Le samedi 24 avril à Bourges, Place Étienne Dolet, à l’initiative du Tour des Terroirs, Jeunes agriculteurs et Terres innovantes, les Chefs Julien Médard de l’Ardoise du Marché, William Gauriat de La Forge et Mathieu Dalivoust de L’épicerie proposeront des menus en précommandes.
Au menu pour 38 €: . Petit épeautre du Berry au chèvre frais et asperges vertes, citron confit, thym citron et tuile de lin brun par Mathieu Dalivoust–L’Épicerie . Poulet Noir du Berry braisé au Menetou blanc, cromesqui de cuisses au chèvre frais et fenouil bronze, velours de pois cassé par William Gauriat–La Forge . Mousse de fromage blanc de chèvre, rhubarbes pochées, strudel à la noisettes et décoction des peaux de rhubarbes au gingembre par Julien Médard–L’Ardoise du Marché
Un marché de producteurs se déroulera sur la place pour animer le retrait des commandes. Vins, pains, yaourts fermiers, légumineuses et autres produits locaux seront proposés par les Jeunes Agriculteurs
Infos pratiques : Menus sur précommandes, à venir récupérer de 11h à 16h le samedi 24avril Place Étienne Dolet à Bourges. Pour réserver, rendez-vous sur le site de l’association : www.letourdesterroirs.com/evenements
Victor Rabier, agriculteur dans l’Essonne, invite à s’intéresser à l’agriculture. C’est un métier valorisant car il contribue à nourrir la population. Et c’est un secteur qui recrute.
A la découverte du patrimoine agricole et agroalimentaire
Cette année, à l’instar de nombreux grands pays agricoles, la France organisera, elle aussi, ses Journées Nationales de l’Agriculture. Cette première édition, qui se tiendra les 18, 19 et 20 juin prochains sur l’ensemble du territoire, proposera à chaque citoyen de découvrir son patrimoine agricole et alimentaire, en visitant des sites de production, d’enseignement agricole, d’expérimentation, de recherche et des sites de transformation.
Du 18 au 20 juin 2021, 1 500 à 2 000 lieux ouvriront leurs portes au public, pour accueillir entre 300 000 et 400 000 visiteurs. Des exploitations familiales aux industries agroalimentaires en passant par les établissements d’enseignement, de recherche et les sites patrimoniaux, c’est l’ensemble de ce qui compose le secteur agricole et para-agricole qui se dévoilera au public pour une meilleure compréhension de ce qu’est l’agriculture et pour la reconnaissance de ses acteurs, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs, viticulteurs, maraîchers, entrepreneurs ou enseignants…
Partout en France, les Journées Nationales de l’Agriculture donneront rendez-vous au public, quel que soit son âge, pour des rencontres, des démonstrations, des dégustations et des ventes directes de produits, des expositions, des visites guidées et des ateliers pédagogiques, reflétant ainsi l’ensemble des activités liées au monde agricole. La journée du vendredi 18 sera plus particulièrement dédiée aux scolaires et le week-end au grand public.
Une proposition de résolution visant à instaurer une Journée nationale de l’agriculture vient d’être déposée au Sénat ce 23 mars.
Après les nombreuses interpellations des sénatrices et sénateurs en juillet et février dernier (notamment sous l’impulsion de Mme Françoise Férat et de M. Claude Kern), demandant au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation de créer une Journée nationale de l’agriculture, une proposition de résolution en ce sens vient d’être déposée par les sénateur-rices Didier Mandelli, Catherine Dumas et Sophie Primas.
Tenant compte de l’importance économique, sociale et territoriale de l’agriculture, et soulignant “le sentiment d’abandon de nombreux agriculteurs et l’urgence de reconnaître et de valoriser leurs professions“, plus de 170 élu.es invitent le Gouvernement à créer une Journée nationale de l’agriculture, encourageant ainsi à “sensibiliser les Français, notamment les jeunes, aux enjeux du secteur agricole“.
Agriculteur dans le Sud des Landes, en Chalosse, Jean-Paul Dumartin fait dans le petit format avec une exploitation de seulement une cinquantaine d’hectares, spécialisée dans la vente directe de petites bottes de paille et de foin. De petites dimensions mais de grande qualité environnementale : l’agriculteur multiplie depuis plusieurs années des pratiques agroécologiques sur sa ferme certifiée HVE, haute valeur environnementale.
« Mon exploitation s’étend sur très peu d’hectares et je n’ai pas eu la possibilité de m’agrandir, j’ai donc décidé en 2010 de chercher une diversification » détaille Jean-Paul Dumartin, agriculteur à Serres-Gaston, dans les Landes. « Je me suis rendu compte que je pouvais valoriser mon exploitation en développant la commercialisation de petites bottes de paille. Puis j’ai converti quelques surfaces de maïs en prairies pour faire des petites bottes de foin ». Car la demande est là. « Aujourd’hui, 90% de mes ventes sont destinés à des particuliers pour leurs animaux domestiques (chèvres, moutons, lapins…) mais également pour le paillage de jardins. D’autres usages se sont également développés : la construction et l’isolation des maisons avec de la paille, ou bien encore l’emploi de bottes de paille pour apporter une tonalité champêtre à des fêtes, des mariages ou d’autres évènements ». Le reste de la production des petites bottes part pour des professionnels, et notamment dans les élevages de volailles. « Lorsque les canetons arrivent dans un grand bâtiment d’élevage, il est possible de les regrouper dans un espace plus réduit grâce à un cloisonnage avec des petites bottes. Cela évite d’utiliser du grillage ou des barrières, ce qui est préférable pour les conditions sanitaires et pour le bien-être animal ».
Si le bouche à oreille a très bien fonctionné au démarrage de l’activité, Jean-Paul a su développer et entretenir la communication : un site Internet, une présence sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram), des flyers, des panneaux de publicité, sponsoring d’associations… Et le terme « petitebottedepaille » a même été déposé à l’Inpi, l’Institut national de la propriété industrielle. Par ailleurs, Jean-Paul participe à des animations avec Les jardins reconnaissants, visant à vulgariser une approche agroécologique du jardinage, en pratiquant la permaculture ou la culture sur bottes de paille au sein de jardins partagés.
Cultures sur bottes de paille
La protection de l’environnement comme fil conducteur
Quand Jean-Paul a repris l’exploitation familiale en 1991, les terres étaient alors consacrées entièrement à la monoculture de maïs. « J’ai voulu repenser les pratiques culturales et au début des années 2000, j’ai mis en place une rotation de cultures en intégrant des céréales à paille (blé, avoine, orge) puis des oléagineux (colza, tournesol). Entre chaque culture, j’ai introduit des couverts végétaux ». Ces couverts offrent de nombreux atouts agroécologiques : ils couvrent le sol le protégeant de l’érosion, ils réduisent la fuite vers les nappes phréatiques de l’azote tout en restituant cet azote pour la culture suivante, enfin ils améliorent la structure du sol et limitent le développement de « mauvaise herbes », les adventices.
« La clientèle m’a encouragé à aller dans le sens d’une agriculture raisonnée, respectueuse de l’environnement. C’est la raison pour laquelle la conduite de mon exploitation est axée sur le triptyque : augmentation de la rotation des cultures, développement des couverts végétaux et diminution de l’utilisation de produits phytosanitaires ». Il s’appuie pour cela sur les conseils de sa coopérative Euralis et des techniciens de la Chambre d’agriculture.
En 2020, Jean-Paul s’est lancé dans l’agroforesterie : « je cultive 8 hectares de cultures au milieu de peupliers. Cela a l’avantage de limiter l’érosion, d’augmenter la matière organique des sols, et de contribuer au maintien de la biodiversité. Je m’en aperçois concrètement avec une fréquentation en hausse d’oiseaux dans mes parcelles ». En 2020 également, l’exploitation a été certifiée HVE, haute valeur environnementale, mettant ainsi en évidence le raisonnement global agroécologique appliqué sur la ferme.
Jean-Paul ne manque pas d’énergie pour s’engager dans une agriculture durable. Et si cela peut lui permettre de produire de l’énergie verte, c’est encore mieux. Ainsi, profitant de la construction d’un nouvel hangar de stockage de paille et de foin, il a équipé sa toiture de panneaux photovoltaïques.
Innover et progresser
Jean-Paul, âgé de 51 ans, va être rejoint par son fils Julien sur l’exploitation au cours de cette année 2021. « Même si je complète mon activité avec de l’agrotourisme grâce à un gîte rural, mon exploitation n’est pas suffisamment rentable pour faire vivre deux personnes. Julien va donc devoir innover et développer d’autres activités. Il prévoit ainsi de réintroduire de l’élevage sur la ferme avec un atelier de volailles en plein air (poulets et poules pondeuses), avec la mise en place de vente directe auprès des consommateurs. Parallèlement, il envisage de développer l’agroforesterie et la plantation de haies ». Assurer la rentabilité de l’exploitation, dans le cadre d’une approche écologique et d’une dynamique du territoire, la démarche de Jean-Paul Dumartin semble prometteuse et porteuse d’avenir.
Jeu collectif pour créer une filière de graines de chia française
Depuis une petite dizaine d’années, semenciers, agriculteurs et coopératives œuvrent à développer une production locale de chia, cette petite graine bénéfique pour l’environnement et aux nombreuses vertus pour la santé. Le projet est ambitieux et nécessaire, mais il reste à l’heure actuelle encore incertain, en raison de la difficulté à fédérer tous les acteurs de la filière.
En 2010, Frédéric Poujaud, directeur de Panam France, semencier français indépendant, découvre la culture de graine de chia au Chili et rêve d’une implantation en France. Adaptée à une culture en climat tropical, plusieurs années de recherches et de sélections variétales sont nécessaires au développement d’une variété de chia française. En 2017, la variété Oruro, adaptée au climat tempéré est finalement obtenue, grâce à un programme de sélection naturelle, puis est autorisée et distribuée sur le marché européen.
Afin de fédérer les acteurs de la filière, celle-ci s’organise alors sous le nom de « Chia de France », qui compte aujourd’hui 200 agriculteurs, 15 coopératives, et négoces, qui se sont réunis afin de répondre au besoin de distribution, tri, séchage et conditionnement des graines. En 2020, 500 tonnes ont été produites en France, alors que les Français en consomment de 1 500 et 2 000 tonnes annuellement.
L’un des enjeux quant au développement d’une filière française, est bien de réduire l’impact carbone généré lors de l’importation des graines. La filière Chia de France, garantit également un commerce équitable entre les producteurs et les distributeurs, et permet une traçabilité totale des produits pour les consommateurs.
La chia est pourvue de nombreux atouts environnementaux. Elle est de la famille des Lamiacées, plantes encore très peu cultivées en France. Elle devient donc pour les agriculteurs français une source de diversification de cultures, et offre une nouvelle possibilité de rotation. De plus, cette plante, fleurit tout l’été jusqu’à septembre, et permet ainsi d’accueillir les insectes et d’entretenir la biodiversité. Originaire des climats tropicaux, elle a besoin de très peu d’eau, et par sa capacité à valoriser l’azote, sa culture requière peu d’intrants.
Une petite plante aux grandes vertus
Au-delà des bénéfices environnementaux, les graines de chia sont pleines de vertus. Si bien que depuis quelques années, les chefs, sportifs et nutritionnistes en vantent les bénéfices pour la santé. Deux à trois cuillères de ces graines permettent de couvrir l’apport journalier recommandé en oméga-3. Or, la carence en oméga-3 est un problème majeur de santé publique, qui touche une grande majorité de français, d’après une étude de l’ANSES publiée en 2001 (Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale). Puisque ce déficit serait à l’origine de maladies neurologiques, de problèmes de fertilités ou de cancers divers. Les graines de chia sont également sources de calcium, magnésium, phosphore et cuivre et vitamines (E, B1 et B2). Elle porte bien son nom de « graine des dieux », puisque qu’elle agit également contre les cancers colorectaux, et le diabète, grâce à son apport en fibre solubles, antioxydant, et à ses éléments nutritifs.
L’un des enjeux de Chia de France est donc de sensibiliser les consommateurs pour les inciter à intégrer ces acides gras et minéraux à leur alimentation quotidienne.
Anaïs Monney n’avait jamais touché de vaches et de tracteurs avant sa deuxième année de BTS. Aujourd’hui, elle élève 45 vaches allaitantes, 200 brebis dont 120 de race Shropshire, 60 chevaux comtois et de loisirs. C’est sa passion pour l’équitation qui l’a menée vers le milieu agricole.
En deuxième année de BTS, Anaïs travaille sur une exploitation de vaches laitières, qui élève également des chevaux comtois, et elle se passionne pour l’animal. Après 10 ans à travailler en remplacement, puis sur la ferme où elle avait fait son stage, elle reprend, en janvier 2016, une exploitation de bovins et moutons à Arbecey (70). Elle rencontre ensuite son conjoint Alexandre. Lorsqu’il reprend la ferme céréalière familiale, ils fusionnent les deux exploitations, et aujourd’hui, le GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun) des Potheys, constitue l’un des plus gros cheptels d’élevage de chevaux comtois de Haute-Saône.
Originaire de Franche-Comté, le comtois est un cheval de trait réputé pour sa force physique. Autrefois présent sur les champs de batailles, comme cheval d’artillerie, le comtois a pris sa retraite et est devenu une espèce menacée de disparition. Il aide toujours des agriculteurs pour les travaux des champs, puisqu’il est apprécié par les viticulteurs qui travaillent en biodynamie, comme c’est le cas par exemple, au château de Pommard en Côte d’Or. Mais il est aussi parfois présent dans les villes, puisqu’il participe à la collecte des déchets ou de sapins dans la ville de Besançon ; et pour les loisirs avec les fameuses balades en calèche.
Une production en vente directe et locale
Anaïs a à cœur de travailler sur des projets collectifs, elle privilégie l’entraide entre agriculteurs et est très active dans le réseau des jeunes agriculteurs de Haute-Saône. Très implantée dans le tissu économique local, elle est associée du magasin esprit paysan à Vesoul, l’un des premiers magasins de producteurs à voir le jour en Haute-Saône, dans lequel elle vend la moitié de sa production d’agneau. Le reste de la production approvisionne une boucherie locale.
Des moutons au service de l’environnement
Ses moutons Shropshire, Anaïs et Alexandre les ont choisis car c’est l’une des races les mieux adaptées à l’éco-pâturage, dans les vergers et les plantations. Depuis 5 ans, elle met à disposition son troupeau à Jean-Louis et Michel Kimerlin, qui cultivent 40 hectares de sapins, puis à l’entreprise allemande Friedrich Wassmer. Les moutons cohabitent avec les sapins de Noël, de mars à novembre, permettant ainsi de supprimer l’utilisation de désherbants et de faire fuir les ravageurs comme les souris.
Anaïs travaille également à la mise en place d’un projet de pâturage solaire sur la ferme. Les moutons cohabitent alors avec des panneaux photovoltaïques, et permettent d’entretenir les terres en se nourrissant des mauvaises herbes qui perturbent le fonctionnement des panneaux solaires. Le dispositif bénéficie également aux brebis qui peuvent s’abriter du soleil l’été. Un projet qui permet de valoriser les terres agricoles pour la production d’énergie, et permettrait à l’agricultrice de bénéficier d’un revenu supplémentaire.
Le biofioul de chauffage, contenant de l’ester méthylique de colza, va progressivement remplacer le fioul domestique. Cela permettra de se mettre en conformité par rapport à l’interdiction, d’ici le 1er janvier 2022, d’installer des chaudières au fioul utilisant un combustible 100% fossile.
Le biofioul constitue une énergie renouvelable et locale. Pour la FF3C (la Fédération française des combustibles, carburants & chauffage), “permettre aux consommateurs chauffés au fioul domestique de passer au biofioul de chauffage leur offre la possibilité de continuer à utiliser un mode de chauffage efficace, tout en diminuant leur empreinte écologique et en réalisant des économies d’énergie.»
Le biofioul crée ainsi un nouveau débouché énergétique pour la filière agricole, les cultures de colza répondant aux critères de l’économie circulaire avec des productions de proximité, au sein des territoires.
Le Groupe Mutualia propose, à travers la 3e édition de son appel à projets Terres d’idées, de fournir toutes les clés pour aider à avancer.
A travers ce projet, Mutualia souhaite rapprocher l’agriculture, le grand public et les acteurs des territoires ; contribuer à la connaissance des métiers pour susciter des vocations et soutenir les agriculteurs d’aujourd’hui pour demain.
Pour Mutualia, s’engager pour le monde agricole c’est être attentif aux idées des agriculteurs tout en contribuant à leur réalisation. C’est ainsi que l’accompagnement et la proximité de Mutualia prennent tout leur sens. Les exploitants, chefs d’exploitation, salariés ou conjoint pourront déposer leur candidature dans l’une des quatre thématiques suivantes : • Agriculture & territoires : tout projet qui anime la vie locale ; • Agriculture & emploi : besoin d’un employé, d’un véhicule ou de matériel pour le développement de celle-ci… ; • Agriculture & innovation : tout projet qui améliore la qualité de vie au travail ou les systèmes de productions… ; • Agriculture & développement durable : toute initiative qui encourage le mieux produire ou la meilleure gestion des ressources…
Chaque lauréat de son appel à projets Terres d’Idées recevra une dotation pour l’aider à finaliser et pérenniser son projet à hauteur de 7000€.
Les candidatures pour cette troisième édition du concours Terres d’idées sont ouvertes du 11 janvier au 31 mars 2021.
Partant du constat que de nombreuses personnes exilées sont originaires de zones rurales et ont travaillé au contact de la terre durant leur parcours de vie, l’association Vergers du monde œuvre à les mettre en relation avec des agriculteurs français.
Faire tomber les a priori que chacun peut avoir tant sur l’agriculture que sur la migration, tel est l’esprit qui guide Vergers du monde.
Ainsi dernièrement, Victor Rabier, agriculteur à Pussay dans l’Essonne a accueilli sur sa ferme, le temps d’une visite, 5 jeunes mineurs réfugiés isolés. Venus de Tunisie, du Mali, de Chine, du Pakistan et du Bangladesh, recueillis par le Service accueil insertion de la Croix-Rouge de Villejuif (Val-de-Marne), ils ont eu l’occasion d’avoir un aperçu, sur le terrain, du fonctionnement d’une exploitation agricole : la diversité des productions, la technicité des conduites de culture, l’importance des approches agro-écologiques…
Pour Vergers du monde, “afin de comprendre le quotidien d’un agriculteur ou d’une agricultrice (son activité, sa passion, mais également les difficultés qu’il ou elle rencontre), il n’y a pas de meilleure manière de l’aborder qu’à travers le témoignage de celles et ceux qui font vivre ce secteur chaque jour.”
Malgré parfois les barrières de la langue pour converser, ces échanges sont source de partage de cultures, et le terreau d’une agriculture ouverte sur le monde au sein d’une société riche de sa diversité.
Dans son bilan annuel, GRTgaz, gestionnaire du réseau de transport du gaz en France, souligne “la percée de la méthanisation” en 2020.
La méthanisation permet de valoriser les déchets tout en produisant de l’énergie verte. Des exploitations agricoles produisent ainsi du gaz vert à partir de leurs effluents d’élevage et/ou de déchets verts. Et les projets se développent.
Ainsi, d’après GRTgaz, “la méthanisation confirme son fort développement avec 214 sites injectant sur les réseaux gaziers au 31 décembre 2020 (+74 % par rapport à 2019) pour une capacité totale de production de 3,9 TWh (+75 %), et 1 164 projets“.
Autour de la production agricole, se greffent de nombreux services d’accompagnement, de conseils et de valorisation : l’univers agricole. Parmi ces acteurs, les communicants en agriculture apportent leurs compétences pour mettre en lumière les différentes filières agricoles.
Depuis une vingtaine d’années, le communicant en agriculture était incarné par un homme de formation ingénieur agricole ou agronome. Aujourd’hui, en 2021, le communicant-type est une communicante, super diplômée (8 sur 10 ont suivi un 3e cycle) et qui est attachée au secteur agricole (76 % d’entre elles dont 34 % très attachées).
Afin de bien se faire comprendre des citoyens, les organisations agricoles font appel à des personnes sachant prendre suffisamment de distance par rapport aux sujets techniques, et surtout diplômées en communication, aptes à s’adapter à l’évolution rapide des usages et aux aspirations des différents publics. La formation initiale en communication représente ainsi 41 % des formations initiales déclarées (contre 28 % en 2018).
Certains communicants apprennent à découvrir l’agriculture en venant travailler dans ce secteur. A l’instar de Victoria Obadia, étudiante dans une école de communication, au Cesacom, alternante au service communication à la Confédération générale des planteurs de betteraves, est arrivée complètement par hasard dans le secteur agricole et ne le regrette pas du tout. “N’ayant aucun lien avec l’agriculture, j’avais des a priori et des préjugés dessus. En travaillant pour les agriculteurs, j’ai découvert la très grande diversité et la complexité de l’agriculture, avec des enjeux très importants“. Le secteur agricole séduit celles et ceux qui y travaillent. Pour autant, “il est parfois difficile de recruter, faute de candidature, notamment dans le domaine de l’élevage” précise Cécile Quetglas, responsable communication et des ressources humaines chez Allice.
La côte d’amour vis-à-vis des céréaliers progresse dans le cœur des Français. C’est en tout cas ce qui ressort d’un sondage commandé par l’AGPB, l’association générale des producteurs de blé et autres céréales.
Le sondage réalisé en novembre 2020 par l’institut ViaVoice auprès des cadres urbains, montre que 58% d’entre eux ont une bonne image des céréaliers, soit 5 points de plus par rapport à la même question posée en juin 2018.
Conscients que les céréaliers sont au service du rayonnement de l’économie française, les personnes sondées estiment que les producteurs de céréales sont : – des acteurs majeurs de la souveraineté alimentaire (avis partagé par 84 % des personnes interrogées) – contribuent à l’intérêt général (80 %).
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