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Le riz noir de Camargue sublimé en un risotto aux gambas

Publié le 10 Nov 20

Riz rouge, blanc, ou noir, Jacques Rozière, riziculteur, nous montre la diversité des riz cultivés en Camargue à La Maison du Riz.

Initialement cultivé en Asie, le riz noir est popularisé en Europe par l’Italie, qui est maintenant l’un des premiers producteurs, et lui donne le nom de “Riso Venere“.

Ce féculent ancestral est également pourvu de qualités nutritionnelles insoupçonnées. Riche en vitamines E, il a un effet anti-oxydant, et les anthocyanes, pigments qui donnent au riz sa couleur noire, permettent de lutter contre différents types de cancers. Il est également source de fibres qui favorisent la digestion, et diminuent l’apparition du diabète.

Enzo Franceschelli, chef pour l’ambassadeur des Pays-Bas à Paris, et président du club des Toques-Blanches, l’utilise pour nous cuisiner trois recettes : un risotto aux gambas, une épaule d’agneau confite au citron et une aumônière de riz noir, œuf poché et légumes de saison.

🎬 Pour en savoir plus sur la culture du riz en Camargue

S’ouvrir aux autres pour mieux se comprendre

Publié le 6 Nov 20

Thierry Bailliet est allé à la rencontre d’agricultrices et d’agriculteurs aux quatre coins de la France. Des productions, des itinéraires, des personnalités parfois insolites, dont Thierry Bailliet a tiré un livre “Dans les bottes de ceux qui nous nourrissent“. Une occasion pour le lecteur de mieux appréhender l’agriculture française d’aujourd’hui dans toute sa diversité.

Thierry Bailliet a visité les exploitations de tous les protagonistes de son livre, qui font l’objet de 10 portraits. De ces différentes rencontres nous lui avons demandé “les plus…” qu’il en avait tirés.

La plus belle découverte ?

Thierry Bailliet : “La rencontre la plus extraordinaire est indéniablement celle que j’ai faite en Guyane, quand je me suis retrouvé dans un parc face à des buffles. C’était une double découverte, à la fois d’une région et d’une agriculture atypiques. Le décalage est très fort entre nos cultures productives en métropole et l’agriculture vivrière de ce département d’outre-mer“.

La plus grande surprise ?

T.B. : “C’est en Pays de Caux, en Normandie, quand j’ai échangé avec Jacques de Cools. C’était bluffant de voir comment en 10 ans, en groupe, il a réussi à changer de modèle et trouver des solutions pour conduire des productions industrielles (lin, betteraves, pommes de terre) dans un contexte impacté par le ruissellement et l’érosion. Un regard sur l’avenir et une vision de l’innovation impressionnantes“.

Le plus grand espoir ?

T.B. : “Ce livre n’est qu’un outil pour renouer le dialogue entre la société et son agriculture. Bien sûr il doit permettre aux consommateurs de mieux comprendre comment nous produisons. Mais ce livre sert également à pousser les agricultrices et agriculteurs à témoigner, à ouvrir leurs fermes, à aller à la rencontre des citoyens, des voisins, des étudiants…

Ce livre s’inscrit dans la continuité des initiatives de communication entamées par Thierry Bailliet, notamment sur sa chaîne YouTube. Et ce livre va connaître également d’autres prolongements avec la sortie en février de fiches techniques pour mieux communiquer et surtout un reportage d’une cinquantaine de minutes qui permettra de servir de support à la discussion à l’occasion d’un tour de France à venir…

Pour découvrir un peu plus le livre et le commander : cliquez ici

Bilan 2020 des productions d’oléoprotéagineux

Publié le 6 Nov 20

L’alternance de pluie et de sécheresse a fortement impacté la production cette année. Et les disparités peuvent s’avérer très fortes suivant les régions.

La surface cultivée en France en colza est stable avec 1,1 million d’hectares. La récolte totale, attendue à 3,3 millions de tonnes, s’explique par des situations régionales contrastées.

Le tournesol affiche une forte progression avec des surfaces qui grimpent de 30% à 775 000 hectares.

Les surfaces en protéagineux progresse également (+ 15 % par rapport à la moyenne quinquennale) pour atteindre 300 000 hectares mais les rendements sont moindres.

Pour la 8ème année consécutive, les surfaces de soja étaient en hausse en 2020 pour atteindre 186 000 hectares.

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La culture de l’innovation

Publié le 5 Nov 20

L’agriculture évolue sans cesse. Notamment pour toujours mieux prendre en compte les exigences environnementales. Agreen Tech Valley vient ainsi de récompenser un projet exemplaire et innovant en la matière.

Agreen Tech Valley a remis le Prix Xavier Beulin 2020 à une agricultrice du Cher, Céline Martin-Min pour son application géothermique en boucle intégrée dans une serre maraîchère.

La centaine d’hectares de la Ferme de Château-Fer, en agriculture biologique, est consacrée essentiellement aux céréales mais comprend également, afin de diversifier les productions, une activité de maraîchage. Dans ce cadre, une serre pour les semis a été construite. A l’intérieur de celle-ci, le choix de l’énergie est crucial pour la régulation des températures.

Trois années de recherche et développement ont été conduites afin de réfléchir aux moyens de protéger la serre des très fortes températures estivales et renvoyer cette chaleur dans le sous-sol, pour compenser les prélèvements de calories en hiver.

Le projet en cours de finalisation vise à coupler la serre de production de semis avec un circuit de chauffage par géothermie pour piloter et réguler les températures de la serre. Ce projet permet tout à la fois d’améliorer les productions végétales de l’exploitation tout en prenant en compte les enjeux du changement climatique.

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« Être agriculteur, c’est… »

Publié le 5 Nov 20

Quel cliché révèlera le mieux la beauté et la réalité de l’agriculture ? Les Jeunes agriculteurs et Interbev du Grand-Est lancent un concours photo pour les habitants de leur région sur le thème : “Être agriculteur, c’est…”

L’objectif de ce concours est de permettre à tous les citoyens de mieux connaître et appréhender le métier d’agriculteur, ses valeurs et son impact sur les territoires. Qui sait, en participant à ce concours, cela suscitera peut-être chez le photographe amateur des vocations et lui donnera envie de s’installer en agriculture !

Les candidats ont jusqu’au 30 novembre 2020 pour envoyer leur photo à la structure organisatrice de leur département (Ardennes : jeunes-agriculteurs-08@ja08.asso.fr – Aube : jeunes.agriculteurs.10@orange.fr – Marne : ja.marne.51@gmail.com – Haute-Marne : e.poe@ja52.fr – Meurthe-et-Moselle : installationja54@orange.fr – Meuse : ja.55@wanadoo.Fr – Moselle : animatrice.ja57@gmail.com – Bas-Rhin : jeaunes-agriculteurs-67@wanadoo.fr – Haut-Rhin : ja68@orange.fr – Vosges : install.ja88@ja88.fr)

La finale régionale avec tous les gagnants départementaux se déroulera sur Facebook du 10 au 18 décembre 2020. Paniers garnis et vols en montgolfière sont à gagner…

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L’agriculture : une histoire de cultures

C’est Virgile qui le premier dans les Géorgiques, véritable traité d’agriculture et d’écologie écrit 37 ans avant notre ère, célèbre la beauté profonde de la nature, enracine sa pensée dans le « terreau sacré des dieux », souligne les « liens qui nous unissent aux végétaux et aux animaux. »

Le rapport entre le culte et la culture du mot agriculture persiste jusqu’au Grand Siècle où Olivier de Serres écrit une véritable « Bible agricole » en 1600, encore étudiée aujourd’hui dans Le Théâtre d’agriculture et ménage des champs. Il y décrit « une science plus utile que difficile, pourvu qu’elle soit étendue par ses principes, appliquée avec raison, conduite par expérience et pratiquée par diligence ».

Quelques années plus tard, c’est Voltaire qui dans un long poème à Madame Denis conseille : « c’est la Cour qu’il faut fuir, c’est aux champs qu’on doit vivre ». Diderot enfonce le clou en 1755 : « méfiez-vous de l’indolence, de la négligence, évitez le luxe, regardez l’agriculture comme la ressource la plus importante ».

Voltaire, encore lui dans un accent prophétique que ne renierait pas notre Président quand il parle de souveraineté alimentaire : « Il est d’autant plus nécessaire de songer aux richesses de la terre que les autres peuvent aisément nous échapper, la balance du commerce peut nous être défavorable, nos espèces peuvent passer chez l’étranger, les biens fictifs peuvent se perdre, la terre reste. »

Mais c’est au XIXème siècle que les auteurs s’emparent véritablement de l’agriculture pour en faire la source de leurs essais où le thème principal de leurs romans : George Sand, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Stendhal, Gustave Flaubert et Émile Zola décrivent une France rurale diversifiée avec un souci de relater avec exactitude la vie paysanne : les machines à faucher, à moissonner et à battre font leur apparition, la disposition de l’habitat, l’organisation du travail avec le début du partage des taches ; tout y est décrit avec minutie dans ce que l’on nommera le Roman rustique et qui se veut d’abord géographiquement localisé.

George Sand est très attachée à son Berry natal, Balzac décrit le Morvan mais c’est Zola qui est le plus précis dans son roman devenu célèbre, la Terre. Il entend : « la Beauce boire, cette Beauce sans rivières et sans sources, si altérée, si riche par la fertilité de son sol où les fermiers récoltent ordinairement 7 sacs par arpent » … « une mer blonde …. Rien que du blé, sans qu’on aperçu ni une maison, ni un arbre, l’infini du blé » ; et décrit les rapports sociaux au travers des profils psychologiques de ses personnages.

Plus près de nous, le philosophe Michel Onfray relate dans une émouvante préface de Cosmos, tout ce qu’il doit à son père, ouvrier agricole : « sans le savoir, il m’apprenait ainsi, non par des leçons ostentatoires, mais par l’exemple, que le temps dans lequel il vivait était celui de Virgile : le temps du travail et le temps du repos, … le temps des travaux des champs et des abeilles, temps des saisons et des animaux, temps des semailles et des récoltes, temps de la naissance et temps de la mort … »

Mais c’est le philosophe Michel Serres qui s’est le plus engagé envers ceux qu’il appelait les « pères nourriciers de l’humanité ». « Avant tout, je dis aux paysans que je les plains, sans la moindre condescendance. Ils font un métier difficile, encore plus difficile qu’il ne l’a été autrefois, même s’il est devenu aujourd’hui moins pénible, un des métiers les plus difficiles avec celui d’enseignant et celui de médecin. Ces trois-là œuvrent sur le long terme, ils aident les humains à se forger un avenir. Cependant, ils agissent dans un monde manœuvré par les hommes du court terme : le politique mobilisé par l’échéance électorale, le médiatique ébloui par l’actualité, le financier anxieux de prendre ses gains. Face à ces puissances, les paysans n’ont même plus l’avantage du nombre ». Tout est dit et jusqu’à la fin de ces jours, il a milité pour la mise en place d’une « exception agricole » qui sortirait le blé et le riz du système boursier.

Bien d’autres écrivains pourraient être cités (La Fontaine …) mais en guise de conclusion laissons la parole à l’académicien qui a le plus étudié et écrit sur l’économie agricole. Citons, Voyage au pays du coton, l’Avenir de l’eau, géopolitique du moustique. Erik Orsena : « Notre époque est engagée dans un vertige de transitions. Des transitions qui toutes, climatiques, énergétiques, numériques, immobilières, sociales, toutes, ne peuvent que se donner la main. Mais n’oublions pas ceci : comment voulez-vous qu’un pays se bâtisse un avenir digne sur une déchirure aussi profonde entre ses habitants et ceux qui les nourrissent ? Agricultrices, agriculteurs, vous méritez d’abord notre respect. Ne serait-ce que pour cette seule petite raison de bon sens : d’abord et à jamais, pour vivre nous dépendons et dépendrons de vous ».

Miss & Mister agricoles

Publié le 4 Nov 20

Dévoiler la beauté de l’agriculture à travers ses actrices et ses acteurs : c’est toute l’ambition de l’élection de Miss et Mister agricoles. Les candidatures 2021 sont lancées !

Le concours Miss & Mister agricoles est un concours sur Facebook destiné à mettre en valeur l’agriculture française à travers les femmes et les hommes qui y travaillent.

C’est ainsi montrer les actrices et acteurs de l’agriculture, sans aucun fard afin de lever le voile sur cette profession afin qu’elle ne soit plus un mystère (même s’il y aura quand même l’élection d’un Mister…) pour nombre de citoyens.

Il y a 4 catégories : Miss et Mister de plus de 18 ans, ainsi que Miss et Mister junior. Le concours est ouvert aux agricultrices et agriculteurs, étudiant.es agricoles ou salarié.es agricoles.

Pour concourir : cliquez ici

De la jeune pousse urbaine vitaminée

Publié le 4 Nov 20


Karima Fatmi est une pionnière : elle a créé la première ferme urbaine des Hautes-Pyrénées. C’est à Tarbes qu’elle est installée agricultrice depuis septembre 2020 et produit des micro-pousses de végétaux. Afin de consolider son activité, elle travaille actuellement à améliorer la commercialisation et réfléchit à de nombreux développements possibles à venir.

Arrivés à un certain âge, certains rêvent d’une reconversion professionnelle pour être plus en cohérence avec leurs façons de vivre, mais ils ne vont généralement pas jusqu’au bout de leurs réflexions. Karima Fatmi n’a pas fait que rêver, elle a préparé pendant deux ans son projet : devenir agricultrice. « Je suis issu d’une famille d’agriculteurs et donc très sensible à travailler la terre » précise-t-elle. Ce n’est toutefois pas vers des productions classiques qu’elle se tourne mais vers la culture de micro-pousses. Il s’agit de graines germées dont on récolte tiges et feuilles à leur tout premier stade développement.

« En tant que consommatrice de micro-pousses, j’ai souvent regretté la piètre qualité des produits que je trouvais dans le commerce car ils venaient de loin. Je me suis donc penchée sur la possibilité de développer une production locale. Pendant un an et demi, je me suis formé sur le sujet. A 39 ans, sans diplôme agricole, totalement autodidacte, je n’ai pas pu bénéficier d’aides à l’installation. Mais la caisse locale du Crédit agricole a accepté de m’accompagner, jugeant mon projet solide et pertinent ».

Dans un local qu’elle loue au centre de Tarbes, Karima Fatmi cultive sur des étagères des plantes hors-sol à l’aide d’une solution nutritive organique*. La culture est conduite sur la base de l’agriculture biologique, sans pesticide de synthèse ni engrais minéral. Une démarche est d’ailleurs engagée pour certifier l’exploitation en agriculture biologique.

Ce ne sont pas moins de 11 variétés différentes qui sont ainsi cultivées pour l’alimentation humaine (betterave, chou rouge, blé, pois, moutarde, tournesol…). « Cette production correspond aux attentes pour une alimentation vivante du bien manger, s’appuyant sur les circuits courts » souligne Karima Fatmi. « Les jeunes pousses sont pleines d’enzymes et de chlorophylle. Elles apportent au consommateur de nouvelles saveurs et plein de vitamines ».

Actuellement, les ventes sont réalisées auprès de restaurateurs mais également sur les marchés et dans des magasins spécialisés. « Je reçois un très bon accueil de la part des consommateurs mais pour pérenniser mon activité, il me faut accentuer mes efforts sur la promotion et le développement de mon réseau de distribution » reconnaît Karima Fatmi. Mais cela ne l’empêche pas de réfléchir déjà à d’autres pistes de développement, comme la production de jus d’herbe de blé. « C’est un produit très intéressant mais cela nécessite une étude de marché approfondie ainsi qu’un investissement dédié à la réalisation d’un conditionnement adapté ». Autre idée qui germe également dans l’esprit de l’agricultrice : la production de micro-pousses de blé ou d’orge pour l’alimentation animale. « En Afrique du Nord mais également en Espagne ou au Portugal, les éleveurs de ruminants donnent des micro-pousses à leurs animaux en hiver. Ce complément alimentaire est très bénéfique pour la santé de l’animal mais également pour la qualité de la viande et du lait. J’aimerais bien faire connaître ces avantages aux professionnels de l’élevage de la région ». Décidément, Karima Fatmi ne manque pas d’idées pour innover, et encore moins d’énergie !

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* cette pratique est appelée également bioponie

Ose l’agriculture !

Publié le 2 Nov 20

Du 2 au 6 novembre se déroule la semaine des métiers de l’agriculture. L’occasion de se découvrir une vocation pour la multitude de possibilités d’activités agricoles.

Au programme:
– Webinaire sur les métiers de l’agriculture
– Visites d’exploitation virtuelles
– Conférence en ligne

Pour connaître tout le programme, cliquez ici

Pour découvrir les différentes filières possibles en agriculture, rendez-vous sur la chaîne YouTube de l’Anefa

Comment être sensible au bon produit ?

Publié le 30 Oct 20

Pour Anthony, maraîcher près de Nantes, la meilleure façon d’expliquer son produit reste la vente directe et les marchés.

Huiles & margarines végétales

Publié le 29 Oct 20

Les huiles végétales de colza et de tournesol, ainsi que les margarines qui en sont issues, contribuent à une alimentation saine et équilibrée, grâce aux acides gras essentiels qu’elles contiennent et qu’il est nécessaire de trouver dans son alimentation.

https://youtu.be/pUFWlTTHEf4

Les huiles de colza, de tournesol et les margarines issues de ces dernières sont des atouts pour notre santé car elles contiennent des acides gras dits essentiels. Ces acides gras, comme les oméga 3 et oméga 6, sont essentiels car notre corps ne pouvant les fabriquer, il est nécessaire d’en consommer dans notre alimentation.

Toutes les huiles n’ont pas les mêmes qualités et ne peuvent être utilisées de la même façon. L’huile de colza, par exemple, est parfaite pour les sauces maison telles que la mayonnaise ou la vinaigrette et elle peut également être utilisée pour la cuisson. On se sert de l’huile de tournesol en friture ou pour faire revenir des légumes, des poissons à la poêle et faire griller de la viande. Quant à la margarine, elle se cuisine comme le beurre et trouve sa place dans nombre de recettes salées et sucrées (tartines, quiches, sablés…).

L’huile de colza est la principale huile produite en France. La France est le 1er producteur européen de colza (5,1 millions de tonnes), devant l’Allemagne (4,81 Mt) et la Pologne (2,56 Mt). En France, l’huile de tournesol est la deuxième huile végétale la plus produite et la plus consommée devant l’huile d’olive. La margarine est réalisée à partir d’huiles végétales et d’eau. Inventée au XIXe siècle en France, elle représente une alternative au beurre intéressante sur le plan nutritionnel puisque les margarines actuelles sont pour la plupart allégées en matières grasses et source d’acides gras essentiels. De nos jours, plus des deux tiers des ménages français en consomment.

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Le maintien des variétés potagères

Publié le 28 Oct 20

La diversité des variétés potagères doit être accessible à tous, que l’on soit maraîcher professionnel ou jardinier. Afin de le permettre et d’agir pour la biodiversité, l’interprofession des semences vient de créer un fonds de soutien pour maintenir les variétés du domaine public.

Le fonds de soutien à la maintenance des variétés du domaine public vise deux objectifs essentiels :
• favoriser, encourager et soutenir le travail de conservation des variétés du domaine public peu cultivées mais qui ont une valeur patrimoniale et culturelle françaises et historiquement présentes sur le territoire français ;
• permettre ainsi le maintien de ces variétés au catalogue officiel français et au catalogue communautaire des espèces et variétés légumières, et maintenir la diversité proposée aux utilisateurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs.

Toutes les entreprises, structures ou personnes qui réalisent un travail de maintenance de variétés du domaine public peuvent donc désormais solliciter un soutien financier.

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Rappelons l’importance de l’agriculture

Pour Clément Torpier, jeune agriculteur en Seine-et-Marne, une Journée nationale de l’agriculture permettrait de montrer sa reconnaissance envers les agricultrices et aux agriculteurs qui nous nourrissent.

Camarade ou concurrent ?

Publié le 27 Oct 20

Quelle relation prédomine entre agriculteurs : camaraderie ou concurrence ?

Pour Guillaume de Chevron-Villette, viticulteur dans le Var, il existe forcément à la fois une camaraderie et une concurrence entre membres de la même profession. Mais il y a toujours une solidarité face à des évènements climatiques.

Le lait de foin, une qualité garantie

Publié le 26 Oct 20

Le lait de foin est sous signe officiel de qualité STG. Voilà qui peut sembler énigmatique et nécessite quelques éclaircissements…

STG, une tradition respectée

STG signifie Spécialité traditionnelle garantie. Ce label européen protège une recette traditionnelle, transmise de génération en génération depuis au moins 30 ans. Pour l’obtenir, cela nécessite que d’une part son mode de production, de transformation ou de composition corresponde à une pratique traditionnelle, et d’autre part que son élaboration fasse appel à des matières premières ou ingrédients traditionnellement utilisés.

Il n’existe actuellement que 2 STG françaises : les moules de bouchot ou le Berthoud. Toutefois, le label STG ne se réfère pas à une origine géographique. Tout produit conforme au cahier des charges validé par l’Union européenne peut appliquer le logo, quel que soit son lieu de production. Ainsi, par exemple, à l’initiative de l’Autriche, le lait de foin bénéficie depuis 2016 dans l’Union européenne du label STG. Et depuis 2018, une centaine de producteurs en France, très majoritairement en agriculture biologique, produit du lait sous ce label.

Zéro fermentation pour le lait de foin

Le lait de foin se définit principalement comme un lait élaboré sans aucun aliment fermenté dans l’alimentation des animaux (vaches, brebis ou chèvres). Le cahier des charges s’appuie sur 4 caractéristiques essentielles :
– l’alimentation des vaches est constituée d’au moins 75% d’herbe ou de foin;
– la possibilité d’équilibrer l’alimentation avec un peu de céréales et de minéraux;
– l’interdiction d’utiliser des aliments fermentés (ensilage, enrubannage …);
– l’interdiction d’utiliser des OGM dans l’alimentation des animaux.

Les régions de Bretagne, des Pays-de-la-Loire et de Normandie sont pionnières dans l’accompagnement de cette démarche en France.

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