Actualités

Les agriculteurs et les abeilles des Hauts-de-France

Publié le 16 Jan 20

Soucieux de la préservation de la biodiversité et de la mise en valeur de leurs écosystèmes, une trentaine d’agriculteurs des Hauts-de-France se sont lancés depuis un an dans un projet collectif baptisé Terre des Abeilles.

Chaque agriculteur partenaire est responsable d’au moins 3 ruches. Soucieux de son écosystème, l’agriculteur s’engage à les accueillir en adoptant une démarche écoresponsable, en utilisant les bonnes pratiques culturales, et au besoin en semant des plantes mellifères.

En 2019, 106 ruches ont été ainsi installées et ont permis de récolter manuellement 1,3 tonne de miel. Les agriculteurs récupèrent 20% de la récolte et l’autre partie est commercialisée collectivement dans les magasins de la région.

« Cette démarche originale séduit puisqu’elle va s’étendre à d’autres agriculteurs des Hauts-de-France en 2020 » précise Nathalie Lanciaux, responsable communication du négoce agricole Ternoveo, qui accompagne les agriculteurs dans ce projet.

Pour aller plus loin : retrouvez une agricultrice engagée dans cette démarche Terre des Abeilles, au Salon international de l’agriculture à Paris, sur le stand Agridemain (hall 4), le jeudi 27 février 2020.

Evolution de l’utilisation des pesticides

Publié le 9 Jan 20

En 20 ans, les quantités de matières actives utilisées ont baissé de façon spectaculaire. En 1999, environ 120 000 tonnes ont été achetées par les distributeurs contre 68 000 tonnes en 2018.

Utillisation des phytosanitaires (Cuivre et Soufre compris) en France de 1999 à 2000

Une augmentation constante de la part des produits de biocontrôle en volume
Depuis 2010, la part des produits phytopharmaceutiques de biocontrôle (ensemble des méthodes de protection des végétaux qui utilisent des mécanismes naturels ) ne cesse de progresser alors que la part des produits conventionnels diminue. En 2017, 23,7 % des volumes vendus correspondaient à des produits de biocontrôle.

Conjuguer insertion des réfugiés et recrutement de main-d’œuvre agricole

Publié le 17 Déc 19

En ce 18 décembre, Journée internationale des migrant-e-s, soulignons les initiatives du monde agricole pour permettre un meilleur accueil des réfugiés et leur intégration par le travail.

Face à un besoin cruel de main d’œuvre et souhaitant contribuer à une société solidaire et égalitaire, la profession agricole s’est engagée dans des programmes d’accueil, de formation et d’embauche de réfugiés. Elle entend ainsi apporter sa contribution à l’application de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

Tout en faisant œuvre d’action sociale, l’accueil de réfugiés permet également de compenser le manque de main d’œuvre dans le secteur agricole, et notamment chez les saisonniers. Ainsi, Yvon Sarraute témoigne que « dans le Tarn-et-Garonne une centaine de réfugiés politiques afghans travaillent depuis juin pour les insérer dans le travail ». Sur son exploitation, pour la récolte de pommes, il a ainsi embauché des réfugiés, payés au SMIC, logés sur place et bénéficiant de contrat de travail.

Dans le secteur du maraîchage bio, le Groupe SOS Solidarités a développé de son côté un programme d’insertion pour les réfugiés. Comme en témoigne Chantal Mir, directrice générale adjointe du Groupe Sos Solidarités, « les personnes migrantes sont une richesse pour notre société, notre culture, notre histoire. Pour que chacun comprenne la culture de l’autre, se former ensemble semble un bon moyen de vivre la fraternité au quotidien ».

Autre exemple encore, dans le département d’Indre-et-Loire, où se met actuellement en place le programme « Route 37 » d’insertion professionnelle à destination des immigrés ayant obtenu l’asile, et donc un droit au travail en France. L’objectif est de loger et de former chaque année 150 des 200 réfugiés environ qui obtiennent le statut dans le département, tout en répondant aux besoins des métiers en tension (en viticulture et arboriculture notamment). Pour y parvenir, « Route 37 » accompagne les réfugiés dans leurs démarches administratives, d’hébergement et de mobilité, tout en leur apportant l’aide à l’insertion durable sur le marché du travail avec des formations professionnelles ou l’apprentissage.

Les agriculteurs, champions du recyclage

Publié le 2 Déc 19

Rien n’échappe au recyclage dans les fermes. Les agriculteurs récupèrent leurs ficelles et filets, qui sont ensuite recyclées.

Les ficelles en polypropylène et les filets en polyéthylène sont principalement utilisées pour le conditionnement des fourrages. Les ficelles plastiques sont également utilisées pour le palissage de la vigne et en cultures sous serre.

Ficelles et filets sont collectés séparément pour pouvoir être recyclés. Plus de 10 000 tonnes ont été collectées en 2018 ; le taux de collecte atteint 39%. Les agriculteurs respectent des bonnes pratiques pour permettre un recyclage optimum : les ficelles sont secouées pour les débarrasser le plus possible du fourrage, puis misent immédiatement dans des sacs de collecte pour les stocker proprement.

Aujourd’hui, 100% des ficelles collectées sont recyclées : les matières plastiques issues du processus de régénération sont utilisées pour la fabrication de pièces mécaniques telles que des raccords de canalisation ou des pièces pour le bâtiment et l’automobile.

Les collectes sont réalisées dans le cadre de l’organisation nationale de gestion des intrants agricoles en fin de vie, gérée par A.D.I.VALOR (Agriculteurs, distributeurs, industriels, pour la valorisation des déchets agricoles).

Handicap et agriculture

Publié le 2 Déc 19

Le 3 décembre est la Journée internationale des personnes handicapées. L’occasion de rappeler que beaucoup d’emplois sont disponibles en agriculture, y compris pour les personnes handicapées.

Les Chambres d’agriculture développent l’accès à l’emploi des personnes handicapées par l’apprentissage. Comme en témoigne, dans la revue Handirect, Dominique Romagnoli, coordinatrice régionale mission apprentissage/handicap pour la Chambre régionale d’agriculture Auvergne-Rhône-Alpes : « à l’issue de la période d’apprentissage, l’insertion professionnelle est facilitée, certains apprentis en situation de handicap poursuivent leurs études sur un diplôme équivalent ou supérieur parfois chez le même employeur. Un ou deux par an sont embauchés par leur maître d’apprentissage ».

Afin d’encourager l’insertion des personnes en situation de handicap psychique, la MSA, Mutualité sociale agricole, oeuvre également à favoriser leur inclusion sur les territoires ruraux.
D’après la MSA, quelque 35 000 familles sont aujourd’hui bénéficiaires de prestations liées au handicap. Parmi ces prestations, l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) est attribuée à 34 627 familles au 31 décembre 2018, dont 7 094 au régime des non-salariés agricoles et 27 533 au régime des salariés agricoles.

Pour aller plus loin et trouver un emploi en agriculture : cliquez ici

En France, 3,2 millions de personnes exercent une activité non salariée, dont 0,4 million dans le secteur agricole.

Publié le 27 Nov 19

Fin 2017, en France, 444 000 personnes exercent une activité non salariée dans l’agriculture, la sylviculture ou les services d’aménagement paysager.

Elles se concentrent majoritairement dans la production de bovins (28 %), la production de céréales et grandes cultures (21 %) et la culture et l’élevage combinés (13 %).

Environ 13 % des non-salariés agricoles cumulent leur activité non salariée avec une activité salariée.

Source : Insee

Sans les agriculteurs, les Chefs ne peuvent rien faire

Publié le 26 Nov 19

Le Festival du bien manger, pour les 50 ans du Marché de Rungis, a donné l’occasion d’un échange entre Chefs et agriculteurs. Les Chefs comptent sur les agriculteurs pour approvisionner localement la restauration des collectivités.

Pour être en conformité avec la législation, les Chefs des collectivités vont devoir à l’horizon 2020 s’approvisionner localement” rappelle Guillaume Gomez. Cela peut-être une source de revenu pour les agriculteurs, mais cela nécessitera également pour eux, y compris dans les régions de grandes cultures, de consacrer une petite partie de leur exploitation à cultiver fruits et légumes.

Les Chefs ne sont que des transformateurs et sans les agriculteurs, ils ne peuvent rien faire. Si la cuisine de demain se veut plus sociale, plus sociétale et plus environnementale, il faudra que les agriculteurs nous fournissent les produits qui collent aux modes de consommation” souligne Guillaume Gomez.

La valeur d’un produit n’est pas dans son prix

Publié le 25 Nov 19

A l’occasion du Festival du bien manger, pour les 50 ans du Marché de Rungis, le Chef Thierry Marx est venu à la rencontre des agricultrices et agriculteurs. L’occasion pour lui d’exprimer son ressenti et sa vision de l’agriculture française.

« La valeur du produit n’est pas dans son prix, elle est dans son impact social et environnemental » affirme le Chef Thierry Marx. « Ce qui sauvera la France, c’est l’économie de la qualité, pas celle du low cost et du pas cher » insiste-t-il. Ainsi, « acheter une baguette à partir de 1,20 € a du sens, car elle paie une filière de l’agriculture et une filière de l’artisanat ». En revanche, quand le consommateur achète sa baguette à 80 centimes par exemple, « il la paiera 3 fois : une fois à la caisse, une fois pour se soigner et une fois pour nettoyer la terre des intrants qu’on y aura trop mis ». Faire le bon choix, permet de redonner un sens à la consommation, permettant à chacun d’être un consommateur citoyen, un consommateur engagé.

Il faut accompagner l’agriculture à évoluer

Pour Thierry Marx, pour faire changer un certain nombre de pratiques en agriculture, « il ne faut pas croire que c’est facile et qu’il suffit de donner les leçons aux agriculteurs. Ils connaissent leur métier. Le business model en agriculture, c’est 10 à 15 ans d’investissements ».
« Nous avons, nous consommateurs, trop surconsommé. Il nous faut revenir à une juste proportion de notre consommation et aider l’agriculture à faire ce transfert dont nous avons tous besoin. Mais avant de porter des jugements, il faut surtout chercher à comprendre ». Pour Thierry Marx, cela permettra à l’agriculture française de garder toute son attractivité, puisqu’elle constitue un véritable modèle à l’international. Il faut aussi « montrer aux jeunes que ce n’est pas un chemin de croix de reprendre une exploitation agricole mais au contraire, aujourd’hui l’agriculture est en train de se transformer et, je crois, ce sera une des plus belles agricultures au monde, parce que c’est une agriculture de la diversité ».

Mobilisation pour limiter l’utilisation de phytosanitaires

Publié le 25 Nov 19

La profession agricole se mobilise depuis plusieurs années pour rechercher des solutions concrètes pour limiter l’utilisation des produits phytosanitaires qui répondent tant aux attentes sociétales qu’aux préoccupations des agriculteurs.

Cette mobilisation s’est concrétisée par la création de l’association Contrat de solutions qui a montré toute sa pertinence et son efficacité puisque les premiers résultats sont déjà visibles, avec notamment :

– l’utilisation des outils d’aide à la décision pour optimiser les traitements contre les maladies a progressé de 10% en un an pour les traitements anti-mildiou sur pomme-de-terre (10 000 ha), et de 14% pour les traitements contre les maladies du blé (60 000 ha de plus soit 494 000 ha couverts en 2019).

– les variétés résistantes se développent nettement dans la culture de la pomme de terre et de la betterave.

– le biocontrôle (ensemble de méthodes de protection des végétaux basé sur l’utilisation de mécanismes naturels) atteint désormais 8% de part de marchés toutes solutions confondues.

L’association travaille aujourd’hui à déployer largement auprès des agriculteurs les différentes solutions. Ainsi, des fiches techniques pour toutes les productions sont publiées tous les 6 mois, ce qui porte leur nombre actuellement à 69 fiches.

Pour aller plus loin : site du Contrat de solutions

« Au cœur des territoires ruraux, notre rôle est de communiquer et de recréer des liens avec les populations qui nous entourent. »

Publié le 25 Nov 19

Interview Corinne MARTINEZ – Ets SANSAN
Un négoce agricole nous parle de son action pour plus de durabilité.

Créée par mon père, Jean Sansan, en 1972, les Ets Sansan sont une entreprise de négoce agricole, située à Nérac dans le Lot-et-Garonne. Mon frère et moi-même avons pris sa suite dans l’entreprise familiale, qui comprend également 23 salariés. Nous avons 5 sites implantés Sud Lot-et-Garonne ainsi que Nord-Gers.

Notre travail de négociant agricole consiste à être le trait d’union entre les agriculteurs et la première transformation. Nous vendons notamment des semences et des engrais aux agriculteurs et nous les accompagnons sur le suivi agronomique et technique de leurs exploitations. En parallèle, nous récoltons et stockons 55 000 tonnes de marchandises dans nos silos (blé mais tournesol, soja, colza, fèverole) que ce soit en conventionnel et en bio.

Respect du consommateur

Depuis 2007, notre entreprise s’est engagée dans une démarche qualité afin d’assurer la sécurité alimentaire selon le référentiel propre à notre métier de stockeur. Nous avons mis en place un guide des bonnes pratiques d’hygiène pour la collecte, le stockage, la commercialisation et le transport des céréales, d’oléagineux et de protéagineux et avons identifié les risques déterminants pour la sécurité alimentaire.

A l’aide de procédés bien identifiés, nous sommes en mesure de maîtriser l’hygiène et les risques de contamination biologiques, physiques et chimiques des produits de la collecte au champ à l’expédition chez l’industriel.

Communiquer positivement sur notre métier localement

Nous nous sommes interrogés sur nos métiers et nous avons conclu qu’il était de notre devoir d’apporter des réponses concrètes aux questionnements des consommateurs, à rassurer l’opinion publique par une communication directe et indirecte. Depuis quelques années, nous twittons régulièrement sur les actions menées par notre société ou nos collègues négociants de toute la France en diffusant des messages positifs.

Nous souhaitons communiquer plus localement et pour ce faire, nous affichons en bout de champ les variétés d’essai et des panneaux signalant des parcelles en biocontrôle. Nous sommes également impliqués dans la vie des associations sportives et culturelles de notre secteur. Puis, nous intervenons dans les lycées agricoles et recevons stagiaires, groupes en réinsertion professionnelle. Prochain objectif, aller parler de notre métier aux plus petits, dans les écoles primaires !

Un engagement sociétal et environnemental

Notre souhait est de s’engager concrètement sur des actions de durabilité qui impacteront positivement notre territoire localement. C’est pourquoi nous développons notamment l’objectif d’un soja zéro phyto dans le cadre d’un groupe qui travaille sur des solutions innovantes, appelé groupe 30 000, et qui rassemble 12 agriculteurs.

Plus globalement, nous menons au quotidien de nombreuses démarches vertueuses, plus respectueuses de l’environnement et en accord avec les demandes sociétales actuelles :

  • Maîtrise des pollutions diffuses, préservation des ressources en eau …
  • Collecte des déchets plastiques usagés, des produits non utilisés
  • Mise en place d’essais de solutions de lutte biologique (biocides, biostimulants…), alternatives efficaces aux traitements chimiques, solutions innovantes dans une démarche de développement durable
  • L’accompagnement de nos agriculteurs dans les démarches de certification Haute Valeur Environnementale

Afin de continuer notre engagement pour plus de durabilité, nous envisageons d’embaucher un ingénieur pour développer ces actions sur le long terme.

La betterave est verte…

Publié le 18 Nov 19

La production de betteraves à sucre en France s’appuie sur des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

Tout au long de la filière, des efforts conséquents ont été entrepris pour une agriculture durable :

– Développement d’une fertilisation raisonnée : les apports en engrais azotés ont diminué dans les champs de 30 % au cours des dix dernières années.

– Contribution à la réduction des gaz à effet de serre : la betterave fixe le CO2 de l’air (1 hectare fixe environ 40 tonnes de CO2/an).

– Valorisation des co-produits issus du processus sucrier et de la distillation. Les débouchés sont nombreux : pulpes de betterave (alimentation animale, isolation), mélasse (distillation, production de levures, alimentation animale), écumes (fertilisation des cultures), vinasses (fertilisation, méthanisation), bioéthanol (carburant), alcool éthylique.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Pesticides… vraiment utiles ?

Publié le 13 Nov 19

Le Débat National du Siècle Vert prend ses quartiers du 28 au 30 novembre au Centre de Congrès de Caen, puis du 5 au 7 décembre au Palais des sports de Saint-Quentin. Pendant 3 jours, les partenaires du Siècle Vert, scientifiques, agriculteurs, professionnels de la protection des plantes se tiendront à la disposition du grand public pour échanger autour d’une exposition sur l’histoire de la protection des cultures et lors de débats ouverts à tous. Une initiative qui vise à ouvrir le dialogue et à imaginer collectivement le futur des pesticides en France.

Dans la poursuite de sa démarche de dialogue citoyen consacrée à l’information, aux débats et au partage d’idées sur le sujet des pesticides, l’UIPP lance dans les territoires le Débat National qui s’installera dans plusieurs villes de France, avec le soutien de l’Académie d’Agriculture de France.

Le Débat National du Siècle Vert a pour objectif d’instaurer un espace de dialogue et d’échanges entre les visiteurs et toutes les parties prenantes du milieu agricole et de recueillir les contributions qui alimenteront les engagements concrets du secteur pour l’avenir.

L’agriculture, ça s’apprend

Publié le 11 Nov 19

Pour permettre aux futurs professionnels d’être en adéquation avec l’évolution de leurs métiers, la formation initiale ou continue en agriculture est riche et diverse. L’enseignement agricole privé, sous tutelle du ministère de l’Agriculture, y occupe une place prépondérante.

Les formations de l’enseignement agricole concernent bien évidemment toutes les activités touchant directement le fonctionnement des activités des exploitations agricoles. Mais l’enseignement agricole s’ouvre aussi aux métiers des secteurs de l’environnement, de l’alimentation, des banques et assurances, de la mécanique ou de la robotique, de l’aménagement du territoire…

L’enseignement agricole ne relève pas du ministère de l’Education nationale mais est sous tutelle du ministère de l’Agriculture. L’enseignement général, technique et supérieur agricole concerne 807 établissements partout en France, qui accueillent chaque année quelque 140 000 élèves, 35 000 étudiants et 35 000 apprentis.

Les établissements privés sous contrat avec l’État ont une place importante dans l’enseignement agricole puisqu’ils représentent les trois quarts des établissements scolaires et accueillent 60 % des élèves et étudiants. C’est le cas notamment des établissements relevant du CNEAP, Conseil national de l’enseignement agricole privé, ou bien encore d’établissements d’enseignement supérieur agricole, comme l’IHEDREA, école de management dédiée aux métiers de l’agriculture, de la ruralité, de l’agro-alimentaire et du développement des territoires.

Pour aller plus loin : L’aventure du vivant

L’agriculture française peu consommatrice de plastique

Publié le 4 Nov 19

Stable depuis plusieurs années, la consommation de plastique en agriculture reste très modeste et représente moins de 2% de la consommation de plastique en France.

La consommation annuelle des plastiques agricoles est en effet d’environ 85 000 tonnes de produits neufs, hors emballages, 105.000 tonnes si l’on y inclue les emballages.

Par ses qualités, le plastique agricole permet de réduire l’impact environnemental de la production agricole. Son utilisation contribue à limiter la consommation d’eau, le recours à l’utilisation des pesticides (le paillage, par exemple, permet de lutter efficacement contre les mauvaises herbes) et le gaspillage de fourrage.

En France, la collecte et le recyclage des plastiques agricoles sont organisés de façon volontaire, avec des résultats exemplaires. Cette filière française de recyclage mobilise 350 industriels ou importateurs contributeurs, 1300 opérateurs de collecte dont 90% de coopératives et négociants agricoles et 300 000 agriculteurs trieurs. En 2018, 77 000 tonnes de plastiques et emballages usagés ont été ainsi collectées.

Pour aller plus loin : ADIVALORADEME

Le saviez-vous ?
L’agriculture est un des secteurs économiques en France produisant le moins de déchets (1,3 millions de tonnes), très loin derrière le secteur de la construction (224,8 millions de tonnes) ou de l’industrie (24,1 millions de tonnes). [source : Eurostat RSD 2014]

Utilisation des antibiotiques avec parcimonie

Publié le 28 Oct 19

Les éleveurs se mobilisent depuis plusieurs années pour lutter contre le développement de l’antibiorésistance. Et les résultats sont là, puisque l’utilisation des antibiotiques en élevage a diminué de 45,2% depuis 2011.

Dans le cadre d’un plan national lancé en 2012 intitulé « Ecoantibio 1 », l’objectif initial de diminuer de 25 % l’utilisation des antibiotiques en santé animale en 5 ans a été dépassé puisqu’elle a en fait chuté de 37 % sur cette période. Ceci a été permis par l’utilisation de méthodes alternatives (notamment les huiles essentielles) et l’amélioration de la prévention des maladies animales.

Le nouveau plan Ecoantibio 2 (sur la période 2017-2021) vise à poursuivre les efforts et à inscrire, dans la durée, la baisse de l’exposition des animaux aux antibiotiques, avec une réduction enregistrée en 2017 de 5,9 % par rapport à 2016.

Pour aller plus loin : ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)

Les Chambres d’agriculture vous consultent pour bâtir leur projet de mandature 2019-2025 !

Publié le 23 Oct 19

Depuis les élections professionnelles de janvier 2019, les Chambres d’agriculture ont démarré l’élaboration d’un projet stratégique commun aux 103 Chambres d’agriculture pour accompagner l’agriculture, la forêt et les territoires. Il définira la feuille de route des Chambres d’agriculture pour la mandature 2019-2025.

Pour bâtir ce projet, les Chambres d’agriculture lancent une consultation publique ouverte au plus grand nombre : agriculteurs, élus, salariés de la profession, consommateurs…

Votre avis nous intéresse !

Partagez avec nous vos idées et vos suggestions sur notre projet jusqu’au 13 novembre 2019, en répondant à trois questions :

  1. Face aux enjeux économiques, sociétaux et climatiques, comment les Chambres d’agriculture doivent-elles accompagner les transitions de l’agriculture ?
  2. Quels rôles les Chambres d’agriculture ont-elles à jouer dans le développement économique et le dynamisme de nos territoires ?
  3. Comment les Chambres d’agriculture peuvent-elles favoriser un meilleur dialogue entre les agriculteurs et la société ?

>> Participez à la consultation

Parce que nous sommes tous concernés par l’agriculture, votre avis nous intéresse pour bâtir notre projet !

Les agroéquipements : un secteur dynamique tourné vers l’avenir

Publié le 21 Oct 19

L’agroéquipement français, fort de 60 000 salariés en France, constitue un secteur innovant, puissant, varié et en croissance, engagée dans l’ère technologique.

Les progrès techniques longtemps tournés vers l’augmentation de la puissance, la filière de l’agroéquipement est engagée désormais dans une nouvelle révolution : celle de l’agriculture de précision. Le développement des technologies autour des communications, des capteurs, des automatisations et de la gestion de l’information permet cette nouvelle évolution au service d’une agriculture plus performante et respectueuse de l’environnement.

Une récente enquête de conjoncture révèle que les industriels des agroéquipements se projettent vers l’agriculture de demain. Ils sont ainsi 76% à penser que les nouvelles approches culturales et d’élevage adoptées par la génération d’agriculteurs à venir vont bouleverser leur marché dans les 5 à 10 prochaines années. De même, 70% des professionnels affirment que la robotisation des exploitations agricoles va fortement se développer dans les 3 à 5 prochaines années. En parallèle, ils sont 34% à estimer que le bio est une tendance favorable à leur activité (intensification de l’utilisation des techniques mécaniques de désherbage, de pulvérisation de précision. Pour aller plus loin : cliquez ici

Les agricultrices et agriculteurs se mettent à table au Festival du bien-manger du 15 au 17 novembre 2019 au Grand-Palais, à Paris

L’agriculture sera présente aux 50 ans du marché de Rungis qui investit à cette occasion le Grand Palais du 15 au 17 novembre 2019 à Paris.

Autour d’une table, les agricultrices et agriculteurs membres d’#agridemain se mettront à table et répondront à toutes les questions, sans aucun tabou, sur la production agricole.

Transparence, explication et écoute seront les maîtres-mots de ces échanges avec les visiteurs du grand marché de Rungis, de retour, le temps d’un week-end, au cœur de Paris, au Grand Palais (Les agriculteurs se mettent à table au Festival du bien-manger du 15 au 17 novembre 2019 au Grand-Palais, à Paris (avenue Winston Churchill, Paris 8e).

Pour en savoir plus : cliquez ici

Les formations et les métiers de l’agriculture s’invitent au Salon de l’Education

Publié le 16 Oct 19

C’est du 22 au 24 novembre 2019 que se déroule au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris le Salon de l’Education.

Anefa-Stéphane Grossin

Cette année, l’Agriculture et plus précisément les formations et les métiers agricoles poussent les portes de ce salon.

L’objectif pour le monde agricole et du vivant est de promouvoir et faire connaître la grande variété de formations et de métiers que propose l’Agriculture.

En effet, les formations et les métiers de l’agriculture ce sont :

  • + 100 métiers
  • 807 établissements d’enseignement agricole (216 publics, 591 privés)
  • 138 363 élèves
  • 87,2% de réussite aux examens

Avec un taux d’insertion professionnelle de :

  • 82 % pour les Bac pro
  • 90% BTSA
  • 93% pour l’enseignement supérieur long

Agir ensemble pour l’environnement

Publié le 14 Oct 19

Le 11 octobre, l’association Issy Seniors accueillait Mickaël Jacquemin, agriculteur dans la Marne, dans le cadre de la Semaine Bleue qui avait pour thème : « Pour une société respectueuse de la planète : ensemble agissons ».

Une cinquantaine d’habitants d’Issy-les-Moulineaux est venue échanger avec Mickaël Jacquemin engagé depuis de nombreuses années dans l’agroécologie et la promotion de son métier.

Après avoir présenté son élevage de porcs et de vaches allaitantes, les questions fusent : comment sont élevés vos porcs ? Où sont-ils vendus ? Quelles sont les conditions d’abattage ? Pratiquez-vous l’insémination artificielle ? Les questions sont encore plus nombreuses quand il s’agit d’aborder l’apiculture, le miel et les abeilles. Le tour d’horizon se termine avec la présentation des 11 cultures présentes sur l’exploitation de Mickaël Jacquemin et ses conduites culturales. Les progrès obtenus en matière d’environnement mais aussi les freins techniques, économiques et parfois psychologiques pour avancer encore plus vite dans ce domaine sont abordés.

Au terme de cet après-midi d’échange, tous les sujets n’ont pas été abordés, loin de là. Mickaël Jacquemin s’excuse de ne pas avoir eu le temps de parler d’irrigation, de nouvelles technologies, de start-up en agriculture… « Qu’à cela ne tienne, nous allons étudier la possibilité de venir poursuivre les échanges sur votre exploitation » suggère Ludovic Guilcher, président d’Issy Seniors.

André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux, conclut en remerciant vivement Mickaël Jacquemin pour son témoignage et le félicite pour son courage et son audace à faire avancer les choses collectivement pour un mieux vivre ensemble au sein d’une société plus respectueuse de l’environnement.

X