Actualités

Salon International de l’Agriculture : 4 acteurs à votre écoute pour incarner le triptyque production – alimentation – énergie

Publié le 5 Fév 26

À l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2026, qui se tiendra du samedi 21 février au dimanche 1er mars 2026  à Paris Expo Porte de Versailles, Agridemain accueillera le public, Hall 5.1 – Stand A 035. Agridemain proposera un espace de 100 m² dédié au dialogue entre agriculteurs, filières agricoles et alimentaires, consommateurs, en cohérence avec la thématique de cette édition :
« Générations Solutions ».

Tout au long du salon, les ambassadeurs Agridemain, agricultrices et agriculteurs engagés, se relaieront sur le stand pour présenter leur exploitation, leurs productions et leurs pratiques, et participer à des temps d’échanges avec les visiteurs et les professionnels. Ces rencontres visent à illustrer les solutions concrètes portées par l’agriculture française face aux enjeux alimentaires, environnementaux et énergétiques.

Cette dynamique collective s’appuie cette année sur la présence de trois partenaires aux expertises complémentaires :

  • Euro-Toques France mettra en lumière le lien étroit entre agriculture et gastronomie. Comme chaque année depuis 2019, les chefs cuisineront les produits issus des exploitations agricoles, illustrant concrètement la relation entre production agricole, alimentation et création culinaire, notamment à travers des tables d’hôtes et des masterclasses proposées tout au long de la semaine.
  • TSE apportera son expertise sur les solutions agrivoltaïques, en répondant aux questions relatives à l’avenir énergétique des exploitations agricoles.
  • Le Marché international de Rungis, nouveau partenaire en 2026, participera à l’animation du stand, notamment à travers l’organisation de petits déjeuners quotidiens et des tables-rondes, mettant en lumière le rôle structurant des marchés de gros dans la valorisation et la commercialisation des productions agricoles françaises. Le président du marché international de Rungis Stéphane Layani, sera présent et participera à des débats autour de la souveraineté alimentaire.

Tables d’hôtes et masterclasses : un nouveau concept au service du dialogue entre filières

Nouveauté de cette édition, le stand Agridemain proposera un format d’animation, alternant tables d’hôtes et masterclasses culinaires, conçues comme des temps de transmission, d’échanges et de rencontres entre agriculteurs, acteurs des filières et partenaires économiques. Ces rendez-vous rythmeront la semaine et feront du stand Agridemain un espace de dialogue, en lien avec les attentes du grand public :

  • Le Marché International de Rungis ouvrira chaque journée avec un petit-déjeuner à 9h30.
  • Lundi 23 février 2026, après l’inauguration du stand, les animations se poursuivront dans l’après-midi avec le programme Transitions porté par Vivescia et tous ses partenaires clients, institutionnels, techniques et coopératives avec Noriap. Transitions accompagne les agriculteurs vers des pratiques agricoles bas carbone, plus résilientes, favorables aux sols et à la biodiversité.
  • Le mardi 24 février, une table d’hôtes Unifa (Union des industries de la fertilisation) sur le thème « Quelles solutions et quels choix publics pour participer au grand réveil alimentaire » sera proposée à 11h45, suivie à 14h00 d’une table d’hôtes avec Coopérative U avec pour thème « Pour un meilleur équilibre alimentaire ».
  • Mardi 24 et mercredi 25 février, la filière du foie gras, magret et confit de France donne rendez-vous sur le stand.
  • Le mercredi 25 février, le groupe Bel sera sur le stand à partir de 11h45 autour du thème “Le fromage, l’allié d’une alimentation gourmande, saine et durable“, suivi d’InterProchasse sur le thème « Le gibier, une viande d’avenir ! »  à 14h00.
  • Le jeudi 26 février, l’association Ici la Terre proposera une table d’hôtes sur le thème « Consommateurs, agriculteurs, l’amour vache ? » à 11h45, suivie d’une table d’hôtes avec l’Anefa (Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture) à 14h00. Les partenaires des Journées Nationales de l’Agriculture se réuniront ensuite pour aborder le thème 2026 : « L’agriculture demain quel avenir dans nos assiettes ? ». 
  • Le vendredi 27 février sera consacré à une journée dédiée au grand public.                                    

Enfin, le dernier week-end, le samedi 28 février et dimanche 1er mars, le stand Agridemain accueillera les membres de l’association des écrivains et artistes paysans.

Le bioéthanol poursuit son essor

Publié le 2 Fév 26

En 2025, la consommation de bioéthanol dans les essences (essences sans plomb et Superéthanol-E85) augmente de 15 %, soit plus de 19 millions d’hectolitres de bioéthanol consommés en France.

Ainsi, le bioéthanol consommé en France a permis de remplacer l’équivalent d’1 million de tonnes de pétrole et d’éviter 2,7 millions de tonnes de CO2 par rapport aux carburants fossiles, soit l’équivalent des émissions de CO2 de 1 400 000 voitures.

Depuis 20 ans, le Superéthanol-E85 (un carburant de type essence qui contient entre 60 % et 85 % de bioéthanol en volume, le complément étant de l’essence Sans Plomb 95 ) permet aussi à plus de 55 000 agriculteurs de diversifier leurs débouchés. Au total, la filière du bioéthanol représente 9 000 emplois agricoles et industriels, directs, indirects et induits, en équivalent temps plein, et soutient la compétitivité des sucreries et amidonneries associées dont elle valorise également les déchets et résidus.

Les spiritueux : une filière à faire tourner la tête

Publié le 29 Jan 26

Avec 700 millions de litres produits chaque année, la France occupe la première place en Europe pour la production de spiritueux.

Obtenues par distillation, macération ou infusion, les spiritueux constituent des boissons 100% d’origine agricole, obtenues à partir de matières premières tels que le raisin, les pommes, la betterave sucrière, la canne à sucre, les céréales ou d’autres plantes.

La Fédération française des spiritueux souligne que la production des spiritueux se répartissant dans “tous les départements de France hexagonale et d’Outre-mer, la filière des spiritueux est un pilier du dynamisme économique, agricole et culturel des territoires.”

S’appuyant sur la renommée de 51 indications géographiques, la filière des spiritueux “transforme chaque année près de 4 millions de tonnes de matières premières agricoles, un volume comparable à celui mobilisé pour la production de vin ou de sucre“.

Loin de rester figés dans la tradition, l’étude menée par la Fédération française des spiritueux révèle que 99% des 250 distilleries françaises ont développé des pratiques innovantes entre 2020 et 2025. Ces innovations portent bien sûr sur la qualité du produit lui-même mais aussi sur le développement de pratiques agroécologiques et la protection de la biodiversité.

Valfrance franchit une nouvelle étape en adoptant officiellement le statut de Coopérative à Mission !

Publié le 22 Jan 26

Nous avons eu le plaisir d’assister le 13 janvier 2026 à l’Assemblée Générale de Valfrance, un moment fort de la vie coopérative. Cette année, l’événement a été l’occasion d’annoncer une évolution majeure : Valfrance devient officiellement Coopérative à Mission.

Concrètement, ce statut signifie que la coopérative inscrit sa raison d’être, ses valeurs et ses objectifs au cœur de ses statuts. Cela va au-delà du simple objectif économique : il s’agit d’agir de manière responsable et durable, avec des objectifs sociaux, environnementaux et territoriaux clairement définis et régulièrement contrôlés par un organisme tiers et un comité de mission. Ce cadre permet de renforcer la transparence, la crédibilité et la cohérence de toutes les actions de la coopérative, tout en mobilisant les sociétaires et les collaborateurs autour d’une vision commune.

Avec cette évolution, Valfrance confirme son rôle de coopérative utile, engagée et visionnaire, pleinement ancrée dans son territoire. Les quatre objectifs statutaires qui guideront ses actions quotidiennes traduisent concrètement son engagement auprès de ses sociétaires, clients et partenaires, tout en scellant son esprit pionnier et son ambition de construire durablement l’avenir de la coopérative.

L’agriculture participe à la baisse des émissions de gaz à effet de serre en France

Publié le 13 Jan 26

D’après le Citepa, entre 2024 et 2025, les émissions de gaz à effet de serre en France diminuent de 1,3 %, tous secteurs confondus.

En 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) en France s’élèvent à 363,4 millions de tonnes de CO₂ équivalentes, soit une diminution de 1,3 % par rapport à l’année précédente. Cette baisse est obtenue en majeure partie grâce aux efforts de l’industrie manufacturière et de la construction. L’agriculture est le deuxième secteur a affiché une baisse notable (-1,8%), dont la réduction est principalement liée à celle du cheptel bovin, et de celui des transports (-1,4% du fait de la diminution des consommations de carburants dans le transport routier).

Par rapport à la Stratégie Nationale Bas Carbone, la France doit amplifier ses efforts pour espérer pouvoir atteindre ses objectifs à l’horizon 2030. Toutefois, c’est le secteur de l’agriculture qui s’approche le plus du niveau de cette stratégie à atteindre (diminution des émissions de GES -1,8% contre -2,1% demandé).

Fruits et légumes bio : tendance à la reprise

Publié le 12 Jan 26

La consommation de fruits et légumes biologiques a fortement progressé de 2005 à 2019, avant de baisser trois ans durant. La tendance à la hausse semble redémarrer en 2024.

D’après l’étude de FranceAgriMer sur les dynamiques de marché, “les achats de fruits et légumes biologiques se sont progressivement accrus entre 2005 et 2019. Depuis 2010, le nombre d’exploitations bio a été multiplié par 3 et les surfaces certifiées par 4,9“. Un pic d’achats de ces produits a été atteint en 2020. “En 2024, la baisse des dépenses par rapport à 2020 s’établit à – 9% pour les fruits bio et – 18% pour les légumes bio“.

L’étude montre également que l’achat de fruits et légumes biologiques, tant en 2005 qu’en 2024, reste le privilège d’une population aisée. “Ainsi, en 2024, les ménages aisés achètent, en volume, 79 % de plus de fruits bio que la moyenne nationale. A l’inverse, les ménages modestes en achètent 52 % de moins“.

Marchés de gros, un circuit économique essentiel

Publié le 9 Jan 26

Les marchés de gros relient les producteurs aux distributeurs. Ils constituent également un point important d’approvisionnement pour les métiers de bouche et de restauration.

Ces plateformes françaises d’approvisionnement en produits locaux prennent de l’ampleur. Ainsi, Le Grand Marché de Toulouse annonce un agrandissement de ses surfaces, à l’horizon 2028, pour accueillir les acteurs de l’agroalimentaire, de l’horticulture, de la logistique et de la distribution. La Métropole du Grand Nancy annonce de son côté la création d’un marché d’intérêt local “Le Grand Carreau” d’ici 2030.

En France, les marchés de gros commercialisent près de 5,2 millions de tonnes de produits frais chaque année. Ils sont approvisionnés pour cela par 4 700 producteurs et accueillent quelque 63 500 acheteurs.

Parmi les marchés de gros, certains ont le statut particulier de marché d’intérêt national (MIN) et sont ainsi des services publics.

Augmentation de la productivité du travail agricole en Europe

Publié le 17 Déc 25

D’après les estimations des données statistiques européennes, la productivité du travail agricole en Europe a progressé de 49,4% depuis 2015, du fait à la fois d’une augmentation du revenu et d’une baisse des coûts de main-d’œuvre.

Depuis l’an dernier, la productivité du travail agricole en Europe a augmenté d’environ 9,2 %. Cette productivité correspond au rapport du revenu dégagé par les facteurs de production (terre, capital, travail) par le temps du travail à temps plein dans le secteur agricole. Cette productivité a progressé en 2025 dans 19 pays de l’UE, dont la France. Les hausses les plus importantes ont été relevées au Luxembourg (+40,1%), en Pologne (+33,4%) et en Estonie (+30,9%). A l’inverse, des baisses ont été enregistrées dans 8 pays européens, dont la Croatie (-14,9%), le Portugal (-10,7%) ou la Grèce (-8,8%).

La France occupe une place importante dans la production agricole en Europe

Publié le 15 Déc 25

Les données statistiques européennes dévoilées par Eurostat montrent une évolution vers une diminution de nombre de fermes et une augmentation de la taille des exploitations en Europe. La France continue à jouer un rôle essentiel pour les principales productions agricoles.

En 2020, la superficie agricole de l’Union européenne couvrait 157,4 millions d’hectares, soit 38,4 % de sa superficie totale. La part des terres utilisées pour l’agriculture variait considérablement d’un pays à l’autre, allant de moins d’un dixième en ​​Suède et en Finlande à plus de la moitié au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Hongrie, en Roumanie et au Danemark, avec un pic à 71,7 % en Irlande. En valeur absolue, les plus grandes superficies agricoles se trouvaient en France (27,4 millions d’hectares ; 17,4 % du total de l’UE) et en Espagne (23,9 millions d’hectares ; 15,2 %). En 2020, 62,3 % de cette superficie agricole étaient des terres arables, principalement utilisées pour la culture de plantes destinées à l’alimentation humaine et animale, tandis que 30,5 % étaient des prairies permanentes, fournissant du fourrage au bétail. La majeure partie du reste était consacrée aux cultures permanentes, arboriculture et viticulture notamment (7,1 %).

En 2020, l’UE comptait 9,1 millions d’exploitations agricoles, dont près d’un tiers (31,8 %) se situaient en Roumanie. La superficie moyenne des exploitations agricoles dans l’UE était de 17,4 hectares. Cependant, 63,8 % des exploitations avaient une superficie inférieure à 5 hectares. À l’inverse, les très grandes exploitations d’au moins 100 hectares représentaient 3,6 % du total, et cultivaient un peu plus de la moitié (52,5 %) des terres agricoles de l’UE. Ceci met en évidence un secteur agricole européen caractérisé par de nombreuses petites exploitations, de semi-subsistance, et relativement peu de grandes exploitations. On comptait 3 millions d’exploitations agricoles de moins dans l’UE en 2020 qu’en 2010, soit une baisse de 24,8 %. La majeure partie de ce déclin provient des petites exploitations agricoles de moins de 5 hectares, dont le nombre a diminué de 2,7 millions (soit une baisse de 31,7 %). En revanche, le nombre de très grandes exploitations a augmenté d’environ 41 000 (soit une hausse de 14,3 %).

En 2023, les terres de l’Union européenne cultivées en agriculture biologique représentaient environ 10,8 % de la superficie agricole totale utilisée. Entre 2013 et 2023, la superficie biologique européenne a augmenté de 7,6 millions d’hectares (soit une hausse de 84 %), doublant presque sa part de la superficie agricole totale utilisée.

En 2023, 8,4 millions de personnes étaient employées dans le secteur agricole en Europe. La diminution du nombre d’exploitations agricoles a entraîné une baisse de l’emploi agricole, sa part dans la population active de l’UE passant de 5,2 % en 2013 à 3,9 % dix ans plus tard. Entre 2013 et 2023, la part de l’agriculture dans l’emploi total a diminué dans tous les pays de l’UE.

La France, premier pays producteur de céréales en Europe

En 2024, l’UE a récolté 49,5 millions d’hectares (495 000 km²) de céréales, pour une production de 257,7 millions de tonnes. La France a représenté 20,8 % de la production céréalière de l’UE.
La pomme de terre a été cultivée sur 1,4 million d’hectares dans l’UE en 2024, pour une production récoltée de 50,8 millions de tonnes. L’Allemagne était le principal producteur (25 % du total de l’UE).
Les légumes frais ont été cultivés sur 2 millions d’hectares dans l’UE en 2024, pour une production récoltée de 63,5 millions de tonnes. L’Espagne (23,8 % du total de l’UE) était le premier producteur.
L’UE a récolté 24,5 millions de tonnes de fruits (hors agrumes, raisins et fraises) en 2024. L’Italie était le principal producteur (22,2 % du total de l’UE).
La production d’agrumes récoltée dans l’UE s’élevait à 10,7 millions de tonnes en 2024, dont plus de la moitié (53,6 %) provenaient de l’Espagne.
La production de raisins dans l’UE atteignait 22,3 millions de tonnes en 2024, dont 34,2 % provenaient de l’Italie.

L’UE possède un cheptel important

Fin 2024, on comptait 132 millions de porcs, 72 millions de bovins et 67 millions d’ovins et de caprins en Europe. Entre 2009 et 2024, le cheptel européen a diminué. Le nombre total de porcs, de bovins, d’ovins et de caprins a baissé de 12,2 %, passant de 309 millions à 271 millions. La population caprine a connu la baisse la plus marquée (18,1 %), tandis que le nombre de bovins a diminué plus lentement (10 %).
En 2024, l’Espagne a produit 5 millions de tonnes de viande porcine, soit 23,5 % de la production totale de l’UE, la France se classant deuxième avec 9,9 %.
La Pologne a enregistré le plus haut niveau de production de viande de volaille en 2024 (2,9 millions de tonnes, soit 20,5 % de la production totale de l’UE), devant l’Espagne (12,8 %), la France (12,2 %) et l’Allemagne (10,9 %).
La France a produit 1,3 million de tonnes de viande bovine en 2024, soit 19,7 % de la production totale de l’UE, devant l’Allemagne (15,3 %), l’Espagne (10,9 %) et l’Italie (10 %).
L’Espagne détenait la plus grande part de la production de viande ovine de l’UE en 2024 (98 500 tonnes, 26,6 % du total de l’UE), suivie de la France (18,4 %), de l’Irlande (17,0 %) et de la Grèce (11,5 %).

Concernant les principaux produits laitiers produits en Europe figurent le lait de consommation, le lactosérum (sous-produit de la fabrication du fromage largement utilisé dans l’alimentation animale), le beurre et le fromage. L’Allemagne est le premier producteur de l’UE pour l’ensemble de ces produits en 2024. La France occupe la deuxième place pour la production de fromages (avec 1,9 million de tonnes en 2024, soit environ 18 % du total de l’UE) ainsi que la production de beurre (avec 348 000 tonnes, soit près de 18,2% de l’UE).

Développement des entreprises de travaux agricoles

Publié le 3 Déc 25

Sur la période 2020-2024, la FNEDT, Fédération nationale des entrepreneurs des territoires, relève une augmentation de 12,6% du nombre d’entreprises de travaux agricoles, viticoles et ruraux.

Les entreprises de travaux agricoles sont de plus en plus nombreuses : de 14 311 en 2020, elles atteignent 16 111 en 2024, soit une hausse de +12,6 % sur cinq ans.

Les agriculteurs font appel aux entrepreneurs de travaux à l’occasion de périodes spécifiques de l’année avec un premier pic au printemps, puis un second à la fin de l’été et au début de l’automne. La saisonnalité reste ainsi une caractéristique essentielle de l’activité des entreprises de travaux agricoles.

La progression des demandes de prestations de travaux agricoles et forestiers a entraîné une augmentation des embauches de salariés. Ainsi, en 2024, le nombre d’équivalent temps plein atteint 41 908,soit une progression de 15,9% sur la période 2020-2024.

Baisse historique de phytosanitaires en France

Publié le 25 Nov 25

Les volumes de vente de substances actives de phytosanitaires en France atteignent un niveau historiquement bas de 50 000 tonnes.

Selon le syndicat des entreprises phytosanitaires Phytéis, entre 2008 et 2024, les volumes totaux en France de vente de substances actives de pesticide ont reculé de 36%. Cette baisse touche avant tout les pesticides conventionnels (- 44% sur cette période) plutôt que les pesticides utilisables en agriculture biologique (- 12%).

Alors que, jusqu’ici, les ventes de substances actives conventionnelles et celles utilisables en agriculture biologique suivaient des dynamiques similaires, 2024 marque une rupture : pour la première fois, leurs trajectoires divergent. Les ventes en volumes de substances actives conventionnelles reculent de 5%, tandis que celles des produits utilisables en agriculture biologique progressent de 23% par rapport à 2023” souligne Phytéis.

Cette baisse générale d’utilisation de phytosanitaires en France tend à confirmer l’évolution vers plus de durabilité de la protection des plantes. “Une évolution portée par l’approche combinatoire – agronomie digitale, biosolutions (biocontrôle et biostimulants), biotechnologies et phytopharmacie” se satisfait Phytéis.

Une production de miel 2025 prometteuse

Publié le 24 Nov 25

ADA France et l’ITSAP-Institut de l’Abeille viennent de dévoiler des chiffres encourageants sur l’estimation de la production française de miel en 2025, qui atteindrait 38 300 tonnes, soit son meilleur niveau depuis 2004.

Selon l’étude, “la saison 2025 a globalement été jugée très bonne. Un printemps favorable a permis un bon développement de la végétation et de belles récoltes. La fin de saison est plus contrastée. Les récoltes d’été ont été hétérogènes, notamment par l’impact des fortes chaleurs sur la végétation qui a pu entraîner des pertes de production“.

L’enquête révèle que la progression de production concerne toutes les régions mais de façon hétérogène. Si en PACA et en Corse, la production est plutôt stable, les régions Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté, Hauts-de-France, Bretagne et AURA ont vu leur production plus que doubler. Au final, en 2025, la région AURA est la première région productrice de miel (6 820 tonnes), suivie de la région Grand-Est (6 370 t), puis de la Bourgogne-Franche-Comté (4 350 t) et de l’Occitanie (4 130 t).

Les résultats informent également que les productions ont été hétérogènes suivant les miellées. “Les miellées qui ont été le plus produites en 2025 sont celles d’acacia, fleurs d’été, fleurs de printemps, colza. Viennent ensuite les miellées de lavande, châtaignier et montagne, puis les miellées de forêt, tilleul et tournesol“.

Pour un circuit court de la fertilisation

Publié le 19 Nov 25

La filière de l’agriculture biologique pousse à la création de filières locales de collecte et de valorisation des excrétas humains. Ce déchets constituent une ressource naturelle riche en nutriments pour la fertilité des sols et leur valorisation pourrait contribuer à l’assainissement des eaux usées.

La valorisation agricole de l’urine et des matières fécales humaines, riches en nutriments essentiels pour les plantes, représente une formidable opportunité d’innovation et de relocalisation des activités, au service des territoires” argumente la Fnab, Fédération nationale de l’agriculture biologique..

Au-delà de l’intérêt pour l’agriculture, “en valorisant les excrétas humains, on réduit aussi la pression sur la ressource en eau, les besoins en traitement des eaux usées et les pollutions associées. Cette approche allège l’empreinte environnementale de l’assainissement tout en renforçant la résilience alimentaire locale. Considérer nos excrétas comme une ressource plutôt qu’un déchet ouvre une voie cohérente, écologique et innovante pour les territoires” complète RAE, le Réseau de l’assainissement écologique. Le recyclage des urines constitue tout à la fois un enjeu agronomique et écologique.

Depuis quelques années, des expérimentations sont conduites en ce sens par la recherche publique et privée.

Mon beau sapin…

Publié le 15 Nov 25

S’il demeure le roi des forêts, le sapin de Noël a tendance à se faire de plus en plus rare dans les maisons. Selon une étude Kantar pour FranceAgriMer et Valhor, le taux de foyers acheteurs de sapins suit une tendance baissière sur le long terme.

Près d’1 foyer sur 5 en France a acheté en 2024 un sapin de Noël, qu’il soit naturel ou artificiel. Et ce taux d’acheteurs de sapins diminue sensiblement, notamment sur le segment des sapins naturels, poursuivant la tendance observée depuis 2022.

Pour les sapins naturels, les consommateurs privilégient :

  • les sapins de moyenne taille, qui représentent près de la moitié du marché en volume. Sinon, plus du tiers de sapins est de grande taille et moins d’un quart de petite taille.
  • les sapins Nordmanns, qui occupent 78% du marché en volume et 82% en valeur.

La majorité des sapins naturels achetés sont coupés (près de 9 sur 10). Toutefois, parmi les épicéas, une proportion plus importante est achetée en pot ou en motte (3 sur 10).

A noter également que plus de 8o% des acheteurs recyclent leur sapin, majoritairement auprès d’un point de collecte, ou sinon, notamment pour ceux habitant en campagne, ils s’en chargent eux-mêmes.

Sur la route de l’agriculture

Publié le 5 Nov 25

Des groupes de joueuses et de joueurs sur la ligne de départ. Avec l’espoir, qu’après un parcours de découvertes en immersion, sur la ligne d’arrivée, des vocations agricoles vont naître.

Le 14 novembre, près de Mont-de-Marsan, des équipes vont se constituer pour participer à une activité ludique : le Rallye des Pépites Agrilandaises. Trois itinéraires donneront l’occasion d’une immersion dans le monde agricole du département. Plusieurs entreprises (comme la coopérative Maïsadour, la maison de foie gras Lafitte, le semencier Mas Seeds, un concessionnaire de matériel agricole, des exploitations agricoles…) ont accepté d’accueillir des étapes du parcours.

Ce sera une démarche originale et conviviale pour découvrir un univers professionnel, d’aller au-delà des préjugés et, peut-être, de susciter des vocations. Par petites équipes (avec notamment l’accueil de collégiens et lycéens le matin puis de demandeurs d’emploi l’après-midi), les quelque 600 participants seront amenés à découvrir des métiers et d’échanger directement avec des professionnels. En petit groupe de 4 personnes, le Rallye des Pépites Agrilandaises, jeu de piste ludique et citoyen, va ainsi aller à la rencontre des métiers de la filière agricole landaise. Cet évènement est impulsé par l’association Agridemain 40, en partenariat avec la Région Nouvelle-Aquitaine, la Chambre d’agriculture et Groupama.

Pour en savoir plus : cliquez ici

X