Le Chef étoilé Guy Martin, parrain d’#agridemain, invité du “Mag du salon”, sur Campagnes TV


Maillon essentiel de la filière agricole, le Négoce Agricole représente 400 entreprises (des TPE/PME familiales), 6 milliards d’euros de chiffres d’affaires, et environ 10 000 emplois. Spécialisé dans la vente et le conseil agronomique, le Négoce Agricole s’est développé notamment pour rendre service et répondre aux besoins des agriculteurs et de leurs activités.
Secteur à fort potentiel économique, le Négoce Agricole créé ainsi du lien social au sein des territoires ruraux.
Le Négoce Agricole est incarné par la figure du Négociant Agricole, dont le rôle principal est de conseiller les agriculteurs en amont ou en aval de la collecte de ses céréales, en leur apportant des solutions adaptées à leurs besoins quotidiens (collecte, commercialisation, distribution d’agrofourniture).
Le Négoce Agricole en Chiffres clés


La France produit 18 000 tonnes d’ail sur 2578 ha.
Production de plants d’ail
La France a une situation pédoclimatique privilégiée pour produire des plants de qualité concernant une large gamme de variété. Plus de 36 variétés y sont multipliées sur moins de 500 ha répartis dans 4 régions : Sud-Est, Sud-Ouest, Auvergne et Nord.
Le travail de multiplication des plants au champ est confié à des agriculteurs particulièrement techniques et spécialisés. Cette production est réalisée par 104 agriculteurs sur 488 ha environ. Le département de la Drôme en est le leader puisqu’il représente 85 % des semences certifiées produites en France.
La consommation d’ail
Les Français consomment environ 30 000 tonnes d’ail par an, soit environ 500 g par an et par personne (contre 800 g dans les années 2000).
Le commerce d’ail
La France exportait en 2014, 9049 tonnes pour 26,8 M€ et importait 23 098 tonnes pour 39,9 M€ (dont 15 900 tonnes provenant d’Espagne).
Christophe, ambassadeur #agridemain dans l’Oise nous présente son atelier maraîchage et son concept de distributeur automatique de fruits et légumes.
Quelle est l’image des agriculteurs dans l’opinion publique? Comment les français perçoivent-ils le secteur agricole agricole? Nous sommes allés à leur rencontre.
Les agriculteurs leur répondent.
Semer pour protéger
Les agriculteurs sèment une grande diversité de plantes pour tendre vers une agriculture durable et raisonnée. En plus des graminées et des légumineuses, les crucifères et bien d’autres plantes encore sont aujourd’hui utilisées pour remplir une mission de taille : la préservation de l’environnement et de la biodiversité.
Purifier les nappes avec des pompes à nitrates
Pour éviter le lessivage des nitrates dans le sol pendant l’hiver, les agriculteurs sèment des plantes à croissance très rapide et pourvues d’un système racinaire puissant. Le ray-grass italien, la moutarde blanche ou encore la phacélie vont capter l’azote présent dans le sol pour éviter qu’il ne soit entraîné vers les eaux souterraines par les pluies d’automne. Au printemps, ces plantes vont être soit exploitées comme fourrage soit retournées pour constituer un engrais vert bénéfique à la culture suivante.
Les légumineuses sont les reines des abeilles
De par la diversité des espèces, les légumineuses sont largement présentes à l’échelle nationale et favorisent ainsi la préservation des abeilles. Luzerne, trèfles, vesce, sainfoin sont autant de plantes qui accueillent les butineuses à différentes périodes de l’année. De plus en plus de structures travaillent en collaboration avec les agriculteurs pour raisonner ces surfaces à l’échelle d’un territoire.
Les plantes qui se prennent pour des éponges
Le long des ruisseaux et des cours d’eau, les bandes enherbées ont un véritable rôle d’éponge pour limiter les effets de l’érosion et la pollution des eaux. La présence de ces plantes pérennes comme la fétuque élevée, le trèfle hybride ou la fétuque rouge forme une barrière physique qui freine l’écoulement de l’eau de pluie tout en assurant un refuge pour le gibier et la faune auxiliaire. Les racines des plantes agissent ensuite comme des filtres pour stocker et dégrader les résidus potentiels d’engrais ou de pesticides.
Le gîte et le couvert pour petits et grands gibiers
Se cacher, se nourrir, se reproduire et se détendre : ce sont les quatre nécessités du gibier. L’implantation de couverts spécifiques permet de répondre à ces différents objectifs. Le colza fourrager ou la luzerne, en forme de pyramide inversée, vont permettre au gibier de circuler dans la parcelle tout en étant à l’abri des prédateurs. à l’inverse, le ray-grass anglais ou le dactyle fournissent un couvert de faible hauteur plus propice à la détente.
La phacélie avec sa végétation étouffante va assurer une excellente protection à la future progéniture. Enfin, la
navette fourragère, le ray-grass italien ou la vesce produiront une nourriture très appréciée par les différents animaux.

Au sein de la coopération agricole, 60 % des entreprises ont un effectif de moins de 10 salariés mais 66% des salariés sont employés dans des entreprises de 50 salariés et plus. Les 76 entreprises de plus de 250 salariés emploient 25 % des salariés. Le nombre d’emplois par coopérative est très variable d’une filière à l’autre : – effectif moyen dans les caves coopératives : 23 salariés – effectif moyen dans les coopératives céréalières : 51 salariés Les trois premiers secteurs en nombre de salariés sont les filières végétales, le lait et produits laitiers et les filières animales.
Des métiers et compétences pour tous les profils
Plus de 650 métiers sont répertoriés par les conventions collectives de la coopération agricole dans des domaines d’activités aussi divers que : conseil, production et commercialisation de produits, logistique, qualité-hygiène-sécurité-environnement, recherche et développement ou encore services administratifs. La richesse de cette palette de métiers s’articule avec l’amplitude du niveau de qualifications attendu (de l’ouvrier spécialisé au chercheur en chimie verte) et les efforts importants des entreprises en matière de formation :
* 1 500 contrats de formation en alternance (professionnalisation/apprentissage) ont été signés en 2014
* l’émergence d’une nouvelle « économie verte » induit déjà le développement de métiers innovants dans le périmètre de la coopération agricole.
Emmanuel Dalle présente son exploitation et son métier d’arboriculteur dans le Pas-de-Calais.
On parle beaucoup du modèle coopératif. Mais de quoi parle-t-on ? En quoi une coopérative diffère-t-elle d’une entreprise classique ?
En réalité, une coopérative est une entreprise créée par des agriculteurs, qui en sont les propriétaires mais aussi les fournisseurs.
Comment se matérialise le pouvoir des agriculteurs ? 1 homme = 1 voix
C’est à partir de ce principe que s’exerce leur responsabilité. En effet, dans une coopérative ce sont les agriculteurs qui décident ensemble et votent les décisions. Ils élisent leurs représentants qui doivent leur rendre des comptes.
Autre particularité, tous les bénéfices sont, soit réinvestis dans la coop, soit distribués aux agriculteurs et surtout les coopératives sont statutairement attachées à leur territoire. C’est la raison pour laquelle, dans de nombreux départements, les coopératives sont les 1ers employeurs privés.
Depuis les productions brutes comme les céréales, en passant par les produits transformés comme les conserves jusqu’aux produits d’excellence comme les signes officiels de qualités, la coopération agricole est engagée dans 22 filières de production et commercialise 1 marque alimentaire sur 3.
En 2014, les exportations françaises des produits agricoles et agroalimentaires représentent 14 % des exportations totales de biens.
La balance commerciale des produits agricoles bruts et transformés s’élève à un excédent 9,1 milliards d’euros. Ce secteur occupe ainsi le 3ème excédent sectoriel de la France après l’aéronautique et le secteur de la chimie-parfums-cosmétiques. Boissons et céréales tirent fortement vers le haut cet excédent commercial.
Grâce à ces résultats, la France occupe le 5ème rang des exportateurs mondiaux de produits agricoles et agroalimentaires.
Source : Douanes, 2014
Des entreprises de très petites tailles : 60% des exploitations agricoles emploient moins d’un équivalent temps plein.
Place aux jeunes ! 49% des salariés ont moins de 30 ans.
La parité à l’honneur : 40% des salariés agricoles sont des femmes, et une exploitation sur quatre est dirigée par une femme.
Si nourrir les hommes est une nécessité, répondre à ce besoin vital semble avoir pris dans l’imaginaire collectif un sens aussi déconcertant que déformé : nostalgie d’un retour à la terre, fantasmes d’une agriculture bucolique… La réalité est toute autre. Ce n’est plus à coups de fourche que les agriculteurs nourrissent le monde. Et c’est tant mieux, car il leur serait impossible de le faire. La France doit non seulement contribuer à l’approvisionnement national et international, qui prévoit de croître de 50% d’ici 2030, mais surtout continuer de garantir une production d’aliments sains, bons et au juste prix. Ces enjeux justifient plus que jamais la nécessité de protéger notre agriculture.
Le modèle agricole français est un modèle unique et performant, en phase avec les enjeux de son époque. Il garantit la qualité, la traçabilité et la sécurité sanitaire des aliments ; il permet au pays de rester autonome et compétitif, et est capable, par sa richesse et sa diversité (agriculture conventionnelle, biologique, intégrée…), de répondre aux attentes variées des consommateurs. Il est une chance pour nous tous, ceux qui travaillent la Terre comme ceux qui s’en nourrissent ; une chance pour la France. Il est grand temps pour tous les acteurs de la filière de réaffirmer ensemble la force de ce modèle, comme son absolue nécessité : un enjeu stratégique pour le pays, l’emploi et le maintien de notre économie, un enjeu pour la préservation des paysages, du maillon social et du maillage territorial.
Les agriculteurs, architectes de ce modèle, œuvrent collectivement à sa promotion. Plus qu’un outil de travail ou une source de revenu, la Terre qu’ils valorisent est un véritable héritage patrimonial dont ils ont la responsabilité : protection de la faune et de la flore, qualité de la terre et de l’eau, soin du territoire, qui participe à la beauté des paysages français. Les pratiques évoluent : Les cultures sont conduites avec justesse à l’aide de techniques de précision, dans le respect des terroirs, de l’environnement et de cette identité ; les animaux sont élevés dans le respect de leur bien-être.
Loin des préjugés, le secteur agricole évolue chaque jour vers plus de dynamisme, d’innovation et de modernité. Les agriculteurs et l’ensemble de la filière sont une source majeure d’emplois : recherche, formation, conseil, agrofourniture, industrie agroalimentaire, exportation… Ce sont tous ces métiers et compétences complémentaires qui assurent le bon fonctionnement de la Ferme France. Celle-ci constitue un tissu économique et social indispensable, garant d’une agriculture qui refuse l’uniformisation du goût, et dont la saveur et la qualité font la renommée de la France.
Tous ces atouts font la force d’un modèle agricole français unique, et pérenne… et pourtant largement méconnu. Une agriculture en perpétuelle évolution, forte tout à la fois de ses convictions et de sa capacité à se remettre en question : une agriculture prometteuse, en laquelle il faut croire, un modèle de confiance qui fait ses preuves et qu’il faut, ensemble, préserver et défendre.

C’est avec enthousiasme qu’il a donc accepté d’être le parrain d’#agridemain. Qui mieux qu’un grand chef peut faire le lien entre les productions, les produits et le grand public à la recherche de plus en plus d’authenticité et de vérité sur le contenu de son assiette.
Pour Guy Martin, le monde agricole doit prendre à bras le corps la question de la communication et #agridemain est une opération qui va dans le bon sens car elle donne de la lisibilité sur la responsabilité des agriculteurs et leurs pratiques. Le travail des agriculteurs, « c’est un peu comme les pigments de la peinture, c’est la base. »
Comme parrain, il va s’impliquer en faisant connaître la démarche auprès de ses confrères, de ses clients et sur les réseaux sociaux où plus de 1000 abonnés viennent chaque jour enrichir son compte tweeter. Au commande du restaurant Le Grand Vefour depuis 25 ans, au milieu des jardins du Palais Royal, il a également investit l’ancien hôtel particulier de Noailles pour y créer une maison restaurant. Enfin depuis 5 ans, il a été choisi par TV5 monde pour l’émission Epicerie Fine qui met à l’honneur les produits du terroir.
Combien la France compte-elle d’exploitations agricoles ?
Quelle est la première agriculture de l’Europe ?
Combien de jeunes s’installent en agriculture chaque année ?
Quel est le premier exportateur de semences dans le monde ?
Vous êtes nombreux à vous poser ces questions et vous avez raison car le secteur agricole est une carte maîtresse pour l’avenir de notre pays.
Les réponses en image