Actualités

Une agriculture productive et responsable

Publié le 28 Sep 20

L’agriculture de masse s’oppose-telle à l’agriculture responsable ?

Guillaume de Chevron Villette, vigneron dans le Var en agriculture biologique, en biodynamie et en viticulture durable Terra Vitis répond à cette consommatrice.

Le bio prend racine

Publié le 24 Sep 20

Face à l’augmentation de surfaces consacrées à l’agriculture biologique, la production de semences bio en France s’envole.

La disponibilité et l’accessibilité des semences et variétés pour l’agriculture Bio est un enjeu crucial. Cela concerne avant tout les volumes de semences à produire par espèce, mais aussi de plus en plus les variétés, leurs aptitudes à être utilisées  en agriculture biologique, ainsi qu’à répondre à des marchés de plus en plus diversifiés.

Les chiffres sur la contribution et l’engagement de la filière des semences et plants pour répondre aux attentes du développement de l’agriculture biologique sont éloquents avec :
– Plus de 18 000 hectares de multiplication de semences et plants bio (+150 % en 5 ans)
– 130 entreprises productrices mobilisées (+20 % en 5 ans)
– 110 espèces bio produites (+50 % en 5 ans)
– 470 variétés bio produites hors potagères (+75 % en 5 ans)
– 1 200 agriculteurs multiplicateurs en agriculture biologique (+135 % en 5 ans).

Pour aller plus loin, cliquez ici

Le riz de Camargue : une petite production de grande qualité

Publié le 24 Sep 20

Si le nombre de riziculteurs en France reste relativement stable, entre 180 et 200, les surfaces consacrées à la culture de riz diminuent d’année en année. Pourtant cette production est indispensable à la préservation de l’écosystème local.

Le riz est essentiellement cultivé sur le territoire de Camargue, dans le delta du Rhône : 2/3 dans les Bouches du Rhône, 1/3 dans le Gard et quelques exploitations dans l’Aude. Il était cultivé sur plus de 30 000 hectares dans les années soixante pour chuter à 5 000 ha en 1980, date à laquelle un plan de relance a été entrepris. Atteignant les 25 000 hectares de culture en 1994, les semis de riz en 2018 ne couvraient plus que 13 000 ha. Avec un rendement moyen d’environ 57 quintaux par hectare, la production de riz français s’élève à 73 300 tonnes.

Conduite de la culture du riz

En fin d’hiver, le sol est préparé et aplani. En avril, la fertilisation, la préparation du lit de semences et la création de rigoles sont réalisées. Au mois de mai, les parcelles sont mises en eau grâce à un pompage dans les deux bras du Rhône et les semences sont épandues à la surface. A la fin de l’été, l’eau est évacuée afin de permettre la récolte (avec des moissonneuses-batteuses équipées de chenille) fin septembre – début octobre. Les variétés de riz cultivés en Camargue sont majoritairement des riz longs (50 % de l’assolement) et des riz ronds (38 % de l’assolement). D’autres variétés de riz sont également présents : risotto, riz noir, riz rouge et riz parfumé.

Une production de qualité

Afin de permettre une traçabilité de la production, 80% du riz français est sous signe officiel de qualité IGP (Identification géographique protégée) Riz de Camargue. Cette démarche encadre la production des riziculteurs mais également les 24 opérateurs de la filière (organismes stockeurs, riziers et conditionneurs). Sur environ 2 200 hectares, les surfaces en agriculture biologique représentent 17% de l’ensemble rizicole.

Un écosystème préservé

L’endiguement du Rhône, qui avait été rendu nécessaire pour se prémunir des crues, destinait la Camargue à devenir un désert du fait de la salinisation des sols. La riziculture y a remédié car elle nécessite l’apport de 35 000 m3 d’eau à l’hectare (soit 5 800 litres par kilo de riz produit). Les quelque 500 millions de m3 d’eau prélevés annuellement dans le Rhône circulent dans les parcelles pour irriguer les cultures. Cette eau est restituée au milieu naturel puisqu’elle repart dans le Rhône, dans les marais (lieux d’hébergement et d’alimentation de nombreux oiseaux) ou dans la nappe phréatique.
La riziculture préserve ainsi l’écosystème naturel de la Camargue et maintient sa biodiversité. Cet apport d’eau douce, en limitant l’impact du sel, participe également au maintien des sols cultivables dans la région permettant, grâce aux rotations, les cultures de fourrage (herbe, luzerne…), de céréales (principalement du blé dur), ou des oléagineux.

Pour aller plus loin :
IGP Riz de Camargue, l’atout qualité
Dans les rizières, une biodiversité préservée
– Mais aussi : Passion céréales FranceAgriMerLa Maison du riz

L’agriculture : une cause nationale au cœur des enjeux géopolitiques

Publié le 20 Sep 20

Retrouvez la conférence qui s’est tenue le 23 septembre à Paris
avec Sébastien Abis, Guillaume Lefort et Arnaud Montebourg.

Agriculture : comment retisser des liens avec les citoyens ? Souveraineté alimentaire, Circuits courts, produits locaux ; la crise sanitaire a mis en évidence l’attachement des Français à défendre une alimentation et une agriculture plus ancrées dans les territoires. Mais chaque exploitation agricole est aussi connectée au monde et nous ne consommons pas tout ce que nous produisons.
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Intervenant.e.s –

📍 Sébastien Abis, directeur du club Demeter et chercheur à l’IRIS – Institut de relations internationales et stratégiques, co-auteur de l’ouvrage Géopolitique de l’agriculture
📍 Arnaud Montebourg, entrepreneur, fondateur de la marque Bleu Blanc Ruche et des glaces La Mémère. Ancien ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique.
📍 Guillaume Lefort, agriculteur en Seine-et-Marne et président de l’association #agridemain
🎙 Animatrice : Brigitte Boucher, journaliste sur LCP

Quels sont les avantages des signes officiels de qualité ?

Publié le 19 Sep 20

Eka Moncarré, directrice de l’office de tourisme d’Indonésie à Paris, s’interroge sur les signes de qualité mis en place en France.

Jacques Rozière, agriculteur dans les Bouches-du-Rhône, présente les contraintes et les avantages pour la filière du Riz IGP (Identification géographique protégée) de Camargue.

Les agroéquipements, maillon essentiel de l’agriculture

Publié le 18 Sep 20

Si les agricultrices et les agriculteurs peuvent exercer leur métier dans les meilleures conditions possibles, c’est grâce notamment à la praticité et la technicité des équipements utilisés. Philippe Girard, président de l’Aprodema, l’association pour la promotion des métiers et des formations en agroéquipement, précise toute l’attractivité de ce secteur.

Qu’est-ce que les agroéquipements ?

Philippe Girard : C’est ce que l’on appelait autrefois le machinisme agricole. Mais cette machine agricole a beaucoup évolué. Aujourd’hui, c’est de la robotique, de l’électronique, ce sont des aménagements ergonomiques dans les engins agricoles. Il faut en finir avec les clichés des anciennes machines agricoles car maintenant, c’est de de la haute technologie.

Le secteur des agroéquipements est-il porteur ?

P.G. : Tout à fait. C’est une filière et des métiers sous tension puisqu’il y a énormément de postes à pourvoir (chaque année, 7000 postes ne trouvent pas preneur) et c’est des métiers qui s’exercent dans toutes les régions de France. C’est une filière qui présente une grande palette de métiers (de la mécanique au commerce, en passant par la robotique, l’engineering, la maintenance ou bien encore la fabrication).

Dans le cadre du concours « Je filme le métier qui me plait », vous avez remis dernièrement un prix à des étudiants pour un film sur la place de la femme. Le secteur des agroéquipements est-il ouvert aux femmes et les agroéquipements sont-ils adaptés aux femmes ?

P.G. : La filière est tout à fait ouverte aux femmes. Elles sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses à rejoindre nos entreprises.

Les engins agricoles sont aussi bien adaptés aux hommes qu’aux femmes. En effet, le design des machines est avant tout normé en termes d’effort, d’accessibilité, de confort ou bien encore d’ergonomie. Ces recherches et évolutions au niveau du design facilitent l’accessibilité et le travail de tout utilisateur peu importe son genre.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Cultiver les vers de terre

Publié le 17 Sep 20

L’agriculture de conservation des sols est une méthode agricole développée pour lutter contre la dégradation des sols. Mise en place par environ 4%* des agriculteurs français, elle s’appuie sur 3 piliers :

• Limiter le travail du sol pour favoriser la biodiversité.
• Ne pas laisser les sols à nu et installer des couverts végétaux.
• Diversifier les culture et augmenter les rotations.

En effet, aujourd’hui la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que près de 33% des sols à l’échelle mondiale sont modérément ou gravement dégradés.

Pierre Girard, journaliste et présentateur sur Arte, à l’origine de la chaine Youtube “Tous terriens” est allé à la rencontre de Sébastien Méry, agriculteur dans le Loiret et ambassadeur #Agridemain. Adepte de l’agriculture de précision et de la conservation des sols, il nous explique en quoi ces pratiques augmentent la fertilité de ses sols, protègent la faune sauvage et favorisent le stockage du carbone dans le sol.

En effet, le couvert végétal composé de différentes plantes (phacélie, féveroles, radis, fenugrec ou lentilles) apporte une production de matière qui retourne au sol, il capte du carbone et relargue de l’oxygène par le biais de la photosynthèse, ce qui atténue ainsi les émissions de gaz à effet de serre responsable du changement climatique.

Emmanuel Leveugle travaille également en partie en agriculture de conservation dans les Hauts-de-France, et il nous explique le rôle essentiel du vers de terre pour la préservation du sol. Ils participent au bon développement des racines, permettent au sol de s’aérer, ils dégradent la matière organique et renforcent la présence de minéraux dans la terre.

Afin de permettre la reconnaissance des pratiques d’agriculture de conservation, l’APAD, a lancé le label “Au cœur des sols” lors du Salon de l’Agriculture 2020, avec pour objectif de labelliser 200 agriculteurs en 2020, et 1000 d’ici 2022. 

* Source INRA

Derrière chaque assiette, il y a un agriculteur

Publié le 16 Sep 20

Les mondes de la gastronomie et de l’agriculture sont étroitement liés, puisqu’il est impossible de parler d’alimentation saine sans parler de ceux qui la produise. 

C’est pour cela que vous nous proposons une série de vidéos où agriculteur et chefs s’associent pour vous vous présenter leurs productions, de la fourche à la fourchette.

Vous êtes intéressé par le projet ? N’hésitez pas à nous contacter pour réaliser une vidéo ! 🎥

Quel agriculteur se cache dans vos coquillettes ?

Publié le 15 Sep 20

Tomas Parisini, chef Euro-Toques France et au restaurant Cugini à Lyon, nous propose une recette simple à partir d’un produit d’un agriculteur #agridemain : un risotto … de coquillettes.

Retrouver le goût de la céréale dans ses pâtes, c’est le pari qu’a fait Franck Dumoutier, agriculteur dans la Beauce lorsqu’il s’est lancé dans la fabrication des pâtes fermières.

Après avoir repris l’exploitation familiale en 2012, Franck travaille 100 hectares de blé à Ruan (Loiret). Semé à l’automne, pour être récolté en juillet, le blé tendre est utilisé pour la fabrication de farine et le blé dur pour les pâtes.

Pour la fabrication des pâtes, le blé dur est passé dans un moulin, dans lequel il est écrasé sur une meule de pierre afin de fabriquer une semoule de blé.
Mélangée à l’eau, cela donne une pâte qui est ensuite extrudée pour donner leurs formes aux coquillettes, qui sont séchées lentement pour fabriquer une pâte complète. Le produit fini : la bonne pâte de Beauce, testée et approuvée par les chefs Euro-Toques France !

Une nouvelle organisation du travail. De nouveaux débouchés.

Publié le 15 Sep 20

Le Centre d’études et de prospectives du ministère de l’Agriculture a mis en évidence une nette augmentation de la sous-traitance et de la délégation du travail en agriculture.

Les auteurs du rapport constatent que “depuis le milieu des années 1990, la sous-traitance agricole se développe de manière soutenue. Entre 2000 et 2016, le nombre d’exploitations y ayant recours a été multiplié par deux. Répondant à la difficile transmission familiale des exploitations ou aux stratégies de croissance des plus grandes d’entre elles, l’essor de la prestation de services est l’une des tendances marquantes de l’évolution de l’agriculture française“. Les chefs d’exploitation délèguent aujourd’hui de plus en plus, pour créer des avantages comparatifs : optimisation des coûts, recentrage sur leur cœur de métier, accès à de nouvelles pratiques et compétences, etc.

Le développement de la sous-traitance offre de nouvelles voies d’entrée dans le métier

Pour des jeunes issus de familles agricoles et pour qui la transmission de père en fils ne va plus de soi, ou encore pour ceux qui n’en sont pas issus et qui décident d’exercer un métier agricole sans pour autant vouloir ou pouvoir s’installer comme chef d’exploitation“, travailler au sein d’entreprises de travaux agricoles peut se révéler être une bonne opportunité. Sous certaines conditions, “pour tous ces jeunes, ces voies singulières peuvent se révéler attractives, en raison non seulement du statut de salarié mais aussi de la flexibilité de carrière qu’elles offrent“.

Pour aller plus loin : consulter le rapport “Sous-traitance et délégation du travail :marqueurs des mutations de l’organisation de la production agricole

L’ail noir, un produit très prisé dans la gastronomie française

Publié le 14 Sep 20

Apparu au Japon dans les années 2000, l’ail noir n’est connu en France que depuis une dizaine d’années. Initialement blanc, cet ail est transformé grâce à une cuisson base température pendant 30 jours.

Pour en savoir plus, nous avons sollicité Fanny Boutarin, agricultrice dans la Drôme. Elle travaille avec son mari Stéphane à la Maison Boutarin, sur une exploitation où ils cultivent 12 hectares d’ail blanc IGP de la Drôme.

Planté au mois d’octobre, l’ail pousse doucement pendant l’hiver pour être récolté en juin. Il est ensuite séché durant 20 jours pour assurer sa bonne conservation, puis trié, pour enlever la terre et les feuilles. Les plus grosses gousses sont alors réservées pour être transformées en ail noir.

Eddy Creuzé, chef Euro-Toques France Officiel au Le Bistro de la Grande Maison utilise régulièrement l’ail noir dans ses recettes. Aujourd’hui, il nous propose un caviar d’aubergine et poulpe grillé accompagné de sa gelée d’ail noir.

Ils souhaitent une Journée nationale de l’agriculture

Un manifeste citoyen, qui sera déposé le 21/09/20 au Président de l’Assemblée nationale, demande la création d’une Journée nationale de l’Agriculture. Une lettre ouverte, adressée au Président de la République, et signée par 12 personnalités, appuient ce souhait. Cette revendication est soutenue aujourd’hui par des responsables de tous horizons.

Marc Hammani, Chef Euro-Toques France, membre de l’Académie culinaire de France
Jean-Stéphane Blanchard, directeur d’Agro-Qualité
Fabrice Prochason, Président de l’Académie culinaire de France
Jean-Camille Gobet, Chef cuisinier
Jean-Baptiste Vervy, agriculteur, fondateur de Wizifarm
Didier Macé, président du Conapped (Coordination nationale de la pêche professionnelle en eau douce )
Eric Fauguet, président de l’association Tous à table
Gilles Maréchal, directeur d’#agridemain
Clément Torpier, président des Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France
Christophe Grison, agriculteur, président de la coopérative Valfrance

Géopolitique de l’agriculture

Publié le 5 Sep 20

Sébastien Abis, qui participera le 23 septembre à un débat organisé par #agridemain, vient de publier avec Pierre Blanc, “Géopolitique de l’agriculture” (Éd. Eyrolles/Iris).

L’agriculture est au cœur de la géopolitique. Combien de conflits s’enracinent dans une terre disputée ou dans une eau rare ? Combien de révoltes sont aussi celles de la faim ? Peut-on rêver de souveraineté ou de puissance sans sécurité alimentaire ? Ces questions traversent l’histoire contemporaine et resurgissent au fil de l’actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage parle de lieux, de faits et de chiffres pour aider à y voir plus clair.

Tandis que le monde traverse une crise systémique avec la pandémie du Covid-19, que le climat s’emballe et que la faim affecte près d’un milliard d’habitants, il est plus que temps de remettre l’agriculture au centre des analyses géopolitiques. Prendre conscience et comprendre pour agir” écrivent les auteurs.

Cliquez ici pour commander l’ouvrage

La culture pour changer le regard sur l’agriculture

Publié le 4 Sep 20

Alain Charbonneau est agriculteur dans le sud du Maine-et-Loire, aux frontières de la Vendée. Sur ses 40 hectares, il élève un troupeau d’une soixantaine de vaches laitières. Passionné par son métier, il aimerait changer l’image qu’en a parfois le citoyen. Et c’est par l’écriture, avec déjà deux livres édités à son actif, qu’il fait découvrir dans ses fictions l’univers agricole.

« C’est à nous, producteurs, de prendre la parole pour expliquer notre métier. On a trop longtemps délaissé ce rôle à nos organisations » estime Alain Charbonneau. « Prenons confiance en nous et échangeons directement avec les citoyens. La communication doit faire partie intégrante de notre métier d’agriculteur. Je trouve ainsi très bien les vidéos, comme celles des Jolies Rousses, pour présenter les activités agricoles ». Pour autant, YouTube n’est pas le terrain de prédilection d’Alain Charbonneau. Pour sa part, il a choisi la fiction littéraire pour aborder des sujets qui lui tiennent à cœur : l’environnement, l’image de l’agriculteur et la tolérance.

On peut se demander où il peut bien trouver le temps pour écrire avec son métier si prenant d’éleveur. « Je n’ai pas de radio sur mon tracteur. Cela me laisse amplement le temps de réfléchir » précise Alain Charbonneau. « Et j’ai obtenu l’appui de l’association Les écrituriales pour m’accompagner dans ce projet d’écriture. A travers mes livres, je souhaite montrer que nous, agriculteurs, nous ne sommes pas idiots. On est instruit et on réfléchit. Dans mon premier livre, « Prudence », je décris l’évolution du monde agricole et insiste sur le réchauffement climatique. Les agriculteurs sont déjà directement impactés par ce phénomène : j’aperçois maintenant des hérons garde-bœufs dans mes pâtures, je retrouve des chenilles en plein hiver car il n’y a pas eu de gel, je constate de plus en plus d’orages et de périodes de sécheresse… Face à cela, le monde agricole s’adapte et change ses pratiques. L’agriculteur est un citoyen responsable. La protection de l’environnement est une préoccupation importante dans notre métier. Il en est de même pour le bien-être animal. Par exemple, sur mon exploitation j’ai réussi à diminuer fortement les antibiotiques utilisés grâce à l’acupuncture. On progresse et on cherche à s’améliorer en permanence ».

Les hérons garde-bœufs sont devenus sédentaires sous nos latitudes depuis 6 ans” s’inquiète Alain Charbonneau qui veut alerter sur le dérèglement climatique.

Selon Alain Charbonneau, membre de l’AEAP, association des écrivains et artistes paysans, « la culture touche les gens et ramène à la raison ». La lecture donne le temps de réfléchir sur des sujets parfois difficiles. Il est ainsi l’auteur également, ayant toujours pour décor le monde rural, d’une pièce de théâtre (non encore éditée) « Le constat à l’amiable » sur les violences faites aux femmes et d’un livre (« Alexandra, dite Alex ») sur l’homophobie. Car pour Alain Charbonneau, tolérance et solidarité sont des valeurs essentielles pour vivre en société.

Pour retrouver les ouvrages d’Alain Charbonneau, cliquez ici

L’agricultrice n’est pas l’agriculteur !

Publié le 3 Sep 20

Un agriculteur sur 3 est une femme. Et pourtant, son importance et sa spécificité ne sont pas toujours prises en compte.

Valéry Rasplus a conduit pour AgriGenre l’étude “Comment être une agricultrice en 2020 ?” Il en ressort notamment que le rôle de l’agricultrice et sa préoccupation ne sont pas suffisamment pris en compte, tant dans la défense professionnelle que dans les outils agricoles mis à sa disposition.

Si on ne pense pas à elles, c’est peut-être tout simplement parce que l’on ne les nomme pas spécifiquement. Le terme générique couramment usité “agriculteur” représente majoritairement un homme. Comme le précise l’auteur de l’étude, “si ne pas nommer c’est ne pas faire exister, alors le mot « agriculteur » ne représente pas la femme, mais seul le mot « agricultrice », écrit ou parlé, représente bien une femme agricultrice“.

Quelle nucicultrice se cache dans mon huile de noix ?

Publié le 21 Août 20

Dans ce premier épisode, Cécile Vidal, productrice de noix à la Noyeraie des borderies nous parle de l’exploitation de ses 20 hectares de vergers en Charente. Les noix arrivent à maturité entre fin septembre et fin octobre, la récolte a ensuite lieu jusqu’au mois de novembre. Ensuite, elle transforme sur son exploitation les noix, en cerneaux, en huile et autres produits à base de noix (moutarde, chocolat, caramel).

Alessandro Adrien, chef au restaurant Coco Love à Paris sublime le produit, en nous préparant une salade de l’été assaisonnée avec de l’huile de noix. Très riche en oméga 3 et oméga 6 : avec un taux de 70%**, loin devant l’huile d’olive qui en contient seulement 10%**, elle est recommandée pour ses effets protecteurs sur les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 ou certains cancers.

En Europe, la France est le premier producteur grâce à sa production de 38 516 tonnes de noix chaque année, dans les régions Rhône-Alpes ( 51 % ), Aquitaine (25%) et Midi-Pyrénées (11%)*. La Chine domine le marché en réalisant 50% de la production mondiale, suivie par les États-Unis et la Turquie.

Il existe 2 AOP (Appellation d’Origine Protégée) en France : la noix de Grenoble et la noix du Périgord.

SOURCE : *Agreste
**Note technique ‘Huiles végétales alimentaires’, Ministère de l’économie et des Finances, 2005

Entre lavande et lavandin

Publié le 5 Août 20

La lavande est cultivée aujourd’hui en France sur plus de 5 000 hectares et le lavandin sur plus de 20 000 hectares. Des surfaces qui prennent chaque année un peu plus d’ampleur (avec une augmentation des surfaces de 47 % en 10 ans) et s’étendent au-delà des régions traditionnelles de Provence.

La France est le premier producteur mondial de lavandin et le deuxième de lavande (derrière la Bulgarie). Avec 2000 producteurs et 120 distilleries, le secteur emploie quelque 9 000 personnes. Les régions traditionnelles de Provence (Drôme, Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence, Ardèche) restent les principaux lieux de production. Mais la culture s’étend également désormais au Quercy (Lot, Tarn-et-Garonne) et au Bassin parisien (Eure-et-Loir, Loir-et-Cher).

Contrairement à la lavande, le lavandin est stérile et se multiplie uniquement par bouturage. Le lavandin peut pousser dans des zones de plus basse altitude et permet des rendements plus importants : 1 hectare de lavandin permet de produire 100 kg d’huile essentielle, quand 1 hectare de lavande en produit 15 kg.

Une culture exigeante

La durée moyenne de vie d’une plantation de lavandin s’étend sur 8 ans, avec 7 années de production. Il est planté avec une densité de 12 000 pieds/hectare. La récolte se déroule lorsque la fleur est en pleine floraison, entre mi-juin et mi-août, selon les régions. Il est alors mis en andains, pour être séché et pré-fané, avant d’être acheminé vers des alambics pour être distillé.
La principale maladie de la culture est due à des bactéries : le phytoplasme du Stolbur, responsable du dépérissement prématuré de la lavande et du lavandin.

Une production de qualité

Pour valoriser leurs productions, les agriculteurs peuvent s’appuyer sur différentes démarches de qualité :

  • Une certification de production éthique et durable a été mise en place par la filière depuis 2008 avec la démarche Censo
  • Un signe officiel de qualité et d’origine existe dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Drôme et Vaucluse avec l’AOP, appellation d’origine protégée “Huile essentielle de lavande de Haute-Provence
  • La certification en Agriculture Biologique prend également de plus en plus d’ampleur. Selon FranceAgriMer, la production de lavande et de lavandin bio a doublé en quatre ans. Elle représente aujourd’hui 52 % des surfaces totales des plantes à parfums aromatiques et médicinales bio françaises.

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Le pois chiche en développement

Publié le 2 Août 20

La culture de pois chiche est de plus en plus présente en France. Sa superficie cultivée a presque doublé en 4 ans, pour atteindre 36 000 hectares en 2019 (contre 9 000 ha en 2015).

Le pois chiche nécessite peu d’eau et s’adapte parfaitement aux terres sèches et difficiles. Son cycle est court : semé en mars, il se récolte fin juillet-début août.

Le pois chiche fait partie de la famille des légumineuses. De ce fait, cette culture ne nécessite pas d’apport d’azote puisque la plante fixe l’azote de l’air dans les nodosités sur ses racines.

Le pois chiche sécrète de l’acide malique, véritable répulsif pour les insectes, limitant ainsi les applications de produits phytosanitaires.

Les pois chiches bénéficient aujourd’hui de l’engouement des consommateurs pour les légumes secs, notamment pour les régimes sans gluten ou végétariens.

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Sénateurs et députés soutiennent la Journée nationale de l’agriculture

Publié le 29 Juil 20

Plusieurs parlementaires ont exprimé leur soutien à l’initiative visant à créer une Journée nationale de l’agriculture en signant le Manifeste ou en déposant des propositions en ce sens.

  • SÉNATEURS :
    Nathalie Delattre (sénatrice de la Gironde)
    Yves Detraigne (sénateur de la Marne)
    Catherine Dumas (sénatrice de Paris)
    Françoise Férat (sénatrice de la Marne) – Auteure d’une question sur le sujet au ministre de l’Agriculture
    Franck Ménonville (sénateur de la Meuse)
  • DÉPUTÉS :
    Barbara Bessot Ballot (députée de Haute-Saône)
    Pascal Brindeau (député du Loir-et-Cher)
    Guy Bricout (député du Nord)
    Fabrice Brun (député de l’Ardèche)
    Jacques Cattin (député du Haut-Rhin)
    Dino Cinieri (député de la Loire)
    Jean-Pierre Cubertafon (député de la Dordogne)
    Stéphane Demilly (député de la Somme)
    Béatrice Descamps (député du Nord)
    Nicolas Dupont-Aignan (député de l’Essonne)
    M’jid El Guerrab (député des Français de l’étranger)
    Meyer Habib (député des Français de l’étranger)
    Sandrine Josso (député de la Loire-Atlantique)
    Jean-Christophe Lagarde (député de Seine-Saint-Denis)
    Jean-Luc Lagleize (député de Haute-Garonne)
    Jean Lassalle (député des Pyrénées-Atlantiques)
    Marc Le Fur (député des Côtes-d’Armor)
    Nicole Le Peih (députée du Morbihan)
    Pierre Morel-à-l’Huissier (député de la Lozère) – Auteur d’une proposition de résolution soutenue par 30 députés
    Marie-France Lorho (député du Vaucluse)
    Nicolas Meizonnet (député du Gard)
    Emmanuelle Ménard (députée de l’Hérault)
    Christophe Naegelen (député des Vosges)
    Richard Ramos (député du Loiret)
    Frédéric Reiss (député du Bas-Rhin)
    Jean-Luc Reitzer (député du Haut-Rhin)
    Jean-Bernard Sempastous (député des Hautes-Pyrénées)
    Valérie Six (députée du Nord)
    Agnès Thill (députée de l’Oise)
    Isabelle Valentin (députée de la Haute-Loire)
    Arnaud Viala (député de l’Aveyron)
    Philippe Vigier (député de l’Eure-et-Loir)
    Stéphane Viry (député des Vosges)

Une récolte décevante

Publié le 29 Juil 20

Le bilan de la moisson d’été de l’orge d’hiver, du blé et du colza montre des rendements globalement inférieurs de 20 à 30% par rapport aux années précédentes. Les récoltes s’avèrent très hétérogènes d’une région à l’autre mais la qualité des récoltes reste préservée.

Selon la Fédération du négoce agricole, ” la récolte 2020 sera l’une des plus petites récoltes depuis 25 ans. Les rendements décevants s’expliquent en partie par des conditions météorologiques difficiles, alternant excès d’eau, gelée et sécheresse dans la plupart des territoires“. Une autre raison évoquée par les négociants agricoles pour analyser la baisse des volumes de récoltes, est “l’impact non négligeable des bioagresseurs sur les cultures (adventices, maladies, ravageurs). Les orges et les betteraves ont fortement souffert de viroses liées au contrôle désormais difficile des pucerons. D’un autre côté, les cultures de colza ont dû faire face à la pression d’adventices et aux nombreuses attaques d’insectes piqueurs. Cette situation sanitaire fait notamment suite à l’arrêt de solutions de protection phytosanitaires en la matière et à l’absence de solutions efficaces“.

Les producteurs de blé jugent la “moisson catastrophique” cette année avec une “production évaluée en deçà des 30 millions de tonnes pour le blé́ tendre”, les mettant dans une situation particulièrement critique, “une des pires depuis 30 ans”.

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