Du fait d’une part conséquente de chefs d’exploitation de plus de 50 ans, de nombreuses exploitations d’élevage vont être à reprendre dans les années à venir. Des opportunités s’offrent à tous les candidats amoureux du vivant. Et le métier, modernisé, offre une diversité de situations, autant pour les chefs d’exploitations que pour leurs salariés.
Composante essentielle de la valorisation du territoire et de l’activité économique dans les régions, l’élevage de ruminants avec ses filières de production génère plus de 500000 emplois directs dans les élevages ou indirects en amont et en aval des exploitations. Le métier d’éleveur s’est transformé. Au-delà du contact privilégié avec les animaux, il lie aujourd’hui modernité (sur le plan matériel, génétique, des techniques et de l’organisation du travail), stratégie (valorisation de la production, renforcement de la qualité, choix des circuits de commercialisation, adaptation aux marchés…), gestion (ressources humaines, comptabilité, vie familiale). Il est au croisement des principaux enjeux de la société : alimentation, économie, bien-être, durabilité. Il est à l’origine de services irremplaçables pour les populations, les territoires et pour l’environnement.
Les installations en élevage de ruminants, d’une grande diversité, aboutissent à des situations pérennes : 92 % des installés de moins de 40 ans demeurent en place après 6 ans d’exercice en bovins viande et bovins lait et 86 % en élevages ovins et caprins (source: MSA) contre moins de 60 % en moyenne dans les entreprises qui se créent en France (source INSEE).
Pôle Emploi révèle dans son enquête annuelle “Besoin en main-d’œuvre” que les métiers de la restauration et de l’agriculture constituent les secteurs d’activité les plus recherchés par les employeurs.
Ainsi, parmi le Top 10 en nombre de projets de recrutement en 2023 figurent les serveurs de cafés restaurants (122 180 projets), les salariés en viticulture et arboriculture (121 050), les aides et employés en restauration (109 820), les salariés en agriculture (91 920) ou bien encore les cuisiniers (66 520).
La Nouvelle-Aquitaine, suivie par l’Occitanie et le Grand-Est sont les régions présentant le plus grand nombre de projets de recrutement en 2023 dans le domaine agricole.
Véronique Braesco, docteur en nutrition, membre de l’Académie d’agriculture de Francevoit dans le Nutri-Score, un système bonus-malus de notre alimentation, très apprécié par certains (notamment les consommateurs), tout en étant décrié par d’autres.
Le Nutri-Score est un système d’information simplifié qui synthétise la qualité nutritionnelle d’un produit alimentaire en une seule lettre colorée (d’un A vert à un E rouge). Il repose sur un algorithme précis et affecte des points de « pénalité » selon la teneur en calories, graisses saturées et sucres dans 100 g de produit, et des « bonus » selon la teneur en fibres alimentaires, protéines, fruits et légumes, légumineuses, etc.
Le Nutri-Score cherche d’une part à promouvoir des comportements d’achats plus vertueux, en permettant au consommateur de visualiser rapidement la qualité nutritionnelle des produits et, d’autre part, à inciter les industriels à améliorer cette qualité. Le Nutri-Score est connu par une très grande majorité des Français et beaucoup pensent qu’il devrait être obligatoire.
Le Nutri-Score est la cible de multiples critiques, souvent contradictoires. Certains le trouvent incohérent et s’étonnent de voir les sodas dotés d’une meilleure évaluation que les sardines ou l’huile d’olive. D’autres regrettent qu’il n’intègre pas des dimensions liées au mode de fabrication (de nombreux aliments dits « ultra-transformés » sont bien classés par le Nutri-Score) ou au mode de production (les produits bio ne sont pas forcément bien classés). Si ces critiques dénotent une compréhension erronée de ce qu’est un système de profilage nutritionnel, elles reflètent une certaine confusion, voire des inquiétudes qu’il faudrait savoir gérer.
Par ailleurs le Nutri-Score considère toujours 100 g de produit, quand les quantités habituellement consommées varient (100 g de beurre ou 200 g de purée de pommes de terre) et il n’intègre pas la fréquence de consommation (quotidienne pour du pain et plus rare – normalement – pour du chocolat). Des modifications ponctuelles de l’algorithme ont récemment été proposées, mais elles ne feront pas taire ces critiques.
L’utilisation du Nutri-Score est officiellement encouragée dans certains pays, dont la France, mais demeure facultative. Un système harmonisé et obligatoire est prévu au niveau européen, mais le sujet est devenu très politique et les décideurs se montrent prudents. Nul ne sait si le Nutri-Score ou un autre système sortira gagnant de discussions qui risquent d’être longues et houleuses.
Mais le Nutri-Score a déjà atteint un objectif : sensibiliser l’opinion à l’importance de la qualité nutritionnelle de notre alimentation.
Dans son livre, Marcel Marloie nous invite à nous reconnecter à l’énergie et aux valeurs constitutives de la liberté de nos ancêtres paysans.
Dans “Paysans : la liberté en héritage, des exodes ruraux aux citadins-paysans. Comment la culture paysanne sert l’ensemble de nos sociétés depuis cinq siècles” (Ed. France Agricole, 2023), Marcel Marloie se livre à une analyse socio-historique, nous conduisant du mouvement des enclosures dans l’Angleterre des Tudors aux collectifs de jardins du Brésil, de Russie et de l’Union européenne. Les analyses biographiques et ethnographiques portent sur ses expériences personnelles d’ancien agriculteur, sur l’observation attentive de sa famille, de son enfance, de son village, des chrétiens sociaux qui ont renouvelé le monde des organisations agricoles.
L’auteur invite à prendre appui sur “l’exceptionnel capital de valeurs forgées par nos ancêtres paysans au cours des siècles (le goût du travail, l’estime de soi, le sens des responsabilités, le courage, la ténacité, la débrouillardise, l’inventivité) pour poursuivre dans le monde d’aujourd’hui l’éternel combat pour le développement humain et la liberté“.
Pour Marcel Marloie, “ce combat pour la liberté se poursuit dans les modèles d’agriculture qui se recomposent aujourd’hui. Ce sont ceux de l’agriculture familiale, paysanne, biologique, urbaine et les formes émergentes inventées par les cotisants solidaires. Qui sait, avec un re-développement des formes d’agriculture urbaine.”
La levure au cœur des enjeux de l’agriculture durable
Du champignon à la solution, la levure est une matière ressource essentielle pour faire face aux nouveaux enjeux de l’alimentation durable. Aujourd’hui, elle répond aussi bien aux exigences de l’élevage que de l’agriculture durable et elle est une excellente source alternative de protéines pour l’homme et les animaux.
La France est le leader mondial dans la fabrication de la levure et exporte 50% de sa production vers les pays tiers. Si l’on sait que la levure constitue un ingrédient essentiel pour la fermentation et la fabrication de pain, de vin ou de bière, ce que l’on sait moins c’est que la levure sert également à améliorer les qualités nutritionnelles et sanitaires des produits et est aussi utilisée en agriculture (pour la santé des plantes avec le biocontrôle ou la biostimulation, ou pour la santé animale avec les probiotiques).
Un consortium de recherche publique et privée, “le pôle Ferment du futur” vient de se créer, afin de permettre à la France de conserver son expertise et devenir le leader de la recherche fondamentale sur la levure.
Afin de concrétiser l’objectif de 100 % des déchets agricolescollectés et recyclés à l’horizon 2030, Adivalor (Agriculteurs, distributeurs, industriels pour la valorisation des déchets agricoles) étend son périmètre d’action en collectant auprès de nouvelles filières et sur un territoire élargi.
Après la collecte depuis plusieurs années des emballages vides phytosanitaires, films agricoles, ficelles et filets, Adivalor prévoit pour 2023 d’élargir la collecte et le recyclage des emballages de nutrition animale, des emballages vides de semences de betteraves ainsi que des pots horticoles plastiques professionnels. Par ailleurs, au-delà du seul périmètre actuel de la métropole, des démarches sont engagées pour une collecte et un recyclage des déchets agricoles en Martinique, à la Réunion, à la Guadeloupe, en Guyane et à Mayotte.
En 2022, quelque 93 000 tonnes de déchets agricoles ont été collectées, soit 4 000 tonnes de plus que l’année précédente. Ces déchets sont recyclés à près de 90 %. Pour Christophe Grison, président d’Adivalor, “la réussite de la filière vient de la mobilisation de l’ensemble des acteurs et en premier lieu des agriculteurs qui s’investissent pleinement pour trier, préparer et déposer leurs déchets“.
Durant le Salon international de l’agriculture, la thématique de la souveraineté était au cœur des débats. Sur le stand #agridemain, les visiteurs étaient invités à se pencher sur le sujet à travers un quiz conçu par Michel Candau et Jean-Louis Rastoin, avec le concours d’André Neveu et André Pfimlin, membres de l’Académie d’agriculture de France.
Dix questions ont permis de détailler les contours du concept et du positionnement des grandes productions françaises.
Les questions étaient les suivantes :
1) QU’EST-CE QUE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE ? Réponses proposées : 1. La capacité d’un pays à être autosuffisant en produits alimentaires 2. La possibilité pour un gouvernement de protéger la production nationale d’aliments en limitant les importations 3. Le droit des peuples à une production durable d’aliments de qualité et en quantité suffisante pour se nourrir, selon les principes du développement durable
2) Y A-T-IL UNE DIFFÉRENCE ENTRE SOUVERAINETÉ ET AUTONOMIE ALIMENTAIRE ? Réponses proposées : 1. Non, pour moi c’est la même chose 2. Oui, ce sont 2 notions différentes 3. Je ne sais pas
3) QU’EST-CE QUE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ? Réponses proposées : 1. La souveraineté alimentaire 2. Un accès physique social et économique à la nourriture en quantité et qualité 3. Je ne sais pas
4) UN DES LEVIERS DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE EST LA RÉDUCTION DES PERTES ET DU GASPILLAGE ALIMENTAIRE : EN FRANCE, QUEL POURCENTAGE DE NOURRITURE PRODUITE FINIT À LA POUBELLE ? Réponses proposées : 1. 10% 2. 20% 3. 30%
5) DEVONS-NOUS EXPORTER ? Réponses proposées : 1. Non, pas forcément 2. Oui pour notre rayonnement international et contribuer à la sécurité alimentaire mondiale 3. Je ne sais pas
6) QUELLE A ÉTÉ L’ÉVOLUTION DU CHEPTEL BOVIN FRANÇAIS ENTRE 2016 ET 2022 ? Réponses proposées : 1. A gagné 500 000 vaches 2. Est resté stable 3. A perdu 840 000 vaches
7) PRÈS D’UN POULET SUR 2 CONSOMMÉS EN FRANCE EST IMPORTÉ : Réponses proposées : 1. Vrai 2. Faux
8) QUELLE EST LA PART DE TOURTEAU DE SOJA PRODUITE EN FRANCE PAR RAPPORT À LA CONSOMMATION TOTALE : Réponses proposées : 1. 10% 2. 30% 3. 60%
9) LA FILIÈRE CÉRÉALIÈRE FRANÇAISE EXPORTE : Réponses proposées : 1. 30% 2. 40% 3. 50% de sa production annuelle
10) PLUS DE LA MOITIÉ DES FRUITS ET LÉGUMES CONSOMMÉS EN FRANCE EST IMPORTÉE Réponses proposées : 1.Vrai 2.Faux
FAITES 3 PROPOSITIONS POUR AMÉLIORER LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE DE LA FRANCE
En fonction des meilleurs taux de bonnes réponses, des miniatures de matériel agricole, offertes par le constructeur Kubota, ont pu être remises aux gagnants de ce quiz.
Pour découvrir les réponses à ce quiz : cliquez ici
Bien que convaincus par les bienfaits de l’agriculture et l’alimentation biologiques pour préserver l’environnement et permettre une juste rémunération des agriculteurs, les Français se détournent de ces produits. Le 20e baromètre de perception et de consommation des produits biologiques par les Français, mené par l’ObSoCo pour l’Agence BIO, révèle en effet une hausse inéditede la défiance des consommateurs envers les labels ou démarches de qualité et de respect de l’environnement, dont les labels bio.
Si le prix reste le premier frein déclaré à la consommation de produits alimentaires bio, il n’a pas bondi en période d’inflation. On observe en revanche en 2022 une très forte progression de la remise en question de la réalité du bio, qui arrive en 2ème position des arguments invoqués par 57% des non-consommateurs de bio (+17 points par rapport à 2021).
Entre le prix et la qualité pour les achats alimentaires, près de la moitié (49%) des Français indiquent réaliser des arbitrages en faveur du prix. Ils sont également 46% à avoir le sentiment de devoir se restreindre pour des raisons financières sur leurs dépenses alimentaires, dont 14% qui doivent faire face à d’importantes restrictions. Le bio pâtit particulièrement de ces contraintes. Ainsi, 83% des Français se restreignant sur leur budget alimentaire disent éviter les produits issus de l’agriculture biologique car ils pensent qu’ils coûtent trop cher.
Le dernier baromètre de confiance envers les fruits et légumes frais, réalisé par Interfel et FranceAgriMer, met en évidence une confiance élevée et constante des consommateurs.
Auprès des Français, les produits frais maintiennent leur position de leader de l’univers alimentaire – devant les produits surgelés, en conserve et les plats cuisinés. En effet, en 2022, 93 % des Français indiquent avoir confiance dans les fruits et légumes frais.
Cette confiance repose essentiellement sur l’origine des produits, premier facteur de réassurance cité spontanément par 31 % des Français.
Bien qu’ils soient plus chers, 96 % des Français indiquent continuer de consommer et d’acheter des fruits et légumes frais. On note néanmoins que la consommation déclarée de fruits et légumes frais au quotidien recule sur un an, passant de 59 % en 2021 à 53 % des Français en 2022.
Les aléas climatiques et leurs conséquences marquent aussi l’actualité 2022 des fruits et légumes frais, et tout particulièrement les épisodes de sécheresse, de grêle ou de gel qui progressent de 12 points en un an, avec 66 % des Français qui déclarent avoir entendu parler de ces aléas climatiques. En effet, près de 4 Français sur 5 se disent inquiets de la disparition potentielle de certains fruits et légumes à l’avenir, par manque d’eau. Une inquiétude plus forte encore auprès des moins de 35 ans, qui se disent inquiets à 83 %.
Pour consulter les résultats du Baromètre, cliquez ici
Patrick de Meerleer revient sur les terres bourbonnaises où il a grandi et participé aux travaux à la ferme avec son père. Un monde paysan des années 60, qui a depuis connu de nombreux bouleversements.
Le nom de l’auteur ramène à l’immigration belge, qui fut l’une des plus ancienne et importante en France. Ses grands-parents paternels, immigrés flamands venus en France au début du 20e siècle, s’installèrent dans le Bourbonnais comme métayers agricoles. Évoquant sa famille et retraçant son enfance, Patrick de Meerler retranscrit ses souvenirs “sans fioriture, sans en rajouter, sans foisonnement, sans lyrisme“.
L’amour du pays transparaît tout au long du récit autobiographique, traduisant régulièrement des termes de patois local, comme le terme des bouhoumes. Dans le Bourbonnais, on appelle les paysans ainsi. “C’est devenu un peu péjoratif, tout comme paysans d’ailleurs. Pourtant l’étymologie est plutôt sympathique : homme bon, bonhomme“.
L’auteur souligne l’évolution qu’a connu le monde rural. Le monde d’hier où le monde rural est “un autre pays“, dans lequel “on ne porte pas les mêmes vêtements, on ne parle la même langue“.
Les fermes aussi ont changé. Les progrès agricoles ont apporté plus d’aisance au travail. L’esthétisme des fermes ne s’en trouve pas pour autant amélioré. Patrick de Meerler est aujourd’hui “scandalisé par l’absence totale de propreté de la majorité des cours de fermes. Plus la ferme est isolée, plus c’est criant“. Mais l’auteur n’est pas de ceux qui estiment à tout point de vue que c’était mieux avant. Comme pour l’alimentation réputée par certains bien meilleure hier, avec pourtant une “nourriture sans doute pas si bio que d’aucuns le prétendent (les pesticides aujourd’hui interdits entraient alors dans la pratique du jardinage“.
Soucieux de transmettre la réalité et le quotidien de la vie bourbonnaise cinquante ans plus tôt, Patrick de Meereler, dans “L’adieu aux vaches” (éd. Complicités, 2020) ne tombe pas dans la nostalgie mais nous fait toucher du doigt les profonds bouleversements qu’a traversé le monde rural.
Les Hauts-de-France labellisés Région européenne de la gastronomie
Première région française à obtenir cette reconnaissance, les Hauts-de-France ont lancé officiellement cette célébration lors du Salon international de l’agriculture à Paris le 28 février 2023.
Pour le consortium d’acteurs mobilisés autour de cet évènement, “l’objectif est de faire de la gastronomie un véritable levier d’attractivité et d’ancrage pour les Hauts-de-France ; attractivité touristique mais aussi attractivité des métiers, des formations et des talents ; une région généreuse par nature, qui cultive sa singularité et son art de vivre, qui prend soin des autres et œuvre pour le bien manger pour grandir et vivre bien“.
Ainsi trois objectifs principaux ont été fixés :
affirmer l’identité culinaire des Hauts-de-France et porter un nouveau regard sur la région;
Sans nul doute que ce label permettra également de mettre en avant les spécificités remarquables de la région en matière d’agriculture. En effet, les Hauts-de-France sont :
la première région mondiale productrice d’endives;
la première région européenne productrice de pommes de terre;
la première région française productrice de betteraves sucrières, de blé tendre, de chicorée à café, choux de Bruxelles, cornichons, oignons, petits pois, salsifis, haricots verts, groseilles, féveroles, pois protéagineux;
la première région française pour trois spécialités laitières (lait UHT, yaourts et glaces).
Les Hauts-de-France, c’est aussi 48 produits sous signe officiel de qualité.
Le MiN Nantes Métropole, le marché du Grand Ouest durable et responsable
Bâtiment à la pointe, politique anti gaspillage et centre de tri : le MiN Nantes Métropole est engagé dans un cycle vertueux.
Le MiN Nantes Métropole s’inscrit pleinement dans la transition énergétique du territoire. Le Marché du Grand Ouest, qui est un maillon essentiel de l’écosystème agroalimentaire de la région et au-delà, est le Marché d’Intérêt National le plus moderne de France, équipé de dispositifs environnementaux à la pointe de la technologie. L’objectif, à travers cette transition engagée par le MiN, est d’être exemplaire et aussi de sensibiliser les professionnels et consommateurs sur les enjeux d’aujourd’hui et de demain.
Le MiN Nantes Métropole s’est fixé un objectif de 80% de tri des déchets et 100% de valorisés. L’objectif a été atteint en un temps record et même dépassé puisque aujourd’hui 87 % des tris sont triés. Le recyclage mis en place permet d’économiser 48 990 m³ d’eau, soit la consommation de 490 foyers pendant 1 an. Par ailleurs, la récupération de 550 tonnes de biodéchets par an est valorisée par extraction de C02 qui est purifié, liquéfié et restitué à des serristes, ainsi que par la production de gaz vert, énergie renouvelable et locale, grâce à la méthanisation.
Une politique d’anti gaspillage est également menée sur le MiN. Cette ambition permet l’accès au MiN à des associations caritatives à vocation solidaire, tel que les Secours Populaire qui récupère chaque année plus de 600 tonnes d’invendus en direct des entreprises du MiN.
La souveraineté alimentaire comme fil conducteur au Salon de l’agriculture
Autour d’agricultrices et agriculteurs, de Chefs Euro-Toques et d’invités, #agridemainéchangera avec les visiteurs du Salon International de l’Agriculture sur la souveraineté alimentaire et la diversité de l’agriculture française.Rendez-vous est donné sur le stand #agridemain, dans le Hall 4 – Allée B – Stand 20, du 25 février au 5 mars, au Salon International de l’Agriculture, à Paris Porte de Versailles.
Tous les jours des ambassadeurs #agridemain seront présents pour échanger avec le grand public, expliquer et présenter leurs pratiques. Ils apporteront également leurs produits pour que les chefs de l’association Euro-Toques France, accompagnés par les apprentis du Lycée Albert de Mun puissent les sublimer et les faire déguster lors des tables d’hôtes.
Tout le monde parle de la souveraineté alimentaire. Mais sait-on véritablement ce que cela recouvre ? La France est-elle souveraine pour tous ses produits ? #agridemain invitera à participer à un jeu de questions-réponses, élaboré par des membres de l’Académie d’agriculture de France (Michel Candau et Jean-Louis Rastoin), pour repartir avec une meilleure compréhension de l’enjeu de la souveraineté.
Chaque jour, des partenaires et invités viendront éclairer sur la spécificité et l’importance de leur filière. Ainsi, sont programmés :
Samedi 25 février 2023
En présence des agricultrices et agriculteurs : Claude Petitguyot, Louis Thomassin, Sabrina Augier & Patrick Chassac, Marianna Briançon Avec la participation du Chef Nicolas Rota Avec des échanges : . à 13h30 “Reconnaissance de la baguette à l’Unesco : et maintenant, le plan de sauvegarde ! ” par la CNBPF, avec notamment Dominique Anract, Bruno Laurioux, Sylvain Herviaux et Pierre Sanner . à 16h00, Pernod Ricard France débattra autour du thème “Ensemble et Engagés pour préserver nos terroirs” avec notamment Jean-François Roucou, Vincent Morandière, Cécile Devillers, Anne Trombini, Alexandre Imbert, Patrick Lamoine, Basile Faucheux et Sasha Basmadjian. Le stand accueillera le rallye Fétasoupe d’Open Agrifood sur le thème des céréales.
En présence des agricultrices et agriculteurs : Cécile Vidal, Matthieu Bégou, Fanny & Stéphane Boutarin. Avec la participation des Chefs Alfredo Martin et Marcel Lesoille Avec des échanges : . à 13h30 avec FNA autour du thème “Le Négoce Agricole, acteur de la sécurité alimentaire” avec la participation d’Antoine Pissier, Jean-Claude Coisnon, Delphine Guey, Olivier Bidaut, Guillaume Lefort, André Fougeroux, Lionel Deloingce et Eric Thirouin. . à 15h30 avec le MiN Nantes Métropole, autour du thème “Le MiN Nantes Métropole, le marché du Grand Ouest durable et responsable ” avec notamment Amaury Hanotaux, Mahel Coppey, Frédéric Perrin, Michel Kersach, David Cabin.
Mardi 28 février 2023
En présence des agriculteurs Mickaël Jacquemin, Philippe Collin, François Arnoux, Aurore Paillard. Avec la participation des Chefs Nicolas Brenelière et Thibaut Spiwack Avec des échanges : . à 9h00 avec la FMGF, autour du thème “Les marchés de gros : les premiers acteurs alimentaires des territoires” . à 11h30 avec GRDF, autour du thème “La durabilité de la méthanisation agricole à l’heure de la certification” . à 13h30 avec l’Agence Bio autour du thème “Du BIO, chef ! Plus de bio au menu, pourquoi et comment ?” avec Loïc Guines, Guillaume Gomez, Henri Bies-Péré, Fanny Giansetto, Ismaël Menault, Valérie Saas-Lovichi et Jean Terlon. . à 16h00 avec Saveurs de Noirmoutier qui propose d’échanger sur “Agriculture et territoire : et si on en discutait autour d’un dé ?”
Mercredi 1er mars 2023
En présence des agriculteurs : Stéphane Aurousseau, Denis Sicard, Arthur Galinat, Marie-Paule Chauvet, Pol Griffon. Avec la participation du Chef Olivier Chaput Avec des échanges : . à 9h, Adivalor évoquera le recyclage des plastiques en agriculture [rencontre réservée aux journalistes] . à 11h30 avec la CSFL autour du thème “Fermentation & levures : des outils innovants au service d’une chaîne alimentaire durable“, avec la participation notamment d’Erik Orsenna, Antoine Baule, Christine M’Rini Puel, Arnold Puech-d’Alissac, Stéphane Lacroix, Diane Doré. . à 13h30 avec Axema, sur le thème “Les innovations de l’agroéquipement au service du vivant et du mieux manger” avec les interventions de Laurent De Buyer, Philippe Girard, Frédéric Verbitsky, Stéphane Travert, Valérie Lacroute, Denis Longevialle, Stéphane Aurousseau, Mickaël Jacquemin et Bertrand Chareyron. . à 15h30 avec GRDF, autour du thème “Mobilité BioGNV : comment décarboner, avec le biométhane, de la collecte de lait à l’achat de son yaourt en supermarché” . à 17h30 avec InterProchasse autour du thème: “Comment mettre en place une filière venaison française capable de répondre aux attentes des consommateurs, du commerce et de la restauration hors domicile”
Gwendal Danse, apiculteur à à Clohars Carnoët, dans le Finistère, a été lauréat de l’appel à projets Terres d’idées 2022 mis en place par Mutualia, pour lequel il a reçu le Prix innovation.
Apiculteur, Gwendal Danse projette de développer une application digitale. Avec celle-ci, il pourra connaître la souche génétique, le taux de mortalité des abeilles, identifier les miels produits par la colonie, évaluer la productivité et les cycles de production afin de définir les ruchers les plus intéressants pour les abeilles. L’objectif est double, d’une part répondre à la demande de transparence de la part des consommateurs et, d’autre part, permettre aux exploitations d’entrer dans l’apiculture connectée via une traçabilité du rucher de production jusqu’au pot de miel du consommateur.
Les exportations des vins et spiritueux français poursuivent leur croissance, confortant leur place de deuxième contributeur à l’excédent de la balance commerciale derrière l’aéronautique.
Porté par la reprise de l’inflation, le chiffre d’affaires à l’export des vins et spiritueux français atteint un montant inégalé de 17,2 milliards d’euros, en hausse de 10,8%. Le solde des échanges s’améliore en conséquence, avec un résultat positif en augmentation de 10,3% à 15,7 milliards d’euros. Les vins et spiritueux confirment, une nouvelle fois, leur place de second excédent sectoriel dans la balance commerciale de la France.
Pour les vins, si le volume à l’export baisse de 6,6 % par rapport à l’an dernier, sous l’effet de la reprise de l’inflation et d’une moindre disponibilité de l’offre, le chiffre d’affaires enregistre une deuxième année de forte hausse (+ 10,2 %). Ceci est dû principalement à une progression des ventes à l’export de vins mousseux ou pétillants (+ 16, 8% en volume et 35,7 % en valeur) et de Champagne (+ 8,5 % en volume et 20 % en valeur).
Quant aux spiritueux, leurs ventes à l’export progressent de 2,2 % en volume (tiré par le rhum avec + 32,5% et les liqueurs, + 14,1%) et de 11,6 % en valeur (grâce notamment à la vodka avec + 28,7% ou le rhum, + 12,8 %). Le Cognac reste la meilleure valeur à l’exportation (3 934 millions d’euros), devant la vodka (433 millions €) et les liqueurs (418 millions €).
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