Actualités

Bicentenaire de Louis Pasteur

Publié le 6 Jan 22

Tout au long de cette année 2022, différents évènements viendront ponctuer la célébration du bicentenaire de la naissance de Louis Pasteur. Il ne fut pas seulement l’inventeur du vaccin contre la rage. L’agriculture fut également un de ses domaines de recherche.

Louis Pasteur conduisit ainsi des recherches notamment sur les maladies du vin ou les altérations de la bière. Dans le domaine vétérinaire, Louis Pasteur travailla également sur l’élaboration du vaccin contre le rouget des porcs ainsi que sur une des maladies du ver à soie, la muscardine. Enfin, il convient de rappeler l’apport indéniable des recherches de Pasteur dans la conservation des produits alimentaires, avec l’invention de la pasteurisation pour tuer les microbes.

L’Institut de France (l’Académie des sciences, l’Académie française et France Mémoire), l’Institut Pasteur, l’Académie de médecine, l’Académie d’agriculture, l’Académie vétérinaire, l’École Normale Supérieure, la Fondation La main à la pâte ainsi que l’Institut Pasteur de Lille et l’Université de Strasbourg s’associent en 2022 pour commémorer les 200 ans de la naissance de Louis Pasteur, figure majeure du progrès scientifique et de la Troisième République. Le programme complet des manifestations est accessible sur https://www.pasteur2022.fr

Le sorgho s’implante durablement en France

Publié le 5 Jan 22

Le sorgho est une céréale originaire d’Afrique. Profitant du changement climatique, étant résistant à la chaleur et à la sécheresse, le sorgho est aujourd’hui cultivé en Nouvelle Aquitaine, Occitanie et Centre-Val-de-Loire.

Si les superficies en sorgho ont légèrement fléchi en 2021 en France, les rendements ont globalement progressé. Ainsi les surfaces françaises s’élèvent à 72 000 ha pour le grain et 25 000 ha pour l’ensilage, avec un rendement de 61 quintaux par hectare. La production globale de sorgho grain s’élève en 2021 à 530,8 quintaux (soit une progression de 43,4 % sur la moyenne des années 2016 à 2020).

Consommé en Afrique en alimentation humaine, le sorgho cultivé en France est très majoritairement utilisé pour l’alimentation animale. Le sorgho fourrager constitue également une culture intéressante pour la méthanisation et la production d’énergie. Près d’un tiers de la production française de sorgho est aujourd’hui exportée en Europe, principalement en Espagne.

Pour aller plus loin : Passion céréales

Élevage et agrivoltaïsme

Publié le 4 Jan 22


L’agrivoltaïsme couple l’activité de production photovoltaïque avec l’activité agricole. La conduite de l’élevage, notamment des ovins, sous des panneaux photovoltaïques montre des avantages certains.

Les panneaux photovoltaïques constituent des abris appréciés par les animaux pour se protéger du vent et de la pluie. Faire cohabiter production photovoltaïque et élevage permet aux éleveurs de disposer gratuitement d’un pâturage parfaitement aménagé pour les besoins de leurs troupeaux et de leur conduite d’élevage. Cette activité complémentaire d’énergie renouvelable à l’élevage constitue une diversification et une sécurisation des revenus pour les éleveurs. Enfin, les gestionnaires des centrales photovoltaïques tirent bénéfice du pâturage, limitant ainsi l’entretien nécessaire de la végétation sous les installations.

Pour André Delpech de la Fédération nationale ovine, “en adaptant la hauteur des panneaux, pour laisser passer les brebis, et l’espacement entre eux pour permettre le passage d’engins agricoles, l’impact de l’installation d’une centrale photovoltaïque au sol sur l’activité de pâturage des ovins est minime, voire bénéfique pour la pousse de l’herbe dans les zones séchantes.”

Une étude de l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) vient en effet de mettre en évidence que “la présence de panneaux permet une meilleure productivité en période de sécheresse (protection de la végétation sous les panneaux). Alors que le changement climatique modifie les calendriers fourragers, cette meilleure productivité estivale peut être un atout pour les éleveurs“.

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2022, l’année de la gastronomie française

Publié le 3 Jan 22

En réponse à la crise sanitaire, qui a lourdement impacté les restaurants, petits comme haut de gamme, le gouvernement a souhaité créer l’année de la gastronomie française.

La gastronomie est un fleuron de l’économie française. Elle participe à l’attractivité de nos territoires, à créer des emplois et fait rayonner la France à l’international.

Afin de soutenir l’ensemble de la filière, des producteurs aux restaurants, l’État a décidé de lancer, en métropole et dans les outre-mer, un appel à projet national « année de la gastronomie » qui court de décembre 2021 à décembre 2022.

Quatre grandes thématiques se succèderont au cours de cette Année de la Gastronomie  :
– l’hiver de la gastronomie engagée et responsable,
– le printemps de la gastronomie inclusive et bienveillante,
– l’été pour célébrer le partage et le vivre-ensemble,
– l’automne des producteurs.

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L’huile d’olive, 9 appellations françaises

Publié le 29 Déc 21

Début décembre a été commercialisée la 9e appellation d’origine française d’huile d’olive : l’AOC Languedoc.

La France comptait déjà 8 appellations d’origine protégée d’huile d’olive : Nyons, Vallée des Baux-de-Provence, Aix-en-Provence, Haute-Provence, Nice, Nîmes, Corse et Provence. Il y a désormais l’appellation d’origine contrôlée du Languedoc.

Bénéficiant de la reconnaissance officielle depuis novembre 2020, les premières bouteilles d’huile d’olive AOC Languedoc viennent d’être commercialisées cette année. Pour cette première campagne, une vingtaine de producteurs, moulins à huile ou domaines ont reçu l’habilitation pour mettre sur le marché cette huile sous signe officiel de qualité.

L’huile d’olive du Languedoc est élaborée obligatoirement avec au moins une des variétés principales : l’Olivière et la Lucques. Les variétés secondaires sont la Picholine, la Verdale de l’Hérault, la Ménudel, l’Amellau, la Clermontaise ou encore la Rougette de Pignan.

Les produits oléicoles en France sous signe officiel de qualité et d’origine représentent plus de 40 % de la production nationale d’olives et près de 25 % de celle d’huile d’olive. La production d’huile d’olive française s’élève à 1 439 tonnes, dont 519 tonnes pour l’huile sous appellation d’origine (source : Graph’Agri-2021).

Pour aller plus loin : Terres OléoPro

La pomme de terre de primeur séduit les consommateurs

Publié le 28 Déc 21

Une étude réalisée par Opinonway à la demande du CNIPT, Comité national interprofessionnel de la pomme de terre, et de FranceAgrimer, s’est intéressée aux usages et avis des Français.es concernant la pomme de terre de primeur. Résultat : 94% des Français.es la connaissent et 92% estiment que c’est un vrai plaisir à consommer.

La pomme de terre de primeur bénéficie d’une opinion très favorable auprès des consommateurs (moyenne de 8 sur 10), juste après les légumes frais et devant les pâtes et le riz.

La saisonnalité des pommes de terre de primeur est bien identifiée par les Français : près de 6 personnes sur 10 parviennent à bien restituer sa présence sur les étals d’avril à mi-août (61%).

C’est un légume dont l’origine France est majoritairement connue : 91% des Français pensent que les pommes de terre de primeur commercialisées en France sont produites en France.

Si le consommateur apprécie dans la pomme de terre de primeur le produit de saison, de qualité, en revanche, il méconnaît ses qualités nutritionnelles.

Pour consulter l’étude complète : cliquez ici

Des agriculteurs connectés

Publié le 27 Déc 21


Le numérique est de plus en plus présent dans les fermes. Une étude Smag-BVA montre que l’utilisation des logiciels de gestion parcellaire se généralise.

Afin de piloter son exploitation, l’agriculteur utilise de plus en plus un logiciel de gestion parcellaire dans lequel il saisie ses interventions (assolement, cahier de fertilisation, registre phytosanitaire, plan prévisionnel de fumure…).

D’après l’enquête conduite par BVA pour Smag, 55% des agricultrices et agriculteurs français sont équipés d’un tel logiciel. Cette proportion est encore plus forte chez les jeunes exploitant-es de grandes cultures.

Ces logiciels de gestion parcellaires sont principalement appréciés car ils permettent d’assurer et prouver la conformité réglementaire des pratiques des agriculteurs (pour 91 % des appréciations des utilisateurs), de conserver l’historique des parcelles et apprendre des années précédentes (87 %) ou bien encore de gagner du temps sur le travail (64%) administratif.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Filme ta science !

Publié le 23 Déc 21

Le Syrpa, lassociation des communicants agricoles, lance un concours vidéo. Marie Rigouzzo, présidente de la Commission scientifique du Syrpa, en précise les contours.

La vitesse actuelle du progrès scientifique est telle que les retombées agronomiques potentielles en seront certainement considérables” estime l’Académie d’agriculture de France. Toutefois, les progrès de la recherche ne seront acceptés que s’ils font l’objet d’une démonstration pédagogique efficace. Marie Rigouzzo, présidente de la Commission scientifique du Syrpa, détaille en quoi le concours “Filme ta science !” vise à y contribuer.

Quel est l’objectif du concours que vous organisez ?

Marie Rigouzzo : “Il existe déjà beaucoup de vidéos sur l’agriculture et sur la science, qu’elles soient produites par des agriculteurs qui veulent faire connaître des démarches scientifiques sur leur exploitation, des start-uppeurs, des chercheurs qui veulent partager leurs innovations…
Cela peut aller de la mise en place de pratiques de cultures, d’élevage, de gestion de son exploitation, à la recherche et développement de nouveaux aliments, de mode de stockage, de transport, de vente…
Le Syrpa souhaite récompenser ces vidéos qui font appel à la rigueur scientifique mais aussi à l’originalité et à la capacité de communiquer sur les innovations
“.

Quelles sont les modalités du concours ?

M.R. : “Si vous avez déjà produit une vidéo ou si vous souhaitez vous lancer, c’est le moment ! le jury fera plus attention au fond qu’à la forme, alors vous pouvez vous lancer même avec votre smartphone et réaliser votre première vidéo de 15 secondes à 6 minutes…
A la clef : un accueil sur le stand de l’Inrae (l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) au salon international de l’agriculture à Paris, une belle visibilité auprès des partenaires issus du monde scientifique public et privé, et des chèques-cadeaux de 500 euros pour du matériel de tournage vidéo
“.

Dossier de candidature et règlement : cliquez ici

Des traitements ultra localisés

Publié le 22 Déc 21

Devant l’objectif du Pacte vert pour l’Europe, qui fixe une réduction de 50 % de l’utilisation des produits phytosanitaires d’ici 2030, l’agrofourniture se mobilise. C’est le cas notamment des agroéquipements. Ainsi, par exemple, pour y parvenir, le groupe Exel Industries prône une innovation de rupture.

Avant, les pulvérisateurs se résumaient à de la mécanique, de l’hydraulique et un peu d’électronique” détaille Yves Belegaud, directeur général d’EXEL Industries. “Maintenant, c’est de l’intelligence artificielle”. C’est en cela qu’il parle d’innovation de rupture. “Parce que 45 % de notre chiffre d’affaires résultent de la vente de pulvérisateurs agricoles et viticoles, et devant les perspectives du Green Deal, le pacte vert pour l’Europe, nous nous devons de réagir et d’innover“.

Pour cela, le constructeur a créé une start-up interne au groupe, Exxact Robotics au sein de laquelle 25 chercheurs travaillent depuis 2 ans pour mettre au point une solution de pulvérisation de haute précision ultra-localisée. Le principe développé, Spot Spray Sensor®, consiste à installer des caméras sur une rampe de pulvérisateur. Ces caméras filment la parcelle à 25km/heure. Une intelligence artificielle détecte et analyse les images, en s’appuyant sur une importante banque d’images, et décide à la milliseconde d’ouvrir la buse au-dessus de la plante qu’il faut traiter.

Avec cette technique, on réduit en moyenne, selon les usages, de l’ordre de 50% la quantité de produits phytosanitaires appliquée. Par ailleurs, seules les plantes à traiter reçoivent la pulvérisation, cela permet de mieux préserver la biodiversité” souligne Yves Belegaud. Le matériel est actuellement en test et sera commercialisé à partir de 2022 pour les herbicides. Un programme sur 4 ans permettra d’étendre cette technique à l’azote, aux fongicides puis aux insecticides.

Pour le constructeur, il serait nécessaire que les pouvoirs publics accompagnent les agriculteurs pour leur permettre d’investir dans des innovations contribuant à diminuer les quantités de phytosanitaires utilisées. Pour autant cela ne suffira pas pour renouveler tout le parc matériel. “2 000 pulvérisateurs sont vendus par an, alors qu’il y a 170 000 exploitations en polyculture en France. Nous travaillons donc pour adapter notre solution innovante aux pulvérisateurs actuellement utilisés par les agriculteurs” précise Yves Belegaud.

Apprenons aux jeunes à bien manger

Publié le 21 Déc 21

Open Agrifood et le Think tank agroalimentaire Les Échos lancent un manifeste visant à soutenir la demande pour mettre en place une véritable éducation à l’alimentation à l’école.

Cette démarche part d’un double constat : d’une part, une déconnexion avérée entre agriculture et société, conséquence d’une modification profonde de la sociologie française en 2 à 3 générations. Ensuite, la transmission intrafamiliale a disparu. De fait, on ne cuisine plus en famille et la méconnaissance alimentaire est grande. Seconde raison : le lien entre alimentation et santé publique est avéré.

De ce fait, Open Agrifood et le Think tank agroalimentaire Les Échos réclament l’inscription d’une éducation à l’alimentation dans les programmes scolaires dès le plus jeune âge, qui soit récurrent jusqu’à la terminale.

Consultez le Manifeste

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Moindre imprégnation aux pesticides

Publié le 20 Déc 21

Santé Publique France a rendu publique une étude mesurant les niveaux d’exposition aux pesticides qui met en évidence une baisse des niveaux d’imprégnation.

Globalement, nous observons plutôt une baisse des niveaux d’imprégnations aux pesticides et autres substances mesurées. Les niveaux sont comparables à ceux retrouvés en Europe. Afin de diminuer certaines concentrations, nos résultats suggèrent d’adopter une consommation alimentaire variée intégrant des produits de l’agriculture biologique. Mais également de respecter les conditions d’utilisation des insecticides au domicile (à savoir les antiparasitaires sur les animaux domestiques, ainsi que ceux contre les acariens et contre les insectes volants) et d’aérer régulièrement son intérieur.” Clémence Fillol, Responsable de l’unité surveillance des expositions de Santé publique France.

Les niveaux d’exposition aux pesticides des Français-es sont ainsi en diminution et sont globalement similaires à ceux retrouvés dans la plupart des pays étrangers (Europe et Amérique du Nord).

Pour aller plus loin : Étude Esteban Pesticides et Santé

Essor du bio en France

Publié le 16 Déc 21

Le dernier recensement agricole montre une très forte progression de l’agriculture biologique en France ces dernières années. En Europe, la France est le pays totalisant la plus grande superficie en agriculture biologique.

En 2020, la France compte 47 091 exploitations agricoles conduites en agriculture biologique. En 10 ans, la part de ces exploitations a triplé, passant de 4 à 12 % des exploitations française. La superficie moyenne de ces exploitations en agriculture biologique est de 61 hectares, soit seulement 8 hectares de moins que dans l’ensemble des exploitations.

Les agricultrices et agriculteurs produisant en agriculture biologique sont en moyenne plus jeunes et plus diplômés que les autres. 27 % d’entre eux ont moins de 40 ans alors que c’est le cas de 17 % seulement pour les chef.fes d’exploitation en agriculture conventionnelle. 47 % d’entre eux ont un diplôme du supérieur contre 25 % en agriculture conventionnelle.

Le bio concurrencé par l’attrait du local

Différentes enquêtes montrent toutefois une certaine stagnation de la consommation des produits issus de l’agriculture biologique. D’après l’étude Ifop-Ouest France, la part de ceux qui achètent des produits bio très souvent est passée de 21% à 16% en un peu plus d’un an. C’est également ce qu’Unigrains constate dans son étude : “le ralentissement du bio observé dès mi-2020 se confirme en 2021. L’attrait pour les produits locaux est au plus haut et une partie des acheteurs privilégient l’offre locale non bio“.

Pour aller plus loin : Recensement agricole 2020

L’agriculture française montre son nouveau visage

Publié le 15 Déc 21

Tous les 10 ans, la publication des résultats du recensement agricole permet de constater les évolutions du secteur. L’agriculture en France montre ainsi certaines tendances qui s’avèrent positives (avec une agriculture toujours plus durable et plus qualitative), quand d’autres inquiètent (avec le vieillissement de le population agricole).

Le dernier recensement agricole dresse le portrait suivant :

  • L’agriculture métropolitaine, c’est 26,7 millions d’hectares cultivés (soit près de 50% du territoire), 389 000 exploitations agricoles d’une superficie moyenne de 69 hectares. L’agriculture est diversifiée avec majoritairement des productions végétales.
  • L’agriculture d’outre-mer, c’est 26 600 exploitations agricoles d’une superficie moyenne de 5 hectares. La canne à sucre constitue la culture principale, avec plus d’un quart de la superficie agricole des outre-mer.

Aujourd’hui, 26 % des exploitations ont au moins une de leur production sous signes de qualité ou d’origine (Appellation d’origine protégée, Identification géographique protégée, Label Rouge…), la part des exploitations en agriculture biologique a triplé en 10 ans et le label HVE (Haute valeur environnementale) représente plus de 7% des exploitations.

L’inquiétude vient en revanche du côté du renouvellement des générations. Aujourd’hui, 58 % des chefs d’exploitations et co-exploitants ont 50 ans ou plus. Ces chiffres montrent un vieillissement certain de la population agricole. Une évolution que la profession agricole, notamment les Jeunes agriculteurs, juge urgent d’enrayer.

Pour aller plus loin : Résultats provisoires du recensement Graph’Agri 2021

Les betteraviers veulent accélérer l’innovation

Publié le 14 Déc 21

Investir dans l’innovation et la recherche : tel est le souhait des betteraviers français pour faire face aux enjeux économiques et environnementaux de la filière.

La culture de la betterave sucrière doit faire face aujourd’hui à deux types de problème : un problème à moyen terme constitué par le réchauffement et les accidents climatiques et un problème à court terme avec une pression sanitaire croissante.

Cette pression sanitaire, amplifiée par le réchauffement climatique, s’exprime avec le développement notamment de :

  • la jaunisse (qui a fait perdre 750 millions d’euros dans la filière en 2020). Cette maladie endémique a toujours été présente en France, mais les agriculteurs ont actuellement de moins en moins d’outils pour empêcher son développement.
  • la cercosporiose. Ce champignon cause une maladie du feuillage, qui dessèche les feuilles de betteraves. Cela peut occasionner une perte jusqu’à 40 % du rendement betteravier. Touchant essentiellement la région Est de la France, cette maladie a tendance à se répandre un peu partout.
  • le charançon. Cet insecte pique les pétioles de betteraves, pond ses œufs dans la feuille et la larve migre jusque dans la racine et y creuse des galeries, causant des pertes de 50 à 60 % du rendement. Présent au départ dans la région de Bordeaux, cet insecte progresse, au gré du réchauffement climatique, vers le nord et on le retrouve maintenant jusque dans le bassin parisien.

Devant la nécessité et l’urgence à trouver des solutions face à ces défis, la filière betteravière compte beaucoup sur la recherche. Déjà des pistes prometteuses sont à l’étude comme la création d’odeurs pour remplacer des insecticides ou l’innovation de rupture en machinisme s’appuyant sur l’intelligence artificielle pour ne cibler et traiter que les plants malades.

Pour aller plus loin : Livre blanc “Betteravier 2030”

Des graines d’avenir

Publié le 13 Déc 21
Les semences et plants : une filière d’excellence

La filière semences et plants constitue une filière d’excellence avec une augmentation de 11% en 5 ans de son chiffre d’affaires.

Ainsi, la filière semences et plants représente un secteur d’avenir en terme économique et permet à la France d’être 1er producteur européen (402.760 hectares) et 1er exportateur mondial de semences agricoles (1,9 Md€ en 2021).

L’interprofession des semences et plants, Semae, a l’ambition de « maintenir une empreinte forte de l’industrie semencière sur le territoire national, laquelle passe notamment par des démarches d’innovation dont les familles professionnelles de la filière se sont d’ores et déjà emparées pour répondre aux enjeux agricoles et agroalimentaires ainsi qu’aux défis environnementaux, climatiques, mais également économiques ».

Pour aller plus loin : chiffres clés 2020-2021

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