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L’agriculture fait vivre les territoires de montagne

Publié le 10 Déc 21

L’agriculture constitue une activité indispensable en zone de montagne. Sa présence contribue à l’entretien et à la valorisation des territoires, permettant le maintien d’activités économiques et touristiques.

Le dernier recensement agricole comptabilisait près de 82 000 exploitations agricoles en zone de montagne en métropole (soit un peu plus de 16 % des exploitations françaises métropolitaines). Elles sont très majoritairement tournées vers l’élevage. L’agriculture de montagne se caractérise par des systèmes de productions extensifs, de taille modeste. Les prairies permanentes et les surfaces pastorales constituent des sites de préservation essentiels pour la biodiversité.

Paysages, terroirs et biodiversité constituent des atouts essentiels des territoires de montagne. Ainsi, 43 % de la surface des massifs de métropole sont des espaces naturels protégés (avec 7 parcs nationaux, 18 parcs naturels régionaux et 8 grands sites), 58 % de la surface est couverte de forêts et milieux semi-naturels et 38 % de la surface est occupée par des terres agricoles.

La France compte 9 massifs montagneux, dont 6 métropolitains : le Massif central (région qui totalise 56% des exploitations françaises de montagne), les Alpes (18 %), les Pyrénées (12 %), le Jura (4%) , les Vosges (4 %) et la Corse (3%). Il existe par ailleurs trois massifs dans les départements d’outre-mer, en Martinique, Guadeloupe et La Réunion.

Pour aller plus loin : Agreste Livre blanc des Massifs français Irstea

Le foie gras, patrimoine culturel et gastronomique français

Publié le 9 Déc 21


Un sondage du Cifog* indique que “87% des consommateurs français considèrent que le foie gras participe au rayonnement de l’art de vivre et de la culture gastronomique française dans le monde“. D’ailleurs, le code rural stipule que le foie gras bénéficie de la reconnaissance officielle “patrimoine culturel et gastronomique protégé en France” (art. 654-27-1 du code rural).

La France est le premier producteur mondial de foie gras. Cinq grandes régions françaises regroupent la majorité de la production : Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Bretagne, Pays de la Loire et l’Alsace. En 2020, la production française de foie gras s’établissait à 14 600 tonnes et en 2021, l’interprofession estime que la production de la filière devrait s’élever à environ 11700 tonnes.

Les palmipèdes élevés pour la production de foie gras (quelque 27 millions de têtes en 2020) passent 90 % de leur vie en plein air. L’engraissement, qui intervient vers le 3e ou 4e mois, se déroule sur une dizaine de jours. L’anatomie des oies et des canards leur permet de stocker naturellement du gras. Lorsque l’engraissement cesse, le foie revient à son poids de départ rapidement. L’engraissement ne provoque donc pas de maladies mais reproduit le même phénomène que celui observé dans la nature, lorsque l’oiseau utilise ses ressources après un long voyage migratoire.

L’étude du Cifog* indique que “91 % des Français se déclarent consommateurs de foie gras“. Un produit qui est également plébiscité par les associations de Chefs cuisiniers (Euro-Toques France, Maîtres Cuisiniers de France, Association Française des Maîtres Restaurateurs, Académie Culinaire de France et Les Cuisiniers de la République Française).

* Cifog : Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras

La jeunesse agricole prend de l’âge


En annonçant le recul de l’âge d’éligibilité de ses administrateurs, le syndicat Jeunes Agriculteurs ne fait que coller à l’évolution démographique générale de la profession agricole.

Il fallait jusqu’à maintenant avoir moins de 35 ans pour faire partie du réseau Jeunes Agriculteurs. Le syndicat vient d’en repousser l’âge limite jusqu’à 38 ans. Ceci s’explique notamment par le fait que la moyenne d’âge à l’installation a reculé et s’établit actuellement à 36 ans.

La population agricole diminue (la part des agriculteurs exploitants dans l’emploi en France est passé de 7,1 % en 1982 à 1,5 % en 2019) et cette population vieillit également. Selon l’Insee, “en 2019, 55 % des agriculteurs ont 50 ans ou plus, soit 24 points de plus que pour l’ensemble des personnes en emploi (31 %). En particulier, 13 % des agriculteurs ont 60 ans ou plus, contre 3 % des personnes en emploi. Les agriculteurs constituent ainsi, et de loin, le groupe socioprofessionnel comportant proportionnellement le plus de seniors en activité. À l’inverse, seuls 1 % des agriculteurs ont moins de 25 ans, contre 8 % pour l’ensemble des personnes en emploi. Au cours des quarante dernières années, la population des agriculteurs a vieilli : entre 1982 et 2019, la part des 50 ans ou plus y a augmenté de 7 points. Toutefois, son vieillissement est relativement moins marqué que pour l’ensemble des emplois, où la part des 50 ans ou plus a augmenté de 10 points sur la même période“.

Pour aller plus loin : Infostat MSA

Les consommateurs plébiscitent le local

Publié le 3 Déc 21

D’après un sondage Ifop pour Ouest France, les Français sont reconnaissants envers les agricultrices et agriculteurs. Pour leur consommation, ils privilégient les circuits-courts, au détriment parfois des produits issus de l’agriculture biologique.

Les Français estiment que les agricultrices et agriculteurs jouent un rôle majeur dans leur alimentation (90%) et les jugent respectueux de la santé des consommatrices et consommateurs, de l’environnement et soucieux du bien-être animal.

Si 84% des personnes interrogées achètent des produits issus de l’agriculture biologique, cette proportion n’évolue quasiment plus depuis 10 ans et la part de ceux qui en achètent très souvent est passée de 21% à 16% en un peu plus d’un an. En revanche, la propension à privilégier une marque agricole et alimentaire de sa région pour ses achats est massive.

Enfin, les Français se tournent de plus en plus vers le flexitarisme en consommant plus de produits végétaux et moins de protéines animales, mais de meilleure qualité.

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Un recyclage agricole bien ficelé

Publié le 1 Déc 21

En France, 11 000 tonnes de filets agricoles et 15 000 tonnes de ficelles agricoles sont utilisées chaque année. L’ensemble de ces déchets collectés est aujourd’hui recyclé.

Une première mondiale pour les filets

Concernant les filets des balles rondes utilisées par les agriculteurs, elles pourront dès le printemps prochain être recyclées en France. L’entreprise RecyOuest, basée dans l’Orne, a élaboré un processus unique au monde permettant de créer une matière plastique recyclée de haute qualité grâce à un procédé de nettoyage à sec sans utilisation d’eau ni substances chimiques. L’entreprise ambitionne de recycler l’ensemble des filets agricoles collectés en Europe. “Sur les 11 000 tonnes de filets mis sur le marché chaque année en France, nous en avons collecté 6 500 tonnes en 2020” précise Adivalor. “C’est la raison pour laquelle nous poursuivons la sensibilisation auprès de l’ensemble de la filière pour améliorer la collecte“.

Des ficelles éco-conçues réutilisables

Jusqu’à maintenant majoritairement transformées en matière plastique pour les canalisations, les ficelles agricoles usagées rentrent de plus en plus dans un circuit d’utilisation circulaire qui permet de collecter et de réutiliser ces matériaux pour le même usage. Pour Adivalor, “cela va permettre d’atteindre l’objectif d’un taux de recyclage de 100% pour les plastiques agricoles utilisés en France et contribuera à développer l’utilisation de matières plastiques recyclées“.

La 2e édition des Journées Nationales de l’Agriculture aura lieu les 17, 18 et 19 juin 2022 partout en France

Après le succès de la première édition avec plus de 900 sites participant et plus de 100 000 visiteurs, les Journées Nationales de l’Agriculture se sont imposées dans le monde agricole dès leur lancement.

Forte de cette réussite et plébiscitée par l’ensemble du secteur agricole, la deuxième édition se tiendra les 17, 18 et 19 juin 2022. Partout en France, des visites libres ou commentées d’exploitations, des plus traditionnelles aux plus innovantes, des ateliers pédagogiques de sensibilisation à l’environnement et au travail de la terre, des dégustations des produits de la ferme, des tables rondes et discussions autour des enjeux de l’agriculture de demain seront proposés au public.

Les professionnels de la filière pourront inscrire leurs événements pour la deuxième édition des Journées Nationales de l’Agriculture courant février 2022. Conjointement mises en œuvre par Make.org Foundation et #agridemain, avec le soutien du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, les Journées Nationales de l’Agriculture ont pour vocation de :

• mettre en lumière la souveraineté agricole et alimentaire de la France, premier producteur dans ce secteur de l’Union européenne assurant près de 18 % de la production européenne agricole;

• répondre au souhait des Français de pouvoir rencontrer les exploitantes et les exploitants qui œuvrent au rayonnement de l’agriculture, dont le rôle est perçu de plus en plus comme essentiel à la préservation du territoire et de l’environnement ;

• permettre aux professionnels de l’ensemble de la filière agricole et para-agricole de valoriser leur métier et la qualité de leurs productions auprès des consommateurs ;

• éveiller les consciences face aux défis et enjeux du monde agricole, tels que le développement des circuits courts et la préservation de la biodiversité.

Alors que 2022 sera l’Année de la Gastronomie française, cette deuxième édition des Journées Nationales de l’Agriculture, sera placée sous le signe de l’excellence de la production agricole.

« Il n’y a pas de de gastronomie, de bons restaurants, de bonne alimentation, sans bons produits. Notre pays est une puissance agricole majeure. Il possède des terroirs et des productions d’exception qui contribuent à son rayonnement dans le monde. Pourtant le travail du monde agricole mérite d’être mieux connu, mieux compris. C’est tout l’objet des (…) Journées Nationales de l’Agriculture que de faciliter les rencontres entre les producteurs et les Français.» Guillaume Gomez, ambassadeur de la gastronomie française, parrain de la première édition des Journées Nationales de l’Agriculture.

Pour en savoir plus : https://journeesagriculture.fr

La méthanisation, atout environnemental

Publié le 25 Nov 21

Une étude de l’Inrae, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, met en évidence les impacts environnementaux positifs de la méthanisation agricole.

La méthanisation pourrait constituer un des leviers majeurs pour atteindre un mix de gaz 100% renouvelable dans les réseaux en 2050. Le développement de la filière méthanisation, intégrant l’injection de biométhane dans les réseaux gaziers, repose principalement sur la méthanisation d’intrants agricoles tels que les résidus de cultures, les effluents d’élevage et les cultures intermédiaires à vocation énergétique. Ces substrats pourraient assurer 50 à 75% de la production de gaz renouvelable” souligne l’Inrae dans son étude.

L’étude sur le bilan environnemental de la méthanisation agricole s’appuie sur l’analyse du cycle de vie et présente un bilan environnemental global du biométhane issu de ressources agricoles en intégrant les trois fonctions associées : la production d’énergie, la gestion d’effluents et la fertilisation des sols. L’étude conclut notamment que “la méthanisation pourrait être un levier permettant aux agriculteurs d’adopter des nouvelles pratiques en cohérence avec la transition agro-écologique et énergétique“.

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La consommation responsable progresse

Publié le 22 Nov 21


D’après le Baromètre de la consommation responsable 2021 conduit par GreenFlex et l’Ademe, le “consommer moins et mieux gagne du terrain. Si cela se vérifie dans plusieurs domaines (biens d’équipement, hygiène-beauté, produits d’entretien), l’alimentation reste la locomotive de la consommation responsable.

Ainsi, la diminution de la consommation de viande se développe. Trois Français.es sur 10 se déclarent flexitarien.nes. Il ressort que 22% des Français.es ont fait évoluer leur régime alimentaire au cours des 3 dernières années. Pour 64 % des cas, ce choix a été pratiqué pour des raisons environnementales et/ou de bien-être animal.

La volonté de limiter le gaspillage progresse également. A la maison, les Français.es essaient très majoritairement de ne rien jeter (pour 79 % des Français.es) et consomment au-delà de la date limite de consommation (71 %). Cette volonté de ne pas gaspiller se retrouve également dans les repas consommés hors domicile. Au restaurant ou dans les cantines, 77 % des consommatrices et consommateurs souhaiteraient par ailleurs plus de produits locaux ou bio.

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La diminution des antibiotiques en élevage se poursuit

Publié le 18 Nov 21


La résistance des bactéries à certains antibiotiques (l’antibiorésistance) est due à un usage abusif de ces médicaments en médecine humaine ou animale. Depuis 1999, sous l’impulsion de campagnes nationales, les éleveurs ont fortement diminuer l’utilisation d’antibiotiques.

Un premier plan national “Ecoantibio” conduit entre 2012 et 2016 avait permis de diminuer de 37 % l’utilisation des antibiotiques en santé animale (dépassant les objectifs fixés initiaux de réduction de 25 %).

Le second plan couvrant les cinq années suivantes, de 2017-2021, vise à poursuivre les efforts de baisse de l’exposition globale des animaux aux antibiotiques, en continuant à développer les méthodes alternatives et la prévention des maladies animales. Après une forte baisse entre 2011 et 2016, on constate que l’exposition globale des animaux en France continue de diminuer, certes de façon moins spectaculaire, mais toujours dans le bon sens.

En 2020, le volume total des ventes s’élève à 415 tonnes d’antibiotiques et s’inscrit en baisse de 2,7 % par rapport à l’année 2019. L’exposition des animaux aux antibiotiques atteint ainsi son plus bas niveau depuis 1999. L’Anses (l’Agence nationale sécurité sanitaire alimentaire nationale) relève notamment que “l’exposition à la colistine, un antibiotique utilisé fréquemment en médecine vétérinaire et réservé aux cas sévères en médecine humaine a diminué de 66% par rapport au niveau de référence de 2014-2015 pour les filières bovine, porcine et avicole. L’objectif de réduction de moitié qui avait été fixé par le plan Ecoantibio 2 est donc atteint“.

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Le colza, une culture indispensable pour la souveraineté alimentaire et énergétique

Publié le 15 Nov 21


Première grande culture mellifère, le colza est essentiel à la souveraineté alimentaire. Si la France reste le premier producteur européen de colza, ses surfaces ont diminué dans l’hexagone de 40% depuis 3 ans.

En 50 ans, la France est devenue autonome pour une grande partie des huiles alimentaires qu’elle consomme, notamment grâce aux cultures de colza et de tournesol. Et en 35 ans, la France a également réduit de 30 % sa dépendance en matières premières végétales riches en protéines pour l’alimentation animale. La France a aujourd’hui parcouru la moitié du chemin : l’autonomie en protéines végétales est possible à l’horizon 2030.

En 2020, le colza en France c’est 957 000 hectares cultivés par 80 000 producteurs, générant quelque 150 000 emplois induits. Cette culture permet de produire 2,3 millions de tonnes d’huile brute et 3 millions de tonnes d’aliments pour le bétail.

https://youtu.be/Qc0-t8BZTzg

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L’innovation, au plus près du terrain

Publié le 11 Nov 21

Dans le cadre de la transition agroécologique, les agricultrices et agriculteurs français peuvent s’appuyer sur l’expertise des organismes techniques agricoles, comme par exemple Arvalis-Institut du végétal.

Organisme de recherche appliquée dédié aux grandes cultures (céréales, pommes de terre, fourrages, lin fibre et tabac), Arvalis-Institut du végétal conduit de nombreuses expérimentations dans des domaines très divers, allant de l’agronomie jusqu’aux débouchés.

Les 450 collaborateurs d’Arvalis contribuent à la recherche et au développement de solutions pour maîtriser les impacts de la production agricole sur l’environnement. L’institut consacre également une place importante au transfert et à la diffusion de ses résultats auprès des agricultrices et agriculteurs.

Dans tout agriculteur, il y a un citoyen qui veille. ​L’agriculteur veut améliorer la qualité de ses productions, assurer les besoins alimentaires, progresser en agro-écologie, faire évoluer ses pratiques culturales… et vivre de son métier.​ Et le citoyen qui est en lui a des exigences en matière d’environnement et de santé. L’action d’Arvalis est de trouver les moyens de concilier les exigences de l’agriculteur et celles du citoyen, comme améliorer la qualité des productions tout en agissant positivement sur le climat, assurer les besoins alimentaires tout en préservant les ressources naturelles, ou bien encore faire évoluer les pratiques culturales pour une meilleure prise compte de l’environnement.

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De la graine à la fourchette

Publié le 10 Nov 21

L’interprofession des semences et plants, Semae et l’association des Chefs Euro-Toques France s’engagent pour une alimentation saine et une agriculture durable. 

Le manifeste signé par les deux structures traduit leur engagement en faveur de la préservation de la diversité et de l’amélioration variétale des espèces végétales, de la sélection et la valorisation de produits issus du monde végétal aux goûts et aux saveurs authentiques, de la contribution à une alimentation saine et une agriculture durable et à sa promotion sur les tables françaises.  

A travers ce manifeste, les Chefs d’Euro-Toques France réaffirment l’importance qu’ils accordent aux semences ainsi qu’à la pérennité et à la diversité des graines et tubercules d’origine, afin de “défendre les droits de chacun.e à une alimentation saine et diversifiée, basée sur l’utilisation dans les cuisines de légumes et de fruits de qualité“.

De son côté, l’interprofession des semences et plants affiche sa volonté de poursuivre dans l’innovation afin “de permettre la création de nouvelles variétés, de nouvelles saveurs, de nouvelles qualités nutritionnelles et gustatives, parce que la diversité des ingrédients contribue à une alimentation saine et un apport nutritionnel équilibré“.

2022 : l’aquaculture à l’honneur

Publié le 9 Nov 21

L’Assemblée générale des Nations Unies a décrété l’année 2022 « Année internationale de la pêche et de l’aquaculture artisanales ». Ce sera l’occasion pour le secteur aquacole français de mieux faire connaître ses activités et de mettre en avant son dynamisme.

L’aquaculture se définit comme l’élevage d’animaux ou la production végétale en eau douce, saumâtre ou en mer. La production française occupe la deuxième place en Europe, derrière l’Espagne.

La conchyliculture (culture de coquillages) et la pisciculture (élevage de poissons) constituent les activités aquacoles principales en France. En 2020, on dénombre 2 295 entreprises conchylicoles en France. La pisciculture constitue quant à elle l’activité de quelque 500 entreprises en salmoniculture d’eau douce (truite arc en ciel et truite de mer principalement), pisciculture d’étang, pisciculture marine et élevage d’esturgeons.

Dans les territoires français d’outre-mer, l’aquaculture constitue également un secteur non négligeable avec notamment les productions emblématiques d’huîtres perlières en Polynésie française ou de crevettes en Nouvelle-Calédonie.

Enfin, en agriculture urbaine, émergent depuis quelques années des sites de production d’aquaponie, alliant aquaculture et production végétale hors-sol.

Pour aller plus loin : FranceAgriMer

Limiter ruissellement et érosion

Publié le 8 Nov 21

Les fortes pluies peuvent causer des dégâts dans les champs entraînant ruissellement et érosion des sols. Différentes techniques peuvent y remédier.

Deux grands leviers existent pour contrer l’érosion (causant la perte d’éléments fertiles du sol) et le ruissellement (avec le risque de fuite dans l’environnement de produits de traitement des plantes) :

  • agir sur les pratiques culturales ou les systèmes de cultures. Ainsi, en limitant le travail profond du sol, cela permet une meilleure infiltration de l’eau dans le sol.
  • aménager le territoire en mettant en place une zone tampon en bordure de parcelle ou des axes de ruissellement. Les haies, au-delà de leurs atouts pour l’aménagement du paysage et la biodiversité, contribuent à maintenir la structure du sol et à éviter toute fuite de produits vers les nappes phréatiques. Les haies constituent par ailleurs des abris pour la faune sauvage.
https://youtu.be/putX7AJLItE

L’emploi agricole en pleine évolution

Publié le 4 Nov 21

Le salariat constitue un poste clé en agriculture en France aujourd’hui. A l’avenir, il va être amené à évoluer du fait du contexte démographique et au regard de l’évolution des structures d’exploitations.

Dominique Boucherel, président de l’Anefa, l’Association nationale emploi formation en agriculture, souligne deux chiffres importants : il y a en France plus de 250 000 salariés agricoles ayant plus d’un an d’ancienneté à leur poste et plus globalement, en intégrant l’emploi saisonnier, il y a plus d’un million de salariés agricoles. Au regard des quelque 400 000 exploitations agricoles, le salariat est donc loin d’être négligeable. Pour Dominique Boucherel, “sans salarié agricole, il n’y a plus d’agriculture“.

L’emploi salarié permanent agricole ne cesse de croître ces dernières années, avec un effondrement du recours à la main-d’œuvre familiale au profit de la main-d’œuvre salariée. « On constate également une externalisation de plus en plus importante du travail, constate le sociologue François Purseigle, avec un appel accru aux entreprises de travaux agricoles notamment ». Ces métiers de l’agriculture, très variés, vont être amenés à évoluer car de nouvelles formes d’entreprises agricoles vont émerger. « L’emploi agricole va changer en fonction de deux défis : un défi interne d’une part lié à la transmission de l’exploitation et à l’installation ; et un défi externe d’autre part sous l’impulsion de l’agroécologie. Il en découlera de nouvelles formes d’insertion dans les métiers. Trois grandes stratégies seront à l’œuvre : une stratégie d’association (avec une gouvernance partagée), une stratégie d’intégration (avec de nouveaux métiers), et une stratégie de délégation. Demain, les métiers et les fonctions s’articuleront les uns avec les autres par-delà le simple statut de chef d’exploitation ».

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