Actualités

Les bénéfices des biostimulants

Publié le 20 Oct 23

Les biostimulants sont des substances ou des micro-organismes qui stimulent les processus de nutrition des végétaux, indépendamment des éléments nutritifs qu’ils contiennent.

Leurs bénéfices sont nombreux :

▶️ Ils limitent les pertes de nutriments dans le sol mais aussi en apports foliaires en contribuant à capter et à absorber les éléments nutritifs nécessaires à la croissance des plantes.

▶️ Ils stimulent la vie des sols et favorisent l’implantation et la croissance racinaire.

▶️ Ils participent à atténuer les stress climatiques subis par les plantes, en augmentant la tolérance au froid et/ou en renforçant la résistance à la sécheresse.

▶️ Ils contribuent à atténuer les stress provoqués par l’itinéraire cultural : stress de transplantation, stress de taille, stress de traitements chimiques. Les biostimulants peuvent également être associés à d’autres matières fertilisantes, telles que des engrais : ils permettent ainsi de mieux valoriser les éléments nutritifs de ces derniers.

Selon l’Académie d’agriculture de France, “la caractéristique fondamentale des biostimulants réside dans leur complémentarité avec les engrais traditionnels et non pas dans leur capacité à substituer des éléments nutritifs ou des amendements. Dans presque dans tous les cas, ils sont utilisés en association avec les fertilisants et les supports de culture“.

Le pain, source d’inspiration artistique

Publié le 19 Oct 23

L’inscription récente par l’UNESCO des savoir-faire artisanaux et de la culture de la baguette de pain sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité justifie pleinement le choix du pain comme thème pour le Festival international de la photographie culinaire 2023. Vingt photographes, inspirés par l’émotion dégagée par la valeur du pain, sont en compétition. Les 7 lauréats seront dévoilés le 30 novembre 2023.

Pour Rodolphe Landemaine, artisan boulanger-pâtissier, parrain de ce 14e Festival, “le pain est politique, il est social, économique et environnemental et cette association s’inscrit dans une volonté de s’unir vers une transition sur de nouveaux modes de consommations alimentaires“.

Pour consulter les photographies des festivaliers, cliquez ici

Baisse de la production de légumineuses à graines

Publié le 12 Oct 23


En 2022, 433 000 hectares de légumineuses à graines (pois, soja, lupin, féveroles) ont été récoltés en France pour une production totale de 0,9 millions de tonnes de graines, en baisse de 21% par rapport à l’année précédente.

La production de pois et de féverole a diminué en 2022 : les surfaces mises en culture ont été moins nombreuses en raison du manque de compétitivité de ces cultures face aux céréales et aux oléagineux. Au contraire, les surfaces emblavées en soja ont fortement augmenté par rapport à 2021.

Répartition de la production française
de légumineuses à graines en 2022 (source : Terres Univia)

Cependant, pour toutes les cultures considérées, les conditions climatiques défavorables (températures élevées. sécheresse) ont mené à une diminution des rendements.

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Les œufs français : une assurance qualité

Publié le 11 Oct 23

Après la crise de la grippe aviaire, la filière française des œufs reprend de la vigueur et s’adapte pour répondre aux attentes des consommateurs.

En France, la consommation globale d’œufs par habitant s’est établie en 2022 à 220 œufs sur l’année. En 2023, cette consommation devrait atteindre le record de 229 œufs par habitant. Face à l’inflation, le consommateur est séduit par l’œuf comme source de protéine animale de qualité à moindre coût. Mais le consommateur est également exigeant sur l’origine et la qualité du produit. Pour choisir leurs œufs, les consommateurs sont 43 % à s’attacher avant tout au mode d’élevage des poules dont ils sont issus. Leur choix dépend ensuite de l’origine française des œufs (18 %), puis du prix (13 %).

Du fait de la grippe aviaire, la production d’œufs en France a baissé en 2022 pour atteindre 14,4 milliards d’œufs (896 000 tonnes). La France est désormais ex-æquo avec l’Allemagne et l’Espagne sur la première marche du podium des pays producteurs d’œufs de l’Union européenne. Face aux exigences des consommateurs en matière de production éthique, les professionnels français des œufs ont été pro-actifs dans une démarche durable soucieuse du bien-être animal. Ainsi, en 2021, les systèmes alternatifs à la cage (sol, plein air et biologiques) représentaient en moyenne 58 % des effectifs de pondeuses de l’Union européenne alors que cette part était de 67 % pour la France sur la période. Elle est même passée à 77 % fin 2022. Désormais, moins d’1 poule sur 4 est élevée en cage aménagée en France. Et par ailleurs, la France fait partie des deux seuls pays du monde, avec l’Allemagne, à avoir mis volontairement fin à l’élimination des poussins mâles.

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L’alimentation, une denrée rare

Publié le 5 Oct 23


Les vols de fruits et légumes se multiplient dans les champs et les vergers, conséquence directe de l’augmentation de la pauvreté en France.

Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l’ONU sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, juge que “l’appauvrissement en Europe est le plus visible sur le front de l’alimentation“.

Dans les dépenses des ménages se trouvent des postes « incompressibles » comme le loyer, le transport, l’énergie pour se chauffer, les soins de santé, etc, ainsi que des dépenses « compressibles » comme l’alimentation. À mesure que les dépenses contraintes augmentent, les ménages jouent sur les dépenses non contraintes, à commencer par la nourriture.

En conséquence, les gens adoptent des régimes alimentaires moins diversifiés, moins sains, avec des impacts en termes de nutrition très problématiques, notamment pour les enfants. Toutes les maladies non transmissibles liées à la « malbouffe », comme les diabètes de type B, les cancers gastro-intestinaux et les pathologies liées à l’obésité, pénalisent spécialement les ménages les moins favorisés et où le niveau d’éducation des parents est le plus faible. Il s’agit d’une injustice sociale mesurable et mesurée“.

Tous les produits alimentaires sont touchés par cette diminution du pouvoir d’achat des consommateurs. C’est notamment le cas pour les produits issus de l’agriculture biologique pour lesquels les consommateurs expriment une réticence à acheter plus cher. Selon Chambres d’agriculture France, “le public cible de consommateurs issus de l’AB s’était élargi durant plusieurs années, allant de la classe moyenne supérieure aux groupes sociaux plus modestes. Si le taux de pénétration du bio dans la consommation des ménages s’affaisse c’est parce que ces catégories sociales modestes sont davantage exposées à l’inflation et à la stagnation de leur pouvoir d’achat.”

Combiner biodiversité et agriculture

Publié le 4 Oct 23


Face à un déclin accéléré et alarmant de la biodiversité, il est indispensable de réfléchir à la place systémique de la biodiversité en agriculture.

Il faut dépasser une vision anecdotique de la biodiversité qui consisterait à ne l’appréhender que par une approche très restreinte du nombre d’espèces présentes. Il convient d’aborder également ses apports à l’agriculture en termes de ressources génétiques, fertilité des sols, régulation du climat, pollinisation, contrôle des ravageurs ou bien encore résilience face au changement climatique.

Pour Denis Couvet, de l’Académie d’Agriculture de France, il est nécessaire de développer des solutions fondées sur la nature, c’est-à-dire des solutions inspirées et soutenues par la nature, rentables, qui apportent simultanément des avantages environnementaux, sociaux, économiques et contribuent à renforcer la résilience.

L’agroécologie permet de répondre à l’enjeu de restaurer la place de la biodiversité en agriculture, en actionnant conjointement sur cinq leviers : la diversité des cultures, la fertilité des sols, la protection des cultures, la diversité génétique des variétés cultivées et les infrastructures paysagères.

Pour aller plus loin : séance de l’AAF sur Biodiversité et agriculture

Une Française lauréate du Prix mondial pour la créativité des femmes en milieu rural

Publié le 2 Oct 23

Le Prix pour la créativité des femmes en milieu rural, décerné tous les ans par la Fondation Sommet Mondial des Femmes, à l’occasion de la Journée internationale de la femme rurale du 15 octobre, récompense cette année 10 femmes, parmi lesquelles la Française Anna Boucard.

Anna Boucard, originaire de Bournois, dans le Doubs, témoigne régulièrement du rôle des femmes en agriculture. Son attention est tournée vers les autres, celles et ceux qui en ont le plus besoin (malades, enfants, précaires…). Elle ne cherche pas à tout révolutionner. Elle souhaite simplement apporter un peu de bonheur, pour égayer un moment les personnes en détresse. Grâce à son dynamisme, son élan de solidarité diffuse autour d’elle.

C’est pour cette raison que la Fondation Sommet Mondial des Femmes (WWSF – Women’s World Summit Foundation) a souhaité la récompenser en lui décernant le Prix mondial 2023 de la créativité des femmes en milieu rural, la félicitant « d’avoir réellement permis à l’esprit de solidarité de prospérer dans le domaine de l’agriculture. » Tout comme Anna Boucard, 9 autres femmes (du Burkina-Faso, Malawi, Nigéria, Argentine, Inde) recevront cette année ce Prix.

Le Prix pour la créativité des femmes en milieu rural « récompense la créativité, le courage et la compassion contribuant à l’amélioration de la vie dans les communautés rurales ». Au total, 486 Prix ont été décernés depuis la création du prix en 1994 à des femmes exemplaires dans le monde entier.

Élevage français : des atouts indéniables malgré des difficultés

Publié le 26 Sep 23

Chambres d’Agriculture France publie une étude prospective sur l’élevage en France. Au-delà des crises et des instabilités de la filière, celle-ci montre également des atouts indéniables.

Le diagnostic sur l’élevage en France n’est guère réjouissant : le cheptel s’érode. Tous les types d’élevage sont concernés. Cette évolution des effectifs s’accompagne d’un repli des volumes des produits d’origine animale en France. Toutefois, “le positionnement de la France dans les échanges internationaux de produits issus de l’élevage n’est pas fondamentalement et globalement mauvais, si l’on fait abstraction de la volaille et de la viande ovine“.

Face à ce diagnostic, l’évolution de l’élevage en France dépendra des tendances sur les habitudes alimentaires des consommateurs, du soutien des politiques publiques en matière de souveraineté alimentaire et de la prise de conscience de l’importance de l’élevage pour les territoires et l’environnement.

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Biodéchets de la restauration : vers un retour au sol ?

Publié le 25 Sep 23

Dès le 1er janvier 2024, tous les Français, et notamment les restaurateurs, devront trier leurs déchets organiques. Des adaptations se mettent en place pour la gestion de la collecte, du ramassage et de la valorisation de ces déchets.

Les restaurateurs vont être prochainement confrontés à l’application de la loi sur le tri des biodéchets avec son lot de difficultés : trouver l’espace suffisant pour trier et stocker dans leurs établissements, former le personnel, financer le coût des ramassages… Pour autant, les démarches se mettent progressivement en place. Cette exigence environnementale est en phase avec les attentes des jeunes générations. “Dans les écoles hôtelières, les élèves sont beaucoup plus sensibles à l’environnement et le tri est un geste naturel pour eux” confirme Nicolas Brenelière, président d’Euro-Toques Jeunes.

Les petits restaurants pourront éliminer leurs déchets via les systèmes de collecte mis en place par les collectivités locales ou les déposer dans un composteur. En revanche, pour les établissements délivrant un nombre de repas conséquent, des adaptations sont nécessaires. Ainsi le lycée hôtelier Jeanne et Paul Augier à Nice a installé un déshydrateur des déchets organiques, délivrant un substrat qui est épandu sur des espaces verts. D’autres restaurateurs font appel à des sociétés de collecte et de recyclage des déchets alimentaires, comme l’entreprise Moulinot. Pour son fondateur, Stephan Martinez, “il n’y a pas mieux que les agriculteurs pour, en bout de chaîne, gérer au mieux le retour au sol de ces déchets pour fertiliser après un traitement par compostage ou bien faire de l’énergie par l’incorporation des déchets dans des méthaniseurs“. D’autres réseaux de collecte et de valorisation sont expérimentés, comme le procédé de bokashi (fermentation des biodéchets) permettant d’enrichir les sols.

Parallèlement, et afin d’amoindrir les impacts de cette nouvelle réglementation sur leur activité, les restaurateurs œuvrent également à la source, en tendant vers une production zéro déchet et en limitant le gaspillage alimentaire.

Rendez-vous les 7, 8 et 9 juin 2024 pour la 4e édition des Journées Nationales de l’Agriculture


Lancées en 2021, sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, les Journées Nationales de l’Agriculture sont devenues le rendez-vous privilégié et incontournable d’échanges entre le public et les professionnels du secteur agricole. Co-organisées par Make.org Foundation et #agridemain, la manifestation comptabilise depuis sa création, des milliers d’événements sur l’ensemble du territoire national et a accueilli des centaines de milliers de visiteurs.

Les 7, 8 et 9 juin 2024, des visites libres ou commentées d’exploitations agricoles, de sites d’expérimentations, d’entreprises agro-alimentaires ou d’usines de fournitures agricoles, des ateliers pédagogiques, des pique-niques dans les vignes, des tables rondes autour des enjeux de l’agriculture de demain ainsi que des dégustations des produits de la ferme seront proposés au public.

Cette quatrième édition des JNAgri aura pour thème « Cultivons nos papilles ! ». Elle s’articulera autour des questions de l’éducation à l’alimentation et offrira aux visiteurs l’opportunité d’approfondir leurs connaissances sur les produits et les filières agricoles et agroalimentaires. Ces journées leur permettront dans un esprit de fête et de partage :
– d’adopter des comportements alimentaires plus sains et qualitatifs ;
– de découvrir et d’attiser leur curiosité vers des produits nouveaux ou méconnus ;
– mieux comprendre le circuit de transformation qui mène du champ aux assiettes ;
– de prévenir la néophobie fréquente chez les enfants en leur donnant à voir, toucher et goûter les produits qui sont à la base d’une alimentation équilibrée;
– d’éveiller les consciences face aux défis et enjeux du monde agricole, tels que le développement des circuits courts et la préservation de la biodiversité.

Les professionnels qui souhaitent participer peuvent d’ores et déjà inscrire leurs événements
sur l’espace dédié. Actualités, programme, boîte à outils, visuels et kit de communication de cette 4e édition seront également consultables sur le site journeesagriculture.fr.

Nouvelle du monde rural

Publié le 21 Sep 23


L’AEAP (Association des écrivains et artistes paysans) lance un concours de nouvelles du monde rural. Les candidatures à ce Prix Jean de la Brète sont à déposer d’ici le 1er février 2024.

Fidèle à son objectif de “transmettre les valeurs de la Terre et l’attachement à la nature“, l’AEAP propose, à travers le Prix Jean de la Brete, de récompenser les meilleures nouvelles dont le thème est ancré dans le monde rural passé, présent ou à venir.

Le (ou la) lauréat(e) recevra un chèque de 500 € qui lui sera remis à l’occasion d’un week-end d’animation culturelle qui se tiendra le 4 et 5 mai 2024 au prieuré du Breuil-Bellay (49).

Les candidatures doivent parvenir aux organisateurs avant le 1er février 2024. Plus d’informations sur le règlement : cliquez ici

Vulgarisation scientifique en agriculture

Publié le 20 Sep 23

Les progrès en agriculture s’appuient sur les avancées scientifiques, afin de pouvoir répondre aux nombreux enjeux auxquels elle est confrontée (climat, alimentation, environnement, biodiversité…). La défiance vis-à-vis de la science est souvent liée à une méconnaissance du sujet. Afin d’y remédier, une communication pédagogique est nécessaire.

Ainsi, le Syrpa, le réseau des agricommunicant.es, lance la 3e édition de son concours “Filme ta science“. Celui-ci vise à promouvoir la qualité pédagogique des vidéos scientifiques dans les domaines de l’agriculture et de l’alimentation durables. Les vidéos de format court (moins de 3 minutes) seront évaluées sur leur aspect pédagogique et sur leur contenu scientifique.
Le concours récompensera 3 catégories (Agriculteurs ; Professionnels de la chaîne agroalimentaire des secteurs public et privé ; Étudiants et start-uppeurs).
Inscription à déposer avant le 31 janvier 2024 sur le site du Syrpa.

La pureté du bio de bout en bout

Publié le 17 Sep 23


La réglementation de l’agriculture biologique impose l’utilisation de semences indemnes de tout traitement à base de produits de synthèse. La filière des semences et plants œuvre pour cela à proposer une large gamme de semences certifiées Agriculture Biologique.

La réglementation européenne de l’agriculture biologique stipule que “seuls sont utilisés des semences et du matériel de reproduction végétative qui ont été produits selon le mode de production biologique“. Ainsi, cela implique que pour “les semences et le matériel de reproduction végétative, la plante mère, dans le cas des semences, et la ou les plantes parentales, dans le cas du matériel de reproduction végétative, aient été produites sans utilisation d’OGM” (organismes génétiquement modifiés)” et selon le cahier des charges de l’agriculture biologique “pendant au moins une génération ou, s’il s’agit de cultures pérennes, deux périodes de végétation“.

Afin de répondre à cette exigence, Semae, la filière semences et plants développe une offre adaptée de semences et plants pour l’agriculture biologique. Cela se traduit par un secteur en forte croissance avec une production de plus de 25 % par an des surfaces de production de semences bio depuis 5 ans. Plus de 570 variétés étaient disponibles en 2021, une multiplication par deux des variétés proposées en 5 ans.

Des animaux connectés

Publié le 13 Sep 23

Les outils connectés se généralisent en agriculture. Et l’élevage n’est pas en reste en ce domaine. L’élevage de précision s’est développé en s’appuyant sur ces outils numériques tant pour le bien-être animal, que pour les conditions de travail de l’éleveur ou bien encore pour la gestion globale du troupeau.

Les outils connectés en élevage sont soit disposés dans les bâtiments d’élevage (caméras, appareils de mesures de la qualité de l’air…), soit fixés sur l’animal (colliers, capteurs…). Et parfois même introduits dans l’animal, tel le bolus ruminal connecté (capteur introduit dans une pilule) permettant de mesurer la température et les mouvements du rumen et ainsi d’alerter sur d’éventuelles maladies.

Comme le rappel l’Institut de l’élevage, “ces différents outils, basés sur des technologies diverses, peuvent mesurer des paramètres : physiologiques sur l’animal lui-même (production laitière, consommation alimentaire, températures corporelles) ; biologiques sur ses produits (composition du lait, caractéristiques physico-chimiques du lait, etc.) ; morphologiques (note d’état corporelle, mensurations, poids) ; comportementaux (déplacement, activité, comportement alimentaire, rumination)“.

Par ailleurs, la généralisation des outils connectés en élevage fournit au vétérinaire une quantité importante d’informations pour le suivi du troupeau et permet d’envisager la pratique d’une télémédecine vétérinaire.

L’enseignement agricole prépare à plus de 200 métiers du vivant

Publié le 5 Sep 23

L’enseignement agricole présente deux spécificités : il ne relève pas du ministère de l’Éducation nationale mais de celui de l’Agriculture et par ailleurs, l’enseignement privé y est largement majoritaire.

Pour la rentrée 2023, près de 213 400 jeunes (élèves, étudiants, apprentis) sont inscrits dans un établissement de l’enseignement agricole. La très grande majorité d’entre eux (85 %) ne sont pas issus du milieu agricole. La proportion des filles continue de progresser au sein de ces établissements : elles représentent 45 % des jeunes scolarisés.

La France compte 804 établissements d’enseignement agricole : lycées agricoles, maisons familiales rurales, écoles d’enseignement supérieur, centres médico-éducatifs et structures d’enseignement à distance. La place de l’enseignement privé dans la filière agricole y est largement majoritaire puisqu’il regroupe les trois quarts des établissements et rassemble près de 60 % des élèves et étudiants.

L’enseignement agricole propose une grande diversité de formations, dès la classe de 4e et jusqu’au doctorat. Il prépare à des métiers dans de nombreux domaines : filières agricoles et agroalimentaires, filière forêt-bois, métiers liés à la préservation et la mise en valeur des milieux naturels, l’entretien et la création d’aménagements paysagers, services aux personnes âgées ou à la petite enfance en milieu rural, services dans les territoires (tourisme, animation, communication, commerce et vente)…

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