Actualités

L’agriculteur, figure hautement politique

Publié le 12 Déc 24
© Karim Ait Adjedjou

Le Prix de la photo politique 2024, qui récompense une photographie remarquable se rapportant à l’actualité politique et à ses acteurs, a été attribué à une photographie de Karim Ait Adjedjou, illustrant le désarroi de l’agriculteur.

Le 10 décembre, à l’Assemblée nationale, a été remis le Prix de la photo politique à Karim Ait Adjedjou, lauréat du prix décerné par un jury présidé par la Présidente de l’Assemblée nationale et composé de seize personnes, dont huit députés et huit personnalités issues du monde de la photographie ou des médias.

La photographie a été prise en 2024, alors que les agriculteurs font des manifestations partout en France et que certains montent à Paris, à la veille du Salon international de l’agriculture. Au moment de prendre la photo, Karim Ait Adjedjou se souvient : “un moment je vois cet agriculteur dans son tracteur et je trouvais que sa position disait beaucoup de chose, notamment la lassitude car fatigué de toute sa journée et de sa situation. On a l’impression qu’il est enfermé dans la machine de sa vie, avec tout le symbole de cette machine qui coûte beaucoup d’argent, et donc la problématique de l’endettement. On voit comment son monde l’a enfermé dans son tracteur et on sent la détresse dans son attitude qui souligne, un gâchis, des erreurs, des choix politiques...”

Épandage de pesticides à l’aide de drones

Publié le 4 Déc 24

Une nouvelle loi en France pourrait autoriser, dans certaines conditions, l’utilisation de drones en agriculture pour l’épandage des produits phytosanitaires.

La commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a adopté le 27 novembre 2024 une proposition de loi autorisant l’épandage de certains pesticides à faible risque par drones sur des cultures spécifiques. Comme le souligne Axema, le syndicat des industriels de l’agroéquipement, cette mesure permettrait “de réduire la pénibilité des travailleurs agricoles et d’améliorer le ciblage pour limiter l’utilisation de pesticides“.

La proposition de loi a commencé à être débattue à l’Assemblée nationale le 2 décembre. Elle vise à étudier la possibilité d’appliquer avec des drones des “produits de biocontrôle, des produits autorisés en agriculture biologique et des produits à faible risque, sur les parcelles agricoles présentant une pente supérieure ou égale à 30 %, sur les bananeraies et sur les vignes mères de porte‑greffes conduites au sol“.

Pour Phytéis, organisation réunissant les industriels de la protection des plantes, “l’adoption généralisée des drones nécessite d’acquérir des données complémentaires sur la dérive, les expositions des opérateurs et les performances agronomiques. L’harmonisation des cadres réglementaires au niveau européen pourrait également accélérer leur intégration dans les pratiques agricoles modernes“.

Production agricole régionale : la Bretagne et les Pays-de-la-Loire en tête pour l’Hexagone

Publié le 2 Déc 24

D’après les statistiques européennes, la Bretagne et les Pays-de-la-Loire figurent parmi les 5 régions en Europe (avec l’Andalousie, la Lombardie, le Weser-Erms) dont la production agricole totale dépassait 9 milliards d’euros en 2022.

En 2022, la production agricole de l’UE s’élevait à 524 milliards d’euros. Les cinq principales régions productrices concernaient : l’Andalousie, en Espagne (avec une production agricole de 16 milliards d’euros), suivie de la Bretagne en France (11 milliards d’euros), de la Lombardie en Italie (10 milliards d’euros), de Weser-Ems en Allemagne et des Pays-de-la-Loire en France (9 milliards d’euros chacun).

En 2022, la production végétale dominait largement la production animale (55 % contre 40 % du total), le reste de la production agricole (5 %) provenant des services agricoles. Cette prédominance des productions végétales est principalement vraie dans 60 régions européennes dont la production végétale contribuait à plus de 70 % de la production agricole totale. Ainsi, la valeur de la production végétale en Andalousie, en Espagne (13 milliards d’euros) était de loin la plus élevée et représentait plus du double de celle de Zuid-Holland aux Pays-Bas et de Champagne-Ardenne en France (près de 6 milliards d’euros chacune).

Dans 64 régions en Europe, la valeur de la production animale dépassait 50 % de la production agricole totale. Ainsi, la valeur de la production animale en 2022 était la plus élevée en Bretagne, en France (un peu plus de 7 milliards d’euros), suivie par Weser-Ems en Allemagne (un peu moins de 7 milliards d’euros) et la région sud de l’Irlande (près de 6 milliards d’euros).

Le paysan au chant

Publié le 2 Déc 24

Michel Boudaud, « paysan, poète et chanteur » comme il se définit, vient de se voir décerné le 30 novembre au Sénat, le Prix spécial du Jury à l’occasion du Prix international Arthur Rimbaud 2024. Une distinction qui vient récompenser une poésie rurale et campagnarde.

A la retraite depuis une dizaine d’années, Michel Boudaud a délaissé sa ferme pour prendre la route du chant, voie qu’il côtoie depuis l’adolescence. Et l’activité ne manque pas. « Rien que cette année, j’ai donné plus de 25 concerts un peu partout en France » évoque-t-il. Lors ses concerts intimistes, il s’accompagne seul à la guitare. « Même si j’ai perdu un doigt dans une ensileuse, j’arrive à jouer simplement de la guitare pour colorer musicalement mes textes parfois très touffus ». Simplicité et authenticité : c’est ce que son auditoire attend de lui et apprécie.

Auteur, compositeur, interprète, Michel Boudaud a déjà sorti deux disques (« A travers chants » en 2005 et « A suivre les bords du canal » en 2012) mais aussi deux recueils de poèmes : « Demain sans doute il fera beau », récompensé par le  prix de la poésie à la fondation Saint-John Perse en 2019 et « Sous l’écorce ». Et c’est une sélection de poèmes parus dans ce dernier recueil qui a offert à Michel Boudaud la satisfaction d’obtenir le Prix spécial du Jury au Prix international Arthur Rimbaud 2024.

« Ma vie de paysan donne un angle de vue particulier à mon écriture » souligne Michel Boudaud. « Si les sujets des poèmes sont souvent les mêmes, les tonalités et les images que j’emploie font références à la nature et au travail du sol » . S’il est loin le temps de son installation en 1973 sur une petite ferme de 20 hectares avec 8 vaches en Vendée, l’amour du métier autour d’une agriculture paysanne influencée par l’approche écologique de René Dumont (1), est ancré fermement chez Michel Boudaud et influence immanquablement ses poésies.

Depuis la parution de son dernier recueil en 2022, sa période d’écriture est pour l’instant en suspens. « J’ai terminé mon dernier texte avec une définition du dictionnaire des paysans que me citait souvent mon père : sorte de gens rustres et grossiers habitant les campagnes ».  Citation à laquelle Michel Boudaud accole la chute finale : « J’habite la campagne, pour le reste c’est vous qui voyez ».

Aujourd’hui, Michel Boudaud, membre de l’Association des écrivains et artistes paysans, est dans une phase de partage de ses chansons et se consacre pleinement à ses concerts. Autant d’occasions d’aller à sa rencontre et de découvrir et d’apprécier une certaine campagne poétique.

Pour connaître les dates des prochains concerts de Michel Boudaud :
https://michelboudaud.e-monsite.com

(1) Michel Boudaud a fait notamment partie d’un groupe de recherche et d’échanges réunissant 12 fermes du nord-Vendée et sud Loire-Atlantique pour rechercher la meilleure efficience du système en vaches laitières avec optimisation du pâturage. Ce groupe continue aujourd’hui de fonctionner et un livre a été écrit sur cette expérience en 2000 par Claude Jouin : “De nouveaux paysans, une agriculture pour mieux vivre” (Ed. Siloë). 

La banane, fruit préféré des Français

Publié le 28 Nov 24

La banane est le premier fruit consommé en France (devant la pomme), avec 18% de parts de marché en volume. La consommation française a ainsi atteint 730 000 tonnes en 2024.

Le consommateur français consomme en moyenne 11,5 kg de banane/habitant/an. La seule production française (en Guadeloupe-Martinique) ne saurait satisfaire la demande nationale. Ainsi, 81 % des bananes consommées en France sont importées, en provenance d’Afrique, des Caraïbes et d’Amérique Latine.

La production de banane française s’élève à 212 milliers de tonnes en 2023 (en baisse de 4 % par rapport à l’année précédente), dont 63 % sont produits en Martinique et 27 % en Guadeloupe. Cette production montre une diminution notable puisqu’elle atteignait 280 000 tonnes en 2010, soit une baisse de 24 % entre 2010 et 2023. Par ailleurs, depuis plusieurs années, la filière française de la banane a généralisé les pratiques durables.

Il n’y a pas de féminisation de l’agriculture

Publié le 26 Nov 24

VoxDemeter et Agridées publient une note sur l’entrepreneuriat féminin en agriculture qui dresse un état des lieux mais expose surtout 44 propositions pour faire progresser la place des femmes en agriculture.

Le statut des femmes a évolué positivement ces dernières années. Pour autant, on ne compte que 23% de cheffes d’exploitations agricoles. La part des femmes en tant que cheffe d’exploitation diminue (même si la tendance inverse s’observe pour le salariat non familial agricole). Les chiffres et statistiques genrées en agriculture sont trop peu nombreux. La mise en place d’un observatoire permettrait de constater l’évolution de la situation.

La place des femmes dans les instances dirigeantes des organisations agricoles reste très minoritaire. VoxDemeter et Agridées plaident pour rendre obligatoire la publication annuelle d’un index d’égalité par les collectifs de gouvernance. Comme le souligne Jean-François Monod, président du comité RSE de La Coopération Agricole, “si on n’oblige pas, on ne progresse pas. Il faut bousculer les pratiques“. Peut-être cela devra-t-il aboutir à la mise en place de quotas, si les choses ne bougent pas suffisamment vite.

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Maïs doux : une production française dynamique

Publié le 25 Nov 24

Malgré un retrait des surfaces consacrées au maïs doux en 2024, la France affiche une balance commerciale nettement positive pour cette production.

En France, en 2024, les surfaces de maïs doux destinées à l’industrie ont atteint 22 150 hectares, en baisse toutefois de 14 % par rapport à la campagne précédente, qui avait été une année record. Ceci ne devrait pas entamer pour autant la souveraineté alimentaire de la France en maïs doux.

En effet, la balance commerciale française du maïs doux industrie (conserve et surgelé) est, depuis plusieurs campagnes, excédentaire avec un nouveau record en 2023 avec une balance excédentaire de + 179 M€.

La consommation française en maïs doux reste assez fluctuante d’année en année. A noter que la consommation à domicile représente plus de 85 % de la consommation de maïs doux en conserve en France.

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Biocarburants : la France bien positionnée au niveau européen, mais distancée au niveau international

Publié le 25 Nov 24

D’après une analyse de FranceAgriMer, en matière de biocarburants, la France maintient une bonne position en Europe mais doit faire face à une forte concurrence au niveau mondial. Fluctuations des rendements agricoles, coût des matières premières et conséquences des politiques nationales et européennes en sont principalement la cause.

L’éthanol (produit en France essentiellement à partir de betterave sucrière, de maïs et de blé) et le biogazole constituent des alternatives aux énergies fossiles, montrant l’avantage d’une moindre émission de gaz à effet de serre et de particules fines. FranceAgriMer souligne que “sur le plan de la production d’éthanol, la France reste un acteur clé en Europe, conservant sa place de leader devant l’Allemagne. Cependant, elle peine à suivre le rythme de croissance mondial imposé par les États-Unis et le Brésil“. Quant au biogazole, la France se classe second en Europe, derrière l’Allemagne. “Sa position sur le marché mondial s’est érodée au cours de la dernière décennie : autrefois deuxième producteur mondial en 2009, la France est désormais cinquième“.

Forte baisse de la production de miel

Publié le 19 Nov 24

Les mauvaises conditions météorologiques devraient entraîner une chute de 27% de la production de miel en France en 2024.

D’après ADA France, la Fédération nationale du réseau de développement apicole, “la production de miel en 2024 est estimée à 20 000 tonnes, contre 33 900 en 2023“. Cette production estimée en 2024 représente une baisse de 27 % par rapport aux estimations précédentes réalisées sur la période 2021-2023. Selon ADA France, cette baisse s’explique “en partie en raison de conditions météorologiques compliquées au printemps (pluie, froid, vent qui coupent net les premières miellées)“.

Cette baisse a touché toutes les régions de production en France, de façon plus ou moins intense. En 2024, l’Occitanie constitue la première région productrice de miel, suivie des régions Nouvelle-Aquitaine et AURA qui ont produit chacune plus de 3 000 tonnes de miel en 2024.

La baisse significative de la production de miel en 2024 s’ajoute aux difficultés de commercialisation rencontrées par la filière apicole en 2023, les achats des consommateurs ayant enregistré une chute de 4,5 % en volume.

Ça chauffe en Bretagne

Publié le 15 Nov 24

La Chambre d’agriculture de Bretagne accompagne les agricultrices et les agriculteurs dans la transition énergétique afin de développer notamment la production de biométhane sur les exploitations.

La Bretagne produit aujourd’hui un peu plus d’un terawatt-heure de biométhane à partir de 95 unités, dont près de 80% sont gérées par des agriculteurs. “Cela représente 8% de la production nationale pour 13% des sites. Jusqu’ici, la dynamique de développement en Bretagne repose donc essentiellement sur des unités agricoles individuelles de petite taille. Elles sont alimentées à 60% par des déjections animales, 33% de matière végétale agricole (dont 8% de cultures principales) et 8% de déchets non agricoles” souligne la Chambre d’agriculture de Bretagne.

De nouvelles opportunités s’offrent aux agriculteurs pour développer la production de biométhane, mais cela nécessitera des adaptions à l’échelle du territoire.

Baisse de la production agricole en Europe

Publié le 13 Nov 24

D’après Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, la production agricole, en valeur, en Europe en 2023 a baissé de 1,5 % par rapport à 2022. Cette évolution de la valeur reflète le solde entre une baisse du volume de la production (-2,3 %) et une légère hausse du prix des biens et services agricoles (+0,8 %).

Bien que le volume de la production agricole dans l’UE en 2023 ait été légèrement inférieur à celui de 2022, dix pays de l’UE ont enregistré des volumes plus élevés. Les taux de croissance les plus marqués ont été enregistrés en Hongrie (+26 %) et en Slovaquie (+12 %).

En 2023, un peu plus de la moitié (51 %) de la valeur de la production agricole de l’UE provenait des cultures (273,6 milliards d’euros, -6 % par rapport à 2022) et 40 % provenait des animaux et des produits d’origine animale (214,3 milliards d’euros, +2 % par rapport à 2022). La part restante provenait des services agricoles et des activités secondaires. 

Compostage de la laine

Publié le 7 Nov 24

Si des artisans valorisent une infime partie de la laine de moutons, la très grande majorité de celle-ci ne trouve pas actuellement de débouchés. Face à cela, une valorisation pourrait être envisagée grâce à un compostage à la ferme. Afin de lever les freins techniques et réglementaires, une expérimentation est actuellement conduite par le Ciirpo, le Centre interrégional d’information et de recherche en production ovine.

Pour le CGAAER, Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux, le compostage à la ferme ou en coopérative constitue une voie de destruction envisageable pour la laine, mais suppose la mise en place d’un contrôle minimum du processus. Le compost obtenu permettrait alors de fertiliser les prairies et les cultures.

Pour cela, un essai de compostage de la laine en mélange avec du fumier vient d’être lancé par le Ciirpo. Cette expérimentation vise notamment à vérifier la montée en température à 70°C permettant de hygiénéiser correctement la laine, contribuant à obtenir un compost ne présentant aucun risque sanitaire de diffusion de maladies animales.

Le Ciirpo rappelle que cette pratique de compostage de la laine n’est actuellement pas autorisée, l’essai conduit ayant nécessité des autorisations particulières

Les Journées Nationales de l’Agriculture reviennent pour une 5e édition du 6 au 9 juin autour de la thématique « Mieux comprendre l’agriculture pour mieux consommer »

Les 6, 7, 8 et 9 juin prochains se tiendra, sur l’ensemble du territoire, la 5e édition des Journées Nationales de l’Agriculture. La thématique retenue pour les JNAgri 2025 est « Mieux comprendre l’agriculture pour mieux consommer ». Techniques de production et équilibre de l’exploitation, labels et travail en filière, respect des saisons et défi de la météo, importations et circuits courts…L’objectif? Donner à chacun les clés pour faire des choix éclairés, tout en soutenant une agriculture durable et responsable.

Les JNAgri, reflets de la diversité et des apports de l’agriculture à la société

Moments privilégiés d’échanges entre l’écosystème agricole et l’ensemble de la société, les Journées Nationales de l’Agriculture ont l’ambition d’éveiller les consciences et d’informer les Françaises et les Français sur tout ce que leur apporte le secteur au quotidien : productions diversifiées, excellence alimentaire, production d’énergie, contribution à l’économie des territoires, souveraineté alimentaire, environnement… Lancées en 2021, les JNAgri, coorganisées par #agridemain et Make.org Foundation, sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, sont devenues un rendez-vous incontournable pour le public et l’ensemble des professionnels du secteur agricole, avec des rencontres sur le terrain.

Renforcer le lien entre les Français et le monde agricole

Partout en France, au moment de la fenaison, quand les fruits et légumes d’été commencent à arriver sur les étals et que les premières moissons de céréales s’annoncent, des visites libres ou commentées d’exploitations agricoles, de centres de recherche, d’entreprises de fournitures agricoles, de sites de production agroalimentaire… Ou encore des ateliers pédagogiques, des balades découverte, des tables rondes autour des enjeux de l’agriculture de demain, mais aussi des fêtes, marchés et dégustations de produits seront proposés aux curieux pour des rencontres festives et conviviales.

Lors de l’édition 2024, quelque 180000 visiteurs ont pris part aux plus de 1700 événements organisés partout en France, en métropole et outremer, par les acteurs du monde agricole et leurs filières dans le cadre des JNAgri.

De nombreux mécènes, partenaires et soutiens mobilisés

Ils soutiennent les JNAgri en 2025 :

Grands mécènes : Coopérative U Enseigne, Bonduelle et Panzani

Mécènes : Marché international de Rungis

Soutiens : INRAE, Agence Bio, Invivo, Axema, Région Île-de-France, Mutualia, Fondation Avril et Semae

Partenaires réseaux : Académie d’Agriculture de France, AFAUP, Agriculteurs de Bretagne, Agriculteurs d’Île-de-France, AgroParisTech Alumni, ANEFA, Apecita, Banque des Territoires, Bienvenue à la ferme, Bleu-Blanc-Coeur, Bouge Ton CoQ, Caisse centrale de la MSA, C’est qui le Patron ?!, Chambres d’agriculture France, Cifog, CoFarming, CAUE-AURA, Club de la table française, Cuma, DANS LES BOTTES.fr, Eliance, Eloi, Ensat, Entreprise et découverte, Euro-Toques, Fédération Nationale Entrepreneurs des Territoires, FNA, FNSEA, Fermes d’Avenir, FEVE, Goûtez l’Ardèche, Jeunes agriculteurs, Junia, Le Grand Repas, Les agriculteurs ont du coeur, Les Nuits des Forêts, Mon épi, Open Agrifood, Pôle territorial Coeur Entre-deux-Mers, Pour de Bon, Le Réseau les Bergers, Solaal, TerrAttitude, Terra Vitis, Trame, Vibrations, Vigneron indépendant, Vox Demeter…

Pour en savoir plus sur les Journées Nationales de l’Agriculture Toute l’année, retrouvez les informations sur les JNAgri sur le site : journeesagriculture.fr

Multiplicateurs de qualité

Publié le 21 Oct 24

La France doit sa place de premier pays producteur européen de semences végétales et premier exportateur mondial de semences agricoles grâce notamment au travail d’excellence du premier maillon de la chaîne : les agriculteurs multiplicateurs de semences.

A partir de semences de base d’une variété, les agriculteurs multiplicateurs de semences reproduisent à l’identique et en grande quantité des semences qu’ils restituent au semencier avec lequel ils ont contractualisé. Chaque année, ils participent ainsi à la diffusion de nouvelles variétés porteuses de progrès génétique. En 2023, ces producteurs ont ainsi mis en culture 7 120 variétés.

En France, en 2023, les surfaces consacrées à la multiplication de semences occupent 372 355 hectares, dominés par les semences de céréales à paille et protéagineux :

En 2023, un peu plus de 6 % des superficies en multiplication de semences (22.927 hectares) sont produites en agriculture biologique, par 1.376 producteurs. Les 3 premiers départements producteurs sont constitués de l’Yonne, le Cher et la Vendée.

Pas d’avenir en agriculture sans les femmes

Publié le 16 Oct 24

A l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales, la MSA, Mutualité sociale agricole, publie un livre blanc sur la place de la femme en agriculture.

La MSA fait le constat que “la part des cheffes d’exploitation n’a eu de cesse d’augmenter depuis 1970, passant de 8 % à 34 % aujourd’hui. Cette évolution démontre une forte volonté d’entreprendre chez les femmes, essentielle au renouvellement des générations. Alors qu’un agriculteur sur trois est une agricultrice et que près de quatre salariés agricoles sur dix sont des femmes, leur travail et leur place sont encore peu connus et reconnus dans notre société“. 

Afin d’accompagner les femmes tout au long de leur parcours et de favoriser une plus grande attractivité des métiers du monde agricole, la MSA identifie, dans son Livre blanc, 5 freins essentiels à lever concernant :
– le statut des femmes non salariées en agriculture ;
– les imprévus liés à la vie de famille ;
– Les risques spécifiques de l’éloignement des soins pour les femmes en milieu rural ;
– l’accessibilité du travail agricole ;
– les constructions et représentations sociétales.

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