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La formation : maillon essentiel du renouvellement des générations

Publié le 21 Juin 23

La formation et l’installation des jeunes agriculteurs sont au centre des réflexions menées par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire dans le cadre du Pacte et Loi d’orientation et d’avenir agricoles. La diversité des parcours proposés aux élèves au sein de l’enseignement agricole dans le domaine des métiers du vivant constitue un atout fondamental.

La diversification des activités sur les exploitations agricoles, notamment la transformation des productions agricoles, permet souvent de créer de la valeur ajoutée et de conforter la rentabilité économique de l’entreprise tout en participant au dynamisme et à l’attractivité des territoires. Au-delà des cursus classiques agricoles, un réseau de 6 écoles nationales d’industries laitières et agroalimentaires (à Aurillac, La Roche-sur-Foron, Mamirolle, Poligny, Saint-Lô et Surgères) préparent aux différents métiers de transformation des produits agricoles.

C’est le cas notamment à l’ENILBIO, à Poligny, dans le Jura, qui forme élèves, étudiants ou adultes en conversion professionnelle aux différents métiers des industries agroalimentaires, des bio-industries (comme la cosmétique) ou biotechnologies (dans le domaine de la qualité ou de la santé humaine). Comme le précise Didier Lanquetin, formateur à l’Enilbio, “il existe de nombreux métiers s’appuyant sur les innovations technologiques dans le domaine des transformations des aliments, comme la brasserie ou la transformation fromagère ou laitière. Les formations dispensées visent à produire autrement en :

  • favorisant l’utilisation des protéines végétales, plutôt qu’animales;
  • privilégiant les produits issus de l’agriculture biologique et en limitant l’utilisation des additifs;
  • développant le recours aux circuits-courts;
  • valorisant les co-produits (tels que le lactosérum ou les drêches de brasserie)“.

Cette orientation, en phase avec l’évolution des attentes de la société, est déjà engagée depuis plusieurs années à l’ENILBIO.

Les Journées nationales de l’agriculture : un moment de partages privilégié

Publié le 15 Juin 23

A l’occasion de la 3e édition des JNAgri, du 16 au 18 juin 2023, Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, invite les Français.es à aller à la rencontre du patrimoine agricole et agroalimentaire.

Le ministre Marc Fesneau estime que “les Journées nationales de l’agriculture servent à lutter contre trois choses dont souffre l’agriculture : l’ignorance, l’intolérance et l’incohérence” :

  • Ces journées servent à montrer ce qu’est réellement le métier d’agriculteur. Elles doivent contribuer à lutter contre l’ignorance, car il y a des ignorants qui ont conscience de leurs lacunes et ne demandent qu’à découvrir. “Au travers du millier d’événements proposés, il faut montrer la réalité des choses et expliquer le vivant dans sa complexité“.
  • Marc Fesneau regrette être dans une société un peu trop construite autour de l’intolérance, nourrissant plus le dissensus que le consensus. “Il faut une société qui n’oppose pas une agriculture à une autre, qui n’oppose pas les activités agricoles à d’autres, qui n’oppose pas l’agriculture française et l’agroalimentaire français“. Par la pédagogie et le partage des connaissances, il est possible de lutter contre l’intolérance. “Face à l’intolérance, il faut forcer l’ouverture d’esprit grâce à l’effort continu du monde agricole à accueillir notamment durant ces Journées nationales de l’agriculture“.
  • Concernant l’incohérence, Marc Fesneau souligne qu’il n’est pas possible de demander à l’agriculture et l’agroalimentaire tout et son inverse. “On ne peut pas exiger la souveraineté alimentaire, sans soulever le problème de la rémunération. On ne peut pas vanter toutes les aménités positives de l’élevage et poser comme postulat de base la disparition de l’élevage“.

Durant ces Journées nationales, il faut raconter l’agriculture en démontrant que “l’agriculture c’est tout à la fois du patrimonial et de l’économique“.

Rendez-vous est donné les 16, 17, et 18 juin 2023 pour aller à la rencontre de l’agriculture française et de très grande diversité : https://journeesagriculture.fr/

Le ministre de l’Agriculture était présent le 15 juin sur le carreau des producteurs au Marché international de Rungis, en présence notamment de Stéphane Layani, PDG du MiN de Rungis, Benjamin Simonot-De Vos, président du Carreau des producteurs, Basile Faucheux, président d’#agridemain, Estelle Colas, directrice des grandes causes à Make.org foundation, François Purseigle, sociologue,, parrain de l’édition 2023 des JNAgri, Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, Jean-Noël Darniche, directeur général de Bonduelle France, Benoît Monfort, associé Système U, Sébastien Dromigny, président de Produit en Ile-de-France, Jean-Marie Lenfant, président de Bienvenue à la ferme, Philippe Mauguin, PDG de l’INRAE, Laure Verdeau, directrice de l’Agence Bio et Mickaël Jacquemin, président de l’Apecita et vice-président de l’Anefa.

L’Essonne, premier département producteur de cresson

Publié le 7 Juin 23

Avec 24 producteurs, 16 hectares cultivés et 1 236 tonnes produites par an, l’Essonne occupe la première place des départements français producteurs de cresson, en totalisant 28 % de la production nationale.

A la Villa Paul, à Méréville (Essonne), Isabelle Barberot vous le dira : “tout est bon dans le cresson, les tiges comme les feuilles. Et cela se mange toute l’année“. Il existe de nombreuses recettes pour agrémenter le cresson. Il est possible aussi de se tourner vers les produits transformés (velouté, pâtes, tapenade, pesto au cresson…). Et cet aliment est plein de vertus : le cresson de fontaine serait l’aliment le plus sain au monde selon une étude américaine conduite en 2023 par des chercheurs d’une université du New Jersey. “Il y a plus de vitamines C dans un kilo de cresson que dans un kilo d’oranges” fait remarquer Olivier Barberot. Et le cresson contient également beaucoup de fibres. Les qualités du cresson ne sont pas que nutritionnelles puisqu’il est utilisé également en cosmétologie.

Une production implantée depuis 1854 en Essonne

Du fait de la présence de sources d’eau pure, indispensables à la culture de la plante, le cresson s’est progressivement étendu autour de Méréville dans les vallées de la Juine, l’École, l’Essonne, la Chalouette et l’Éclimont. Le cresson de Méréville est reconnu « Site remarquable du goût », label touristique et gastronomique. Le cresson de fontaine bénéficie par ailleurs depuis 2022 du signe officiel européen de qualité STG (spécialité traditionnelle garantie). Les cressiculteurs de l’Essonne (ainsi que quelques uns voisins du Loiret et de Seine-et-Marne) ont créé une marque collective “Cresson de Méréville” pour protéger leur savoir-faire, la qualité du produit et développer la notoriété du produit. Cette marque est un tremplin en vue d’obtenir une labellisation officielle IGP, Identification géographique protégée.

Ces différentes démarches vont permettre de contribuer à maintenir une production essentielle pour le patrimoine français et francilien, vertueuse vis-à-vis de l’environnement et pourvoyeuse importante d’emplois.

Bio & Local

Publié le 1 Juin 23

Le consommateur français n’arbitre pas son choix entre le produit bio et le produit local. Il opte pour le bio et le local tout à la fois. Ainsi, la vente directe de produits bio continue sa progression (+3,9 % en 2022).

La principale consommation du bio en France concerne la consommation à domicile, puisque la consommation hors domicile (restaurants et cantines) ne représente que 8% de la consommation bio globale. Le vin est aujourd’hui la clé d’entrée principale du bio dans les restaurants. “Il faut développer la place du bio dans les formations de cuisiniers” insiste Laure Verdeau, directrice de l’Agence Bio, afin d’arriver à plus de cohérence entre ce que le consommateur choisit de manger à domicile et ce qui lui est proposé quand il mange à l’extérieur.

La bio continue à progresser

Avec +3,5 %, le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique continue de progresser en 2022 en France. L’agriculture biologique française représente désormais 10,7% des surfaces agricoles.

Ainsi, la France est le premier pays européen en termes de superficies consacrées à l’agriculture biologique (devant l’Espagne et l’Italie), et en deuxième position par le nombre de fermes bio (devant l’Italie).

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L’agriculture au cœur de Paris

A l’occasion des Journées nationales de l’agriculture, #agridemain fait son marché le dimanche 18 juin sur la Place de Lévis, à Paris. L’occasion pour les Parisiennes et Parisiens de rencontrer et d’échanger avec des agricultrices et des agriculteurs.

Véritable trait d’union entre le monde agricole, agroalimentaire et l’ensemble de la société, les Journées nationales de l’agriculture ont l’ambition d’éveiller les consciences et d’informer les citoyennes et citoyens sur tout ce que leur apporte l’agriculture au quotidien :  productions diversifiées, excellence alimentaire , dynamisme des emplois et souveraineté alimentaire.

Afin de contribuer à cette dynamique, l’association #agridemain, en collaboration avec la la mairie du 17e arrondissement de Paris, propose un moment d’échange autour d’un marché fermier le dimanche 18 juin de 10h à 18h, place de Lévis. Dégustations, animations et ateliers sont au programme.

Des productrices et producteurs en direct
Fruits, légumes, safran, miel, vins, légumineuses, charcuteries, pâtes fermières, bières artisanales, pâtes à tartiner… Les gourmands auront de quoi satisfaire leurs appétits de découverte de produits fermiers avec :
– La Ferme de la Roche d’Ollainville (Essonne) proposera des légumes et fruits de saison, ainsi que des jus de fruits.
– La Brasserie du Perche (Orne) fera découvrir ses bières brassées à base de houblon normand.
– La Ferme des Grandes Tuileries (Marne) présentera ses pâtes artisanales.
– La Ferme du Grand Balleau (Seine-et-Marne) exposera son safran et ses rhubarbes, cultivés en agriculture biologique, et leurs dérivés.
Émile et une graine, grainiculteurs de l’Essonne engagés dans l’agriculture durable, vous étonnera par des productions locales de chia, petit épeautre, lin, quinoa, lentilles et pois chiche.
– La Ferme du Cabaret Rouge (Pas-de-Calais) mettra en avant sa production de légumes et de pommes de terre.
– Noisettes, huile de noisette, farine de noisette, mais surtout pâtes à tartiner seront proposées par Le Casse Noisette, exploitation en agroécologie du Lot-et-Garonne.
– Le camion “Les cochonnailles de Karine” (Nièvre) investira la place de Lévis pour faire saliver les amateurs de charcuteries élaborées à partir de porcs élevés en plein air.
Beeyond exposera miels de terroir de Paris et Ile-de-France, pâtes à tartiner au miel, moutardes au miel.
– Le Domaine de la Fontaine fera déguster ses vins blancs en appellation Saint-Pourçain.
– Les Rosés de Provence seront présents avec Rosa32.

Des animations tout au long de la journée
Entre les exposants de produits agricoles, s’inséreront des animations avec :
– de 10h à 12h : Marcel Marloie, membre de l’AEAP (Association des écrivains et artistes paysans) viendra présenter et dédicacer son dernier livre “Paysans, la liberté en héritage“.
– de 12h à 14h : Nicolas Brenelière, Chef du Paradis Latin, suggérera des préparations à partir des produits des producteurs présents sur le marché.
SEMAE proposera toute la journée un atelier de jardinage pour les enfants.
L’Atelier des sols vivants organisera une fresque sur les sols et l’agriculture.
Et pour l’ambiance générale de ce marché, The Big Lubetzki assurera l’animation musicale.

La découverte et la diversité des métiers au cœur des Journées Nationales de l’Agriculture 2023

Les 16, 17 et 18 juin prochains, partout en France, se tiendra la 3e édition des Journées Nationales de l’Agriculture. Cette année, avec le soutien du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, les JNAgri seront placées sous le signe de la découverte et de la diversité des métiers.

Écoles, fermes pédagogiques, caravanes-métiers, proposeront de multiples moments de rencontre pour faire découvrir la diversité et l’attractivité des formations agricoles. Que ce soit pour mieux connaître les métiers de ceux qui nous nourrissent ou pour susciter des vocations, les Journées Nationales de l’Agriculture seront une occasion privilégiée pour se familiariser aux différentes voies et opportunités de professionnalisation dans le monde agricole.

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De nombreux postes à pourvoir en agriculture

Publié le 9 Mai 23

Pas moins de 245 700 recrutements en agriculture sont prévus en 2023, d’après l’Observatoire de l’emploi-FNSEA.

En France, 8,4 % des projets de recrutement se font dans le secteur agricole.

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La France, premier producteur européen d’huiles végétales

Publié le 5 Mai 23

Le développement des marchés alimentaires et industriels (notamment les biocarburants) a permis l’essor des huiles végétales en France. La filière oléagineuse française s’est développée dans les années 80 avec deux espèces principales, le colza et le tournesol.

D’après l’institut technique Terres Inovia, le colza est cultivé sur près de 1 400 000 hectares en France. Les trois gros producteurs européens sont constitués par la France, l’Allemagne et la Pologne. Son principal débouché est actuellement le diester suivi des huiles alimentaires.

Les surfaces de tournesol réaugmentent depuis quelques années et devraient franchir la barre de 900 000 hectares en France en 2023. Cette production est aujourd’hui aux deux tiers avec des variétés oléiques, principalement destinée aux marchés alimentaires. Les autres producteurs de l’Union européenne sont la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie. En intégrant l’Ukraine et la Russie, l’Europe géographique jusqu’à l’Oural produit 80% de la production mondiale de tournesol.

Le soja est le troisième oléagineux cultivé en France, avec près de 200 000 ha attendus en 2023. En Europe le producteur principal reste l’Italie. Quant à l’huile d’olive, la France en produit peu. Pourtant l’huile d’olive constitue la 2e huile alimentaire consommée en France, importée principalement d’Espagne, d’Italie, de Grèce et du Portugal.

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Les coopératives de matériel agricole tournées vers l’agroécologie

Publié le 4 Mai 23

Les Cuma, Coopératives d’utilisation de matériel agricole, permettent de partager et mutualiser le matériel entre agricultrices et agriculteurs, contribuant ainsi à réduire les coûts de mécanisation, accéder aux nouvelles technologies et optimiser les chantiers. Les choix des matériels concernent de plus en plus ceux contribuant aux pratiques agroécologiques.

D’après les dernières données collectées auprès des 10 057 Cuma en France, si les activités phares de ces coopératives restent la récolte (80 % des Cuma), le transport et la manutention, et le travail du sol, les Cuma investissent de plus en plus dans des matériels en lien avec des pratiques environnementales vertueuses : 34 % des Cuma proposent au moins un matériel de désherbage mécanique ou alternatif représentant au total 5 250 matériels. Avec 36 % de Cuma supplémentaires équipées, cela montre l’importance du collectif dans la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires et la mise en place de nouvelles pratiques. A noter également que 13 % des Cuma proposent des matériels de semis direct (participant à une meilleure préservation de la biodiversité du sol), soit une hausse d’un tiers.

A noter également que la contribution des Cuma à l’emploi est en forte hausse puisqu’il est comptabilisé 5 500 emplois salariés en Cuma, principalement en CDI.

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Les secrets de Léo

Publié le 2 Mai 23

Avec “Les secrets de Léo” (312 pages, Ed. du Lundi, 16 €, avril 2023), Guy Boisberranger nous entraîne dans l’univers agricole et nous embarque dans un récit plein de péripéties et de rebondissements. Rencontre avec l’auteur.

Pour votre dernier thriller, comment vous est venue l’idée de choisir le monde agricole comme décor ?

Guy Boisberranger : Il s’agit en fait de mon troisième thriller, et, comme les deux premiers, il se déroule dans un univers qui me tient à cœur. L’intrigue du premier, L’affaire Nayox, se tramait dans une entreprise victime de la financiarisation de l’économie. Le second, Jef, ombre et lumière, se déroulait chez les laissés-pour-compte de la société. Mon nouveau roman, Les secrets de Léo, se situe dans nos campagnes, chez des agriculteurs.

Comme la majorité de nos concitoyens, j’ai pour le monde agricole un attachement irraisonné. Le mien vient de mon enfance, des grands moments de bonheur que furent les virées dans les fermes de la Mayenne avec mon père, à la rencontre passionnante de cette humanité qui s’attache à cultiver notre territoire et à nous nourrir. Ce sont probablement ces premiers souvenirs qui m’ont rendu si sensible à la dégradation de leur situation. De moins en moins nombreux, de moins en moins influents, ils sont devenus l’enjeu de batailles économiques et idéologiques. D’hommes libres et fiers, certains veulent en faire de simples exécutants.

Que connaissiez-vous de l’agriculture ?

G.B. : Pas grand-chose ! Toute ma vie professionnelle s’est déroulée dans les métropoles urbaines. De l’agriculture, j’ai surtout profité de ce qu’elle mettait de très bon dans mon assiette. De connaissance proprement dite, en plus de quelques cours suivis pendant mon cursus universitaire, je lis ce que la grande presse en rapporte. Ce sont généralement des nouvelles inquiétantes. Difficultés économiques, appauvrissement, liquidations, dégradations, batailles rangées, divisions, destructions. De quoi désespérer.

Heureusement, les agriculteurs agissent pour faire connaître le beau de leur métier, au travers de salons, dont le plus prestigieux à Paris, de visites de leurs exploitations, d’expositions diverses. Et, cerise sur le gâteau, ils ont investi brillamment les réseaux sociaux, notamment Twitter où ils sont nombreux à présenter leurs activités dans d’excellentes vidéos. Internet est une source très riche que j’ai utilisée pour m’initier aux techniques agricoles.

Mais cela ne suffisait pas pour camper mes personnages dans un décor naturel. J’ai pu être mis en contact avec des agriculteurs qui ont bien voulu passer des heures au téléphone – on était en plein Covid – à me raconter leur métier. J’ai eu l’occasion, une fois les restrictions du Covid levées, séjourner dans une exploitation normande, y découvrir leurs conditions de vie et de travail, mesurer l’immensité de la tâche.

Votre « thriller paysan » porte la dédicace « A tous les Agriculteurs. Admiration ». Est-ce le sentiment que vous souhaiteriez partager avec vos lecteurs ?

G.B. : Oui, absolument. Les agriculteurs font d’énormes efforts pour se faire reconnaître. Je ne me sens aucune compétence et aucun droit à leur faire la leçon. J’ai totalement confiance en leur sagesse séculaire et en leur générosité. Considérons-les, faisons leur confiance, ils savent.

Les Journées de l’Agriculture reviennent à Orléans du 16 au 18 juin 2023

Pour la deuxième édition, l’Open Agrifood co-organise avec de nombreux acteurs locaux, les Journées de l’Agriculture à Orléans dans le cadre des Journées Nationales de l’Agriculture. Les 16, 17 et 18 juin, des animations ludiques et pédagogiques seront proposées aux citoyens sur la Place de Loire et le Quai du Châtelet.

Au programme : 3 journées pour faire (re)découvrir l’agriculture avec des animations à la fois pédagogiques, afin d’expliquer l’agriculture et les savoir-faire des agriculteurs présents, et ludiques pour les enfants.
Parmi les animations phares, les citoyennes et citoyens pourront retrouver :

  • la Ferme pédagogique des « Gens de la Terre » sur la Place de Loire avec la découverte des animaux de la ferme (vaches, ânes, chèvres, brebis, agneaux, cochons et lapins)
  • un Marché de producteurs (le dimanche uniquement),
  • des ateliers de dégustations et de plantation,
  • des animations autour des métiers avec notamment la venue du Camion de l’Aventure du vivant mais aussi la présence d’organisme qui œuvre sur le sujet (Apecita, Anefa, AREA…),
  • les circuits de mini-tracteurs et le lancer de bottes…

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Le bien-être au travail est essentiel pour l’attractivité des métiers

Publié le 25 Avr 23
L’allégement du poids des bouteilles est bénéfique à la fois pour le bilan carbone des exploitations mais également pour prévenir les maux de dos.

Pour ce 28 avril, Journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail, la Fédération Terra Vitis rappelle toute l’importance d’assurer des conditions de travail sûres et agréables afin de limiter les risques professionnels mais aussi de contribuer au recrutement, à la fidélisation et à l’engagement des salariés.

La viticulture responsable certifiée par la démarche Terra Vitis intègre la dimension sociétale. “Aujourd’hui, alors qu’il y a un véritable enjeu de recrutement mais aussi de transmission dans le milieu viticole, les domaines doivent prendre en compte cet aspect pour pérenniser leur exploitation. Depuis 25 ans, Terra Vitis s’engage ainsi aux côtés de ses adhérents et adhérentes pour travailler à l’amélioration concrète des conditions de travail des salariés à la vigne comme au chai“.

Le mal de dos est une maladie professionnelle typique et courante en viticulture. Les différents travaux viticoles imposent en effet bien souvent de travailler plié en deux, parfois avec du poids en plus sur le dos. Au-delà des mesures d’adaptation des positions de travail, des solutions techniques innovantes voient le jour comme l’exosquelette qui permet de diminuer fortement les contraintes imposées à la colonne vertébrale et aux muscles dorsaux. Autre levier pour prévenir les maux de dos, l’allégement du poids des bouteilles. Au-delà d’un impact très positif sur le bilan carbone des exploitations, c’est un vrai plus pour les viticulteurs qui ont moins de poids à porter au quotidien. Ce bénéfice n’est pas à prendre à la légère car en faisant le choix d’une bouteille allégée de 90g, ce sont 500g de moins à porter par carton !

A travers son cahier des charges et les différentes initiatives mises en place chez ses adhérentes et adhérents, Terra Vitis met en avant le fait que produire un vin responsable passe par l’assurance que tout est fait pour garantir le bien-être et la sécurité de toutes et tous.

Le bien-être au travail fait partie intégrante de la démarche globale de viticulture responsable de Terra Vitis

Toujours plus d’agriculteurs bio

Publié le 20 Avr 23


Même si la progression des conversions en bio est plus faible que les années précédentes, le nombre global d’agriculteurs pratiquant l’agriculture biologique continue à augmenter en France.

Selon les données 2022 de l’Agence bio, la France compte 5 425 nouveaux producteurs bio.

Par ailleurs, l’étude de l’Agence bio comptabilise, en 2022, 3 380 arrêts de certification biologique (contre 2 510 en 2021), ceci s’expliquant pour moitié du fait de départs à la retraite, et pour l’autre moitié d’un retour à l’agriculture conventionnelle (du fait du contexte actuel d’un moindre attrait des consommateurs pour le bio).

Le solde entre les arrivées (9 %) et les sorties du bio (5,8 %) reste néanmoins positif.

Ce modèle agroécologique continue à séduire puisque 30 à 50 % des candidats souhaitant devenir agricultrice ou agriculteur, envisagent de s’installer en bio.

Pour l’Agence bio, il est donc nécessaire de soutenir la filière en redynamisant la demande de la consommation tant chez soi que dans la restauration hors domicile.

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La consommation se végétalise

Publié le 19 Avr 23


En France, la consommation de produits carnés et laitiers par habitant est en perte de vitesse. Et cette tendance devrait se confirmer dans les années à venir.

D’après une étude du Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie)-Terres Univia, la consommation de viande a reculé de 6% depuis 20 ans. Cette évolution montre toutefois de fortes disparités entre le bœuf (-13%), le porc (-11%) et la volaille (+31%). On observe une tendance analogue sur la consommation de produits laitiers avec une baisse historique de la consommation de lait et une croissance de celle de produits laitiers transformés (fromages, ultra-frais). En outre, les plus jeunes (la tranche des moins de 40 ans) consomment 20% de moins de produits carnés et laitiers que leurs aînés au même âge.

De nouveaux modèles démographiques (ralentissement de la croissance de la population, vieillissement, renouvellement des générations) et idéologiques devraient affecter la consommation de produits animaux à 2030. D’après l’étude, une partie de cette baisse devrait soutenir la consommation de substituts végétaux, mais ces alternatives ne devraient pas compenser la réduction des volumes de produits animaux.

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“Transition vers l’alimentation végétale” – Témoignages de Nicolas Dron, directeur marketing & culinaire chez Bonduelle et de Sandrine Raffin, PDG de la Linkup Factory

Les Journées Nationales de l’Agriculture reviennent pour une 3e saison, les 16, 17 et 18 juin

Les 16, 17 et 18 juin prochains, partout en France, se tiendra la 3e édition des Journées Nationales de l’Agriculture. Cette année, avec le soutien du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, les JNAgri seront placées sous le signe de la découverte et de la diversité des  métiers.

Lancées en 2021, les Journées Nationales de l’Agriculture, co-organisées par #agridemain et Make.org Foundation, sont devenues le rendez-vous privilégié et incontournable d’échanges entre le public et l’ensemble des professionnels du secteur agricole. Véritable trait d’union entre l’écosystème agricole et l’ensemble de la société, ces journées ont l’ambition d’éveiller les consciences et d’informer les Françaises et les Français sur tout ce que leur apporte l’agriculture au quotidien et celles et ceux qui la produisent : productions diversifiées, excellence alimentaire, dynamisme des emplois et souveraineté alimentaire.

Dans un esprit festif et convivial, partout en France, des visites libres ou commentées d’exploitations agricoles, de sites d’expérimentations, d’entreprises agro-alimentaires ou d’usines de fournitures agricoles, des ateliers pédagogiques de sensibilisation à l’environnement et au travail de la terre, des randonnées champêtres, des tables rondes autour des enjeux de l’agriculture de demain ainsi que des marchés et des dégustations des produits seront proposés au public.

Lors des deux éditions précédentes, les JNAgri ont rassemblé près de 250 000 visiteurs autour de plus de 2 500 événements.

Les métiers, au cœur de cette nouvelle édition

Cette nouvelle édition des Journées Nationales de l’Agriculture s’articulera autour du thème des métiers.

Comme l’explique le sociologue François Purseigle, parrain de cette 3e édition, dans son dernier ouvrage Une agriculture sans agriculteurs. La révolution indicible :

« De la même façon que nous avons assisté durant les années 1960 à une puissante transformation de l’agriculture que Michel Debatisse, son héraut, avait qualifié de « révolution silencieuse » ne sommes-nous pas en train de vivre une nouvelle révolution impensée que nous pourrions qualifier cette fois-ci d’indicible ? ».[1] La diminution démographique du milieu agricole[2] va de pair avec une recomposition des métiers. Ces mutations transforment la réalité du monde agricole dans les territoires. Dans la perspective de ce bouleversement en cours,il est devenu urgent et indispensable de penser l’agriculture sous le jour de l’adaptation des métiers et des nouvelles voies professionnelles qui assureront la viabilité, la compétitivité et l’excellence du secteur.

Les Journées Nationales de l’Agriculture seront l’occasion de donner à voir aux Français cette diversité des métiers et les hybridations qui s’opèrent aujourd’hui pour préparer l’avenir et peut-être susciter des vocations et des reconversions, avec la complicité de l’APECITA (Association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l’agriculture et de l’agroalimentaire) et de l’ANEFA (Association nationale paritaire pour l’Emploi et la Formation en agriculture) qui mettra en place des événements « Place à l’Agri » au sein de dix villes en France.

Des journées portes ouvertes dans les écoles préparant aux métiers de l’agriculture seront également organisées par Junia à Lille, l’ENSAT à Toulouse, l’ENILBIO de Poligny, La Ferme Ecole Graine d’Avenir à Magny-les-Hameaux…

De nombreux mécènes, partenaires et soutiens mobilisés

Ils seront aux côtés de cette 3e édition comme :

  • Grands mécènes : U Enseigne, Bonduelle 
  • Mécène : Marché International de Rungis
  • Avec le soutien de : Apecita, Axema, Conseil régional Île-de-France, Inrae, InVivo, Mutualia, TSE, Agence Bio, Semae
  • Partenaires réseaux : Académie d’Agriculture de France, Acta, Agridées, AgroParisTech Alumni, Bienvenue à la ferme, Anefa, Bleu Blanc Cœur, Blue Bees, Bouge Ton CoQ, C’est qui le patron, CCMSA, Chambres d’agriculture France, CoFarming, Demain la Terre, Entrepreneurs des territoires, FaireFrance, Fermes d’Avenir, Fermiers de Loué, Feve, Filière CRC, FNA, FNCUMA, FranceAgriTwittos, IHEDREA, Junia, Les agriculteurs ont du cœur, Manitou, Open AgriFood, pourdebon.com, Pour une agriculture du vivant, Sucrine Club, Syndicat des distillateurs indépendants, Terra Vitis, Trame, Vigneron indépendant…

Pour en savoir plus sur les Journées Nationales de l’Agriculture

Actualités, programme, boîtes à outils et visuels de cette 3e édition sont consultables sur le site des Journées Nationales de l’Agriculture à l’adresse journeesagriculture.fr.


[1] Une agriculture sans agriculteurs. La révolution indicible paru aux éditions Sciences Po les Presses en 2022.

[2] Près de 190 000 professionnels du secteur agricole, soit plus de la moitié d’entre eux, pourraient prendre leur retraite d’ici 2030.

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