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Les agroéquipements : un secteur qui embauche

Publié le 15 Avr 25

Le secteur industriel des agroéquipements en France (fabricants et importateurs), avec ses 614 entreprises, emploient 28 500 salariés permanents. Ce nombre est en progression de plus de 2 000 emplois nets au cours des six dernières années.

D’après le rapport économique 2025 d’Axema, le syndicat français des acteurs industriels l’agroéquipement et de l’agroenvironnement, le secteur industriel des agroéquipements a employé 28 515 salariés en 2023, soit 1,1 % en plus par rapport à l’année précédent.

La moitié des effectifs se concentrent dans trois régions : les Pays-de-la-Loire (où se trouve le tissu d’entreprises le plus dense), les Hauts-de-France et le Grand-Est. Viennent ensuite la Bretagne, le Centre-Val-de-Loire et la Nouvelle Aquitaine.

Une production pleine de saveur

Publié le 9 Avr 25

Aujourd’hui en France, 99% de l’ail transformé et incorporé dans les recettes des industries agroalimentaires provient de Chine. Or, comme le rappelle l’Association nationale interprofessionnelle de l’ail, “choisir l’ail français, c’est l’assurance d’avoir un ail de qualité, riche en arômes et produit dans le respect de l’environnement“.

Faire le choix de préparations issues d’ails produits et transformés en France (purées et ails déshydratés), c’est répondre à un plébiscite croissant des consommateurs pour l’origine France. “C’est également participer au maintien de territoires dynamiques en permettant le développement des entreprises, des producteurs et des différents signes officiels de qualités et d’origine“. En 2023, la production d’ail en France s’étend sur 4 147 hectares, cultivée par près de 3 000 producteurs, pour une production de 29 485 tonnes.

L’ail français bénéficie de 6 signes officiels : AOP (Appellation d’origine protégée) Ail violet de Cadours, IGP (Indication géographique protégée) Ail blanc de Lomagne, IGP Ail de la Drôme, IGP Ail fumé d’Arleux, Label Rouge Ail rose de Lautrec, auxquels s’ajouteront prochainement deux nouveaux signes pour l’Ail rose de Billom et l’Ail de Piolenc. Comme le souligne Stéphane Boutarin, producteur dans la Drôme, “il existe en France toute une variété d’ails différents qui chacun possède une spécificité gustative“.

Le ministère de l’Agriculture conforte les initiatives des JNAgri et de la Semaine du goût

Depuis sa création, les Journées nationales de l’agriculture sont placées sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture. En 2025, ce soutien est renforcé par le fait que le ministère a inscrit les JNAgri, ainsi que la Semaine du goût, dans le Pacte d’orientation pour le renouvellement des générations en agriculture. Du 6 au 9 juin 2025, les Journées Nationales de l’Agriculture (JNAgri) reviennent pour une 5ᵉ édition autour de la thématique « Mieux comprendre l’agriculture pour mieux consommer ». Ce sera l’occasion de partir à la rencontre de celles et ceux qui, au-delà de nous nourrir, contribuent à la vie économique, écologique et sociale de nos territoires.

Mieux comprendre les filières agricoles, c’est prendre conscience des exigences de qualité, des modes de production durables, des réalités économiques et sociales, et des choix que cela implique pour les consommateurs comme pour les producteurs.

Reconnaissant le rôle central des Journées Nationales de l’Agriculture dans la transmission des savoirs et le dialogue entre le monde agricole et la société, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire renforce d’ailleurs en 2025 son soutien à la manifestation en l’inscrivant dans le pacte de renouvellement des générations en agriculture porté par le ministère.

Une agriculture aux multiples apports

L’agriculture est à la base de notre alimentation, mais savons-nous vraiment d’où viennent nos aliments et comment ils sont produits ? La qualité dépend de nombreux facteurs : matières premières, terroirs, modes de production, cahiers des charges, qu’ils soient officiels (Label Rouge, AOP, HVE, AB…) ou privés, portés par des filières ou des entreprises. Elle influence directement les prix et répond aux attentes des consommateurs en matière de goût, de diversité et de saisonnalité, tout en ayant un impact sur les conditions de production pour les agriculteurs.

Consommer des produits d’origine française et respecter la saisonnalité, c’est aussi soutenir l’économie locale et préserver l’emploi, non seulement agricole, mais aussi dans tous les métiers qui y sont liés.

L’agriculture est un secteur complexe, carrefour de nombreux enjeux. Elle produit notre alimentation, certes, mais ses apports ne s’arrêtent pas là : elle façonne nos paysages, contribue au développement des énergies renouvelables (photovoltaïque, méthanisation, agrocarburants) et innove pour s’adapter au changement climatique. Face à ce défi, comme aux crises sanitaires ou géopolitiques, la résilience et l’autonomie alimentaires impliquent d’adapter les modèles de production et les flux commerciaux.

Mieux comprendre les filières agricoles, c’est prendre conscience des exigences de qualité, des modes de production durables, des réalités économiques et sociales, et des choix que cela implique pour les consommateurs comme pour les producteurs.

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Les JNAgri : un événement ancré dans la société et tourné vers l’avenir

Les 6, 7, 8 et 9 juin prochains, partout en France, sera célébrée la 5e édition des Journées Nationales de l’Agriculture (JNAgri). Avec pour thème « Mieux comprendre l’agriculture pour mieux consommer », cet événement emblématique vise à rapprocher citoyens et acteurs du monde agricole en ouvrant les portes des exploitations, entreprises agroalimentaires, centres de recherche et autres maillons essentiels de la filière.

Cette année marque une étape significative pour les JNAgri avec un soutien renforcé du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Leur complémentarité avec La Semaine du Goût répond en effet à l’objectif du pacte de renouvellement en agriculture, fixé fin 2023, consistant à créer un rendez-vous autour de l’agriculture durable et de l’éducation à l’alimentation. Fort de ce constat, le ministère a décidé d’accentuer l’accompagnement de ces deux rendez-vous majeurs et d’ampleur nationale. L’ensemble de l’écosystème agroalimentaire a ainsi été appelé à se mobiliser autour des JNAgri.

Depuis leur lancement en 2021 par #agridemain et Make.org Foundation, sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, les JNAgri sont devenues un moment privilégié d’échanges entre le public et les professionnels du secteur dans leur diversité. Sur l’ensemble du territoire, des exploitations, des centres de formation, des concessionnaires de matériel ou encore des transformateurs ouvriront leurs portes pour faire découvrir les multiples facettes de l’agriculture.

Ateliers pédagogiques, visites guidées, dégustations ou encore tables rondes rythmeront ces journées, offrant au public l’opportunité de mieux comprendre l’agriculture, ses produits et ses enjeux. L’ambition de ces rencontres est de donner à chacun les clés pour des choix de consommation éclairés.

L’édition 2025 de cet événement fédérateur sera placée sous le marrainage de Gabrielle Halpern, philosophe engagée dans les questions d’hybridation des savoirs et des cultures, qui apportera son regard sur les mutations à l’œuvre dans l’agriculture et la société. Julie Andrieu, animatrice d’émissions et critique culinaire, apportera son soutien en tant qu’ambassadrice de la manifestation.

Forte d’une édition 2024 couronnée de succès avec ses plus de 220 000 visiteurs et 1 700 événements inscrits au programme, la 5e édition a pour ambition de rassembler plus de monde encore pour découvrir, célébrer et soutenir l’agriculture française.

Nos partenaires de l’édition 2025 :
Grands mécènes : Coopérative U, Panzani
Mécènes : Marché international de Rungis, Bel
Avec le soutien de : Inrae, Fondation Avril, Axema, Mutualia, Semae
Partenaires réseaux : Agriculteurs de Bretagne, Anefa, Bienvenue à la ferme, Bleu Blanc Cœur, Bouge Ton CoQ, C’est qui le patron, CAUE Auvergne-Rhône-Alpes, CoFarming, Dans Les Bottes, Entreprises et découvertes, FNEDT, FNSEA, Open AgriFood, Pour de Bon, Solaal, TerrAttitude, Terra Vitis, Trame, Vigneron indépendant

Gabrielle Halpern, marraine des JNAgri 2025

Gabrielle Halpern, philosophe engagée pour un dialogue entre les secteurs, les disciplines et les savoir-faire, a été choisie comme marraine des Journées Nationales de l’Agriculture 2025.

Docteure en philosophie et diplômée de l’École Normale Supérieure, Gabrielle Halpern consacre ses recherches à la notion d’hybridation, explorant comment le croisement des disciplines et des secteurs permet d’innover et de repenser nos modèles. Un décloisonnement qu’elle estime essentiel pour innover et relever les défis du XXIᵉ siècle. Après avoir travaillé au sein de plusieurs cabinets ministériels et codirigé un incubateur de startups, elle accompagne des entreprises et des institutions publiques dans leur réflexion sur l’évolution de nos sociétés.

Un engagement fort pour l’agriculture et l’alimentation
En tant que marraine de l’édition 2025 des JNAgri, Gabrielle Halpern soutient la nécessité de créer des ponts entre la société et les agriculteurs et d’ouvrir le dialogue sur les mutations du secteur, ses enjeux et son avenir.
Auteure de plusieurs essais, dont Philosopher et cuisiner : un mélange exquis (coécrit avec Guillaume Gomez, Éditions de l’Aube, 2022) et plus récemment Créer des ponts entre les mondes – Une philosophe sur le terrain (Fayard, 2024) Gabrielle Halpern participera à faire connaître et rayonner les Journées Nationales de l’Agriculture qui se tiendront du 6 au 9 juin sur tout le territoire. Pour leur 5ᵉ édition, elles proposeront aux citoyens de découvrir le monde agricole et ses métiers, toujours avec une volonté de partage, au travers de la thématique : « Mieux comprendre l’agriculture pour mieux consommer ».

Rendez-vous au Salon de l’agriculture du 22 février au 2 mars

Publié le 19 Fév 25

#agridemain, TSE et Euro-Toques France invitent à les retrouver au Salon international de l’agriculture afin d’échanger sur l’agriculture, l’énergie et l’alimentation. Rendez-vous est donné dans le Hall 4 – Allée B – Stand 22, du 22 février au 2 mars 2025, à Paris Porte de Versailles.

Agricultrices et agriculteurs viendront échanger avec les visiteurs pour expliquer et présenter leurs pratiques et leurs productions. Par ailleurs, sur le stand #agridemain, des partenaires et invités viendront éclairer sur l’actualité de leur filière.

Au programme :

Samedi 22 février 2025 : rencontre et échanges avec Claude Petitguyot (cultivateur, éleveur et producteur de champignons dans le Jura), Louis Thomassin (maraîcher et arboriculteur dans le Val-d’Oise), Véronique Maronet (Champagne Rogge Cereser), Cécile Vidal (productrice de noix en Charente).

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Dimanche 23 février 2025 : rencontre et échanges avec Aurore Mayno-Frugier (productrice de volailles en Dordogne) et Stéphane Fautrat (agriculteur dans le Loiret).

  • Débat de 9h30 à 10h30 – “Libérer le potentiel des femmes pour l’agriculture !” proposé par VoxDemeter
  • Débat de 16h00 à 17h00 – “Entre terre et mer, la Vendée, un territoire d’excellence” proposé par Vendée Qualité

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Lundi 24 février 2025 : à partir de 12h00, rencontres proposées par la coopérative Vivescia
Communiqué de presse cliquez ici

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Mardi 25 février 2025 : rencontre et échanges avec Stéphane et Fanny Boutarin (producteurs d’ail dans la Drôme), Thierry Bailliet (producteur de légumes de plein champ dans le Pas-de-Calais)

  • Débat de 9h30 à 10h30 – “Le digital en agriculture : performance et proximité” proposé par la coopérative ValfranceCliquez ici pour consulter le communiqué de presse
  • Débat de 12h00 à 13h00 – “Nutrition, environnement, accessibilité : comment faire converger ces enjeux dans nos assiettes ?” proposé par Panzani
  • Débat de 13h30 à 14h30 – “On vous dit tout sur le prix de vos machines agricoles !” proposé par Axema

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Mercredi 26 février 2025 : rencontre et échanges avec Marie-Paule Chauvet (arboricultrice dans les Bouches-du-Rhône), Franck Dumoutier (céréalier dans le Loiret), Vincent Boucher (producteur de grandes cultures dans l’Oise)

  • Débat de 9h30 à 10h30 – “La santé des sols : comment les acteurs de la fertilisation mobilisent l’écosystème agricole” proposé par l’UnifaCliquez ici pour consulter le communiqué de presse
  • Débat de 12h00 à 13h00 – “Comment accompagnons-nous nos agriculteurs dans la transition agricole ?” proposé par Coopérative U
  • Débat de 13h30 à 14h30 – “Quels projets agrivoltaïques pour soutenir l’agriculture française ? proposé par TSE

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Jeudi 27 février 2025 : rencontre et échanges avec Denis Sicard (producteur de petits fruits et arboriculteur en Haute-Garonne), Yvon Sarraute (arboriculteur et éleveur caprin dans le Tarn-et-Garonne), Pol Griffon (polyculteur et éleveur bovin dans la Marne)

  • Débat de 9h30 à 10h30 – “Reconversion professionnelle : non issus du milieu agricole et actifs agricoles, est-ce conciliable ?” proposé par l’AnefaCliquez ici pour consulter le communiqué de presse
  • Débat de 12h00 à 13h00 – “Agriculteurs, alimentation et santé, un lien naturel” proposé par Mutualia
  • Débat de 13h30 à 14h30 – “Le savoir vivre à la française. Pour une croissance responsable” proposé par le GHR

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Vendredi 28 février 2025 : rencontre et échanges avec Stéphane Aurousseau (éleveur de porcs et de vaches allaitantes dans la Nièvre)

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Samedi 1er mars 2025 : rencontre et échanges avec Sabrina Augier et Clarisse Chassac (productrices de noisettes et de pâtes à tartiner dans le Lot-et-Garonne)

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Dimanche 2 mars 2025 : rencontre-dédicace avec les écrivains paysans de l’AEAP
Cliquez ici pour consulter le communiqué de presse

La volaille plébiscitée

Publié le 19 Fév 25

La volaille devient la principale viande consommée en France. Avec un total de 2,16 millions de tonnes de volailles consommées en 2024, la France est le 1er pays consommateur de viande de volaille de l’Union européenne.

En 2024, en totalisant la consommation à domicile et hors domicile, chaque Français a consommé en moyenne 31,6 kg de volaille sur l’année, dont 24,9 kg de poulet. La demande nationale a enregistré une forte croissance en 2024 (+ 9,8 %) , encore plus forte que les années précédentes. Depuis 2019, la consommation de volailles a progressé de +15%. L’interprofession volaille de chair, Anvol, fait le constat que “la volaille grimpe ainsi sur la première marche du podium de la viande la plus consommée en France, passant devant le porc“.

Le poulet avant tout

La consommation de viande de volaille en France est très nettement dominée par le poulet. Le marché de la consommation de volaille en France en 2024 se répartit ainsi :
– 78,7% poulets;
– 11,6 % dindes;
– 8,2 % canards;
– 1,5 % autres (pintades, cailles, pigeons).

La France, très loin de l’autosuffisance alimentaire

La production française de volailles ne permet pas de satisfaire la demande. Sur 2024, la France a importé 4 volailles consommées sur 10, essentiellement pour la restauration hors domicile et les entreprises de seconde transformation.

La digitalisation en agriculture

Publié le 29 Jan 25

Le numérique est omniprésent dans l’univers des exploitations agricoles. De très nombreux outils sont mis à la disposition des agriculteurs afin d’allier innovation et amélioration des performances techniques et économiques. Les coopératives agricoles notamment conçoivent et développent de tels outils pour accompagner leurs sociétaires vers un avenir agricole plus numérique, sécurisé et productif.

Le développement du numérique dans l’agriculture “se fonde sur deux avancées majeures : d’une part, l’essor de l’électronique et de la robotique, qui a conduit à l’introduction des équipements tels que les ordinateurs de process et les capteurs dans les exploitations, et d’autre part, le développement des technologies de communication et de partage de l’information” (1).

Les innovations digitales conçues pour les agriculteurs constituent des outils performants pour modifier leurs méthodes de production tout en améliorant les modes de communication et de gestion de leurs entreprises. C’est le cas par exemple avec Val’oo, la solution numérique de la coopérative Valfrance qui révolutionne la gestion des céréales en offrant une commercialisation optimisée, accessible à tout moment. Avec un accès 24h/24 à la grille des prix et la possibilité de vendre leurs céréales en temps réel, directement depuis smartphone ou ordinateur, les sociétaires de la coopérative céréalière de l’Oise et de Seine-et-Marne profitent des meilleures opportunités du marché sans perdre de temps.

Le digital en agriculture : performance et proximité“, débat proposé par Valfrance au Salon international de l’agriculture, à Paris, mardi 25 février 2025 de 9h30 à 10h30 sur le stand d’#agridemain, Hall 4, stand B22. Pour en savoir plus, cliquez ici

Une laine aux multiples qualités

Publié le 28 Jan 25

Quand on parle de laine, tout le monde pense au pull et au plaid bien chauds mais savez-vous que cette fibre naturelle présente bien d’autres qualités très utiles au quotidien ?  Thermorégulatrice, antistatique, isolante, résistante au feu … elle protège les pompiers, isole nos maisons ou bien encore fertilise nos sols !

La laine est une fibre naturelle, issue de la tonte des brebis, composée principalement de kératine. La qualité de la laine dépend du climat, du mode d’élevage, de l’alimentation et bien évidemment de la race des brebis. La tonte est généralement effectuée une fois par an afin d’assurer aux animaux un confort thermique et de lutter contre les parasites.

La laine est, au sens de la réglementation, un sous-produit animal de catégorie III soumis, de par son statut, à des contraintes réglementaires et sanitaires spécifiques, de la tonte jusqu’au lavage.

Concurrencées par les fibres synthétiques et les laines de l’hémisphère sud, les laines françaises sont globalement peu valorisées sur le territoire et majoritairement exportées vers l’Asie. Le programme Inn’Ovin (en collaboration avec la FNO, le Collectif Tricolor et l’Association des Tondeurs de Moutons) diffuse des conseils aux éleveuses et éleveurs pour réaliser une bonne tonte, un bon stockage afin d’améliorer la qualité de la laine et donc potentiellement sa valorisation.

Forte croissance des biostimulants

Publié le 16 Jan 25

Selon une analyse conduite par l’Unifa, l’Union des industries de la fertilisation, le marché des biostimulants connaît une croissance significative ces dernières années.

Les biostimulants sont des produits qui stimulent le processus de nutrition des végétaux, améliorant une ou plusieurs des caractéristiques des plantes ou de leur réseau racinaire. Au-delà de jouer un rôle sur l’alimentation de la plante, les biostimulants améliorent également la tolérance aux stress environnementaux et contribuent à la qualité des cultures et des récoltes.

Selon un panel réalisé par Kynetec pour l’Unifa, auprès de 8000 agriculteurs, le marché des biostimulants a connu une croissance significative ces dernières années :
• Entre 2019 et 2023, le nombre d’hectares concernés a doublé, avec un taux de croissance annuel moyen de 18%.
• Les grandes cultures représentent la majorité du marché, avec 65,5% des applications en 2023 et une augmentation annuelle de 27,7%.
• En 2024, les utilisations en grandes cultures ont cependant marqué le pas en raison de conditions de culture délicates et d’une utilisation des biostimulants pas encore totalement intégrée comme faisant partie de l’itinéraire technique de nutrition des cultures.

Pour aller plus loin : podcast “Les biostimulants, au cœur de la fertilisation associée

Une variété de blé agroécologique

Publié le 9 Jan 25

L’Inrae, l’Institut de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, annonce la sortie, à l’issue de 10 ans de recherche et d’expérimentation, d’une nouvelle variété de blé à très haut rendement, avec un excellent taux protéique et agroécologique (résistante aux principales maladies et économe en fertilisation).

Comme le rappelle l’Inrae, “la mise au point d’une nouvelle variété est le fruit d’un processus qui dure en moyenne 10 ans, mobilisant experts scientifiques et outils de sélection de pointe“. Ainsi, pour cette nouvelle variété de blé, Géopolis, cela a nécessité des croisements réalisés à Estrées-Mons (Somme) à partir de variétés aux caractéristiques génétiques et agronomiques intéressantes. Puis une sélection en pépinière a été mise en place sur 5 générations, afin d’observer, évaluer et sélectionner les caractéristiques agronomiques. Puis 4 années ont été nécessaires pour mener des tests en conditions réelles sur plusieurs sites d’unités expérimentales en France, suivant diverses conduites culturales.

Cette innovation s’avère d’autant plus prometteuse que le blé tendre est la première espèce cultivée en France, destinée notamment à la production de farine panifiable pour la France ou l’export.

Sacrée betterave !

Publié le 26 Déc 24

La France compte quelque 23 000 agricultrices et agriculteurs planteurs de betteraves sucrières. Ainsi, 410 000 hectares de betteraves sont cultivées en France, permettant chaque année de produire 3,9 millions de tonnes de sucre, faisant de la France le premier producteur européen de sucre.

La betterave sucrière montre de réels atouts agronomiques, environnementaux et énergétiques (avec la production notamment de bioéthanol ou pour la méthanisation). Mais elle offre également des débouchés en matière de santé humaine : pour l’élaboration de produits pharmaceutiques (notamment les gels hydroalcooliques) mais également dans l’extraction de certains de ses composés dans le cadre de thérapies contre le cancer du poumon.

Si la France occupe la première place au niveau européen en matière de production de sucre, grâce à la culture des betteraves sucrières, il convient de relativiser en prenant de la hauteur au niveau du marché mondial du sucre. En effet, la production de sucre à base de betteraves sucrières contribue à la production de seulement 20 % du sucre au niveau mondial. Les 80 % restants sont en effet élaborés à partir de la canne à sucre.

Plus de protéines végétales dans nos assiettes

Publié le 19 Déc 24

D’après le Baromètre des consommateurs conduit par Protéines France et Terres Univia, les Français consomment de plus en plus de légumineuses. Et selon l’Inrae, les aliments fermentés pourraient permettre de développer de nouveaux produits à base de légumineuses.

La 7e édition du Baromètre Consommateurs réalisé par Protéines France, en partenariat avec Terres Univia, indique que 23% des consommateurs français déclarent avoir augmenté leur consommation de légumineuses. “Ils expliquent le plus souvent ce choix par leur attrait envers les bénéfices nutritionnels de ces graines“.

Les légumineuses, dont les légumes secs, sont aujourd’hui identifiés comme l’une des sources les plus riches en protéines par 35 % des consommateurs (derrière la viande, les œufs et le poisson). 66 % des personnes interrogées déclarent manger de manière hebdomadaire des protéines végétales telles que les légumineuses ou céréales. Parmi les sources protéiques les plus appréciées, nous retrouvons la lentille et le blé“.

Afin de développer une alimentation plus durable, La revue d’Inrae rappelle que l’objectif est de mettre plus de végétaux dans notre assiette. “Sains, durables et dotés d’un potentiel inexploré, les aliments fermentés pourraient bien occuper une place de choix dans l’alimentation de demain, en particulier pour développer de nouveaux produits à base de légumineuses“.

Dans les foyers d’agriculteurs, la contribution aux tâches domestiques des enfants reste encore très genrée

Publié le 18 Déc 24

Selon une étude réalisée par l’Institut national d’études démographiques (Ined), il ressort que les jeunes filles, dans une famille d’agriculteurs, sont plus sollicitées que les garçons pour participer aux tâches domestiques de la maison.

Filles et garçons n’effectuent ni le même type, ni le même nombre de tâches

D’après l’étude conduite par Anne Solaz et Ariane Pailhé, il ressort que “à l’âge de 10 ans, les filles sont plus impliquées que les garçons dans la majorité des tâches domestiques. Si mettre ou débarrasser la table est une activité répartie équitablement entre les deux sexes, les filles sont plus nombreuses à s’occuper des animaux domestiques, ranger leur chambre, ou aider à la cuisine ou à la gestion du linge. Elles le font aussi plus fréquemment. Une seule tâche échappe à cette tendance : sortir la poubelle, davantage réalisée par les garçons. Cette répartition genrée chez les enfants reflète celle des adultes : les femmes assument plus souvent les tâches liées au soin, à la cuisine, au ménage et à l’entretien du linge, tandis que les hommes se chargent davantage de celles effectuées à l’extérieur du foyer“. Les parents doivent donc montrer l’exemple en se répartissant les tâches plus équitablement. Quand le père participe plus que la mère aux tâches domestiques, les différences entre filles et garçons sont plus faibles.

Des écarts encore plus marqués dans les foyers d’agriculteurs

La participation des garçons aux tâches domestiques varie peu selon la catégorie socioprofessionnelle du père. En revanche, celle des filles diffère davantage : celles dont le père est ouvrier ou agriculteur sont plus sollicitées, notamment pour des tâches collectives comme mettre la table, s’occuper des animaux, ou aider au ménage, à la cuisine et au linge. À l’inverse, les filles de cadres participent moins souvent aux tâches ménagères, mais rangent davantage leur chambre. Cela s’explique en partie par le recours plus fréquent à une aide-ménagère dans ces foyers (21 % contre 11 % en moyenne). Le niveau d’instruction de la mère joue aussi : les filles participent davantage que les garçons quand les mères sont sans diplôme“.

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Fruits et légumes : la souveraineté alimentaire française mise à mal

Publié le 13 Déc 24

Une étude de FranceAgriMer montre un bilan des échanges de plus en plus négatifs depuis 20 ans en France pour les fruits et les légumes frais.

Qu’il s’agisse des fruits tempérés, des fruits tropicaux ou des légumes frais, entre 2003 et 2023, le solde négatif entre les importations et les exportations s’est creusé.

Alors qu’entre 2003 et 2023, les exportations françaises de fruits tempérés en volume (majoritairement les pommes) ont diminué de 47 %, en même temps, les importations (principalement les pastèques et les fruits à pépin en provenance de l’Espagne, du Maroc, de l’Italie, de la Belgique et de la Turquie) ont augmenté de 25 %. Il en résulte un solde des échanges en volume négatif (- 597 000 tonnes en 2023) et un déficit qui se creuse.

Concernant les fruits tropicaux et agrumes, les importations françaises ont continué de progresser, accentuant toujours plus le solde négatif. En 20 ans, les importations de fruits tropicaux et d’agrumes en volume ont augmenté de 34 % entre 2003 et 2023, en provenance principalement d’Espagne, de Côte d’Ivoire, de Colombie, du Costa Rica et d’Afrique du Sud.

Quant aux légumes frais, sur les 20 dernières années, FranceAgriMer relève un déficit qui s’accroît nettement en valeur, mais est relativement stable en volume sur les dernières années. En 2023, les importations françaises de légumes frais ont représenté environ 2 millions de tonnes pour 3,1 milliards d’euros, quand les exportations atteignaient 1,1 million de tonnes pour 1,7 milliards d’euros. En 20 ans, les exportations de légumes frais en volume ont augmenté de 27 % par rapport à 2003.

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