Actualités

La communicante agricole

Publié le 22 Avr 21

Parmi les quelque 700 000 emplois salariés en agriculture, les communicant.es occupent une place de choix pour faire parler du secteur dans lequel ils/elles exercent. Le Syrpa, l’association des agri-communicants, réalise régulièrement un baromètre du métier. Il en ressort récemment une féminisation accrue de cette fonction.

Aujourd’hui, le communicant-type est une communicante, super diplômée (8 sur 10 ont suivi un 3e cycle) et qui est attachée au secteur agricole (76 % d’entre elles dont 34 % très attachées).

Le besoin de communiquer sur des canaux de plus en plus nombreux, qui nécessitent beaucoup de réactivité, implique de recruter des diplômés en communication, aptes à s’adapter à l’évolution rapide des usages et aux aspirations de ces différents publics. La formation initiale en com’ représente ainsi 41 % des formations initiales déclarées. Une différence encore plus marquée chez les femmes : 55 % ont suivi ce cursus com’ contre 28 % chez les hommes.

A noter qu’il fait bon vivre dans le monde de la communication agricole ! Pour preuve, 74 % des agri-communicant.es sont fier.es de travailler dans la communication dont 33 % très fier.es.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Le recyclage en agriculture toujours plus performant

Publié le 21 Avr 21


La filière agricole française est la seule au monde à avoir conçu et développé une organisation ayant atteint une performance aussi élevée de collecte et de recyclage pour les principaux déchets de ses produits utilisés. Et elle progresse en permanence, notamment auprès des éleveurs.

Adivalor (Agriculteurs, distributeurs, industriels pour la valorisation des déchets agricoles) vient en effet de créer un nouveau programme de collecte pour les produits d’hygiène de l’élevage (produits détergents, désinfectants, produits de traitement de l’eau etc.). Ce nouveau programme de collecte permet de recycler désormais les emballages plastiques vides de ces produits qui représentent environ 200 tonnes par an d’emballages vides.

La souveraineté alimentaire en débat

Publié le 20 Avr 21

La profession agricole invite le 18 mai à un grand rendez-vous pour débattre de la souveraineté alimentaire.

Le Ceneca (Centre national des expositions et concours agricoles) et le Conseil de l’agriculture française estiment que “depuis plus d’un an avec la crise covid-19, la souveraineté alimentaire est devenue une cause stratégique nationale“. De ce fait, ils souhaitent transformer cette ambition en actes concrets.

Au cours d’un évènement connecté, en présence du Président de la République et de ministres, ce rendez-vous permettra de participer aux débats entre experts et d’interagir : https://pourunesouverainetealimentaire.fr

Prêt à aller cultiver sur Mars ?

Publié le 19 Avr 21


Les missions du français Thomas Pesquet font rêver bon nombre de Français, qui en viennent à s’interroger si les agriculteurs pourraient aller cultiver sur une autre planète…

Sans vouloir rester terre-à-terre, les agriculteurs aimeraient déjà pouvoir continuer à pouvoir travailler sur terre…

Une agriculture hors sol…

Publié le 16 Avr 21


La tête dans les étoiles et les pieds sur terre. L’astronaute français Thomas Pesquet vient d’être nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Thomas Pesquet s’engage ainsi à “sensibiliser au fait qu’il est important de transformer les systèmes agroalimentaires mondiaux, de les rendre plus résilients, inclusifs, efficaces et durables pour relever les défis liés à la faim, un problème qui perdure et continue de croître, et de préserver l’environnement et la biodiversité de la planète“.

La FAO compte sur Thomas Pesquet pour promouvoir ses activités “fondées sur la science dans les domaines de la transformation des systèmes agroalimentaires, du gaspillage de nourriture, de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition, et à attirer l’attention sur le fait que les choix alimentaires réalisés au quotidien par chacun d’entre-nous ont des répercussions sur le bien-être de tous et la santé de la planète“.

Déjà lors de sa première mission dans l’espace en 2016, Thomas Pesquet avait déjà conduit une expérimentation sur le développement morphologique des végétaux. Cette expérience Cérès avait pour objectif de démontrer l’influence de la gravité sur la croissance des graines de moutarde, de radis et de lentilles. L’espace, nouveau site d’observation et d’expérimentation de l’agriculture de demain ?

Vivre de son métier toute l’année

Publié le 15 Avr 21


Comment un agriculteur ayant une production saisonnière peut-il vivre de son métier tout au long de l’année ?

Le colza, une graine pleine de ressources

Publié le 14 Avr 21


Au-delà du seul domaine alimentaire, la culture du colza participe à de nombreuses valorisations.

Si l’on connaît l’huile de colza en alimentation (qui offre le meilleur équilibre entre oméga-3 et oméga-6), on oublie parfois que cette huile est aussi utilisée dans le secteur de la chimie verte avec la fabrication de biocarburants et d’ingrédients (biolubrifiants, cosmétiques, revêtements… ).

L’écorce des graines de colza quant à elle est transformée en tourteaux pour apporter de l’énergie et de la protéine aux animaux d’élevage. Le tourteau de colza, fabriqué à partir de la matière sèche issue du pressage des graines, est un aliment riche en protéines (35%) qui remplace de plus en plus le soja dans l’alimentation des animaux d’élevage (bovins, poulets, porcs).

Pour aller plus loin : cliquez ici

L’agriculture, l’école de la vie

Publié le 13 Avr 21

Le stage est souvent l’occasion au cours des études de s’exercer et tester sa future éventuelle filière professionnelle. Afin d’y parvenir, la plateforme Stage Agricole facilite la mise en relation entre agricultrices-eurs et stagiaires.

Du collège aux études supérieures, la recherche de stage d’apprentissage ou de perfectionnement est cruciale. Pour cela, une plateforme permet de mettre en relation les jeunes et les professionnels agricoles, par région et en fonction des attentes respectives.

Les étudiant.es peuvent déposer sur cette plateforme leurs CV et choix. Et les maîtresses et maîtres de stage peuvent détailler leurs offres et profils recherchés.

Rendez-vous pour cela sur : http://stage-agricole.com/

La France, premier exportateur mondial de malt

Publié le 12 Avr 21

Parmi les orges produites en France, une partie est destinée à la production de bières. En moyenne, La France produit sur près de 2 millions d’hectares, 12 millions de tonnes d’orges, dont 4 millions de tonnes d’orges brassicoles sur plus d’1 million d’hectares d’orges dont 50% d’orges hiver et 50% d’orges de printemps.

Ainsi, 20 % des bières brassées dans le monde le sont à partir d’orges de brasserie ou de malt français, ce qui place la France comme un acteur incontournable.

La France produit 1,5 million de tonnes de malt et en exporte 80 %, ce qui la positionne au premier rang des exportateurs mondiaux de malt. Les trois malteurs français – Boortmalt (Axereal), Malteurop (Vivescia) et Malteries Soufflet – figurent parmi les quatre premiers malteurs mondiaux, avec une capacité de production globale de plus de 7,5 millions de tonnes et des sites de production implantés partout dans le monde.

Pour aller plus loin : colloque “Faire filière brassicole en toutes situation

Des cultures grandes par leur importance

Publié le 30 Mar 21

La culture des céréales (blé, orge, maïs…), des oléagineux (tournesol, colza, soja…), protéagineux (pois, féveroles…) et des betteraves sucrières constitue le secteur des grandes cultures. Elles occupent une place essentielle dans l’économie française.

Les grandes cultures constituent une filière d’excellence avec 110.000 producteurs de grandes cultures, occupant 22% du territoire national.

Ainsi la France est le :

  • 1er producteur et exportateur européen de blé et de mais
  • 2e producteur mondial de sucre et d’éthanol de betteraves
  • 5e producteur mondial de blé
  • 1er producteur européen de graines oléagineuses (colza, tournesol, soja et lin oléagineux)
  • 1er exportateur mondial de semences de maïs et de céréales à paille
  • 1er exportateur de maïs doux et de mais popcorn.

Les données chiffrées du secteur des grandes cultures sont éloquentes :

  • 8 milliards d’€ d’excédent commercial céréalier
  • 1,4 milliard d’€ d’excédent commercial sucrier
  • 21 milliards d’€ de valeur ajoutée
  • 460 000 emplois générés
  • 40 MT de betteraves sucrières produites par an
  • 70 MT de céréales produites par an
  • 5,36 MT d’oléagineux produits par an
  • 788.000 T de protéagineux produits par an

Il n’en demeure pas moins que le secteur des grandes cultures se trouve aujourd’hui fragilisé par des réformes en cours et inquiet pour son avenir.

Les Toqués à emporter dans le Cher

Publié le 29 Mar 21

Le samedi 24 avril à Bourges, Place Étienne Dolet, à l’initiative du Tour des Terroirs, Jeunes agriculteurs et Terres innovantes, les Chefs Julien Médard de l’Ardoise du Marché, William Gauriat de La Forge et Mathieu Dalivoust de L’épicerie proposeront des menus en précommandes.

Au menu pour 38 €:
. Petit épeautre du Berry au chèvre frais et asperges vertes, citron confit, thym citron et tuile de lin brun par Mathieu Dalivoust–L’Épicerie
. Poulet Noir du Berry braisé au Menetou blanc, cromesqui de cuisses au chèvre frais et fenouil bronze, velours de pois cassé par William Gauriat–La Forge
. Mousse de fromage blanc de chèvre, rhubarbes pochées, strudel à la noisettes et décoction des peaux de rhubarbes au gingembre par Julien Médard–L’Ardoise du Marché

Un marché de producteurs se déroulera sur la place pour animer le retrait des commandes.
Vins, pains, yaourts fermiers, légumineuses et autres produits locaux seront proposés par les Jeunes Agriculteurs

Infos pratiques :
Menus sur précommandes, à venir récupérer de 11h à 16h le samedi 24avril Place Étienne Dolet à Bourges.
Pour réserver, rendez-vous sur le site de l’association : www.letourdesterroirs.com/evenements

L’agriculture : un métier d’avenir

Publié le 25 Mar 21


Victor Rabier, agriculteur dans l’Essonne, invite à s’intéresser à l’agriculture. C’est un métier valorisant car il contribue à nourrir la population. Et c’est un secteur qui recrute.

A la découverte du patrimoine agricole et agroalimentaire

Cette année, à l’instar de nombreux grands pays agricoles, la France organisera, elle aussi, ses Journées Nationales de l’Agriculture. Cette première édition, qui se tiendra les 18, 19 et 20 juin prochains sur l’ensemble du territoire, proposera à chaque citoyen de découvrir son patrimoine agricole et alimentaire, en visitant des sites de production, d’enseignement agricole, d’expérimentation, de recherche et des sites de transformation.

Du 18 au 20 juin 2021, 1 500 à 2 000 lieux ouvriront leurs portes au public, pour accueillir entre 300 000 et 400 000 visiteurs. Des exploitations familiales aux industries agroalimentaires en passant par les établissements d’enseignement, de recherche et les sites patrimoniaux, c’est l’ensemble de ce qui compose le secteur agricole et para-agricole qui se dévoilera au public pour une meilleure compréhension de ce qu’est l’agriculture et pour la reconnaissance de ses acteurs, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs, viticulteurs, maraîchers, entrepreneurs ou enseignants…

Partout en France, les Journées Nationales de l’Agriculture donneront rendez-vous au public, quel que soit son âge, pour des rencontres, des démonstrations, des dégustations et des ventes directes de produits, des expositions, des visites guidées et des ateliers pédagogiques, reflétant ainsi l’ensemble des activités liées au monde agricole. La journée du vendredi 18 sera plus particulièrement dédiée aux scolaires et le week-end au grand public.

Pour en savoir plus : https://journeesagriculture.fr

Une agriculture écologiquement bien ficelée

Publié le 22 Mar 21

Agriculteur dans le Sud des Landes, en Chalosse, Jean-Paul Dumartin fait dans le petit format avec une exploitation de seulement une cinquantaine d’hectares, spécialisée dans la vente directe de petites bottes de paille et de foin. De petites dimensions mais de grande qualité environnementale : l’agriculteur multiplie depuis plusieurs années des pratiques agroécologiques sur sa ferme certifiée HVE, haute valeur environnementale.

« Mon exploitation s’étend sur très peu d’hectares et je n’ai pas eu la possibilité de m’agrandir, j’ai donc décidé en 2010 de chercher une diversification » détaille Jean-Paul Dumartin, agriculteur à Serres-Gaston, dans les Landes. « Je me suis rendu compte que je pouvais valoriser mon exploitation en développant la commercialisation de petites bottes de paille. Puis j’ai converti quelques surfaces de maïs en prairies pour faire des petites bottes de foin ». Car la demande est là. « Aujourd’hui, 90% de mes ventes sont destinés à des particuliers pour leurs animaux domestiques (chèvres, moutons, lapins…) mais également pour le paillage de jardins. D’autres usages se sont également développés : la construction et l’isolation des maisons avec de la paille, ou bien encore l’emploi de bottes de paille pour apporter une tonalité champêtre à des fêtes, des mariages ou d’autres évènements ». Le reste de la production des petites bottes part pour des professionnels, et notamment dans les élevages de volailles. « Lorsque les canetons arrivent dans un grand bâtiment d’élevage, il est possible de les regrouper dans un espace plus réduit grâce à un cloisonnage avec des petites bottes. Cela évite d’utiliser du grillage ou des barrières, ce qui est préférable pour les conditions sanitaires et pour le bien-être animal ».

Si le bouche à oreille a très bien fonctionné au démarrage de l’activité, Jean-Paul a su développer et entretenir la communication : un site Internet, une présence sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram), des flyers, des panneaux de publicité, sponsoring d’associations… Et le terme « petitebottedepaille » a même été déposé à l’Inpi, l’Institut national de la propriété industrielle. Par ailleurs, Jean-Paul participe à des animations avec Les jardins reconnaissants, visant à vulgariser une approche agroécologique du jardinage, en pratiquant la permaculture ou la culture sur bottes de paille au sein de jardins partagés.

Cultures sur bottes de paille

La protection de l’environnement comme fil conducteur

Quand Jean-Paul a repris l’exploitation familiale en 1991, les terres étaient alors consacrées entièrement à la monoculture de maïs. « J’ai voulu repenser les pratiques culturales et au début des années 2000, j’ai mis en place une rotation de cultures en intégrant des céréales à paille (blé, avoine, orge) puis des oléagineux (colza, tournesol). Entre chaque culture, j’ai introduit des couverts végétaux ». Ces couverts offrent de nombreux atouts agroécologiques : ils couvrent le sol le protégeant de l’érosion, ils réduisent la fuite vers les nappes phréatiques de l’azote tout en restituant cet azote pour la culture suivante, enfin ils améliorent la structure du sol et limitent le développement de « mauvaise herbes », les adventices.

« La clientèle m’a encouragé à aller dans le sens d’une agriculture raisonnée, respectueuse de l’environnement. C’est la raison pour laquelle la conduite de mon exploitation est axée sur le triptyque : augmentation de la rotation des cultures, développement des couverts végétaux et diminution de l’utilisation de produits phytosanitaires ». Il s’appuie pour cela sur les conseils de sa coopérative Euralis et des techniciens de la Chambre d’agriculture.

En 2020, Jean-Paul s’est lancé dans l’agroforesterie : « je cultive 8 hectares de cultures au milieu de peupliers. Cela a l’avantage de limiter l’érosion, d’augmenter la matière organique des sols, et de contribuer au maintien de la biodiversité. Je m’en aperçois concrètement avec une fréquentation en hausse d’oiseaux dans mes parcelles ». En 2020 également, l’exploitation a été certifiée HVE, haute valeur environnementale, mettant ainsi en évidence le raisonnement global agroécologique appliqué sur la ferme.

Jean-Paul ne manque pas d’énergie pour s’engager dans une agriculture durable. Et si cela peut lui permettre de produire de l’énergie verte, c’est encore mieux. Ainsi, profitant de la construction d’un nouvel hangar de stockage de paille et de foin, il a équipé sa toiture de panneaux photovoltaïques.

Innover et progresser

Jean-Paul, âgé de 51 ans, va être rejoint par son fils Julien sur l’exploitation au cours de cette année 2021. « Même si je complète mon activité avec de l’agrotourisme grâce à un gîte rural, mon exploitation n’est pas suffisamment rentable pour faire vivre deux personnes. Julien va donc devoir innover et développer d’autres activités. Il prévoit ainsi de réintroduire de l’élevage sur la ferme avec un atelier de volailles en plein air (poulets et poules pondeuses), avec la mise en place de vente directe auprès des consommateurs. Parallèlement, il envisage de développer l’agroforesterie et la plantation de haies ». Assurer la rentabilité de l’exploitation, dans le cadre d’une approche écologique et d’une dynamique du territoire, la démarche de Jean-Paul Dumartin semble prometteuse et porteuse d’avenir.

Jeu collectif pour créer une filière de graines de chia française

Publié le 18 Mar 21

Depuis une petite dizaine d’années, semenciers, agriculteurs et coopératives œuvrent à développer une production locale de chia, cette petite graine bénéfique pour l’environnement et aux nombreuses vertus pour la santé. Le projet est ambitieux et nécessaire, mais il reste à l’heure actuelle encore incertain, en raison de la difficulté à fédérer tous les acteurs de la filière.

En 2010, Frédéric Poujaud, directeur de Panam France, semencier français indépendant, découvre la culture de graine de chia au Chili et rêve d’une implantation en France. Adaptée à une culture en climat tropical, plusieurs années de recherches et de sélections variétales sont nécessaires au développement d’une variété de chia française. En 2017, la variété Oruro, adaptée au climat tempéré est finalement obtenue, grâce à un programme de sélection naturelle, puis est autorisée et distribuée sur le marché européen.

Afin de fédérer les acteurs de la filière, celle-ci s’organise alors sous le nom de « Chia de France », qui compte aujourd’hui 200 agriculteurs, 15 coopératives, et négoces, qui se sont réunis afin de répondre au besoin de distribution, tri, séchage et conditionnement des graines. En 2020, 500 tonnes ont été produites en France, alors que les Français en consomment de 1 500 et 2 000 tonnes annuellement.

L’un des enjeux quant au développement d’une filière française, est bien de réduire l’impact carbone généré lors de l’importation des graines. La filière Chia de France, garantit également un commerce équitable entre les producteurs et les distributeurs, et permet une traçabilité totale des produits pour les consommateurs.

La difficulté principale réside dans la tentation que peuvent avoir les agriculteurs de faire cavaliers seuls, en proposant leurs graines à un prix inférieur à celui de la filière et la mettant ainsi en péril. Pourtant, Agrofün, jeune PME créée dans l’objectif de fédérer les agriculteurs français autour de nouvelles graines, met à disposition gratuitement les graines de chia, et propose un accompagnement dans la culture de la plante. Son postulat : travailler collectivement autour des mêmes objectifs, pour permettre d’avoir un effet de masse, et créer une filière compétitive et rémunératrice pour les agriculteurs.

Une culture aux forts bénéfices environnementaux

La chia est pourvue de nombreux atouts environnementaux. Elle est de la famille des Lamiacées, plantes encore très peu cultivées en France. Elle devient donc pour les agriculteurs français une source de diversification de cultures, et offre une nouvelle possibilité de rotation. De plus, cette plante, fleurit tout l’été jusqu’à septembre, et permet ainsi d’accueillir les insectes et d’entretenir la biodiversité. Originaire des climats tropicaux, elle a besoin de très peu d’eau, et par sa capacité à valoriser l’azote, sa culture requière peu d’intrants.

Une petite plante aux grandes vertus

Au-delà des bénéfices environnementaux, les graines de chia sont pleines de vertus. Si bien que depuis quelques années, les chefs, sportifs et nutritionnistes en vantent les bénéfices pour la santé. Deux à trois cuillères de ces graines permettent de couvrir l’apport journalier recommandé en oméga-3. Or, la carence en oméga-3 est un problème majeur de santé publique, qui touche une grande majorité de français, d’après une étude de l’ANSES publiée en 2001 (Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale). Puisque ce déficit serait à l’origine de maladies neurologiques, de problèmes de fertilités ou de cancers divers. Les graines de chia sont également sources de calcium, magnésium, phosphore et cuivre et vitamines (E, B1 et B2). Elle porte bien son nom de « graine des dieux », puisque qu’elle agit également contre les cancers colorectaux, et le diabète, grâce à son apport en fibre solubles, antioxydant, et à ses éléments nutritifs.

L’un des enjeux de Chia de France est donc de sensibiliser les consommateurs pour les inciter à intégrer ces acides gras et minéraux à leur alimentation quotidienne.

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