Les céréaliers mobilisés pour la biodiversité

Les agriculteurs sont les premiers acteurs de la biodiversité. Fort de cette idée, les céréaliers français et l’OFB, Office Français de la Biodiversité, ont élaboré un guide de recommandations pour favoriser la biodiversité dans les champs cultivés.

L’agriculture est une partie de la solution pour préserver la biodiversité. Il y a de véritables synergies qui existent sur le territoire, bénéfiques pour les grandes cultures et réciproquement pour la biodiversité. Il faut les faire connaitre et les diffuser auprès du plus grand nombre. Les agriculteurs, qui travaillent le vivant au quotidien, détiennent par leurs pratiques les clés du maintien de la biodiversité animale et végétale. Dans un contexte plus global de perte de biodiversité, les agriculteurs et les chasseurs ont été les premiers à se mobiliser par des initiatives locales pour endiguer le phénomène, notamment parce qu’il touchait des espèces emblématiques comme la perdrix grise. Sans attendre les rapports des scientifiques, certains agriculteurs ont décidé de prendre les devants.

Ce constat partagé par de nombreux d’acteurs sur le territoire a encouragé les céréaliers français et l’Office Français de la Biodiversité à travailler sur un projet commun pour promouvoir des pratiques qui concilient agronomie, économie, environnement et faune sauvage.

Concrètement, une centaine d’agriculteurs a été interviewée, majoritairement des céréaliers afin de recenser les initiatives locales et vertueuses. Il s’agissait de questionner de manière qualitative les raisons pour lesquelles les agriculteurs avaient adopté ces pratiques et qu’elles en étaient les avantages et les limites. Les céréaliers ont choisi de mettre en avant 9 d’entre elles symboliques et adaptées au secteur des grandes cultures. Ces pratiques ont fait l’objet d’un travail approfondi avec des experts comme l’INRAE, l’OFB ou Arvalis institut du végétal pour les convertir en fiches pratiques.

Fiches pratiques disponibles ici

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