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Cultiver les vers de terre

Publié le 17 Sep 20

L’agriculture de conservation des sols est une méthode agricole développée pour lutter contre la dégradation des sols. Mise en place par environ 4%* des agriculteurs français, elle s’appuie sur 3 piliers :

• Limiter le travail du sol pour favoriser la biodiversité.
• Ne pas laisser les sols à nu et installer des couverts végétaux.
• Diversifier les culture et augmenter les rotations.

En effet, aujourd’hui la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que près de 33% des sols à l’échelle mondiale sont modérément ou gravement dégradés.

Pierre Girard, journaliste et présentateur sur Arte, à l’origine de la chaine Youtube “Tous terriens” est allé à la rencontre de Sébastien Méry, agriculteur dans le Loiret et ambassadeur #Agridemain. Adepte de l’agriculture de précision et de la conservation des sols, il nous explique en quoi ces pratiques augmentent la fertilité de ses sols, protègent la faune sauvage et favorisent le stockage du carbone dans le sol.

En effet, le couvert végétal composé de différentes plantes (phacélie, féveroles, radis, fenugrec ou lentilles) apporte une production de matière qui retourne au sol, il capte du carbone et relargue de l’oxygène par le biais de la photosynthèse, ce qui atténue ainsi les émissions de gaz à effet de serre responsable du changement climatique.

Emmanuel Leveugle travaille également en partie en agriculture de conservation dans les Hauts-de-France, et il nous explique le rôle essentiel du vers de terre pour la préservation du sol. Ils participent au bon développement des racines, permettent au sol de s’aérer, ils dégradent la matière organique et renforcent la présence de minéraux dans la terre.

Afin de permettre la reconnaissance des pratiques d’agriculture de conservation, l’APAD, a lancé le label “Au cœur des sols” lors du Salon de l’Agriculture 2020, avec pour objectif de labelliser 200 agriculteurs en 2020, et 1000 d’ici 2022. 

* Source INRA

Pour aller plus loin : l’Académie d’agriculture de France répond à la question Pourquoi remplacer le labour par du travail du sol simplifié ?

Derrière chaque assiette, il y a un agriculteur

Publié le 16 Sep 20

Les mondes de la gastronomie et de l’agriculture sont étroitement liés, puisqu’il est impossible de parler d’alimentation saine sans parler de ceux qui la produise. 

C’est pour cela que vous nous proposons une série de vidéos où agriculteur et chefs s’associent pour vous vous présenter leurs productions, de la fourche à la fourchette.

Vous êtes intéressé par le projet ? N’hésitez pas à nous contacter pour réaliser une vidéo ! 🎥

Quel agriculteur se cache dans vos coquillettes ?

Publié le 15 Sep 20

Tomas Parisini, chef Euro-Toques France et au restaurant Cugini à Lyon, nous propose une recette simple à partir d’un produit d’un agriculteur #agridemain : un risotto … de coquillettes.

Retrouver le goût de la céréale dans ses pâtes, c’est le pari qu’a fait Franck Dumoutier, agriculteur dans la Beauce lorsqu’il s’est lancé dans la fabrication des pâtes fermières.

Après avoir repris l’exploitation familiale en 2012, Franck travaille 100 hectares de blé à Ruan (Loiret). Semé à l’automne, pour être récolté en juillet, le blé tendre est utilisé pour la fabrication de farine et le blé dur pour les pâtes.

Pour la fabrication des pâtes, le blé dur est passé dans un moulin, dans lequel il est écrasé sur une meule de pierre afin de fabriquer une semoule de blé.
Mélangée à l’eau, cela donne une pâte qui est ensuite extrudée pour donner leurs formes aux coquillettes, qui sont séchées lentement pour fabriquer une pâte complète. Le produit fini : la bonne pâte de Beauce, testée et approuvée par les chefs Euro-Toques France !

Une nouvelle organisation du travail. De nouveaux débouchés.

Publié le 15 Sep 20

Le Centre d’études et de prospectives du ministère de l’Agriculture a mis en évidence une nette augmentation de la sous-traitance et de la délégation du travail en agriculture.

Les auteurs du rapport constatent que “depuis le milieu des années 1990, la sous-traitance agricole se développe de manière soutenue. Entre 2000 et 2016, le nombre d’exploitations y ayant recours a été multiplié par deux. Répondant à la difficile transmission familiale des exploitations ou aux stratégies de croissance des plus grandes d’entre elles, l’essor de la prestation de services est l’une des tendances marquantes de l’évolution de l’agriculture française“. Les chefs d’exploitation délèguent aujourd’hui de plus en plus, pour créer des avantages comparatifs : optimisation des coûts, recentrage sur leur cœur de métier, accès à de nouvelles pratiques et compétences, etc.

Le développement de la sous-traitance offre de nouvelles voies d’entrée dans le métier

Pour des jeunes issus de familles agricoles et pour qui la transmission de père en fils ne va plus de soi, ou encore pour ceux qui n’en sont pas issus et qui décident d’exercer un métier agricole sans pour autant vouloir ou pouvoir s’installer comme chef d’exploitation“, travailler au sein d’entreprises de travaux agricoles peut se révéler être une bonne opportunité. Sous certaines conditions, “pour tous ces jeunes, ces voies singulières peuvent se révéler attractives, en raison non seulement du statut de salarié mais aussi de la flexibilité de carrière qu’elles offrent“.

Pour aller plus loin : consulter le rapport “Sous-traitance et délégation du travail :marqueurs des mutations de l’organisation de la production agricole

L’ail noir, un produit très prisé dans la gastronomie française

Publié le 14 Sep 20

Apparu au Japon dans les années 2000, l’ail noir n’est connu en France que depuis une dizaine d’années. Initialement blanc, cet ail est transformé grâce à une cuisson base température pendant 30 jours.

Pour en savoir plus, nous avons sollicité Fanny Boutarin, agricultrice dans la Drôme. Elle travaille avec son mari Stéphane à la Maison Boutarin, sur une exploitation où ils cultivent 12 hectares d’ail blanc IGP de la Drôme.

Planté au mois d’octobre, l’ail pousse doucement pendant l’hiver pour être récolté en juin. Il est ensuite séché durant 20 jours pour assurer sa bonne conservation, puis trié, pour enlever la terre et les feuilles. Les plus grosses gousses sont alors réservées pour être transformées en ail noir.

Eddy Creuzé, chef Euro-Toques France Officiel au Le Bistro de la Grande Maison utilise régulièrement l’ail noir dans ses recettes. Aujourd’hui, il nous propose un caviar d’aubergine et poulpe grillé accompagné de sa gelée d’ail noir.

Ils souhaitent une Journée nationale de l’agriculture

Un manifeste citoyen, qui sera déposé le 21/09/20 au Président de l’Assemblée nationale, demande la création d’une Journée nationale de l’Agriculture. Une lettre ouverte, adressée au Président de la République, et signée par 12 personnalités, appuient ce souhait. Cette revendication est soutenue aujourd’hui par des responsables de tous horizons.

Jean-Stéphane Blanchard, directeur d’Agro-Qualité
Jean-Camille Gobet, Chef cuisinier
Eric Fauguet, président de l’association Tous à table
Gilles Maréchal, directeur d’#agridemain
Clément Torpier, président des Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France
Nadine Gouello, Présidente du Collectif fabricants made in Pays-de-la-Loire

Géopolitique de l’agriculture

Publié le 5 Sep 20

Sébastien Abis, qui participera le 23 septembre à un débat organisé par #agridemain, vient de publier avec Pierre Blanc, “Géopolitique de l’agriculture” (Éd. Eyrolles/Iris).

L’agriculture est au cœur de la géopolitique. Combien de conflits s’enracinent dans une terre disputée ou dans une eau rare ? Combien de révoltes sont aussi celles de la faim ? Peut-on rêver de souveraineté ou de puissance sans sécurité alimentaire ? Ces questions traversent l’histoire contemporaine et resurgissent au fil de l’actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage parle de lieux, de faits et de chiffres pour aider à y voir plus clair.

Tandis que le monde traverse une crise systémique avec la pandémie du Covid-19, que le climat s’emballe et que la faim affecte près d’un milliard d’habitants, il est plus que temps de remettre l’agriculture au centre des analyses géopolitiques. Prendre conscience et comprendre pour agir” écrivent les auteurs.

Cliquez ici pour commander l’ouvrage

La culture pour changer le regard sur l’agriculture

Publié le 4 Sep 20


Alain Charbonneau est agriculteur dans le sud du Maine-et-Loire, aux frontières de la Vendée. Sur ses 40 hectares, il élève un troupeau d’une soixantaine de vaches laitières. Passionné par son métier, il aimerait changer l’image qu’en a parfois le citoyen. Et c’est par l’écriture, avec déjà deux livres édités à son actif, qu’il fait découvrir dans ses fictions l’univers agricole.

« C’est à nous, producteurs, de prendre la parole pour expliquer notre métier. On a trop longtemps délaissé ce rôle à nos organisations » estime Alain Charbonneau. « Prenons confiance en nous et échangeons directement avec les citoyens. La communication doit faire partie intégrante de notre métier d’agriculteur. Je trouve ainsi très bien les vidéos, comme celles des Jolies Rousses, pour présenter les activités agricoles ». Pour autant, YouTube n’est pas le terrain de prédilection d’Alain Charbonneau. Pour sa part, il a choisi la fiction littéraire pour aborder des sujets qui lui tiennent à cœur : l’environnement, l’image de l’agriculteur et la tolérance.

On peut se demander où il peut bien trouver le temps pour écrire avec son métier si prenant d’éleveur. « Je n’ai pas de radio sur mon tracteur. Cela me laisse amplement le temps de réfléchir » précise Alain Charbonneau. « Et j’ai obtenu l’appui de l’association Les écrituriales pour m’accompagner dans ce projet d’écriture. A travers mes livres, je souhaite montrer que nous, agriculteurs, nous ne sommes pas idiots. On est instruit et on réfléchit. Dans mon premier livre, « Prudence », je décris l’évolution du monde agricole et insiste sur le réchauffement climatique. Les agriculteurs sont déjà directement impactés par ce phénomène : j’aperçois maintenant des hérons garde-bœufs dans mes pâtures, je retrouve des chenilles en plein hiver car il n’y a pas eu de gel, je constate de plus en plus d’orages et de périodes de sécheresse… Face à cela, le monde agricole s’adapte et change ses pratiques. L’agriculteur est un citoyen responsable. La protection de l’environnement est une préoccupation importante dans notre métier. Il en est de même pour le bien-être animal. Par exemple, sur mon exploitation j’ai réussi à diminuer fortement les antibiotiques utilisés grâce à l’acupuncture. On progresse et on cherche à s’améliorer en permanence ».

Les hérons garde-bœufs sont devenus sédentaires sous nos latitudes depuis 6 ans” s’inquiète Alain Charbonneau qui veut alerter sur le dérèglement climatique.

Selon Alain Charbonneau, membre de l’AEAP, association des écrivains et artistes paysans, « la culture touche les gens et ramène à la raison ». La lecture donne le temps de réfléchir sur des sujets parfois difficiles. Il est ainsi l’auteur également, ayant toujours pour décor le monde rural, d’une pièce de théâtre (non encore éditée) « Le constat à l’amiable » sur les violences faites aux femmes et d’un livre (« Alexandra, dite Alex ») sur l’homophobie. Car pour Alain Charbonneau, tolérance et solidarité sont des valeurs essentielles pour vivre en société.

Pour retrouver les ouvrages d’Alain Charbonneau, cliquez ici

L’agricultrice n’est pas l’agriculteur !

Publié le 3 Sep 20

Un agriculteur sur 3 est une femme. Et pourtant, son importance et sa spécificité ne sont pas toujours prises en compte.

Valéry Rasplus a conduit pour AgriGenre l’étude “Comment être une agricultrice en 2020 ?” Il en ressort notamment que le rôle de l’agricultrice et sa préoccupation ne sont pas suffisamment pris en compte, tant dans la défense professionnelle que dans les outils agricoles mis à sa disposition.

Si on ne pense pas à elles, c’est peut-être tout simplement parce que l’on ne les nomme pas spécifiquement. Le terme générique couramment usité “agriculteur” représente majoritairement un homme. Comme le précise l’auteur de l’étude, “si ne pas nommer c’est ne pas faire exister, alors le mot « agriculteur » ne représente pas la femme, mais seul le mot « agricultrice », écrit ou parlé, représente bien une femme agricultrice“.

Quelle nucicultrice se cache dans mon huile de noix ?

Publié le 21 Août 20

Dans ce premier épisode, Cécile Vidal, productrice de noix à la Noyeraie des borderies nous parle de l’exploitation de ses 20 hectares de vergers en Charente. Les noix arrivent à maturité entre fin septembre et fin octobre, la récolte a ensuite lieu jusqu’au mois de novembre. Ensuite, elle transforme sur son exploitation les noix, en cerneaux, en huile et autres produits à base de noix (moutarde, chocolat, caramel).

Alessandro Adrien, chef au restaurant Coco Love à Paris sublime le produit, en nous préparant une salade de l’été assaisonnée avec de l’huile de noix. Très riche en oméga 3 et oméga 6 : avec un taux de 70%**, loin devant l’huile d’olive qui en contient seulement 10%**, elle est recommandée pour ses effets protecteurs sur les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 ou certains cancers.

En Europe, la France est le premier producteur grâce à sa production de 38 516 tonnes de noix chaque année, dans les régions Rhône-Alpes ( 51 % ), Aquitaine (25%) et Midi-Pyrénées (11%)*. La Chine domine le marché en réalisant 50% de la production mondiale, suivie par les États-Unis et la Turquie.

Il existe 2 AOP (Appellation d’Origine Protégée) en France : la noix de Grenoble et la noix du Périgord.

SOURCE : *Agreste
**Note technique ‘Huiles végétales alimentaires’, Ministère de l’économie et des Finances, 2005

Entre lavande et lavandin

Publié le 5 Août 20

La lavande est cultivée aujourd’hui en France sur plus de 5 000 hectares et le lavandin sur plus de 20 000 hectares. Des surfaces qui prennent chaque année un peu plus d’ampleur (avec une augmentation des surfaces de 47 % en 10 ans) et s’étendent au-delà des régions traditionnelles de Provence.

La France est le premier producteur mondial de lavandin et le deuxième de lavande (derrière la Bulgarie). Avec 2000 producteurs et 120 distilleries, le secteur emploie quelque 9 000 personnes. Les régions traditionnelles de Provence (Drôme, Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence, Ardèche) restent les principaux lieux de production. Mais la culture s’étend également désormais au Quercy (Lot, Tarn-et-Garonne) et au Bassin parisien (Eure-et-Loir, Loir-et-Cher).

Contrairement à la lavande, le lavandin est stérile et se multiplie uniquement par bouturage. Le lavandin peut pousser dans des zones de plus basse altitude et permet des rendements plus importants : 1 hectare de lavandin permet de produire 100 kg d’huile essentielle, quand 1 hectare de lavande en produit 15 kg.

Une culture exigeante

La durée moyenne de vie d’une plantation de lavandin s’étend sur 8 ans, avec 7 années de production. Il est planté avec une densité de 12 000 pieds/hectare. La récolte se déroule lorsque la fleur est en pleine floraison, entre mi-juin et mi-août, selon les régions. Il est alors mis en andains, pour être séché et pré-fané, avant d’être acheminé vers des alambics pour être distillé.
La principale maladie de la culture est due à des bactéries : le phytoplasme du Stolbur, responsable du dépérissement prématuré de la lavande et du lavandin.

Une production de qualité

Pour valoriser leurs productions, les agriculteurs peuvent s’appuyer sur différentes démarches de qualité :

  • Une certification de production éthique et durable a été mise en place par la filière depuis 2008 avec la démarche Censo
  • Un signe officiel de qualité et d’origine existe dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Drôme et Vaucluse avec l’AOP, appellation d’origine protégée “Huile essentielle de lavande de Haute-Provence
  • La certification en Agriculture Biologique prend également de plus en plus d’ampleur. Selon FranceAgriMer, la production de lavande et de lavandin bio a doublé en quatre ans. Elle représente aujourd’hui 52 % des surfaces totales des plantes à parfums aromatiques et médicinales bio françaises.

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Le pois chiche en développement

Publié le 2 Août 20

La culture de pois chiche est de plus en plus présente en France. Sa superficie cultivée a presque doublé en 4 ans, pour atteindre 36 000 hectares en 2019 (contre 9 000 ha en 2015).

Le pois chiche nécessite peu d’eau et s’adapte parfaitement aux terres sèches et difficiles. Son cycle est court : semé en mars, il se récolte fin juillet-début août.

Le pois chiche fait partie de la famille des légumineuses. De ce fait, cette culture ne nécessite pas d’apport d’azote puisque la plante fixe l’azote de l’air dans les nodosités sur ses racines.

Le pois chiche sécrète de l’acide malique, véritable répulsif pour les insectes, limitant ainsi les applications de produits phytosanitaires.

Les pois chiches bénéficient aujourd’hui de l’engouement des consommateurs pour les légumes secs, notamment pour les régimes sans gluten ou végétariens.

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Une récolte décevante

Publié le 29 Juil 20

Le bilan de la moisson d’été de l’orge d’hiver, du blé et du colza montre des rendements globalement inférieurs de 20 à 30% par rapport aux années précédentes. Les récoltes s’avèrent très hétérogènes d’une région à l’autre mais la qualité des récoltes reste préservée.

Selon la Fédération du négoce agricole, ” la récolte 2020 sera l’une des plus petites récoltes depuis 25 ans. Les rendements décevants s’expliquent en partie par des conditions météorologiques difficiles, alternant excès d’eau, gelée et sécheresse dans la plupart des territoires“. Une autre raison évoquée par les négociants agricoles pour analyser la baisse des volumes de récoltes, est “l’impact non négligeable des bioagresseurs sur les cultures (adventices, maladies, ravageurs). Les orges et les betteraves ont fortement souffert de viroses liées au contrôle désormais difficile des pucerons. D’un autre côté, les cultures de colza ont dû faire face à la pression d’adventices et aux nombreuses attaques d’insectes piqueurs. Cette situation sanitaire fait notamment suite à l’arrêt de solutions de protection phytosanitaires en la matière et à l’absence de solutions efficaces“.

Les producteurs de blé jugent la “moisson catastrophique” cette année avec une “production évaluée en deçà des 30 millions de tonnes pour le blé́ tendre”, les mettant dans une situation particulièrement critique, “une des pires depuis 30 ans”.

Soutenez les agricultrices et les agriculteurs

Publié le 28 Juil 20

Pour Jean-Baptiste Vervy, fondateur de Wizifarm, l’agriculture c’est la solution : pour se nourrir mais également pour lutter contre le réchauffement climatique. L’agriculture évolue et progresse continuellement. Une Journée nationale de l’agriculture permettrait de regarder le travail déjà accompli.

L’agriculture productrice d’énergie

Publié le 22 Juil 20

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques rappelle dans un rapport que “la production d’énergie dans le secteur agricole ne doit pas être considérée comme une question secondaire ou un enjeu conjoncturel, c’est un sujet majeur aux implications multiples pour l’environnement et le climat, pour ses conséquences en matière d’aménagement des territoires, d’organisation des filières et des exploitations agricoles, y compris sur un plan économique“.

D’après les avis conjoints des ministères de l’Agriculture, celui de la Transition énergétique et de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), le secteur agricole, avec plus de 50 000 exploitations concernées, assure déjà 20% de la production d’énergies renouvelables (soit 3,5% de la production nationale d’énergie). Certaines énergies sont davantage produites dans le secteur agricole : 96% de la production nationale de biocarburants revient à l’agriculture, 83% pour l’éolien, 26% pour le biogaz, 13% pour le solaire photovoltaïque et 8% pour la biomasse chaleur.

La production d’énergies renouvelables par le secteur agricole progresse et devrait être multipliée par 3 entre 2015 et 2050, devant concerner quelque 280 000 exploitations agricoles. Selon ce scénario, les biocarburants ne seront plus l’énergie la plus produite à partir du périmètre agricole, puisqu’à l’horizon de 2050 c’est l’éolien puis le biogaz qui seraient en tête.

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