Actualités

Prochainement, une nouvelle carte de France agricole

Publié le 22 Jan 21

Depuis octobre 2020 et jusqu’à avril 2021, se déroule le recensement agricole. Réalisé tous les 10 ans à l’échelle européenne, ce recensement permettra d’actualiser les données sur l’agriculture française en métropole et en outre-mer.

L’objectif du recensement agricole 2020 est de connaître les productions des exploitations, avec la description des superficies cultivées et des cheptels présents sur l’exploitation, ainsi que les principaux facteurs de production mobilisés en agriculture, en particulier le foncier avec le mode de faire-valoir et la main-d’œuvre.

Des questions portent également sur l’engagement dans des démarches spécifiques (démarches de qualité et ou environnementales), sur la diversification des activités et sur les modalités de commercialisation des produits.

Si la collecte des données des 450 000 exploitations agricoles françaises (dont 30 000 outre-mer) s’effectue jusqu’en avril 2021, les premiers résultats ne seront connus que fin 2021 et les données complètes seront envoyées à l’office statistique européen, Eurostat, en mars 2022.

Le recensement en cours permettra d’actualiser les informations sur l’agriculture française.

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Réchauffement climatique : des solutions existent !

Publié le 21 Jan 21

Le constat est connu : pour éviter le scénario catastrophe des +2° en 2100, le GIEC affirme que la planète doit être neutre en carbone en 2050.

Pour la France, cela correspond à :

  • diviser par 6 les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES);
  • multiplier par 3 les puits de carbone;
  • décarbonner entièrement notre consommation d’énergie.

En rappelant ces chiffres dès les premières pages de son dernier rapport d’orientation intitulé : «  Faire du défi climatique une opportunité pour l’agriculture », la FNSEA a choisi de prendre ce dossier à bras le corps. Oui ! le changement climatique est une réalité à laquelle les agriculteurs doivent faire face. Oui ! L’agriculture, en tant qu’activité économique productive, émet naturellement des gaz fortement réchauffant mais elle contribue aussi à leur atténuation par sa fonction de puits et de fournitures d’énergies renouvelables.

Cette réalité du réchauffement se concrétise tout d’abord par de multiples impacts qui pénalisent la quantité et la qualité des productions végétales tout en interférant sur l’alimentation d’élevage. En récusant l’approche de « mettre sous cloche » la production française, la FNSEA préconise de prendre en compte la contribution globale de l’agriculture et de mettre en perspective le défi alimentaire. « Il faut raisonner sur l’empreinte carbone de l’assiette » écrivent les 4 rapporteurs.

A partir d’exemples concrets mis en œuvre dans les filières, Climalait pour le lait, Laccave dans la viticulture, le rapport préconise une adaptation incrémentielle (solutions qui s’additionnent les unes aux autres) et systémique pour éviter un scénario de rupture. L’enjeu est à la fois de renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux effets du changement climatique, et d’augmenter la capacité des écosystèmes à stocker du carbone dans le sol et dans les plantes. Les rédacteurs en appellent donc à prendre en compte les solutions multiples déjà mises en œuvre. Car l’agriculture ne part pas de zéro : développement de légumineuses, amélioration de l’efficacité de l’azote, modification des rations animales… les solutions existent et doivent être combinées avec une intensification de la recherche pour que les agriculteurs puissent s’adapter en s’appuyant sur des bases scientifiques.

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Expérimenter, pour conseiller

Publié le 20 Jan 21

Les stations d’expérimentations testent, valident et diffusent les différentes variétés issues de la recherche. C’est notamment le cas à la station de La Morinière, en Indre-et-Loire, où sont expérimentées les cultures fruitières, principalement les pommiers et poiriers.

La station d’expérimentations La Morinière est implantée à Saint Epain, près de Sainte-Maure de Touraine. Le domaine compte 65 hectares, dont 36 ha de verger.

La station travaille à établir des références techniques sur la conduite des cultures (taille, fertilisation, protection, récolte, conservation…) pour les différentes variétés qui voient le jour, afin de pouvoir conseiller les techniciens arboricoles.

L’objectif est de répondre aux attentes du consommateur tout en assurant au producteur compétitivité et respect l’environnement.

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Des légumes de plein champ comme diversification

Publié le 19 Jan 21

Guillaume Pagès est céréalier dans le Tarn-et-Garonne. Interviewé par Jean-Paul Hébrard pour l’émission Powerboost, il présente la diversification de cultures mise en place sur son exploitation.

Sur une exploitation céréalière, spécialisée dans les cultures de semences, dans le Tarn-et-Garonne, Guillaume Pagès a choisi de diversifier ses productions face à la baisse de rentabilité du maïs semence. Il se lance ainsi vers les légumes de plein champ (courges, navets, patates douce). Le choix de la patate douce a été orienté par la volonté de rechercher un légume relativement rare dans la région. Plantée au mois de mai, la patate douce est récoltée fin août, début septembre.

Pour commercialiser, Guillaume Pagès favorise au maximum les circuits courts et, en cas de surplus, il vend sur le marché d’intérêt national de Toulouse. Son exploitation est certifiée HVE, haute valeur environnementale.

Agricultrice au grand cœur

Publié le 18 Jan 21

Si Anna Boucard, éleveuse dans le Doubs, multiplie les initiatives pour que les citoyens s’intéressent un peu plus à l’agriculture, elle a à cœur également en retour de s’intéresser à tous ceux qui l’entourent, principalement ceux qui ont besoin d’aide et de soutien. Elle vient ainsi d’ouvrir son site “Agricultrice solidaire“.

Au sein de mon association La L’isloise, je me mobilise depuis 3 ans pour sensibiliser sur le cancer du sein, en organisant notamment une marche. Du fait de la crise sanitaire, cette marche n’a pas pu se tenir cette année, j’ai donc eu l’idée de proposer à la vente des bonnets dont les bénéfices sont reversés à l’association Oncodoubs qui accompagne les malades du cancer. J’ai ainsi vendu plus de 600 bonnets et remis un chèque de 700 € à Oncodoubs“.

Une société de Haute-Saône, Beboost m’a proposé dernièrement de créer un design spécifique pour Agricultrice solidaire. Le logo affiche un ruban arc-en-ciel, symbole de l’espoir“. Très sensible à la cause des femmes, Anna Boucard n’en oublie pas pour autant les hommes et a donc décliné le concept Agriculteur solidaire. Les ventes permettent également d’élargir les champs de solidarité auprès de personnes âgées ou isolées.

Une boutique en ligne vient d’ouvrir qui permettra à chacun de témoigner de sa solidarité en achetant casquette, bonnet, doudoune, mug, tee-shirt, blousons… à l’effigie d’Agricultrice ou Agriculteur solidaire. Rendez vous pour cela sur : www.goodyfan.com/agricultrice-solidaire

Au plus près des productrices et des producteurs

Publié le 17 Jan 21

Les Chambres d’agriculture, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, lancent une plateforme nationale de vente directe de produits agricoles : fraisetlocal.

Cette plateforme offre un point d’entrée unique aux consommateurs facilitant la recherche de produits fermiers de proximité.

Cette initiative s’intègre dans le plan d’actions mené depuis plusieurs années par les Chambres d’agriculture visant notamment à accompagner et professionnaliser les producteurs dans les démarches de vente directe et de réponse aux nouvelles attentes des consommateurs.

Le développement des ventes directes contribue ainsi à un rapprochement entre les citoyens et le monde agricole.

Rendez-vous sur fraisetlocal

Pour en savoir plus sur l’action phare des Chambres d’agriculture “Développer les circuits courts et l’agritourisme” :

La protection de l’environnement sous toutes ses formes

Publié le 16 Jan 21


Le domaine Reillanne, dans le Var, exploite quelque 500 hectares de vignes conduites sous la certification Terra Vitis, Agriculture biologique et Biodynamie.

Benoît Ab-Der-Halden, chef d’exploitation du domaine, explique les avantages et les limites de la biodynamie mise en place sur l’exploitation.

Des équipements plus autonomes

Publié le 15 Jan 21

Le développement de la robotisation occupe aujourd’hui une place importante en matière d’innovation des agroéquipements. Elle facilite les conduites agroécologiques des cultures, contribue au bien-être animal et améliore également les conditions de travail.

Les constructeurs français ont été précurseurs dans le développement de la robotique agricole pour la conception de machines autonomes. Les prototypes actuels évoluent tous seuls mais nécessitent encore une supervision de leur fonctionnement (soit à proximité, soit à distance).

Concernant les productions végétales, cette robotisation concerne essentiellement actuellement le maraîchage et la viticulture. Pour deux raisons essentiellement : d’une part, la culture en ligne permet au robot de mieux se repérer dans l’espace et d’autre part, l’autonomie de la motorisation électrique est facilitée sur des petites surfaces de culture. Les utilisations principales concernent le travail du sol et le désherbage mécanique. Mais des prototypes plus imposants à moteurs thermiques se développent également en grandes cultures, notamment pour les traitements phytosanitaires ou le semis.

En élevage, la robotisation est déjà présente depuis plusieurs années, notamment avec les robots de traite, des équipements pour le nettoyage des bâtiments ou pour l’alimentation des animaux. La recherche porte aujourd’hui sur une autonomie plus importante de ces équipements.

Au-delà de la conception technique de la robotique agricole, un travail est conduit sur la maîtrise des risques lors des déplacements. Des demandes de dérogations réglementaires sont ainsi en cours afin de permettre à ces petits véhicules autonomes (non autorisés pour la route) d’être expérimentés pour la traversée de chemins ruraux.

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Responsable sans modération

Publié le 14 Jan 21

Les vignerons engagés dans la démarche Terra Vitis adoptent un nouveau visuel sur leurs bouteilles, afin de permettre au consommateur d’identifier aisément cette certification de viticulture responsable.

« Notre très forte implication dans une viticulture responsable justifiait que nous fassions évoluer notre logo » explique Didier Vazel, président de Terra Vitis Loire. « Ce logo se veut plus lisible, plus identifiable mais également plus compréhensible par le consommateur. Le terme de viticulture responsable est mieux perçu par les viticulteurs et nos clients, que celui de viticulture durable ».

Un fort développement

« Au sein de Terra Vitis, toutes les grandes régions viticoles françaises sont représentées » précise Didier Vazel. L’association regroupe 1 300 exploitations et entreprises certifiées en 2020 pour environ 35 000 hectares de vignoble couverts sur 220 AOP (Appellations d’origine protégée) et IGP (Identifications géographiques protégées), soit environ 5% du vignoble français. Quelque 230 millions équivalents bouteilles ont été commercialisés cette année sous la certification Terra Vitis. « Nous avons doublé d’adhérents et de surfaces en quelques années. Cela vient du fait de l’engagement important de certains négoces (le groupe Castel notamment) qui conditionnent leurs achats à la certification Terra Vitis ».

Un cahier des charges évolutif

Cette certification s’appuie sur un cahier des charges reposant sur 80 points de contrôles. « Ces exigences intègrent les pratiques vertueuses de la vigne au verre, contrôlées tous les ans par un organisme indépendant permettant d’avoir une vision globale du domaine. En cohérence avec les autres démarches existantes, nous avons intégré à notre cahier des charges toutes les exigences relatives à la viticulture de la démarche HVE (Haute valeur environnementale). Ainsi nos adhérents peuvent demander, s’ils le souhaitent, la double certification : Terra Vitis et HVE ».

Toujours à l’affût du progrès

Terra Vitis ne reste pas figée sur ce cahier des charges, aussi exigeant soit-il, mais accompagne ses adhérents vers l’amélioration continue de leurs pratiques afin de produire des raisins sains de haute qualité avec des méthodes préservant l’environnement et la santé humaine. Ainsi, un groupe pilote de Terra Vitis Rhône-Méditerranée mène un travail autour de la prise en compte des critères de RSE, responsabilité sociétale des entreprises. « Par ailleurs, nous réfléchissons également à l’élaboration d’un bilan carbone au niveau de l’exploitation car cela correspond à une grande demande pour nos vins à l’export » détaille Didier Vazel. Être responsable, c’est aussi être attentif à l’évolution des attentes des consommateurs et de la société.

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La betterave fourragère de plus en plus appréciée

Publié le 13 Jan 21

L’intérêt des éleveurs pour la betterave fourragère continue de progresser même si sa culture cette année n’a pas toujours été facile.

Les surfaces de betterave fourragère connaissent une évolution constante ces dernières années en France (+ 6,6% en moyenne sur 5 ans). Cette augmentation des surfaces traduit l’intérêt croissant des éleveurs pour cette culture très productive et qui, année après année, démontre sa tolérance face aux aléas climatiques. En parallèle, l’offre variétale continue de s’étoffer proposant une large gamme de variétés adaptées à tous les animaux et à tous les usages, du pâturage jusqu’aux rations mélangées.

La culture de la betterave fourragère a dû cette année faire face au contexte sanitaire lié à la pandémie de COVID qui a conduit à des semis tardifs. Par ailleurs, les conditions climatiques et la pression des ravageurs ont été particulièrement difficiles. Après un printemps humide accompagné par endroit d’une présence très importante de pucerons, c’est finalement une longue période de sécheresse estivale et les symptômes de la jaunisse dans certaines régions qui ont marqué le plus cette année 2020. Pour autant, les rendements moyens 75 tonnes de racines par hectare avec un bon taux de matière sèche.

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Une culture bien ancrée dans les territoires

Publié le 12 Jan 21

Témoigner de l’évolution de l’agriculture, prendre le temps d’expliquer, d’analyser voire de faire rêver sur ce métier : c’est à cela qu’ambitionnent de contribuer les agriculteurs et amoureux de la ruralité réunis au sein de l’AEAP (Association des écrivains et artistes paysans).

Dans une publication de l’association, Jacqueline Bellino, oléicultrice dans l’arrière-pays niçois et présidente de l’AEAP, précise clairement l’objectif assigné à ses membres : “longtemps considérés comme des illettrés, aussi stupides que cupides, les paysans sont aujourd’hui accusés de tous les maux de notre planète. Désormais habituées à trouver du tout cuit d’un simple claquement de doigts, les nouvelles générations ont-elles une idée du travail et de l’ingéniosité qu’il a fallu déployer de siècle en siècle pour parvenir à cette société d’abondance qui aujourd’hui crève de trop produire après avoir tant manqué de tout ? Plus que jamais il appartient aux écrivains-paysans d’informer et de témoigner pour inciter certains citadins au respect du métier d’agriculteur“.

Un patrimoine conséquent

Depuis 50 ans, l’AEAP a vu passer près d’un millier d’adhérents, plus ou moins célèbres, mais toujours de qualité. Si la majorité d’entre eux sont français, l’association compte également des représentants du Canada, d’Algérie, de Belgique, de Suisse… Comme en témoignent Chantal Olivier et Claude Chainon dans le livre « Écritures paysannes, de l’utopie à la réalité », ces écrivaines et écrivains sont avant tout “des paysans qui ont fait leurs humanités dans les champs. Ils sont de tous les villages du monde et se veulent solidaires à travers leurs écritures pour témoigner de leur métier”. Depuis 2019, le Garae Ethnopôle (centre d’ethnologie d’intérêt national et européen), assure la conservation de l’héritage culturel de l’AEAP. Ce sont ainsi plus de 700 ouvrages qui sont aujourd’hui protégés de l’oubli, accessibles aux chercheuses et chercheurs curieux des témoignages d’un demi-siècle de ruralité.

Un enrichissement permanent

Soucieuse de la diversité des regards portés sur l’agriculture, l’AEAP a lancé récemment un appel à textes* afin de partager les écrits sur la ruralité. “Nous avons déjà réceptionné une centaine de textes, précise Jacqueline Bellino, et nous continuons à en recevoir. D’une qualité littéraire variable, ils sont tous très riches d’information et relatent des perceptions de l’agriculture, entre souvenir et espoir. Gérard Ghersi, écrivain et ancien directeur de l’Institut agronomique méditerranéen, travaille actuellement à répertorier et classer toutes ces contributions qui seront publiées prochainement sur notre site Internet“.

Devant le succès de cette initiative, nous réfléchissons à lancer d’autres appels à textes sur des thématiques différentes, pourquoi pas sur l’impact de l’épidémie de la Covid-19 par exemple. Travaillant à la campagne, nous pourrions estimer que nous sommes un peu confinés toute l’année et que nous ne sommes donc pas énormément touchés. D’un côté certaines maisons d’édition annoncent être submergées par la réception de manuscrits écrits durant le confinement et d’un autre côté, des écrivains nous parlent de la difficulté, durant cette crise, à se concentrer, à réfléchir et d’avoir l’esprit vide“. Croiser les regards, en s’appuyant sur la réalité de la vie en milieu rurale, tel est l’un des objectifs de l’association.

Le souci de la transmission

A l’origine d’un patrimoine culturel foisonnant, les membres de l’AEAP ont aussi à cœur de se tourner résolument vers l’avenir. Si la profession agricole considère le renouvellement des générations comme le défi et l’enjeu majeur pour les années à venir, les membres de l’AEAP estiment, à leur niveau, que la transmission du savoir et de l’écriture va de pair avec la transmission des exploitations. “Il est surprenant de constater que dans certaines classes de lycées agricoles, 95 % des élèves sont aujourd’hui citadins” souligne Jacqueline Bellino. “Nos interventions dans les établissements d’enseignement sont très enrichissantes. Nous avons ainsi organisé un concours d’écriture avec un lycée agricole du Var et nous échangeons régulièrement avec des élèves d’un lycée de Vendée ou d’un centre de formation du Tarn“. Parrainer des jeunes pour leur transmettre tout à la fois le goût de l’agriculture et le plaisir d’écrire, une activité exemplaire des écrivains-paysans pour prendre pleinement conscience de toute la diversité du mot culture.

* cet appel à textes reste ouvert et s’adresse à toute personne qui se sent concernée par le devenir de la ruralité. Il suffit d’envoyer son texte à : ecritures-partagees@framalistes.org

Terres d’idées 2021

Publié le 11 Jan 21

Mutualia lance le 3e concours Terres d’idées qui valorise l’agriculture et ceux qui la pratiquent.

A travers ce projet, Mutualia souhaite rapprocher l’agriculture, le grand public et les acteurs des territoires ; contribuer à la connaissance des métiers pour susciter des vocations et soutenir les agriculteurs d’aujourd’hui pour demain.

Pour Mutualia, s’engager pour le monde agricole c’est être attentif aux idées
des agriculteurs tout en contribuant à leur réalisation. C’est ainsi que l’accompagnement et la proximité de Mutualia prennent tout leur sens. Les exploitants, chefs d’exploitation, salariés ou conjoint pourront déposer leur candidature dans l’une des quatre thématiques suivantes :
Agriculture & territoires : tout projet qui anime la vie locale ;
Agriculture & emploi : besoin d’un employé, d’un véhicule ou de matériel pour le développement de celle-ci… ;
Agriculture & innovation : tout projet qui améliore la qualité de vie au travail ou les systèmes de productions… ;
Agriculture & développement durable : toute initiative qui encourage le mieux produire ou la meilleure gestion des ressources…

Les candidatures pour cette troisième édition du concours Terres d’idées sont ouvertes du 11 janvier au 31 mars 2021.

Une production de qualité sous abri

Publié le 7 Jan 21

La culture sous serre montre des avantages indéniables pour des productions de qualité et respectueuses de l’environnement.

En France, 10 000 hectares sont consacrés aux cultures sous serre, dont 2/3 affectés aux productions légumières (permettant une production de 6,4 millions de tonnes/an de légumes) et 1/3 aux productions ornementales.

La serre constitue avant tout une barrière (en verre ou en plastique) aux aléas climatiques et aux agresseurs des cultures. En valorisant l’énergie solaire, les serres créent les conditions climatiques plus favorables permettant aux plantes de mieux se développer. Par ailleurs, la culture en milieu fermé contribue à une meilleure maîtrise des attaques des insectes et donc à limiter l’utilisation de pesticides.

Quand la culture hors-sol (culture sur substrat inerte) est pratiquée sous serre, il est ainsi possible de mieux optimiser la ressource en eau et de limiter les pollutions. Le besoin en eau d’une culture hors sol sous serre avec recyclage des eaux de drainage est en effet 4 fois moins élevé qu’une culture traditionnelle au champ. Les excédents d’eau non absorbés par la plante sont recyclés dans le circuit d’arrosage et évite ainsi tout rejet dans le milieu naturel et pollution éventuelle.

Les serres sont construites avec des composants triables et recyclables (aluminium, acier, plastique, verre..). Selon la filière de valorisation des déchets agricoles Adivalor, plus de 80 % des films de serres sont collectés et recyclés en France.

Les serres constituent donc un moyen de contribuer à une production agricole d’origine française qui répond aux attentes des consommateurs en matière de qualité, de quantité et du respect de l’environnement. La production sous serre participe ainsi pleinement à atteindre l’autosuffisance alimentaire française.

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2021 : l’année des fruits et légumes

Publié le 5 Jan 21

L’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré 2021 Année internationale des fruits et des légumes afin de sensibiliser le consommateur au rôle important des fruits et des légumes dans la nutrition, la sécurité alimentaire et la santé humaines, ainsi qu’en matière de développement durable.

En France, près de 530 000 hectares sont consacrés aux cultures de fruits et légumes permettant une production de quelque 15 millions de tonnes (environ 5,6 Mt de légumes, 2,8 Mt de fruits et 6,95 Mt de pommes de terre de consommation). Au dernier recensement, on dénombrait en France 30 800 producteurs de légumes, 27 600 producteurs de fruits et 19 850 producteurs de pommes de terre.

Ce secteur agricole des fruits et légumes occupe une place importante dans l’économie nationale. La France est ainsi le :

  • 3e producteur de fruits et légumes dans l’Union européenne, derrière l’Italie et l’Espagne.
  • 2e producteur de pommes de terre en Europe derrière l’Allemagne. Par ailleurs, la France est le 1er exportateur mondial de pommes de terre à l’état frais.
  • 1er fabricant européen de légumes en conserve.
  • 2e fabricant européen de légumes surgelés.

Pour aller plus loin :
– Les chiffres de la filière fruits et légumes établis par FranceAgriMer
Focus sur 5 fruits et légumes à la valeur nutritive exceptionnelle

Journée nationale de l’agriculture : l’exception française

Le politologue Eddy Fougier rappelle que quasiment tous les grands pays agricoles, tout comme les pays voisins de la France, organisent une journée autour de leur agriculture. En n’ayant toujours pas de Journée nationale de l’agriculture, la France est ainsi une exception parmi les grandes puissances agricoles.

Eddy Fougier relève que la plupart des grands pays agricoles (Argentine, Australie, Brésil, Canada, États-Unis, Russie, Ukraine), ainsi que des pays voisins de la France (Allemagne, Belgique, Italie, Suisse) fêtent leurs agricultures et agriculteurs. Si l’on s’en tient uniquement à la population de ces différents États en 2020 (source Population Reference Bureau), cela signifie qu’au moins 2,8 milliards de personnes dans le monde célèbrent chaque année une journée nationale de l’agriculture ou des agriculteurs.

Ces journées nationales constituent une reconnaissance nationale pour la contribution de l’agriculture au pays et pour le travail accompli par les agriculteurs et les salariés agricoles. Elles sont soit prévues dans une loi, soit organisées par la profession agricole. Sans avoir la prétention d’être exhaustif, Eddy Fougier relève certains exemples notables :

Journées instaurées par une loi ou bien vieille tradition

Les États-Unis célèbrent chaque année, le 12 octobre, le Jour des agriculteurs (“Farmers Day“) et également au mois de mars, la Journée nationale de l’agriculture (National AgDay).
Une Journée de l’agriculture et des producteurs agricoles est fêtée tous les 8 septembre en Argentine depuis 1944.
Au Brésil, la Journée nationale de l’agriculture est organisée le 17 octobre. Et chaque année, le 28 juillet se tient La Fête des agriculteurs familiaux qui a été créée par une loi de 1960 pour commémorer le 100e anniversaire de la création du Secrétariat d’État à l’Agriculture.
En Inde, une Journée nationale des agriculteurs (“Kisan Divas“) est organisée tous les 23 décembre.
Chaque année depuis 1999, la Russie célèbre, le deuxième dimanche d’octobre; la Journée des travailleurs de l’agriculture et de l’industrie de transformation.
La Journée des travailleurs agricoles d’Ukraine a été instaurée en 1993 et se déroule chaque année le troisième dimanche de novembre.

Journées organisées à l’instigation de la profession agricole

En Allemagne, le principal syndicat agricole, le Deutsche Bauernverband (DBV) organise chaque année la Journée des agriculteurs allemands (Deutscher Bauerntag).
L’Australie fête une Journée nationale de l’agriculture organisée par l’organisation représentative des agriculteurs du pays, National Farmers’ Federation (NFF).
Une Journée de l’agriculture est organisée en Belgique flamande chaque année le troisième week-end de septembre à l’instigation d’une organisation professionnelle (Boerenbond).
La plateforme canadienne L’agriculture plus que jamais est à l’initiative du Jour de l’agriculture, organisé pour la première fois au Canada en 2017 et vise à renforcer la relation entre les consommateurs et les producteurs.
En Italie, la Journée de l’agriculture italienne est organisée par la Confédération nationale des agriculteurs Coldiretti.
Depuis 1992, est organisé chaque année en Suisse le 1er août, jour de la fête nationale suisse, un brunch à la ferme. Il s’agit d’une initiative de l’Union suisse des paysans (organisation faîtière de l’agriculture suisse). Le Brunch à la ferme est désormais associé aux festivités du 1er août au même titre que les feux d’artifice. Plus de 150 familles accueillent quelque 100 000 visiteurs qui peuvent déjeuner sur place ou bien emporter leur repas. Cet événement vise à « rapprocher ville et campagne » et à « promouvoir la compréhension mutuelle ».

Journées organisées dans d’autres pays

Au-delà de ces grands pays agricoles, Eddy Fougier relève également que d’autres pays ont instauré une Journée nationale pour leur agriculture, notamment :
Ghana : National Farmers’ Day – 1er vendredi du mois de décembre
Pakistan : National Farmers’ Day (depuis 2019) – 19 décembre
Tunisie : Journée nationale de l’agriculture
Zambie : National Farmers’ Day – 1er lundi du mois d’août
et également les Fêtes des paysans en Bolivie, au Chili, en Colombie, à Cuba ou au Pérou.

Il serait grand temps que la France s’inspire de tous ces pays en inscrivant dans son calendrier républicain une Journée nationale de l’agriculture.

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