Les cultures en partage

Partant du constat que de nombreuses personnes exilées sont originaires de zones rurales et ont travaillé au contact de la terre durant leur parcours de vie, l’association Vergers du monde œuvre à les mettre en relation avec des agriculteurs français.

Faire tomber les a priori que chacun peut avoir tant sur l’agriculture que sur la migration, tel est l’esprit qui guide Vergers du monde.

Ainsi dernièrement, Victor Rabier, agriculteur à Pussay dans l’Essonne a accueilli sur sa ferme, le temps d’une visite, 5 jeunes mineurs réfugiés isolés. Venus de Tunisie, du Mali, de Chine, du Pakistan et du Bangladesh, recueillis par le Service accueil insertion de la Croix-Rouge de Villejuif (Val-de-Marne), ils ont eu l’occasion d’avoir un aperçu, sur le terrain, du fonctionnement d’une exploitation agricole : la diversité des productions, la technicité des conduites de culture, l’importance des approches agro-écologiques…

Pour Vergers du monde, “afin de comprendre le quotidien d’un agriculteur ou d’une agricultrice (son activité, sa passion, mais également les difficultés qu’il ou elle rencontre), il n’y a pas de meilleure manière de l’aborder qu’à travers le témoignage de celles et ceux qui font vivre ce secteur chaque jour.” 

Malgré parfois les barrières de la langue pour converser, ces échanges sont source de partage de cultures, et le terreau d’une agriculture ouverte sur le monde au sein d’une société riche de sa diversité.

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