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La cameline, une plante qui pourrait bien se développer

Publié le 29 Juil 21


La filière française des huiles végétales, soucieuse de développer une diversité de plantes oléagineuses, s’intéresse depuis plusieurs années à la cameline. Huile alimentaire et biocarburants constituent les principaux débouchés pour cette plante crucifère.

La culture de la cameline s’étale sur une période courte de production (100 jours). Semée au printemps, elle est cultivée seule ou bien le plus souvent associée à une légumineuse à graines comme la lentille, pour laquelle elle sert alors de tuteur. La cameline est globalement résistante aux maladies, peu sensible aux ravageurs et son fort pouvoir couvrant au sol limite le développement de mauvaises herbes. Riche en nectar et pollen, la caméline constitue donc un apport en nourriture intéressant pour les pollinisateurs.

Les surfaces consacrées à la cameline restent très modestes en France. Cette culture séduit particulièrement les producteurs en agriculture biologique. La valorisation la plus répandue de la cameline est l’huile alimentaire, celle-ci étant particulièrement riche en acide gras oméga 3. Les tourteaux (résidus issus de l’extraction de l’huile) peuvent être utilisés en alimentation animale. Un marché existe également pour l’utilisation de la cameline en cosmétique (savons, shampoings, crèmes…).

Autre débouché pour la cameline qui pourrait se développer prochainement : les biocarburants. Une filière française est ainsi en cours de développement autour de la cameline produite en dérobée (culture s’interposant entre deux cultures principales), à destination du marché des biocarburants peu polluants. « La cameline pourrait bien être l’une des pistes prometteuses pour accompagner la transition énergétique du secteur du transport » estime la société de transformation des graines oléagineuses Saipol.

En vue de développer la filière des biocarburants à base de cameline, une expérimentation a été lancée en 2020 en France sur un millier d’hectares.

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Un nouveau contrat nécessaire entre les agriculteurs et la société

Publié le 28 Juil 21

François Bayrou, Haut-Commissaire au Plan, a remis son rapport le 9 juillet 2021 intitulé “L’agriculture : enjeu de reconquête”. Il y prône notamment l’instauration d’un nouveau contrat entre les agriculteurs et la société, fait de confiance et de respect mutuel.

Ce travail prospectif du Haut-Commissariat au Plan s’appuie sur une analyse du commerce extérieur en matière agricole, une réflexion sur la situation des agriculteurs et des modes d’exploitation, des projections concernant les comportements alimentaires de demain et une mise en perspective sur les conséquences du dérèglement climatique et les enjeux environnementaux globaux dans le domaine de l’agriculture.

Dans son rapport, François Bayrou relève notamment que “les agriculteurs ne souffrent pas d’un manque de reconnaissance (presque trois quarts des Français font confiance aux agriculteurs). Toutefois, 48 % seulement des agriculteurs pensent que les Français ont une image positive de leur travail… Un décalage ou une ambivalence oui en dit long sur le malaise des agriculteurs, le manque de lisibilité de leur propre place dans la société, et l’éloignement du consommateur quant à la bonne connaissance du processus de production. Si l’image de l’agriculteur est plutôt positive, celle de l’agriculture en revanche est plus nuancée, certaines pratiques agricoles voire certaines productions pouvant être vivement contestées”.

“Pour surmonter les doutes des mondes agricoles, il apparait également nécessaire de rapprocher deux univers sociaux qui s’étaient éloignés, la ville et la campagne. [..] Pour dépasser cette crise morale, un nouveau contrat entre les agriculteurs et la société, fait de confiance et de respect mutuel, doit pouvoir émerger. Il y a 150 ans, Léon Gambetta lançait cet appel : « Il faut apprendre et enseigner aux paysans ce qu’ils doivent à la société et ce qu’ils peuvent exiger d’elle. » Peut-être est-il temps, en en créant les conditions, de renverser cette phrase, compte tenu du basculement ou poids de la population agricole, de sa place dans la société, de son rôle essentiel, et compte tenu des légitimes attentes des consommateurs : « Il faut apprendre et enseigner à la société ce qu’elle doit aux agriculteurs et ce qu’elle peut exiger d’eux. »

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Idées reçues sur le bien-être animal

Publié le 27 Juil 21

Un guide édité par les Chambres d’agriculture rétablit la vérité sur 10 idées reçues concernant le bien-être animal.

Impossible de mesurer le bien-être animal ? La réglementation est absente sur ce sujet ? Les élevages sont devenus de vraies usines ? Seul l’élevage en plein air est acceptable ?…

Faux et archi-faux !

L’agriculteur, apprenti entomologue

Publié le 26 Juil 21


Les agriculteurs sont amenés à répertorier les populations d’insectes dans leurs champs afin de faciliter leurs venues en adaptant les pratiques et les aménagements des parcelles. Mieux connaître les insectes permet de réduire l’usage des produits de traitement des plantes tout en favorisant la biodiversité et la protection naturelle des cultures.

Les agriculteurs cherchent avant tout à permettre le développement dans leurs parcelles ou aux abords d’auxiliaires, des êtres vivants qui détruisent les ravageurs ou atténuent leurs effets.

Les haies en bordure de champs constituent des refuges efficaces pour les auxiliaires et favorisent la biodiversité. La richesse de cette biodiversité permet de réguler les écosystèmes, notamment au niveau des cultures, du cycle du sol ou encore de l’eau.

Les auxiliaires sont avant tout présents dans les champs (sur ou dans le sol), et c’est là que l’agriculteur, de par ses pratiques culturales, cherche à privilégier leur venue.

Des agriculteurs qui ont la fibre de la qualité

Publié le 22 Juil 21
Essai de sélection de lin fibres – © SEMAE

Ces 25 dernières années, les rendements en lin ont gagné 35 kg/ha et par an de fibres longues, soit de l’ordre de 3 % par an, grâce notamment à la production de semences certifiées et à la création variétale.

Recherchant le meilleur compromis entre la qualité de la fibre et la maturité des graines, les agriculteurs multiplicateurs de semences de lin font des choix pour assurer à l’ensemble de la profession, pour des collègues liniculteurs, un approvisionnement en semences en quantité et en qualité.

La qualité de la semence commence au champ et les agriculteurs multiplicateurs en sont les acteurs. Ces derniers portent une attention particulière à leurs linières, innovent avec les établissements pour diversifier les modes de récolte, prennent des risques au moment de la récolte.

Avec, en 2020, plus de 29.000 hectares de multiplication (28 487 hectares de lin à fibres et 1 303 hectares de lin oléagineux), la France est le premier producteur européen de semences de plantes à fibres. Quelque 168.000 quintaux de semences de lin ont ainsi été produits en France en 2020 (151 367 quintaux en semences de lin à fibres et 16 885 en lin oléagineux). Cette production s’appuie sur un réseau de 1.050 agriculteurs-multiplicateurs et 23 entreprises de production pour une soixantaine de variétés.

La création variétale, elle aussi, fait preuve de dynamisme. Elle est portée par 6 entreprises ayant une activité de sélection. 39 variétés de lin textile, 18 variétés de lin oléagineux sont ainsi inscrites sur les listes du catalogue français.

C’est grâce notamment à cette production de semences de qualité que la France peut s’enorgueillir d’être le premier pays producteur mondial de lin à fibre, avec des fibres de grande qualité et le premier exportateur mondial de lin non filé. La filière française de lin textile représente plus de 80 % de la production européenne, avec 5 400 producteurs, sur plus de 122 000 hectares en 2019, principalement localisés dans la moitié nord du pays. Le lin oléagineux en France est, quant à lui, cultivé sur 31 000 hectares.

En 2020 SEMAE a récompensé 5 multiplicateurs pour leurs efforts, leur perspicacité et leur côté innovant : Marcel & Rémi Hérouard (76), Ludovic Rivière (27), Christophe Decroocq (59), Vincent Boche (80) et Pierre & Simon Curfs (51).

Pour aller plus loin : Semae, FranceAgriMer, Arvalis-Institut du végétal, TerresOléoPro

Le fromage a toujours la cote auprès des Français

Publié le 21 Juil 21

Les 24 kg de fromage consommés par an par habitant placent les Français parmi les plus gros consommateurs au monde, un chiffre qui s’est accentué pendant le confinement, où les ventes de fromage ont explosé. Comme pour les autres produits alimentaires, on constate un retour des consommateurs aux petits commerces de proximité et à un développement des productions de fromages au lait de brebis ou de chèvres.

Le fromage, un pilier de la culture alimentaire française

On compte plus de 1200 fromages différents* dans l’hexagone, dont 56 fromages bénéficiant d’une Appellation d’origine protégée (AOP) ou une indication géographique protégée (IGP), produits par 3 400 producteurs de fromages (crémiers-fromagers). Avec 24 kg de fromage par an par habitant, les Français comptent parmi les plus gros consommateurs de fromages au monde, après les Grecs. Les ventes de fromages ont explosé pendant le confinement, d’après FranceAgriMer** qui révèle une hausse de 8% des volumes achetés en 2020. Un comportement qui s’explique par la fermeture des restaurants qui a poussé les Français à cuisiner à la maison.

Une étude réalisée par la Fédération des Fromagers de France, le Cniel et le Cnaol en 2020***, en partenariat avec l’Ifop, analyse les évolutions du métier de crémier-fromager, et de la consommation de fromage. Elle montre que le fromage bénéficie d’une image positive, et constitue une alternative à la consommation de viande. Il bascule de la catégorie « consommation courante » vers un aliment moderne, original, et devient maintenant un produit consommé à l’apéritif, ce qui n’était pas le cas il y a 10 ans. Il profite en outre d’une praticité de consommation, très adaptée aux nouveaux modes de vie accélérés. Ainsi, 96% des crémiers-fromagers se disent optimistes quant à l’avenir de leur métier, un chiffre qui laisse présager de belles perceptives pour le secteur et démontre l’intérêt croissant des consommateurs pour ces produits.

Le retour au local serait également une tendance dans le secteur fromager, avec des consommateurs qui privilégient les petits commerces de proximité auxquels ils font davantage confiance, qui répondent à une demande de lien social et de vie de quartier. Ces nouvelles habitudes de consommations s’expriment par un rejet de la grande distribution qui propose des fromages aux goûts plus uniformisés. On constate une demande et une offre plus importantes, pour des petites productions telles que les fromages au lait de brebis (+70%) ou de chèvres (+67%). Les consommateurs interrogent davantage leur fromager sur l’origine et la fabrication des produits, et la localisation des producteurs.

Aux origines de la recette du fromage

Le fromage est devenu essentiel dans la composition de nombreux régimes alimentaires. D’abord utilisé comme processus de conservation du lait, il est maintenant apprécié pour sa diversité d’arômes, de goûts et de textures.Fabriqué à partir de lait de vaches, brebis, chèvre, bufflonne et bien d’autres… le fromage serait apparu dans le croissant fertile, en -7000, au moment de la sédentarisation des hommes et de la domestication des animaux. Sa fabrication serait le fruit du hasard, et il aurait vu le jour suite au transport du lait dans des contenants fabriqués à partir de penses des ruminants. Le mélange du lait et de la présure encore présente aurait pu être à l’origine de la première transformation de fromage. Ce dernier était alors un excellent moyen de conservation du lait, et permettait une meilleure digestion du lactose.

10 litres de lait donnent environ 1 kg de fromage

Aujourd’hui, la fabrication du fromage se déroule en 5 étapes. Tout d’abord le caillage du lait, qui se fait grâce à l’ajout d’un ferment lactique appelé la présure, qui permet de transformer le lait en un gel homogène et lisse. Elle peut être d’origine végétale, mais elle est la plupart du temps composée d’enzymes d’origine animale, extraites de l’estomac de jeunes ruminants. Le caillé obtenu lors de cette transformation est travaillé pour obtenir une pâte. La 3ème étape essentielle de l’égouttage consiste à extraire le petit lait, et l’eau contenue dans le caillé, en vue d’obtenir une pâte grâce à différentes techniques. Celle-ci est ensuite salée, ce qui favorisera la conservation et l’élimination des germes, puis affinée pendant plusieurs semaines.

En savoir plus sur la fabrication du fromage de chèvre

Sources :Cniel ** FranceAgriMer *** Fédération des fromagers de France

Plus d’apiculteurs et de meilleurs rendements en miel

Publié le 20 Juil 21

D’après l’observatoire réalisé par FranceAgriMer, la France compte de plus en plus d’apiculteurs, mais de plus en plus amateurs. Avec une augmentation du nombre de ruches et une nette amélioration de rendement en miel, la France réalise une forte hausse de production en 2020, grâce principalement aux apiculteurs professionnels.

Année après année, la France compte de plus en plus d’apiculteurs. En 2020, la France recense 71 273 apiculteurs. Le nombre d’apiculteurs professionnels (possédant plus de 50 ruches) est faible et ne représente que 7,6 % de l’ensemble des apiculteurs français. De ce fait, seulement 5,4 % des exploitants exercent leur activité à temps complet et 94,6 % à temps partiel. La population des apiculteurs amateurs est plus âgée que celle des professionnels puisque l’activité apicole de loisir est souvent démarrée juste avant ou après la retraite.

Nombre d’apiculteurs en France en 2020

La population d’apiculteurs se concentre essentiellement dans le Sud de la France, avec en tête la région Auvergne-Rhône-Alpes qui regroupe 22 % des apiculteurs français. La taille moyenne des exploitations s’établit en 2020 à 218 ruches/exploitation.

Production de miel en augmentation

Grâce à la progression du nombre d’apiculteurs, mais également du fait de meilleur rendement (avec une moyenne de 23,2 kg de miel/ruche), la production de miel en 2020 est en forte hausse dans toutes les régions et estimée à 31 791 tonnes.

La production de miel est principalement réalisée par des apiculteurs professionnels possédant plus de 50 ruches (75 % du volume en 2020). Les apiculteurs ayant plus de 400 ruches ont produit 36,3 % du volume ; ceux ayant de 150 à 400 ruches, 27,7% du volume et ceux ayant de 50 à 149 ruches ont produit 10,6 % du volume.

Le miel « Toutes fleurs » est le plus produit en France avec 13 % de la production nationale. Il est suivi par le miel de lavande (12% du volume), le miel de colza (10%) et le miel de tournesol (9%).

Pour aller plus loin : Observatoire de la production de miel et de gelée royale FranceAgriMer 2021

Toujours plus de pommes de terre

Publié le 19 Juil 21

La tendance générale depuis 2015 montre une augmentation des surfaces consacrées aux pommes de terre en France.

En 2020, la production française de pommes de terre a battu son record des trente dernières années pour atteindre 8,7 millions de tonnes. Cette augmentation résulte de la hausse des surfaces cultivées. En revanche, le rendement a légèrement fléchi en 2020 pour s’établir à 40,45 tonnes par hectare. Ce sont ainsi 22 730 exploitations en France qui produisent des pommes de terre sur 214 000 hectares.

Le secteur de la pomme de terre comprend les filières de plants, de pomme de terre de consommation en frais (comprenant la pomme de terre de conservation, de demi-saison et primeur), de fécule et de pomme de terre transformée.

Avec 6,8 millions de tonnes, la pomme de terre de conservation et demi-saison est la plus cultivée en France. En repli en 2020, les productions de fécule s’élèvent à 881 000 tonnes et de pommes de terre primeur à 256 000 tonnes. Les plants certifiés de pommes de terre affichent une production de 667 000 tonnes. Les deux-tiers de la production nationale sont cultivées dans les Hauts-de-France.

Production excédentaire en frais et déficitaire en produits transformés

La France se positionne comme le 3e producteur de l’Union européenne, derrière l’Allemagne et la Pologne, et se place comme premier exportateur mondial de pommes de terre en frais avec plus de 2,2 millions de tonnes exportées à chaque campagne, à destination essentiellement de l’Europe (Belgique, Espagne, Italie, Portugal et Pays-Bas…).

Le plant de pomme de terre français s’exporte très bien également (220 000 tonnes) se plaçant comme 2e exportateur mondial (en Europe mais aussi en Égypte, Tunisie, Algérie ou Jordanie).

Les pommes de terre livrées à la transformation sont destinées à 62% à la fabrication de pommes de terre surgelées, 20 % de pommes de terre déshydratées, 13 % de chips et 5 % d’autres produits. En 2020, la production française s’élève à 328 000 tonnes, obligeant la France à importer plus de 1,6 million de tonnes de pommes de terre transformées.

Source : Agreste, UNPT, Eurostat, FranceAgriMer, GIPT, CNIPT

Les légumineuses, productions essentielles pour une agriculture et une alimentation durables

Publié le 15 Juil 21


Les légumineuses (soja, pois, féverole, lupin, lentille, pois chiche…) montrent des avantages agronomiques et écologiques intéressants. De par leur teneur en protéines, les légumineuses ont aussi de vrais atouts nutritionnels.

Les légumineuses ont l’aptitude de fixer l’azote de l’air. Ainsi, elles ne nécessitent pas d’engrais azotés et permettent de limiter l’apport d’azote pour les cultures suivantes. Très riches en protéines, les légumineuses jouent un rôle essentiel dans notre alimentation.

Le récent “plan protéines végétales” vise à soutenir la filière afin de tendre vers la souveraineté alimentaire. En 2020, à destination de l’alimentation humaine et animale, la France cultive 208 800 hectares de pois, 79 500 ha de féverole, 6 400 ha de lupin, 186 500 ha de soja, 35 000 ha de lentille et 23 500 ha de pois chiche.

Rendre attractive la consommation de légumineuses

L’Interprofession des huiles et protéines végétales, dans le cadre de la 22e édition d’Ecotrophelia, a remis un prix pour l’innovation alimentaire intégrant les légumineuses. Ainsi, cette année, l’équipe Barr’oudeurs a été récompensée pour sa création DuoCalés.

DuoCalés est un repas nomade, équilibré, gourmand et pratique composé de deux barres. Il intègre 3 textures à base de céréales, légumes et légumineuses. Il est Nutri-score A, sans additif, et est disponible sous 2saveurs différentes: potimarron-châtaignes-herbes de Provence, tomates-carotte-basilic et version mixte. Il peut se consommer froid, à température ambiante ou chaud.

DuoCalés a été conçu par des étudiants de l’École nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires de Nancy, de la Faculté de marketing et d’agrosciences Université de Haute Alsace, de l’IAE Metz School of management et de l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy. DuoCalés met en avant une façon originale de consommer du pois chiche et de profiter de ses atouts nutritionnels. Il valorise parfaitement les légumineuses françaises et la complémentarité nutritionnelle des céréales, légumes et légumineuses.

Pour aller plus loin : chiffres clés des protéagineux

La Poste fait circuler les atouts de l’agriculture

Publié le 14 Juil 21


La Poste poursuit cette année la mise en avant de l’agriculture. Après un timbre sur l’Ordre du Mérite agricole sorti en mars 2021, La Poste émettra, le 20 septembre 2021, un bloc de timbres de la série La Terre et les Hommes sur le thème « La Terre nous nourrit, protégeons-la ».

Le bloc des 4 timbres, conçu par Émilie Seto, illustre l’agriculture durable, le consommer durable, le circuit court et l’apport de l’agriculture au bien-être et à la santé.

Le bloc sera vendu en avant-première les vendredi 17 et samedi 18 septembre 2021 au Carré d’Encre à Paris.

Le vin se féminise

Publié le 13 Juil 21

La présence de femmes dans le milieu viti-vinicole ne cesse de progresser ces dernières années. Production, œnologie sommellerie… toutes les branches de la filière se féminisent.

La part des femmes à la tête de domaines viticoles a doublé en dix ans, passant ainsi de 13% en 2010 à 30% aujourd’hui. Cette progression a nécessité beaucoup de persévérance. “Nous devons travailler beaucoup plus dur pour démontrer nos compétences et être reconnues” témoigne Carmen Suteau, présidente des Vignerons Indépendants de Loire-Atlantique.

Un rapport de branche réalisé en 2013 par le Conseil national des vins et spiritueux a montré une féminisation progressive et une évolution positive vers la parité dans l’ensemble du secteur. Le fait le plus marquant étant la part de femme dans la vinification (38%) ainsi que sa représentation au sein du commerce de gros de vins et spiritueux (41%).

Cette féminisation s’illustre également dans les formations autour du vin. D’après Terre de vins, ces dernières années 50 à 60% des nouvelles promues en œnologie sont des femmes.

Les femmes s’imposent donc année après année au sein de toutes les filières du secteur, preuve en est encore avec la part grandissante de femmes sommelières qui atteignait 20% en 2019. Ce chiffre reste faible par rapport à d’autres pays mais atteste tout de même d’un changement des mentalités et d’une modification des générations lorsque l’on sait que dans les années 70 ce métier, comme beaucoup d’autres du secteur, était réservé aux hommes.

Mais cette progression n’est pas terminée, aujourd’hui de nombreuses associations existent pour développer l’entraide entre femmes dans ce secteur, comme avec Les Vinifilles en Occitanie, les Divines d’Alsace, Les Aliénor de Bordeaux, Femmes & Vins de Bourgogne, SO Femme & vin dans le Sud-Ouest… et les passionnées du vin se retrouvent également au sein de l’association internationale Woman do wine.

Le vin n’est plus un univers exclusivement masculin. Il est possible de compter aujourd’hui sur les femmes pour perpétuer et faire évoluer toute la filière.

Succès de la 1ère édition des Journées Nationales de l’Agriculture

Publié le 12 Juil 21

Avec plus de 900 sites participant à la manifestation et plus de 100 000 visiteurs, cette première édition des Journées Nationales de l’Agriculture, qui s’est tenue les 18, 19 et 20 juin sur l’ensemble du territoire, s’est imposée dans le monde agricole et a attiré un public nombreux à ce nouveau rendez-vous.

Forte du solide maillage de la quarantaine de réseaux professionnels partenaires de la manifestation*, les Journées Nationales de l’Agriculture se sont déployées sur l’ensemble du territoire, jusqu’en Guyane et à la Réunion.

Les médias et les réseaux sociaux se sont faits, avec conviction, énergie et enthousiasme, le relai de cette belle programmation de plus de 1 000 événements valorisant le patrimoine agricole et les activités des professionnels de l’ensemble de la filière. Avec près de 3 250 retombées presse, c’est quasiment une exploitation sur deux qui aura été mentionnée dans la presse, en particulier locale et régionale, ardente défenseuse de ses territoires. Sur internet, 32 millions de personnes ont été touchées grâce au dispositif mis en place sur les réseaux sociaux des Journées.

Pari relevé haut la main donc pour ces premières Journées Nationales de l’Agriculture, que 88% des participants souhaitent renouveler, riches désormais de cette première expérience et déjà dotés de nouvelles idées pour la prochaine édition.

Conjointement mises en œuvre par Make.org Foundation et #agridemain, avec le soutien du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, les Journées Nationales de l’Agriculture ont pour vocation de :
• mettre en lumière la souveraineté agricole et alimentaire de la France, premier producteur dans ce secteur de l’Union européenne assurant près de 18 % de la production européenne agricole ;
• répondre au souhait des Français de pouvoir échanger avec les agricultrices et agriculteurs qui œuvrent à son rayonnement, et dont le rôle est perçu de plus en plus comme essentiel à la préservation du territoire et de l’environnement ;
• permettre aux professionnels de l’ensemble de la filière agricole et para-agricole de valoriser leur métier et la qualité de leurs productions auprès des consommateurs ;
• éveiller les consciences face aux défis et enjeux du monde agricole, tels que le développement des circuits courts et la préservation de la biodiversité.

Cette première édition a été rendue possible grâce au soutien des partenaires Système U, Marché de Rungis, Bonduelle et Inrae, ainsi que Mutualia, Gaïago, SEMAE et MiiMOSA.

Rendez-vous les 17, 18 et 19 juin 2022 pour la deuxième édition des Journées Nationales de l’Agriculture.

* Académie d’Agriculture de France, Afaup, Agriaffaires, Agriculteurs de Bretagne, Alumni AgroParisTech, Ania, Bienvenue à la ferme, Bleu Blanc Cœur, Cofarming, Euralis, Fairefrance, Fermes d’avenir, Filière CRC, FNCuma, FNEDT, FranceAgriTwittos, La Ferme Digitale, On se met tous à table, Openagrifood, Solaal, Trame, Vigneron indépendant…

Diminution de la production agricole nationale

Publié le 8 Juil 21


D’après le compte de l’agriculture de l’Insee, la production agricole diminue en valeur en 2020. La production agricole augmente sur trois ans malgré le recul des deux dernières années.

Les performances de l’agriculture comme activité économique analysées par l’Insee mettent en évidence qu’en 2020, la production de la branche agricole (hors subventions) sur les produits baisse en valeur de 1,9 %.

Les conditions climatiques ont fortement impacté les productions végétales avec des baisses de volume en céréales (- 18,8 %), en fruits (- 6,3 %) et légumes (- 3,1 %). Par ailleurs, la production des betteraves sucrières a chuté de 30,8 % du fait du virus de la jaunisse. En revanche, la production animale (hors subventions) en 2020 croît légèrement en volume (+ 0,4 %).

Sur les trois dernières années, la production végétale augmente en valeur (+ 6,1 %) ainsi que la production animale (+ 1,5 % acquis sur les deux dernières années). Le volume de la production végétale se replie de 3,6 % alors que les prix croissent de 10,1 % (+ 0,8 % sur les deux dernières années). La production animale augmente en prix (+ 1,3 %) et plus légèrement en volume (+ 0,2 %).

Un recyclage qui éclaire

Publié le 7 Juil 21

La profession agricole avec Adivalor continue sa mobilisation pour collecter toujours plus d’emballages. Une campagne de sensibilisation « Mes sacs font des watts ! » vient d’être lancée et rappelle qu’un sac d’environ 12 kilogrammes permet d’alimenter une ampoule de 10 watts pendant 15 minutes.

La campagne vise plus particulièrement le tri, la collecte et le recyclage des sacs et boîtes. Ces emballages souples sont particulièrement utilisés pour le conditionnement des produits phytosanitaires à base de soufre et de cuivre, très utilisés en agriculture biologique.  

Politiques et organisations agricoles brisent le tabou du suicide chez les agriculteurs

Publié le 6 Juil 21


On compte un suicide par jour chez les agriculteurs français selon la MSA, Mutualité sociale agricole. Il y a donc urgence à agir. Politiques et professionnels agricoles se mobilisent. Des mesures concrètes sont attendues à la rentrée.

En décembre 2020, le député du Lot-et-Garonne Olivier Damaisin, a remis ministre de l’Agriculture son rapport dressant un état des lieux et proposant « une réflexion sur l’identification et l’accompagnement des agriculteurs en difficultés et la prévention du suicide en agriculture ». En complément, les parlementaires Henri Cabanel et Françoise Férat ont présenté, en mars 2021, un rapport du groupe de travail du Sénat sur les agriculteurs en situation de détresse. Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie travaille actuellement sur un plan d’action, annoncé dès la rentrée, qui vise à prendre des mesures concrètes pour prévenir ces situations.

Les organisations agricoles mobilisées

« Il y a 30% de suicides en plus dans le monde agricole par rapport aux autres métiers », rappelle Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. Un pourcentage glaçant qui pousse en parallèle, les organisations agricoles à réagir, notamment pour faire davantage connaître les dispositifs existants. La FNSEA, les Jeunes agriculteurs (JA), les chambres d’agriculture et la MSA sont ainsi à l’origine du site Agri’collectif, qui identifie les acteurs sur le terrain à même de fournir un accompagnement aux agriculteurs, notamment vers une reconversion.

Les organisations agricoles et les politiques appellent en parallèle à un soutien du gouvernement, avec un renforcement de « l’aide au répit », un dispositif d’accompagnement social des agriculteurs pour leur permettre de souffler en cas de burnout. Elles préconisent également de rendre opérationnel le dispositif d’aide à la relance de l’exploitation agricole, qui permet d’apporter un suivi technico-économique et un plan de restructuration pour les agriculteurs en difficultés financières.

La MSA, engagée depuis 2011 pour prévenir les suicides

Depuis 2011, un plan national d’action contre le suicide en agriculture a été mis en place par la MSA. L’organisme a notamment développé l’assistance téléphonique « Agri ’écoute », accessible 7/7 et 24h/24 au 09 69 39 29 19, qui permet aux agriculteurs d’être mis en relation avec des professionnels de santé qui peuvent les accompagner en cas de détresse psychologique. Une hotline qui a reçu en moyenne 207 appels par mois entre janvier et juin 2020, un chiffre qui démontre l’importance d’un tel dispositif.

La problématique du suicide en agriculture a été portée aux yeux du grand public, en 2019, par Édouard Bergeon, à travers le film « Au nom de la terre », qui retrace le parcours d’un agriculteur dont les difficultés financières le mènent au pire. Très marqué par le film, Emmanuel Macron a souhaité que des mesures très concrètes pour y remédier soient prises d’ici la fin de son quinquennat.

Sophie Renaud, Miss Agricole 2021, s’engage auprès de la MSA pour sensibiliser autour de la question du suicide en milieu agricole

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