La filière céréalière française exporte près d’une tonne sur deux de céréales (blé tendre, maïs grain, blé dur…), soit 25 millions de tonnes en 2020/2021, ce qui en fait le 7e exportateur mondial.
Grâce à son savoir-faire et ses outils industriels performants, la filière céréalière française exporte également une partie de ses grains transformés en produits céréaliers comme le malt, la semoule de blé dur et de maïs, l’amidon, la farine… Ainsi, notamment la France exporte 80 % de sa production de malt (et se positionne donc comme le 1er exportateur mondial de malt).
Avec + 5,6 milliards d’euros en 2020/2021 dans le solde commercial, les céréales et produits céréaliers constituent le 4e contributeur positif à la balance commerciale du pays et occupent ainsi le 2e poste excédentaire de l’agroalimentaire, après les boissons et spiritueux.
Le stand #agridemain du Salon de l’Agriculture sera le carrefour des rencontres et des débats thématiques
Du 26 février au 6 mars #agridemain organisera ses tables d’hôtes en compagnie d’Euro-Toques France. Ces moments d’échanges avec les consommateurs et les consommatrices permettront d’ouvrir le dialogue et faire se rapprocher la société du monde agricole. Mais le stand #agridemain dans le Hall 4 sera aussi un espace propice aux échanges avec d’autres acteurs en lien avec le secteur agricole. Ainsi, organisations professionnelles, associations et entreprises organiseront des tables thématiques tout au long de la semaine, selon le programme suivant.
Samedi 26 février :
Pernod Ricard France à 16h30 : « Ensemble et engagés » pour une agriculture durable : une émission d’1h30 où agriculteurs, experts, chefs et mixologue, tous engagés dans la sauvegarde de nos terroirs et de la biodiversité, mettront à l’honneur trois ingrédients-clés dans l’élaboration des spiritueux : le fenouil, la gentiane et la betterave sucrière. En présence des chefs Matthias Marc, Emmanuel Perrodin et du mixologue Samuel Wassermann, la discussion autour d’une table d’hôtes, réserve aux invités quelques surprises artistiques et culinaires…
Dimanche 27 février :
La Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie (CNBPF) à 12h « Blé, farine, pain : filière bas carbone »
Lundi 28 février :
La table des Saveurs de l’île Noirmoutier à 11h « Terres de Mer de Noirmoutier, quatre familles de production au service d’un territoire » sera animée par les membres des coopératives des ostréiculteurs, des sauniers, des cultivateurs et des pêcheurs artisans
A 12h30 la table thématique du Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras (CIFOG) aura pour thème « Cultivons notre patrimoine gastronomique »
Mardi 1er mars :
La table « Consommer mieux, consommer local » de Système U aura lieu à 11h en présence de Dominique Schelcher, PDG du Groupe
Le Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras (CIFOG) à 13h aura pour thème « Cultivons notre patrimoine gastronomique »
GRDF à 16h évoquera « Le biométhane, élément clé de la stratégie française pour l’énergie et le climat. »
Mercredi 2 mars :
La table de la Fédération du Négoce Agricole (FNA) aura lieu à 12h et aura pour thème « Les apports du Négoce Agricole à la filière alimentaire, aux territoires, et à la transformation de l’Agriculture»
L’entreprise Gaïago sera présente à 16h30 pour parler des « bénéfices de la revitalisation des sols : santé et qualité des cultures, facilité de travail, stockage de carbone »
Jeudi 3 mars
Le Marché d’Intérêt National de Nantes Métropole à 12h proposera quatre tables autour des thèmes suivants « Le Marché du Grand Ouest, un outil innovant, durable et responsable », « Le Carreau des producteurs », « Les secteur Fruits et Légumes » et « Le secteur Cash, Viande et Poisson »
à 13h : “Les Marchés de gros, acteurs incontournables d’une alimentation locale et diversifiée” avec la participation de la FMGF (Fédération des marchés de gros de France)
GRDF et l’Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France (AAMF) à 16h vous proposent un échange autour de « La mobilité BioGNV en lien avec la méthanisation, et un retour d’expérience du dernier modèle de tracteur au biométhane de la marque New Holland »
Vendredi 4 mars
A 12h, « La viticulture responsable avec Terra Vitis » sera abordée par Bernard Dumont, viticulteur champenois et Céline Avenet, viticultrice coopératrice membre de la cave de Montlouis-sur-Loire
A 16h30 : s’appuyant sur les pratiques des agriculteurs de Versailles Plaine Responsable, lancement du « Challenge de la Biodiversité en Agriculture » sur l’application iNaturalist. Ce challenge a pour but de montrer la biodiversité qui existe au sein des exploitations agricoles et récompensera les agriculteurs qui observeront le plus grand nombre d’espèces au sein de leur exploitation.
Samedi 5 mars
Dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Louis Pasteur, à 12h, Erik Orsenna, écrivain membre de l’Académie Française et ambassadeur de l’Institut Pasteur ainsi que Nadine Vivier, membre de l’Académie d’Agriculture de France partageront leurs visions de « Louis Pasteur, un scientifique au service de l’agriculture »
Les agriculteurs ont du cœur aborderont à 15h « Les nouvelles formes de Solidarité dans le monde agricole, avec l’exemple des Agriculteurs ont du Cœur ! ». Christian Ouillet président de l’Association, Cédric Guyot Dirigeant d’AgriKolis, Barbara Mauvilain responsable du service des relations institutionnelles de la Fédération Française des Banques Alimentaires, Marie-Claude Briet présidente du CESER Grand Est, Jean-Luc Fernandez directeur général Argo France, Monique Mace présidente Les Blouses Roses et Loïc Guitton responsable Marché Agriculture Banque Populaire Occitanie seront présents.
Dimanche 6 mars
Le salon se clôturera avec la présence, dès 14h, d’Hervé Pillaud, Norbert Doguet et de Marcel Marloie écrivains et membres de l’Association des Écrivains et Artistes Paysans (AEAP) qui présenteront et dédicaceront leurs ouvrages. André Fougeroux et Philippe Kim-Bonbled, membres de l’Académie d’Agriculture de France, se joindront à cet évènement pour présenter des ouvrages de l’AAF.
Des partenaires engagés pour la 2e édition des Journées Nationales de l’Agriculture
Les prochaines JNAgri se tiendront les 17, 18 et 19 juin 2022 partout en France.
Après le succès de la première édition avec près de 1 000 sites participant et plus de 100 000 visiteurs, les Journées Nationales de l’Agriculture (JNAgri) se sont imposées dans le monde agricole dès leur lancement.
Forte de cette réussite, du soutien de solides partenaires et plébiscitée par l’ensemble du secteur agricole, la deuxième édition des JNAgri se tiendra les 17, 18 et 19 juin 2022, sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Les JNAgri sont une opportunité offerte à tous les professionnels du secteur agricole de faire valoir la qualité de leur production et le dynamisme de leurs activités.
Pour cette nouvelle édition Système U et SEMAE, grands mécènes de la manifestation réaffirment leur engagement en faveur des Journées Nationales de l’Agriculture en renouvelant leur partenariat et en développant leur investissement. Rungis, mécène, Gaïago, Mutualia et Inrae, puissants soutiens des Journées lors de la première édition renforceront cette année encore l’organisation de la manifestation, dont le maillage sur l’ensemble du territoire sera assuré grâce à l’implication et relai des partenaires réseaux de professionnels d’ores et déjà associés : Académie d’Agriculture de France, Agriculteurs de Bretagne, AgroParisTech Alumni, ANEFA, AFAUP, AXEMA, Bienvenue à la ferme, Bleu blanc cœur, CoFarming, Demain la Terre, Entrepreneurs des territoires, Fermes d’Avenir, FaireFrance, La Ferme digitale, FNCUMA, Les agriculteurs ont du cœur, Filière CRC, MiiMOSA, OpenAgriFood, Trame, Vignerons indépendants.
Partout en France, des visites libres ou commentées d’exploitations, des plus traditionnelles aux plus innovantes, des ateliers pédagogiques de sensibilisation à l’environnement et au travail de la terre, des dégustations des produits de la ferme, des pique-niques chez les vignerons, des tables rondes et discussions autour des enjeux de l’agriculture de demain seront proposés au public.
Sur simple inscription surle site journeesagriculture.fr à compter du 23 février, les participants sont libres d’imaginer une présentation de leur travail, qu’elle soit ludique ou pédagogique, sur l’ensemble des 3 jours de la manifestation ou sur une période plus courte selon les possibilités et les envies.
Alors que 2022 sera l’Année de la Gastronomie française, cette édition des Journées Nationales de l’Agriculture, sera placée sous le signe de l’excellence de la production agricole et des réalisations territoriales inspirantes dans le domaine de la gastronomie.
Cette deuxième édition des Journées Nationales de l’Agriculture aura également pour ambition de développer le volet pédagogique auprès des scolaires dans la perspective d’approfondir au sein du monde éducatif les grandes thématiques liées à l’agriculture et à l’alimentation tout en renforçant la découverte des métiers.
Les JNAgri sont co-organisées par Make.org Foundation, #agridemain et Façon de penser.
Autour de tables d’hôtes, au Salon de l’Agriculture, venez poser toutes vos questions, sans aucun tabou !
Les ambassadeurs #agridemain seront présents dans le Hall 4 – Allée B – Stand 20, du 26 février au 6 mars, au Salon International de l’Agriculture à Paris Porte de Versailles, pour échanger avec le grand public, expliquer et présenter leurs pratiques. Ils apporteront également leurs produits pour que les chefs de l’association Euro-Toques France, accompagnés par les apprentis du Lycée Albert de Mun puissent les sublimer et les faire déguster lors des tables d’hôtes. Ces tables d’hôtes ont reçu le label « Année de la gastronomie ».
Les Français méconnaissent l’agriculture et regrettent parfois un manque de transparence de la part du secteur. #agridemain veut pallier ce manque de dialogue et faire se rapprocher le monde agricole de la société en ouvrant les discussions. Ce débat entre agriculteurs, Chefs et consommateurs permettra de démontrer que la construction du monde agricole de demain est l’affaire de tous.
Samedi 26 février
Guillaume Chamouleau, agriculteur en polyculture en Charente
Benjamin Rogge, viticulteur en Champagne
Emmanuel Perrodin, Chef qui réalise des performances culinaires combinant art et gastronomie
Dimanche 27 février
Quentin et Karine Aurousseau, éleveurs de porcs dans la Nièvre ayant développé la transformation à la ferme
Stéphane Fautrat, producteur d’orge de brasserie, de blé, de pommes de terre, de tournesol, de soja et de luzerne dans le Loiret
Guillaume Lefort, cultivateur de blé, orge de printemps, betterave sucrière, plantes aromatiques, colza et maïs en Seine-et-Marne
Hervé Pommereau, cultivateur de grandes cultures (céréales, pommes de terre, betteraves) en Eure-et-Loir
Gaël Marquès, Chef exécutif La Diva des Prés à Paris
Lundi 28 février
Stéphane Aurousseau, cultivateur et éleveur de bovins et de porcs dans la Nièvre répondra aux questions des visiteurs sur les conditions d’élevage
Denis Fumery, producteur de blé, colza, orge et betteraves sucrières dans le Val-d’Oise présentera l’association Rencontre Ville-Campagne
Guillaume Lefort, cultivateur de blé, orge de printemps, betterave sucrière, plantes aromatiques, colza et maïs en Seine-et-Marne
Philippe Geneletti, Chef Exécutif et Thierry Mercier, Chef de CuisineBeef & Club en Seine-et-Marne
Mardi 1er mars
Cécile Vidal, productrice de noix et transformation (cerneaux, huiles vierges, épicerie fine) en Charente
Anne-Marie Vaudon, productrice de Cognac en Charente
Ludovic Massacret producteur de blé tendre, colza, pois chiche et millet roux en Charente
Guillaume Lefort, cultivateur de blé, orge de printemps, betterave sucrière, plantes aromatiques, colza et maïs en Seine-et-Marne
Michel Roth, Chef Exécutif Le Bayview – Hôtel Président Wilson à Genève (Suisse) – Bocuse d’Or 1991 et Meilleur Ouvrier de France 1991 -et Emilien Rouable, Chef propriétaire L’Inattendu dans le Val-de-Marne
Mercredi 2 mars
Franck Dumoutier, agriculteur en grandes cultures dans le Loiret s’est lancé dans la transformation de pâtes fermières et granola
François Arnoux, cultivateur (blé tendre, blé dur, colza, tournesol et tournesol semence, maïs grain et maïs semence, haricot mogette, pois chiche, œillette, luzerne semence) en Vendée
Anne-Laure Marteau, agricultrice dans l’Eure
Émilien Rouable, Chef propriétaire L’Inattendu dans le Val-de-Marne
Jeudi 3 mars
Bruno Cardot, cultivateur (blé, colza, betterave, pommes de terre, orge, maïs) et viticulteur dans l’Aisne
Pol Griffon, agriculteur en grandes cultures et éleveur de taurillons dans la Marne
Stéphane Boutarin, producteur d’ail blanc et d’ail noir dans la Drôme,
Nicolas Rota, Chef, formateur en cuisine et Amélie Machicoisne, Cheffe en devenir
Vendredi 4 mars
Claude Petitguyot, agriculteur (élevage allaitant et céréales) dans le Jura
Bernard Dumont, producteur de Champagne Terra-Vitis dans l’Aube
Céline Avenet, viticultrice Terra Vitis à la cave de Montlouis-sur-Loire
Anna Boucard, éleveuse dans le Doubs
Nicolas Popescu, chef du Restaurant Doïna à Paris et Alfredo Martin, Chef du restaurant Mariette à Paris
Samedi 5 mars
Vincent Boucher, cultivateur de blé, colza, betteraves sucrières et luzerne dans l’Oise
Pierre Lambert, Chef au restaurant L’expérience Pierre Lambert dans les Hauts-de-Seine et Président de l’International Club Les Toques blanches, Delphine Dos Santos, boursière de l’International club des Toques blanches et Julien Goriot, Chef au restaurant Edmond à Paris, membre de l’International Club Les Toques blanches
Dimanche 6 mars
Aurélie Cauchard, éleveuse de vaches laitières dans la Manche et participante à l’émission « Le meilleur pâtissier » de M6 viendra réaliser de délicieux gâteaux et parler de son exploitation
Durant ces différentes Tables d’hôtes, les produits sous label de Vendée Qualité seront également mis à l’honneur.
Un décret sur l’affichage de l’origine des viandes en Restauration Hors Foyer (RHF) vient d’être publié. Au consommateur désormais de privilégier la viande française.
Les syndicats agricoles (Jeunes Agriculteurs, FNSEA, Confédération française de l’aviculture, Fédération nationale ovine, Fédération nationale porcine) saluent la sortie de ce texte qui “répond aux attentes communes des consommateurs et des producteurs. Les chiffres parlent d’eux même : en 2020, 79% des consommateurs veulent privilégier les produits locaux et d’origine France, selon le Panel Kantar. Du côté des producteurs, cet étiquetage renforce la reconnaissance de leur travail, de leur savoir-faire et permet un retour de la valeur dans les fermes“.
“C’est une avancée majeure pour la RHF, qui a davantage recours aux filières d’importations que les autres circuits de commercialisation aujourd’hui. A titre d’exemple, la part des importations des viandes de volaille en RHF représente environ 60%, et ce taux s’élève à plus de 80% pour le poulet standard“.
Cet affichage de l’origine des viandes pourrait faire évoluer les choix des consommateurs français, dont aujourd’hui 20 % des consommations alimentaires se font hors domicile.
Le bioéthanol (alcool fabriqué à partir de céréales ou de betteraves) affiche un double record en 2021 : le SP95-E10 atteint 55,6 % des parts de marché des essences et l’E85 atteint 4,6%.
La vente d’E10, essence à 10% d’éthanol à 10 %, a dépassé les 6 millions de m3 en 2021.
Parallèlement, avec 467 698 m3 vendus, la consommation du superéthanol E85 (essence comprenant 85% d’éthanol) a augmenté de 33% en 2021. Cette hausse s’explique par une augmentation de 18% des stations-service délivrant du E85 (avec au total 2 725 stations-essence), par la progression du parc des véhicules adaptées et par la vente de plus de 30 000 boitiers de conversion homologués à l’E85 installés sur des moteurs à essence classiques en France.
En 20 ans seulement, les agriculteurs français ont diminué de plus de 40% leur utilisation de produits phytosanitaires, sans pour autant faire baisser la production agricole.
Afin de poursuivre dans cette voie, Mickaël Jacquemin, agriculteur dans la Marne, s’est fixé comme objectif de réduire de 30% l’utilisation de produits phytosanitaires sur son exploitation et de convertir 20% de ses surfaces en agriculture biologique.
Cultiver en agriculture biologique nécessite pour cela de consacrer plus de temps à l’observation, d’investir dans de nouveaux matériels, mais aussi de convaincre les salariés d’évoluer dans leurs pratiques.
Lors du prochain Salon International de l’Agriculture, du 26 février au 6 mars 2022, rendez-vous est donné dans le Hall 2.2, stand B049 pour découvrir les solutions des filières céréalières face aux défis que représentent le changement climatique, le maintien du dynamisme des territoires et la garantie d’une alimentation de qualité au quotidien.
A cette occasion, les céréaliers mettront en avant toute une filière de solutions :
Une solution pour atténuer le changement climatique, grâce à la capacité des céréales à capter le dioxyde de carbone de l’air (CO2) et le stocker dans le sol ;
Une solution à la vitalité des territoires. La filière céréalière génère près de 440 000 emplois en France et contribue au dynamisme des territoires : 245 000 exploitations agricoles, maintien d’un réseau d’entreprises diversifiées et d’un réseau logistique dense ;
Une solution à une alimentation de qualité au quotidien, en produisant près de 60 millions de tonnes de céréales par an, qui sont consommées en France comme à l’étranger, grâce à l’export de 50 % de la production.
Les instituts techniques agricoles accompagnent au quotidien les agriculteurs à innover et à adapter leurs productions aux exigences environnementales et sociétales.
Les instituts techniques agricoles mettent en œuvre des initiatives et des innovations techniques au profit des différentes filières agricoles.
L’Acta, l’association de coordination technique agricole, fédère 18 instituts techniques agricoles et structures de recherche appliquée, représentant plus de près de 2 200 collaborateurs, sur 200 sites en métropole et en Outre-mer.
Depuis la nomination de Guillaume Gomez, comme Ambassadeur personnel du Président de la République auprès des acteurs de la gastronomie et de l’alimentation, une véritable politique gastronomique est en train de voir le jour.
Dans ce cadre, plusieurs initiatives remarquables sont mises en place :
Enfin, un colloque du groupe « France Gastronomie » a eu lieu en novembre 2021 pour la création d’un « Centre d’excellence au service de la gastronomie et de ses filières ».
A partir de ces différents travaux , un groupe de travail s’est réuni à l’Assemblée Nationale auquel a participé #agridemain. Ce groupe a formulé des propositions visant à «faire de la Gastronomie, une solution aux enjeux de l’alimentation », parmi lesquelles le souhait :
de considérer les enjeux de la semence à l’assiette et jusqu’à la gestion des déchets. Parce que l’agriculture FAIT lagastronomie, il est nécessaire d’associer l’ensemble des métiers liés par la mission nourricière.
d’accompagner les mutations de la restauration en prenant dès à présent les devants des tendances, de repenser le modèle économique du restaurant pour recréer des marges autour de la cuisine plûtot que de « l’assemblage-réchauffage »
Pour la quatrième année consécutive, Mutualia renouvelle son appel à projets Terres d’idées pour soutenir les acteursagricoles (exploitants, salariés, conjoints…) dans la réalisation de leurs idées et de leurs projets pour faire bouger les lignes de l’agriculture !
Les différents acteurs du monde agricole (agricultrices et agriculteurs, associations, organisations…) sont invités à déposer leurs projets, en ligne, jusqu’au 15 mars 2022, dans l’une des quatre catégories suivantes :
Agriculture & territoires : tout projet qui anime la vie locale ;
Agriculture & emploi : besoin d’un soutien pour l’installation ou le développement de l’exploitation ;
Agriculture & innovation : tout projet qui améliore la qualité de vie au travail ou les systèmes de productions… ;
Agriculture & développement durable : toute initiative qui encourage le mieux produire ou la meilleure gestion des ressources…
Depuis toujours, l’innovation fait partie intégrante de l’agriculture que ce soit vis-à-vis de l’évolution des pratiques, des modèles de production ou encore du matériel agricole. Si certains secteurs l’associent intuitivement aux nouvelles technologies, les exploitants, eux, l’envisagent de manière plus globale. Pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain, ils se tournent notamment vers de nouveaux modèles qui misent sur des techniques adaptées aux ressources locales, la diversification culturale et économique, l’intégration de leurs activités dans les territoires ou encore l’indépendance énergétique. Or, comme pour toutes les évolutions, elles nécessitent des investissements, des phases de test et, bien entendu, des idées.
Avec Terres d’idées, Mutualia encourage ce dynamisme et soutient des projets novateurs, atypiques ou du quotidien pour accompagner les agriculteurs et valoriser toutes les agricultures.
Depuis la première édition, Terres d’idées est une aventure collective, menée avec les porteurs de projets mais également avec des partenaires du monde agricole qui œuvrent au quotidien dans les territoires. Pour cette nouvelle édition, Terres d’idées bénéficie toujours du Haut patronage du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, des partenariats médias de Réussir/Agra et Public Sénat ainsi que des partenariats de la MSA, Trame, Agridemain, FNCuma et Présence Verte.
Afin de limiter l’utilisation de produits phytosanitaires de synthèse, les agriculteurs peuvent faire appel à des produits de biocontrôle dont l’offre s’est très fortement élargie.
Les produits de biocontrôle sont des agents et produits utilisant des mécanismes naturels pour lutter contre les ennemis des cultures. Ils comprennent en particulier les macro-organismes (acariens, insectes, nématodes…) ainsi que les produits phytopharmaceutiques comprenant des micro-organismes, des médiateurs chimiques (comme les phéromones et les kairomones) et des substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale.
En 2021, 54 % des usages de produits phytosanitaires sont couverts par le biocontrôle. Aujourd’hui, un agriculteur sur 2 en France utilise au moins une solution du biocontrôle pour la conduite de ses cultures. Toutes les cultures et tous les modes de production (agriculture biologique, intégrée ou conventionnelle) sont utilisateurs de biocontrôle. Les cultures spécialisées (arboriculture, viticulture et maraîchage) constituent les plus anciennes et principales productions utilisatrices de biocontrôle.
Les agriculteurs relèvent encore trois freins majeurs à une plus large diffusion de ces produits : le manque de preuve d’efficacité, l’insuffisance d’accompagnement en matière d’information et de formation et enfin la cherté des produits. Ces inconvénients sont toutefois contrebalancés par les avantages du biocontrôle reposant sur la qualité des produits récoltés, la sécurité des utilisateurs et l’image d’une agriculture plus vertueuse.
Les phéromones de synthèse sont très utilisées en arboriculture et viticulture
Le trichogramme est notamment employé pour lutter contre la pyrale du maïs
C’est en proposant un concept de Table d’hôtes pour le Salon international de l’agriculture qui réunira visiteurs, agriculteurs et Chefs cuisiniers que #agridemain a reçu le label « Année de la gastronomie ».
Dans le hall 4 du Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, du 26 février au 6 mars, #agridemain en collaboration avec Euro-Toques France et Tous à table, mettra en place des Tables d’hôtes afin d’instaurer un dialogue entre ces différents acteurs.
Placée sous le thème de « L’hiver de la gastronomie engagée et responsable », chaque Table d’hôtes se tiendra en 3 temps :
les agriculteurs présentent leur exploitation et leurs productions,
les visiteurs autour de la table posent leurs questions aux agriculteurs, sans aucun tabou, sur l’agriculture, ses enjeux, ses défis, ses pratiques,
les Chefs Euro-Toques France proposent, à l’issue de cet échange, un plat à déguster faisant honneur aux productions présentées par les agriculteurs invités.
Ce débat tripartite entre agriculteurs, Chefs et citoyens a pour objectif de mettre en évidence le fait que derrière chaque assiette il y a un agriculteur mais aussi de démontrer que les Chefs ont besoin des agriculteurs, et inversement, pour élaborer, mettre à l’honneur la gastronomie française et la faire rayonner au-delà de nos frontières.
Et enfin, ces échanges rappelleront à tous que la décision finale du consommateur est primordiale : en choisissant son type d’alimentation, il détermine l’agriculture qu’il veut pour l’avenir.
Le numérique, de plus en plus présent en agriculture
L’agriculture numérique continue son développement, mais de façon hétérogène suivant les productions principales des exploitations agricoles.
Le numérique trouve de très nombreuses applications en agriculture. Les producteurs se sont progressivement emparés de ces nouveaux outils et fonctionnalités. L’Observatoire des usages de l’agriculture numérique dresse un tableau des utilisations actuelles :
Station météo connectée : En 2020, environ 15 % des agriculteurs en sont équipés pour des usages généraux (aide pour la prise de décision pour l’organisation des travaux comme l’irrigation ou la pulvérisation). On estime à environ au moins 20 000 stations météo connectées en France pour l’agriculture (à noter, qu’il existe de la mutualisation et qu’une même station peut être utilisée par plusieurs agriculteurs).
Capteurs de rendement : Ces capteurs servent à suivre avec précision et de manière géolocalisée la récolte. En 2019, 30 % des agriculteurs en utilisent, 70 à 85 % des moissonneuses batteuses neuves vendues en sont équipées.
Géolocalisation : En 2019, 1 agriculteur sur 2 a recours à un système de géolocalisation par satellite intégré aux tracteurs ou aux machines d’intervention aux champs.
Robots : En 2020, on estime à 14 000 le nombre de robots agricoles utilisés sur le territoire. La grande majorité est employée dans le secteur laitier : 11 200 robots de traite, soit environ 7 500 fermes françaises qui en sont équipées. Plus de 10% des éleveurs sont équipés en robots de traite et 70% des éleveurs laitiers en achètent lors du renouvellement de leur matériel. Des robots commencent à être utilisés également en maraîchage et viticulture, principalement pour le désherbage.
Télédétection : En 2020, près d’1 million d’hectares sont concernés, principalement en grandes cultures et en viticulture. Celle-ci se fait essentiellement via des images satellitaires (90 % des surfaces concernées), pouvant être complétées par des images de drones. Cet outil permet notamment de piloter la fertilisation en grandes cultures et d’appliquer une modulation intra-parcellaire, c’est-à-dire adapter les interventions sur les cultures en fonction de l’hétérogénéité de la parcelle.
Outils numériques de gestion technico-économique Environ 1/4 des exploitations agricoles ont accès à un tel logiciel. Son usage est généralisé en grandes cultures : plus de 3 agriculteurs sur 4 utilisent régulièrement des logiciels de gestion technique de l’exploitation.
D’autres outils numériques sont également utilisés en agriculture mais de façon moins généralisée, comme la résistivité et la conductivité électrique (utilisées sur moins de 1% de la surface agricole française, essentiellement en grandes cultures pour la modulation des semis et de la fertilisation). Enfin, il convient de signaler que le smartphone vient compléter les outils numériques en agriculture : environ la moitié des agriculteurs en sont équipés et l’utilisent pour des applications liées à leur métier (géolocalisation et photographie en cultures ou gestion du troupeau en élevage notamment).
A l’occasion d’une cérémonie au cours de laquelle lui a été remis le prix de la «personnalité de l’année» par la Revue du vin de France, Emmanuel Macron a souligné l’importance du vin dans l’économie et l’identité françaises.
Le Président de la République a rappelé que “la filière viti-vinicole, c’est :
85 000 exploitations,
800 000 hectares de vignes,
250 000 emplois directs,
15% de la valeur agricole française,
les vins et spiritueux ce sont 13 milliards d’euros d’excédents commerciaux (11 milliards en 2020 en raison du Covid).
De fait, c’est véritablement un monde économique d’excellence, qui irrigue tout le territoire français et qui permet de rayonner et d’exporter“.
Emmanuel Macron a ainsi souligné que “le vin porte l’image de l’excellence de la France, qui permet d’obtenir des résultats politiques et diplomatiques“. La filière représente une part conséquente de l’économie française.
Au-delà des seuls emplois directs relevés par le Président de la République, la filière du vin en Français, c’est d’après Vin et Société, plus de 500 000 emplois directs et indirects avec parmi les acteurs de la vigne et du vin :
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