Actualités

Les consommateurs privilégient les fromages de vaches

Publié le 16 Août 21

En 2020, les consommateurs français ont acheté 859 933 tonnes de fromages. Et dans plus de 84 % des cas, leurs choix se portent sur les fromages de vache.

Parmi les 761 229 tonnes de fromage de vache achetées, les consommateurs français optent pour des pâtes pressées cuites (32,9 %), molles (23,3 %), pressées non cuites (19,3 %), fraîches (12,9 %) ou fondues (8,5 %).

La répartition des achats de fromages de brebis (32 710 tonnes en 2020) est dominée par les pâtes pressées non cuites ( 34,6 %), les pâtes persillées (24,7 %) et les pâtes fraîches (24,1 %), suivies par les pâtes molles (10,3 %), cuites (2,5 %) et fondues (1,7 %).

Concernant les fromages de chèvres (62 649 tonnes achetées en 2020), le consommateur français fait le choix très majoritairement de fromages affinés (81,2 %), loin devant les fromages frais (17 %).

Pour aller plus loin : FranceAgriMer

Le marché de la viande chevaline s’amenuise

Publié le 12 Août 21
La viande chevaline provient des différents élevages de chevaux adultes de réforme mais également des jeunes chevaux issus des races de trait.

En 2020, seulement 6 837 chevaux ont été abattus, soit une diminution de près de 15% par rapport à l’année précédente. Depuis 2013, ce nombre de têtes ne cesse de chuter. Cette évolution épouse la courbe à la baisse de la consommation des Français en viande de cheval.

Si en 2014 les Français consommaient encore 14 323 tonnes de viande chevaline, la consommation a chuté en 2020 à 6 004 tonnes. Seuls 8,1 % des foyers français achètent de la viande de cheval en 2020.

Les échanges extérieurs de viande chevaline sont en fort recul en 2020, tant à l’importation (7 061 tonnes en provenance principalement de Belgique, Uruguay, Canada, Argentine et Roumanie) qu’à l’export (2 802 tonnes, à destination pour 44 % des ventes vers l’Italie). Les échanges extérieurs en vif de chevaux vivants destinés à la boucherie concernent uniquement des exportations, à un niveau relativement stable (5 771 têtes en 2020) à destination notamment de l’Italie (70 %) et de l’Espagne (26 %).

Pour aller plus loin : FranceAgriMer, IFCE

Un parcours plein de sens

Publié le 11 Août 21


Claire Proust et Sébastien Baury sont lauréats 2021 du Prix Agriculture & Territoires, dans le cadre de l’appel à projets Terres d’idées de Mutualia.

Sur leur exploitation en Indre-et-Loire, la Ferme du cabri au lait, Claire Proust et Sébastien Baury élèvent des chèvres, élaborent des fromages et cultivent des plantes aromatiques et médicinales.
Dans le cadre de leur ferme pédagogique, ils envisagent d’y aménager un parcours pédagogique sensoriel au milieu de leur jardin.

Développer la transformation à la ferme pour diversifier ses activités

Publié le 10 Août 21


Lauréate du Prix Agriculture & Emploi de l’appel à projets Terres d’idées de Mutualia, Camille Le Roux, agricultrice en Ille-et-Vilaine, souhaite développer un atelier de transformation sur sa ferme.

La ferme “Les papilles épatées“, basée à Cintré (35), est diversifiée. Camille Le Roux y cultive 25 hectares de légumes (tomates et herbes aromatiques) et élève des porcs blancs de l’Ouest.

Elle souhaite aujourd’hui développer une activité de transformation à la ferme, à la fois de ses porcs et de ses légumes.

Écosystème agricole innovant

Publié le 9 Août 21


Marie-Françoise et Stéphane Fautrat, agriculteurs dans le Loiret, lauréats du Prix spécial 2021 des Territoires Mutualia/Public Sénat, présentent leur projet.

Autour de l’exploitation agricole céréalière, le projet vise à développer dans un même lieu une micro-brasserie, un centre de formation et un espace multi-activités. L’ambition de cet éco-lieu est de rassembler les urbains, les néoruraux, les ruraux et les agriculteurs.

Soja made in France

Publié le 5 Août 21

La culture du soja poursuit son développement en France. Les superficies consacrées à ce protéagineux s’élèvent en 2020 à 186 500 hectares, pour une production de 421 000 tonnes de graines récoltées.

L’Occitanie reste la plus principale région de production en France (64 920 hectares en 2020), suivie par la Nouvelle-Aquitaine (45 403 ha) et la Bourgogne-France-Comté (38 510 ha).

Le soja est principalement utilisé pour l’alimentation animale : après la trituration de la graine qui permet d’en extraire l’huile, le produit restant, riche en protéine (le tourteau) est destiné aux animaux. Le développement de la production de soja français permet d’assurer une filière non OGM et vise à asseoir une plus grande autonomie nationale vis-à-vis de cette culture.

Le soja est également de plus en plus utilisé en alimentation humaine, notamment pour ses qualités nutritionnelles, les boissons au soja étant très riches en protéines. La consommation de soja contribue à atteindre, dans notre alimentation, l’équilibre recommandé par le Programme national nutrition santé, d’apports à parts égales entre protéines animales et végétales.

Pour aller plus loin : Terres Olépro, Terres Univia, Sojaxa

Les agroéquipements : un secteur de poids qui recrute

Publié le 4 Août 21
Le périmètre des agroéquipements est très large, allant du matériel de la ferme et des forêts jusqu’à l’entretien des espaces verts.

L’Europe occupe une place prépondérante dans le secteur des agroéquipements, en tant que marché, mais aussi en tant que région de fabrication. Avec une production d’agroéquipements de 4 629 millions d’euros en 2020, la France est la 3e puissance industrielle européenne (derrière l’Allemagne et l’Italie).

La France compte 516 entreprises d’agroéquipements (fabricants français ou filiales de fabricants étrangers). L’effectif salarié des constructeurs évolue à la hausse depuis une dizaine d’années et atteint aujourd’hui 26 740 salariés. Autant dire que le secteur recrute et le panel des emplois proposés est très large. Les effectifs se divisent à parts quasi égales entre grandes entreprises (34 %), entreprises de taille intermédiaire françaises ou européennes (32 %) et moyennes à très petites entreprises (34 %). Si l’emploi salarié est réparti sur l’ensemble de la France, trois régions concentrent la moitié des emplois : les Pays-de-la-Loire, les Hauts-de-France et le Grand Est.

L’amélioration des performances des agroéquipements constitue l’axe essentiel des recherches, mais la demande sociétale oriente de plus en plus vers la proposition de solutions réduisant l’empreinte environnementale des matériels. Par ailleurs la robotisation occupe aujourd’hui une place importante en matière d’innovation des agroéquipements. Actuellement, on comptabilise environ 14 000 robots agricoles en service en France, toutes filières confondues. L’élevage constitue le secteur phare de la robotique agricole, loin devant les filières végétales (maraîchage et viticulture).

80% des robots agricoles en service en France sont dédiés à la traite.

Source : Rapport économique 2021 – Axema

La tendance à la diminution d’utilisation de pesticides se poursuit

Publié le 3 Août 21


L’agriculture conventionnelle utilise de moins en moins de produits phytosanitaires. D’après le ministère de l’Agriculture, les ventes de ces produits ont baissé de 20% par rapport à la moyenne sur la période 2012-2017.

D’après les données ministérielles, les ventes des produits phytopharmaceutiques en 2020 se sont élevées à 44 036 tonnes (hors produits utilisables en agriculture biologique et produits de biocontrôle). L’utilisation de produits phytosanitaires est très dépendante des conditions culturales et climatiques annuelles. Une analyse triennale permet d’avoir une vision plus fiable sur les évolutions observées. Ainsi, les chiffres 2020 confirment la tendance générale à la baisse observée ces dernières années : la moyenne triennale de ces ventes de produits phytosanitaires est la plus faible obtenue depuis 10 ans.

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Les sourds veulent être visibles en agriculture

Publié le 2 Août 21

Les 24 et 25 juillet, à Prendeignes, dans le Lot, s’est tenue la Fête de l’agriculture des sourds de France. L’occasion de partages mais également d’échanges autour de l’accessibilité des sourds en agriculture.

Une association créée en 2019 sous le nom de “La fête de l’agriculture des sourds”a évolué pour s’appeler désormais depuis cette année l’AASF, l’association d’agriculture des sourds de France. Elle regroupe des sourd(e)s de toute la France et a pour but de promouvoir leur accessibilité en agriculture. Cela passe notamment par la promotion des métiers agricoles auprès des jeunes sourd(e)s, par l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs sourds, par l’interpellation des élu(e)s sur le sujet, et enfin par le développement de rencontres et de partages entre agriculteurs sourds.

Dans cet esprit, l’association organise une rencontre annuelle d’échanges à l’occasion de la Fête de l’agriculture des sourds de France. La première édition s’est tenue en 2019, en Saône-et-Loire, à Givry et avait réuni 200 personnes. La crise sanitaire n’a pas permis de rassemblement en 2020. Mais cette année, la Fête a pu avoir lieu, grâce à la mobilisation de tout le Conseil d’administration, dans le Lot, à Prendeignes, chez le vice-président de l’association, Franck Souiry, éleveur de vaches salers. « Malgré les nouvelles réglementations sanitaires obligeant les organisateurs à ne recevoir les gens que sur réservations, nous avons pu accueillir 270 personnes » se satisfait Franck Souiry. Durant deux jours, les participants ont pu assister à des démonstrations de matériels, s’informer sur des stands et partager des activités communes (randonnée, repas…).

« Il est important que les agriculteurs sourds montrent que ce n’est pas impossible de travailler en agriculture, que ce soit dans le secteur de l’élevage ou des cultures. Nous espérons vivement que le monde agricole sera sensible à notre situation et saura nous aider avec la mise en place notamment d’une formation adaptée pour les élèves sourds avec des interprètes en langue des signes » explique Franck Souiry. En attendant, le comité d’organisation de la Fête de l’agriculture des sourds de France donne d’ores et déjà rendez-vous en 2022 ,en Bretagne, pour sa prochaine édition.

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La cameline, une plante qui pourrait bien se développer

Publié le 29 Juil 21


La filière française des huiles végétales, soucieuse de développer une diversité de plantes oléagineuses, s’intéresse depuis plusieurs années à la cameline. Huile alimentaire et biocarburants constituent les principaux débouchés pour cette plante crucifère.

La culture de la cameline s’étale sur une période courte de production (100 jours). Semée au printemps, elle est cultivée seule ou bien le plus souvent associée à une légumineuse à graines comme la lentille, pour laquelle elle sert alors de tuteur. La cameline est globalement résistante aux maladies, peu sensible aux ravageurs et son fort pouvoir couvrant au sol limite le développement de mauvaises herbes. Riche en nectar et pollen, la caméline constitue donc un apport en nourriture intéressant pour les pollinisateurs.

Les surfaces consacrées à la cameline restent très modestes en France. Cette culture séduit particulièrement les producteurs en agriculture biologique. La valorisation la plus répandue de la cameline est l’huile alimentaire, celle-ci étant particulièrement riche en acide gras oméga 3. Les tourteaux (résidus issus de l’extraction de l’huile) peuvent être utilisés en alimentation animale. Un marché existe également pour l’utilisation de la cameline en cosmétique (savons, shampoings, crèmes…).

Autre débouché pour la cameline qui pourrait se développer prochainement : les biocarburants. Une filière française est ainsi en cours de développement autour de la cameline produite en dérobée (culture s’interposant entre deux cultures principales), à destination du marché des biocarburants peu polluants. « La cameline pourrait bien être l’une des pistes prometteuses pour accompagner la transition énergétique du secteur du transport » estime la société de transformation des graines oléagineuses Saipol.

En vue de développer la filière des biocarburants à base de cameline, une expérimentation a été lancée en 2020 en France sur un millier d’hectares.

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Un nouveau contrat nécessaire entre les agriculteurs et la société

Publié le 28 Juil 21

François Bayrou, Haut-Commissaire au Plan, a remis son rapport le 9 juillet 2021 intitulé “L’agriculture : enjeu de reconquête”. Il y prône notamment l’instauration d’un nouveau contrat entre les agriculteurs et la société, fait de confiance et de respect mutuel.

Ce travail prospectif du Haut-Commissariat au Plan s’appuie sur une analyse du commerce extérieur en matière agricole, une réflexion sur la situation des agriculteurs et des modes d’exploitation, des projections concernant les comportements alimentaires de demain et une mise en perspective sur les conséquences du dérèglement climatique et les enjeux environnementaux globaux dans le domaine de l’agriculture.

Dans son rapport, François Bayrou relève notamment que “les agriculteurs ne souffrent pas d’un manque de reconnaissance (presque trois quarts des Français font confiance aux agriculteurs). Toutefois, 48 % seulement des agriculteurs pensent que les Français ont une image positive de leur travail… Un décalage ou une ambivalence oui en dit long sur le malaise des agriculteurs, le manque de lisibilité de leur propre place dans la société, et l’éloignement du consommateur quant à la bonne connaissance du processus de production. Si l’image de l’agriculteur est plutôt positive, celle de l’agriculture en revanche est plus nuancée, certaines pratiques agricoles voire certaines productions pouvant être vivement contestées”.

“Pour surmonter les doutes des mondes agricoles, il apparait également nécessaire de rapprocher deux univers sociaux qui s’étaient éloignés, la ville et la campagne. [..] Pour dépasser cette crise morale, un nouveau contrat entre les agriculteurs et la société, fait de confiance et de respect mutuel, doit pouvoir émerger. Il y a 150 ans, Léon Gambetta lançait cet appel : « Il faut apprendre et enseigner aux paysans ce qu’ils doivent à la société et ce qu’ils peuvent exiger d’elle. » Peut-être est-il temps, en en créant les conditions, de renverser cette phrase, compte tenu du basculement ou poids de la population agricole, de sa place dans la société, de son rôle essentiel, et compte tenu des légitimes attentes des consommateurs : « Il faut apprendre et enseigner à la société ce qu’elle doit aux agriculteurs et ce qu’elle peut exiger d’eux. »

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Idées reçues sur le bien-être animal

Publié le 27 Juil 21

Un guide édité par les Chambres d’agriculture rétablit la vérité sur 10 idées reçues concernant le bien-être animal.

Impossible de mesurer le bien-être animal ? La réglementation est absente sur ce sujet ? Les élevages sont devenus de vraies usines ? Seul l’élevage en plein air est acceptable ?…

Faux et archi-faux !

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L’agriculteur, apprenti entomologue

Publié le 26 Juil 21


Les agriculteurs sont amenés à répertorier les populations d’insectes dans leurs champs afin de faciliter leurs venues en adaptant les pratiques et les aménagements des parcelles. Mieux connaître les insectes permet de réduire l’usage des produits de traitement des plantes tout en favorisant la biodiversité et la protection naturelle des cultures.

Les agriculteurs cherchent avant tout à permettre le développement dans leurs parcelles ou aux abords d’auxiliaires, des êtres vivants qui détruisent les ravageurs ou atténuent leurs effets.

Les haies en bordure de champs constituent des refuges efficaces pour les auxiliaires et favorisent la biodiversité. La richesse de cette biodiversité permet de réguler les écosystèmes, notamment au niveau des cultures, du cycle du sol ou encore de l’eau.

Les auxiliaires sont avant tout présents dans les champs (sur ou dans le sol), et c’est là que l’agriculteur, de par ses pratiques culturales, cherche à privilégier leur venue.

Des agriculteurs qui ont la fibre de la qualité

Publié le 22 Juil 21
Essai de sélection de lin fibres – © SEMAE

Ces 25 dernières années, les rendements en lin ont gagné 35 kg/ha et par an de fibres longues, soit de l’ordre de 3 % par an, grâce notamment à la production de semences certifiées et à la création variétale.

Recherchant le meilleur compromis entre la qualité de la fibre et la maturité des graines, les agriculteurs multiplicateurs de semences de lin font des choix pour assurer à l’ensemble de la profession, pour des collègues liniculteurs, un approvisionnement en semences en quantité et en qualité.

La qualité de la semence commence au champ et les agriculteurs multiplicateurs en sont les acteurs. Ces derniers portent une attention particulière à leurs linières, innovent avec les établissements pour diversifier les modes de récolte, prennent des risques au moment de la récolte.

Avec, en 2020, plus de 29.000 hectares de multiplication (28 487 hectares de lin à fibres et 1 303 hectares de lin oléagineux), la France est le premier producteur européen de semences de plantes à fibres. Quelque 168.000 quintaux de semences de lin ont ainsi été produits en France en 2020 (151 367 quintaux en semences de lin à fibres et 16 885 en lin oléagineux). Cette production s’appuie sur un réseau de 1.050 agriculteurs-multiplicateurs et 23 entreprises de production pour une soixantaine de variétés.

La création variétale, elle aussi, fait preuve de dynamisme. Elle est portée par 6 entreprises ayant une activité de sélection. 39 variétés de lin textile, 18 variétés de lin oléagineux sont ainsi inscrites sur les listes du catalogue français.

C’est grâce notamment à cette production de semences de qualité que la France peut s’enorgueillir d’être le premier pays producteur mondial de lin à fibre, avec des fibres de grande qualité et le premier exportateur mondial de lin non filé. La filière française de lin textile représente plus de 80 % de la production européenne, avec 5 400 producteurs, sur plus de 122 000 hectares en 2019, principalement localisés dans la moitié nord du pays. Le lin oléagineux en France est, quant à lui, cultivé sur 31 000 hectares.

En 2020 SEMAE a récompensé 5 multiplicateurs pour leurs efforts, leur perspicacité et leur côté innovant : Marcel & Rémi Hérouard (76), Ludovic Rivière (27), Christophe Decroocq (59), Vincent Boche (80) et Pierre & Simon Curfs (51).

Pour aller plus loin : Semae, FranceAgriMer, Arvalis-Institut du végétal, TerresOléoPro

Le fromage a toujours la cote auprès des Français

Publié le 21 Juil 21

Les 24 kg de fromage consommés par an par habitant placent les Français parmi les plus gros consommateurs au monde, un chiffre qui s’est accentué pendant le confinement, où les ventes de fromage ont explosé. Comme pour les autres produits alimentaires, on constate un retour des consommateurs aux petits commerces de proximité et à un développement des productions de fromages au lait de brebis ou de chèvres.

Le fromage, un pilier de la culture alimentaire française

On compte plus de 1200 fromages différents* dans l’hexagone, dont 56 fromages bénéficiant d’une Appellation d’origine protégée (AOP) ou une indication géographique protégée (IGP), produits par 3 400 producteurs de fromages (crémiers-fromagers). Avec 24 kg de fromage par an par habitant, les Français comptent parmi les plus gros consommateurs de fromages au monde, après les Grecs. Les ventes de fromages ont explosé pendant le confinement, d’après FranceAgriMer** qui révèle une hausse de 8% des volumes achetés en 2020. Un comportement qui s’explique par la fermeture des restaurants qui a poussé les Français à cuisiner à la maison.

Une étude réalisée par la Fédération des Fromagers de France, le Cniel et le Cnaol en 2020***, en partenariat avec l’Ifop, analyse les évolutions du métier de crémier-fromager, et de la consommation de fromage. Elle montre que le fromage bénéficie d’une image positive, et constitue une alternative à la consommation de viande. Il bascule de la catégorie « consommation courante » vers un aliment moderne, original, et devient maintenant un produit consommé à l’apéritif, ce qui n’était pas le cas il y a 10 ans. Il profite en outre d’une praticité de consommation, très adaptée aux nouveaux modes de vie accélérés. Ainsi, 96% des crémiers-fromagers se disent optimistes quant à l’avenir de leur métier, un chiffre qui laisse présager de belles perceptives pour le secteur et démontre l’intérêt croissant des consommateurs pour ces produits.

Le retour au local serait également une tendance dans le secteur fromager, avec des consommateurs qui privilégient les petits commerces de proximité auxquels ils font davantage confiance, qui répondent à une demande de lien social et de vie de quartier. Ces nouvelles habitudes de consommations s’expriment par un rejet de la grande distribution qui propose des fromages aux goûts plus uniformisés. On constate une demande et une offre plus importantes, pour des petites productions telles que les fromages au lait de brebis (+70%) ou de chèvres (+67%). Les consommateurs interrogent davantage leur fromager sur l’origine et la fabrication des produits, et la localisation des producteurs.

Aux origines de la recette du fromage

Le fromage est devenu essentiel dans la composition de nombreux régimes alimentaires. D’abord utilisé comme processus de conservation du lait, il est maintenant apprécié pour sa diversité d’arômes, de goûts et de textures.Fabriqué à partir de lait de vaches, brebis, chèvre, bufflonne et bien d’autres… le fromage serait apparu dans le croissant fertile, en -7000, au moment de la sédentarisation des hommes et de la domestication des animaux. Sa fabrication serait le fruit du hasard, et il aurait vu le jour suite au transport du lait dans des contenants fabriqués à partir de penses des ruminants. Le mélange du lait et de la présure encore présente aurait pu être à l’origine de la première transformation de fromage. Ce dernier était alors un excellent moyen de conservation du lait, et permettait une meilleure digestion du lactose.

10 litres de lait donnent environ 1 kg de fromage

Aujourd’hui, la fabrication du fromage se déroule en 5 étapes. Tout d’abord le caillage du lait, qui se fait grâce à l’ajout d’un ferment lactique appelé la présure, qui permet de transformer le lait en un gel homogène et lisse. Elle peut être d’origine végétale, mais elle est la plupart du temps composée d’enzymes d’origine animale, extraites de l’estomac de jeunes ruminants. Le caillé obtenu lors de cette transformation est travaillé pour obtenir une pâte. La 3ème étape essentielle de l’égouttage consiste à extraire le petit lait, et l’eau contenue dans le caillé, en vue d’obtenir une pâte grâce à différentes techniques. Celle-ci est ensuite salée, ce qui favorisera la conservation et l’élimination des germes, puis affinée pendant plusieurs semaines.

En savoir plus sur la fabrication du fromage de chèvre

Sources :Cniel ** FranceAgriMer *** Fédération des fromagers de France

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