Actualités

L’agriculture embauche

Publié le 30 Juil 25

D’après l’enquête “Besoins en main d’œuvre” réalisée par France Travail, sur les 2 433 020 projets de recrutement envisagés en 2025 en France, 202 200 concernent le secteur agricole.

Interrogés par France Travail fin 2024, les principaux secteurs du privé déclarent moins de projets de recrutement. C’est notamment le cas pour l’agriculture qui prévoit une diminution de 10,5%.

Le secteur agricole concentre encore toutefois 8,3 % du nombre de projets de recrutement en France. Les métiers “agriculteurs”, “viticulteurs et arboriculteurs” figurent ainsi parmi les métiers les plus recherchés par les employeurs, derrière les métiers de la restauration. Ils ont d’ailleurs été récemment catégorisés parmi les “métiers en tension” en France.

La France n’est plus la première puissance bio en Europe

Publié le 28 Juil 25

Les surfaces en agriculture biologique en France continuent à diminuer. Elles atteignent désormais 2,7 millions d’hectares. La France rétrograde donc en deuxième position au niveau européen, derrière l’Espagne (3 M ha) et devant l’Italie (2,46 M ha).

En 2024, 61 853 exploitations pratiquent l’agriculture biologique, sur une partie et la totalité de la ferme. Elles représentent ainsi 14,9 % des exploitations françaises.

En 2024, les surfaces bio en France ont diminué globalement de 2%. Toutes les régions sont touchées par cette baisse, à l’exception de l’outre-mer (notamment en Guyane, Guadeloupe, Martinique et Mayotte). Le total des surfaces bio, certifiées ou en cours de certification, représente aujourd’hui 2,7 M ha soit 10,1% de la surface agricole française. Près de 2/3 des surfaces bio en France sont localisés dans cinq régions : Occitanie (22%), Nouvelle-Aquitaine  (12%), Auvergne-Rhône-Alpes (11%), Pays de la Loire (9%) et Bourgogne-Franche-Comté (8%).

En 2024, l’Agence Bio relève également que “tous les cheptels bio sont en recul, sauf celui des brebis laitières“.

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Toujours moins d’exploitations

Publié le 21 Juil 25

Le ministère de l’Agriculture a conduit une enquête sur l’évolution de la structure des exploitations agricoles métropolitaines depuis le dernier recensement agricole de 2020. Dans tous les secteurs de production, à l’exception de celui du maraîchage-horticulture, le nombre de structures agricoles a poursuivi sa baisse entre 2020 et 2023.

D’après le service de statistique du ministère de l’Agriculture, la France métropolitaine compte en 2023 349 600 exploitations agricoles (près de 50 % en production végétale, 38 % en production animale et un peu plus de 10% en polyculture-polyélevage), “soit une baisse de 3,6 % par an depuis 2020, contre 2,3 % par an en moyenne entre 2010 et 2020“. Cela s’accompagne d’un agrandissement des surfaces cultivées : la superficie des exploitations métropolitaines de “taille économique significative”, “continue d’augmenter pour atteindre 93 hectares en 2023, contre 89 ha en 2020. Les exploitations de 200 hectares ou plus progressent rapidement (+ 2,8 % par an), représentent une exploitation sur dix et concentrent un tiers des surfaces agricoles. À l’opposé, les fermes de 25 à 75 hectares reculent fortement (- 3,9 % par an), tandis que celles de 125 à 200 hectares se maintiennent“.

L’enquête montre également que “la baisse du nombre d’exploitations est plus marquée dans les spécialisations animales (- 2,8 % par an) que dans les spécialisations végétales (- 0,8 %)“. Toutes les exploitations en production végétale régresse, à l’exception de la spécialisation maraîchage-horticulture qui compte environ 300 fermes supplémentaires par an.

En termes d’emploi, “608 900 personnes travaillent de manière permanente dans les exploitations. En ajoutant les travailleurs saisonniers ou occasionnels, cela représente un volume de 591 800 équivalents temps plein (ETP). Les exploitants et leur famille restent majoritaires, mais sont moins souvent à temps complet (75 % en 2023 contre 79 % en 2020). À l’inverse, les salariés permanents non familiaux, plus fréquemment employés à plein temps, voient leur part dans le volume de travail progresser (24 % en 2023 contre 22 % en 2020)“.

Les sacs d’engrais récupérés et recyclés

Publié le 16 Juil 25

Chaque année, la collecte d’emballages de fertilisants progresse et devrait atteindre les 100% d’ici 2030.

Depuis 2007, Soveea (Société de valorisation des éco-actions des engrais et des amendements) participe à la mise en place de réseaux de collecte, d’entreposage et de regroupement des déchets d’emballages (notamment les gros sacs d’engrais, les big-bags), qui sont ensuite récupérés, triés et recyclés par Adivalor.

Soveea indique que 95 % des big-bags mis sur le marché agricole sont récupérés “grâce à un système de collecte performant auprès des agriculteurs, reposant sur 6 000 points de collecte“. Et depuis 2024, “Novus, seule unité de recyclage européenne à pouvoir recycler et trier les polymères issus des big-bags agricoles, permet de les réinjecter sur le marché des matières premières“.

L’objectif de la filière est d’aboutir rapidement à un recyclage intégral des déchets d’emballages des fertilisants.

Échanges alimentaires : des dépendances de plus en plus marquées

Publié le 14 Juil 25

Dans son Observatoire de la souveraineté alimentaire, le CCFD-Terre Solidaire accuse la France de soutenir ses capacités exportatrices sans prendre en compte les droits et besoins des populations des pays tiers et leur volonté de renforcer leur propre souveraineté alimentaire.

Pour le CCFD-Terre Solidaire, “nos échanges agricoles et alimentaires avec les pays du Sud révèlent des déséquilibres profonds, et des dépendances qui compromettent leur souveraineté alimentaire autant que la nôtre.”

L’analyse de nos échanges agricoles et alimentaires avec l’ensemble des pays en développement révèle des dépendances croissantes, fragilisant la souveraineté alimentaire de la France, tout en faisant reposer les impacts sociaux et environnementaux de notre alimentation sur les pays du Sud“.

Pour consulter l’Observatoire, cliquez ici

Décarbonation du transport aérien : la piste des agrocarburants

Publié le 8 Juil 25

Pour répondre au défi climatique et réduire son empreinte carbone, le transport aérien devra compter sur le déploiement de biocarburants d’aviation durables et innovants. La réglementation a fixé comme objectif la substitution à court-terme du kérosène fossile par des carburants d’aviation durables de 2% en 2025 et de 5% en 2030, et vise à plus long terme 70 % à l’horizon 2050. C’est dans cette perspective que TotalEnergies et Avril ont décidé d’investir dans le développement d’une filière française de cultures intermédiaires pour la production de carburants aériens durables.

Les cultures intermédiaires sont des cultures semées entre deux cultures dites principales, sur une même parcelle. De ce fait, elles ne requièrent pas de terres supplémentaires et n’entrent pas en compétition avec l’alimentation humaine et animale, tout en étant sources de revenus complémentaires pour les agriculteurs.

TotalEnergies et Avril ont annoncé vouloir évaluer “l’ensemble la chaîne de valeur, depuis la sélection des variétés végétales jusqu’à la production de biocarburants, avec pour objectif la structuration d’une filière française pérenne. Avril fournira les huiles végétales issues des cultures intermédiaires à TotalEnergies qui les transformera en carburants aérien durable dans ses bioraffineries françaises et par coprocessing dans ses raffineries françaises et européennes“.

Toujours moins d’engrais minéraux employés

Publié le 7 Juil 25

L’utilisation d’engrais minéraux dans l’Union européenne continue de baisser. Et la France n’est pas en reste.

En 2023, 9,3 millions de tonnes d’engrais minéraux (azote et phosphore) ont été utilisées en agriculture en Europe. Cela représente une baisse de 3,7 % par rapport à la quantité utilisée en 2022 et une baisse cumulée de 20,5 % par rapport au pic relatif de 2017.

Principal pays agricole en Europe, la France est, de fait, le plus important utilisateur d’engrais minéraux, nécessaires pour améliorer les rendements et la qualité des productions. Toutefois, une utilisation excessive peut entraîner une pollution des nappes phréatiques. Grâce notamment à des technologies de plus en plus performantes, les agriculteurs veillent à optimiser l’apport d’engrais aux cultures. Ainsi, l’utilisation d’engrais azotés minéraux en France est passée de 2,17 millions de tonnes en 2014 à 1,73 millions de tonnes en 2023, soit une baisse de plus de 20 % en 10 ans.

Explorer les enjeux d’une alimentation locale, durable et solidaire

Publié le 3 Juil 25

Dans le cadre du réseau Terroir, porté par Bouge Ton Coq, une “Fresque du Mieux manger local” a été élaborée. Cet outil pédagogique innovant est conçu pour sensibiliser et accompagner les citoyens vers une alimentation plus locale, durable et résiliente.

À travers un parcours ludique et collectif, cette fresque éclaire les grands enjeux alimentaires et valorise les initiatives locales à chaque étape de la chaîne : production, transformation, distribution et consommation. Elle donne à chacun les clés pour comprendre et les moyens d’agir.

Basé sur un jeu de cartes, la fresque encourage à réfléchir en petits groupes, stimule l’intelligence collective, afin d’établir un diagnostic des forces, des faiblesses et des pistes d’amélioration sur deux exemples de produits alimentaires.

Pour se procurer la Fresque, cliquez ici

Cette Fresque fait partie des différents outils élaborés dans le cadre de la réflexion globale menée au sein du réseau Terroir qui vise à analyser l’impact social, économique, politique et environnemental des commerces citoyens dans les territoires. Aujourd’hui, 68% des communes rurales françaises n’ont aucun commerce, alors même que l’essentiel de la production agricole se fait dans les campagnes. Pour faire ses courses, il faut aujourd’hui parcourir une douzaine de kilomètres. L’alimentation constitue un enjeu essentiel de la transition écologique. Une analyse en cours conduite par le Laboratoire d’études rurales de l’Université de Lyon cherche à identifier les leviers possibles pour favoriser une meilleure alimentation (produits frais, bio, locaux…) tout en renforçant le lien social dans les territoires (reconnexion avec l’agriculture, inclusion, initiatives citoyennes participatives…).

Un partage du soleil entre production agricole et production d’électricité

Publié le 1 Juil 25

L’agrivoltaïsme prend de plus en plus d’ampleur. Son développement raisonné a toute sa pertinence pour produire de l’énergie sur des terres agricoles et contribuer ainsi au mix énergétique du futur.

Une installation agrivoltaïque est une installation de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil et dont les modules sont situés sur une parcelle agricole où ils contribuent durablement à l’installation, au maintien ou au développement d’une production agricole“. C’est ainsi qu’est défini l’agrivoltaïsme dans la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables. Une installation est ainsi considérée comme agrivoltaïque si elle permet une production agricole significative tout en apportant un revenu durable issu de l’amélioration du potentiel et de l’impact agronomiques ; de l’adaptation au changement climatique ; de la protection contre les aléas ou bien encore de l’amélioration du bien-être animal.
La loi précise que ne peut pas être considérée comme agrivoltaïque, une installation qui ne permet pas à la production agricole d’être l’activité principale de la parcelle agricole ou si elle n’est pas réversible.
Sans partage du soleil, il ne peut s’agir d’agrivoltaïsme. Ainsi, les panneaux photovoltaïques sur les bâtiments agricoles ne sont pas de l’agrivoltaïsme, mais du photovoltaïque de toiture. Pareillement, si la culture n’utilise pas le soleil (comme la culture de champignons, les bâtiments d’élevage hors-sol, la pisciculture en bassin ou les parcours de volailles et de monogastriques), cela ne constitue pas en soi de l’agrivoltaïsme mais plutôt des abris d’élevage.

Les différentes techniques utilisées visent à ne pas pénaliser la production agricole en assurant une alternance progressive ombre/soleil pour les plantes et en n’empêchant pas les interventions du matériel agricole sous les structures.
Christian Dupraz, chercheur à l’INRAE, indique qu’il existe sur le marché une large panoplie de systèmes et les innovations sont nombreuses : panneaux fixes, inclinés, verticaux, mobiles, opaques, semi-transparents… Un travail est conduit également sur des panneaux filtrant les longueurs d’onde, ne laissant passer que celles utiles pour la photosynthèse des plantes.

Il existe actuellement peu de projets en exploitation mais énormément de projets en instruction.

Selon l’INRAE, l’agrivoltaïsme est un candidat sérieux au mix énergétique du futur. Tout en combinant la production agricole avec la production électrique, l’agrivoltaïsme offre l’opportunité de faire progresser la souveraineté alimentaire de la France en remplaçant, à terme, une partie des surfaces consacrées aux agrocarburants par une filière énergétique beaucoup plus efficace.

Source : INRAE/Académie d’Agriculture de France


Le cheptel en France, comme en Europe, suit une tendance à la baisse

Publié le 26 Juin 25

Les dernières statistiques européennes montrent une régression notable de l’élevage. Ce déclin touche également la France.

En 2024, l’UE comptait 132 millions de porcs, 72 millions de bovins, 57 millions d’ovins et 10 millions de caprins. Par rapport à l’année précédente, tous les effectifs d’animaux d’élevage ont diminué : les porcs ont diminué de 0,5 %, les bovins de 2,8 %, les ovins de 1,7 % et les caprins de 1,6 %.

La même érosion touche également l’élevage en France:
– pour l’élevage bovin, même si la France concentre, avec 16,5 millions de têtes, le plus grand nombre de bovins en Europe, ce cheptel a diminué de près de 15 % en dix ans.
– avec 11,7 millions de têtes en 2024, l’élevage porcin français se positionne loin derrière l’Espagne et l’Allemagne et affiche une baisse de 8,6 % en 10 ans.
– l’élevage ovin français (6,6 millions de têtes en 2024, troisième effectif européen après l’Espagne et la Roumanie) a baissé, depuis 10 ans, de 5,7 %.
– l’élevage caprin, dont l’effectif reste à peu près stable, se positionne en quatrième position au niveau européen, avec 1,34 million de têtes en 2024, derrière la Grèce, l’Espagne et la Roumanie.

Les seuls engrais organiques ne permettent pas de couvrir les besoins pour les cultures

Publié le 25 Juin 25

FranceAgriMer a conduit une étude visant à estimer la possibilité de remplacer les engrais minéraux par des engrais organiques (effluents d’élevage, digestat issu de la méthanisation ou urine humaine). Il en ressort que les engrais organiques produits en France permettraient de couvrir seulement 24 % des besoins en azote et de répondre aux besoins en phosphore et potassium.

Les cultures végétales nécessitent un apport d’engrais minéraux NPK (azote, phosphore, potassium). Or, FranceAgriMer rappelle que “l’assujettissement aux engrais de synthèse soulève des préoccupations en matière de durabilité environnementale, de par sa dépendance aux énergies fossiles, de sécurité d’approvisionnement, point qui a été mis en lumière avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et par conséquent de souveraineté alimentaire“.

En France, en 2022, la commercialisation d’engrais se répartit à 60 % d’engrais minéraux et 40 % d’engrais organiques. En tout, 8 millions de tonnes d’engrais minéraux ont été livrés, faisant de la France le premier pays consommateur en Europe.

Aujourd’hui, en France, les ressources actuelles d’engrais organiques sont globalement bien valorisées puisque 80 % des effluents d’élevage sont épandus et 100% du digestat. L’urine humaine qui pourrait être utilisée n’est actuellement pas mobilisée. La production d’urine humaine en 2022 en France était estimée à 24 millions de m3 et permettrait de fertilise 2,4 millions d’hectares (sur les 26,8 millions d’hectares cultivés en France).

D’après l’étude de FranceAgriMer, l’épandage d’effluents d’élevage, de digestat et d’urine humaine permettrait de couvrir 477 739 tonnes d’azote efficace (24% du besoin), 160 035 tonnes de phosphore efficace (104% du besoin) et 734 113 tonnes de potassium efficace (221% du besoin).

L’étude conclut ainsi que “à ce jour, une combinaison d’engrais organiques et d’engrais minéraux reste indispensable, ce qui nécessite de développer une production d’engrais azotés moins émissive en gaz à effet de serre, afin d’atteindre les objectifs de décarbonation du secteur agricole et de réduire la dépendance de ce secteur aux aléas géopolitiques“.

La France se positionne au 6e rang mondial d’exportation de produits agricoles et agroalimentaires

Publié le 24 Juin 25

D’après une analyse de FranceAgriMer, en 2024, la France s’est maintenue au 6e rang d’exportateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires, avec 4,3 % de part de marché, en léger retrait par rapport à 2023 (- 0,1 point).

En 2024, la France a dû faire face à un contexte géopolitique perturbé (guerre en Ukraine, taxes douanières américaines…) et à des événements climatiques peu favorables, du fait des pluies inondations et pluies abondantes.

FranceAgriMer relève que “la balance commerciale des produits agricoles et agroalimentaires de la
France, bien que toujours excédentaire de 3,9 Md€, s’est encore repliée en 2024 (- 26 %) avec un recul du solde positif des échanges avec les pays tiers (- 16 %) et une quasi stabilité du déficit avec les pays de l’Union européenne
“.

En matière d’exportations, les produits agricoles et agroalimentaires ont rapporté 81 911 M€, grâce notamment aux vins et spiritueux (la France reste le 1er exportateur mondial pour cette filière). Quant aux importations, elles s’élèvent en 2024 à 78 016 M€, avec un niveau élevé pour les fruits et légumes.

La dépendance de l’agriculture aux engrais russes met à mal la souveraineté agricole et alimentaire française

Publié le 10 Juin 25

L’Unifa, l’Union des industriels de la fertilisation, souligne que les importations d’engrais -en provenance notamment de Russie- n’ont cessé d’augmenter, déstabilisant les industries européenne et française des engrais. Afin de contribuer à la souveraineté agricole de la France, une plus grande indépendance de la production des engrais français et européens s’avère indispensable.

Dans son rapport d’activité, l’Unifa rappelle que “la France a importé un peu plus de 735 000 tonnes d’engrais minéraux depuis la Russie en 2024, soit 21,8 % de ses importations depuis l’extérieur de l’Union européenne, multipliant par trois cette part depuis 2020“.

Avec ses 82 sites de production et de stockage en France, les 33 entreprises industrielles de l’Unifa ont livré sur la campagne 2023-2024, 58,5 % des engrais minéraux en volume en France métropolitaine.

Forte progression de la culture de coriandre

Publié le 30 Mai 25

Avec une augmentation de surface entre 2023 et 2024 de plus de 12 400 hectares, la culture de coriandre représente désormais la deuxième PPAM, plantes à parfum aromatiques et médicinales, cultivée en France.

D’après une étude de FranceAgriMer, en 2024, les PPAM occupent en France métropolitaine 69 200 hectares. Outre la coriandre, les cultures de persil, fenouil et des psylliums sont également en nette augmentation. À l’inverse, le lavandin, la lavande, le thym, l’estragon, le basilic et l’angélique sont en baisse.

Besoin de main-d’œuvre en agriculture

Publié le 23 Mai 25

La liste des métiers en tension vient de paraître et intègre les métiers de l’agriculture dans toute la France. Les migrants pourraient bénéficier de certaines facilités pour être régularisés pour travailler dans les fermes.

Annoncé en février 2024 lors du Salon de l’agriculture, l’agriculture vient d’être reconnue officiellement comme un secteur en tension. Ainsi, quatre familles professionnelles agricoles (agriculteurs salariés, éleveurs salariés, maraîchers/horticulteurs salariés, viticulteurs/arboriculteurs salariés) sont inscrites parmi les « métiers en tension ».

Cela entrouvre très légèrement les possibilités de régularisation des ouvriers agricoles étrangers, alors qu’en février dernier la circulaire Retailleau a très fortement durci les conditions des migrants en France.

Les AES (Admissions exceptionnelles au séjour), permettant l’obtention d’un titre de séjour, restent dérogatoires et exceptionnelles et justifiées exclusivement par le travail, préférentiellement pour les métiers en tension, à condition de pouvoir justifier de 12 mois de bulletins de salaire au cours des 24 derniers mois et de trois ans de résidence en France.

Plus d’informations : GISTI

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