices et les agriculteurs prennent la parole pour décrire leur métier et leurs pratiques. La passion qui les anime est un excellent vecteur de pédagogie auprès des urbains et rurbains, pétris de méconnaissance et de préjugés sur les aliments. Le capital-sympathie dont les productrices et producteurs jouissent auprès du grand public est ainsi un atout aussi bien pour l’agriculture que pour tous les mangeurs français. Il aurait été fou qu’ils continuent à se taire… Pour autant, la chaîne alimentaire ne se réduit pas à la production agricole. A lui seul, le monde de la production ne peut non plus gommer tous les gaps d’information et de compréhension qui existent autour de l’alimentation. La complexité de notre écosystème alimentaire implique ainsi la nécessité d’une chaîne de communication agri-agroalimentaire afin de cultiver l’avenir ensemble, comme nous y invite Hervé Pillaud. Opposer professionnels de la communication et agriculteurs communiquant me semble stérile. Communiquer ne peut, en effet, se réduire à montrer ce que l’on fait… En revanche, communiquer engage et met en responsabilité autant le.la professionnel.le de la communication qui soutient la qualité du travail accompli pour une meilleure alimentation que la productrice-le producteur qui parle de son métier. Les deux sont résolument des maillons complémentaires et solidaires. Les opposer ne ferait qu’amplifier la cacophonie, la confusion qui sont à redouter auprès d’un public, en proie à ses peurs et ses contradictions. Les différents niveaux de prise de parole : collective et individuelle doivent servir le même objectif : œuvrer pour que la qualité alimentaire française soit choisie par nos compatriotes.
De même, les métiers de la communication de notre secteur évoluent sous l’impulsion de la féminisation et de la digitalisation comme nous l’a démontrée la septième édition de l’Observatoire Syrpa des métiers de la communication en agriculture. Gageons que cette double influence saura apporter de nouvelles approches et pratiques en communication pour nos mondes agricoles ! 

Pouvez-vous expliquer votre choix du lauréat du Syrpaward d’Honneur ?

Une fois n’est pas coutume, le Syrpa a souhaité remettre un Syrpa’Wards d’Honneur et de décerner celui-ci … à un homme politique. Nous avons voulu ainsi saluer l’énergie d’un homme qui contribue à rapprocher les Français et les mondes agricoles. A cet égard, Monsieur Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sait valoriser et défendre le travail accompli par chaque acteur de l’agriculture et de l’alimentation. Enfin, il s’agissait également pour le Syrpa de souligner la vitalité communicante de chaque maillon de l’agriculture et de l’alimentation – depuis la production à la tête du ministère de l’agriculture et de l’alimentation en passant par les agri-agrocommunicants afin d’assurer la souveraineté alimentaire française.

“Terres d’idées” récompensent 6 lauréats

Publié le 29 Juin 21

Près de 300 projets, améliorant la condition agricole et dynamisant les territoires, ont été déposés dans le cadre de la 3e édition de “Terres d’Idées”, initiée par Mutualia, et qui a primé 6 d’entre eux.

Parmi les 6 lauréats, 4 projets ont été récompensés sur des thématiques (territoires, innovation, emploi et développement durable) et 2 ont reçu des prix spéciaux :

  • Prix Agriculture & Territoires : projet de Claire Proust et Sébastien Beaury (Indre-et-Loire), d’aménagement d’un parcours pédagogique sensoriel au milieu de leur jardin de plantes aromatiques et médicinales.
  • Prix Agriculture & Emploi : projet de Camille Le Roux (Ille-et-Vilaine), de développement d’un atelier de transformation de porcs et de légumes d’été et d’herbes aromatiques.
  • Prix Agriculture & Innovation : projet d’Élisa Blanchard (Ariège) pour l’extraction de son miel par une presse.
  • Prix Agriculture & Développement durable : projet de Stéphane Gatti (Lot-et-Garonne) de recyclage de déchets verts et organiques.
  • Prix spécial des Territoires Mutualia/Public Sénat : projet de Marie-Françoise et Stéphane Fautrat (Loiret) pour la création autour et à partir d’une exploitation agricole, d’un écosystème comprenant un espace multi-activités, un centre de formation, un potager, une épicerie…
  • Prix spécial du jury Mutualia / Présence verte : projet de Laurence Frouin (Charente) de réhabilitation d’une ferme historique en un pôle de redynamisation du milieu rural.

Chacun des 6 lauréats recevra une dotation de 7 000 € pour financer et faire aboutir son projet.

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