Le responsable d’une entreprise de pêche professionnelle en eau douce est considéré comme un chef d’exploitation agricole. Ces pêcheurs sont par ailleurs affiliés à la MSA (Mutualité sociale agricole) et sont également soumis à la TVA agricole. La qualification de cette pêche comme activité agricole n’est toutefois pas encore clairement explicite dans le Code rural et de la pêche maritime.
Les pêcheurs professionnels vivent des ressources aquatiques continentales sauvages, qu’ils commercialisent en circuits courts, en vente directe, auprès de restaurateurs locaux ou gastronomiques traditionnels. Ils exercent sur les lacs, les grandes rivières ainsi que les fleuves et leurs estuaires. Le métier est accessible à tous les âges, comme le précise le Conapped (Comité national de la pêche professionnelle en eau douce). Il est toutefois fortement recommandé de suivre une formation, initiale ou continue, dans un établissement agricole spécialisé.
Sur 380 pêcheurs professionnels en eau douce, 320 professionnels sont assimilés à des agriculteurs (dépendant du régime social agricole) tandis que les 60 autres ont un statut de marin pêcheur (régime social de l’établissement national des invalides de la marine).
Une démarche de reconnaissance statutaire du travail des pêcheurs professionnels en eau douce comme une activité agricole est en cours. Elle apporterait cohérence et simplification, tout en assurant une sécurisation juridique, sociale et fiscale.
Dans Le Journal du Dimanche, douze personnalités interpellent le Président de la République afin de soutenir la création d’une Journée nationale de l’agriculture.
Denis Beauchamp (représentant l’association Franceagritwittos), Sylvie Brunel (géographe, ancienne présidente d’Action contre la faim, professeur à Sorbonne-Université), Catherine Dumas (fondatrice du Club de la Table française, sénatrice), Eddy Fougier (politologue, chargé d’enseignement à Sciences Po Aix-en-Provence), Stéphane Layani (président du marché d’intérêt national de Rungis), Guillaume Lefort (agriculteur, président d’#agridemain), Erik Orsenna (écrivain, membre de l’Académie française), Nicole Ouvrard (directrice de rédaction, présidente de l’Association des journalistes de l’agriculture et de l’alimentation), Jean-Luc Poulain (agriculteur, président du Salon international de l’agriculture et du Salon du cheval de Paris), Nadine Vivier (présidente de l’Académie d’Agriculture de France), Marc Veyrat (chef cuisinier) et Jean Viard (sociologue, écrivain) appuient la démarche citoyenne publiée sur change.org et en appellent au Président de la République pour créer la Journée nationale de l’agriculture.
Ils écrivent notamment :
“La crise sanitaire que nous venons de traverser a mis en évidence l’attachement des Français à défendre leur modèle agricole et agroalimentaire, véritable archipel de diversité et garant d’une agriculture qui refuse l’uniformisation du goût. Un modèle qui garantit la traçabilité et la sécurité sanitaire des aliments et qui permet à notre pays de rester souverain et compétitif. Un modèle qui prend en compte les nouvelles aspirations des citoyens consommateurs et qui innove chaque jour pour mettre en œuvre des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la bien-traitance animale, tout en respectant la spécificité des territoires. Les agriculteurs et l’ensemble de la filière sont une source majeure d’emplois et les Français ne le savent pas : recherche, formation, agrofourniture, agroalimentaire, export ; ce sont tous ces métiers qui assurent la vitalité de la Ferme France. Ils doivent être mieux connus et expliqués à l’ensemble de nos concitoyens. Face à l’accélération des changements et l’imbrication des enjeux climatiques, économiques et environnementaux, le secteur agricole sait aussi qu’il est attendu pour l’écriture d’une nouvelle page de son histoire : résilience, adaptation et innovation seront les trois conditions à mettre en œuvre pour la décennie qui s’ouvre et qui l’aideront à voir loin dans le temps et large dans l’espace. Il est grand temps de réaffirmer que ce modèle est une chance pour tous ceux qui travaillent la terre comme ceux qui s’en nourrissent ; une chance pour la France et pour l’Europe. Comme vous l’avez déclaré le 12 mars dernier, Monsieur le Président de la République, « déléguer notre alimentation à d’autres, est une folie », c’est la raison pour laquelle, en cohérence, nous vous invitons à soutenir l’inscription d’une Journée Nationale de l’Agriculture au calendrier républicain, geste fort qui sortira le secteur agricole de son sentiment de déréliction et marquera, au contraire, la considération que l’ensemble du pays lui apporte pour l’avenir”
Manifeste pour une Journée nationale de l’agriculture
En tant que consommateur, vous souhaitez de plus en plus connaître l’origine et la façon dont a été produit, ce que vous mangez. A ce titre, votre préférence va pour le “manger local” et le développement des circuits courts.
L’agriculture française, grâce à la compétence de ses agriculteurs , grâce à la richesse agronomique, à la diversité de ses territoires, à l’organisation de toute la chaîne de transformation comme de distribution; est en capacité de répondre à cette demande et d’offrir une palette de produits de qualité. Mais cette forme d’agriculture qui renforce le lien entre le consommateur et le producteur et permet une augmentation des marges grâce à une rémunération directe du producteur, doit être soutenue de manière spécifique.
Principalement utilisée en Europe pour l’alimentation animale, la féverole est cultivée en France sur 75 000 hectares. On la retrouve dans les régions à climat doux et pluvieux (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Centre-Val-de-Loire, Bourgogne-Franche-Comté et Île-de-France).
La féverole d’hiver est semée fin octobre et récoltée en juillet. La féverole de printemps est semée en février-mars et moissonnée en août-septembre.
La féverole est une légumineuse et sa culture ne demande donc pas d’engrais azoté car les nodosités de ses racines fixent l’azote de l’air.
Amandine Toulza et l’illustratrice Célia Bornas publient une série de livre pour enfants sur les fruits et légumes. Amandine Toulza nous en explique la genèse.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ? Amandine Toulza : J’ai grandi à la campagne, proche de la nature. Je travaille actuellement dans une pépinière de plants destinés aux maraîchers professionnels.
Pourquoi avoir eu l’idée de ces livres ? Dans quel but ? A. T. : Je voulais présenter des livres complets, qui montrent la richesse de la nature, la biodiversité, et cassé les codes que l’on connaît tous. J’ai pour convictions que nous devons, tous, faire attention à ce que nous mangeons, revenir aux bases me paraît essentiel. Nous pouvons trouver des fruits et légumes de saison, de qualité, et découvrir des saveurs, couleurs et formes différentes en se rapprochant de nos producteurs, car en France, il y en a beaucoup !
Quels sont les thèmes abordés dans cette série de livres ? A. T. : Ils sont multiples : il y a la biodiversité, la nature, le gaspillage alimentaire, la saisonnalité, la diversité alimentaire….
Comment peut-on se les procurer ? A. T. : Pour le moment ils sont disponibles en prévente sur le site internet Ulule. Chaque contribution nous permet de financer la fabrication, et permet de faire travailler des entreprises françaises, ainsi que de faire un don à l’association « Solidarité Paysan ». Nous comptons sur vous pour faire avancer ce projet, qui permettra d’écrire la suite des aventures de Louise…
Poursuite de la baisse des produits phytosanitaires commercialisés
Le recul des ventes des produits phytosanitaires s’inscrit dans une tendance de long terme.
En 20 ans, le marché des produits phytosanitaires est passé de 120 000 tonnes en 1999 à environ 52 000 tonnes en 2019, soit une baisse de 57% en volume.
Depuis l’instauration en 2008 du premier plan gouvernemental de diminution des quantités utilisées de produits phytosanitaires (plan Ecophyto), le recul atteint 33% en volume.
Crise sanitaire oblige, la moisson est particulière cette année. Agriculteurs et collecteurs doivent en effet respecter les gestes barrières à toutes les étapes.
C’est parti, les barres de coupe sont sorties ! Au cours des prochaines semaines, 256 000 agriculteurs vont récolter, stocker et livrer leurs céréales et oléoprotéagineux, le résultat d’une année complète de travail. La moisson comme chacun sait est traditionnellement un moment plutôt festif et de grande convivialité en famille et entre voisins. Or cette moisson 2020 sera particulièrement inédite, avec de nouvelles règles à respecter pour protéger les autres et soi-même.
Les risques de contamination du COVID19 seront limités dans la plupart des cas, puisque les agriculteurs vont moissonner en famille. Mais ils seront, en revanche, plus importants lors des déplacements vers les coopératives et des négoces agricoles. Les gestes barrières et le respect des consignes de circulation et de balisage seront donc respectés scrupuleusement sur ces sites de stockage.
Les moines de l’Abbaye de Lerins, sur l’ile Saint-Honorat, près de Cannes, cultivent 8 hectares de vigne. Hugo Millet et Mathilde Ollivier, œnologues, nous font découvrir ce vignoble.
Une obligation d’incorporation de plastiques recyclés dans ces principaux secteurs pourrait permettre de garantir la pérennité de la filière de recyclage.
Des betteraves et des céréales font vrombir vos moteurs !
Le bioéthanol, utilisé dans les véhicules essence, est obtenu par fermentation des sucres contenus dans les organes de réserve de la betterave sucrière (racine), des céréales (grain) et de la canne à sucre (tige).
Utilisé jusqu’à 10% dans l’essence, le bioéthanol permet de diminuer de 71 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux énergies fossiles.
La France produit chaque année, environ 12 Mhl de bioéthanol, soit le quart de la production européenne. La France est ainsi le premier producteur européen de bioéthanol et exporte 30% de sa production vers les autres pays européens. La filière française de production du bioéthanol génère par ailleurs 9 000 emplois directs, indirects et induits.
Dans les Landes et le Gers, de nombreux saisonniers sont embauchés début juillet pour la castration du maïs. Mais en quoi cela consiste-t-il ?
La castration est une phase essentielle de la production de maïs semence. Cette production s’appuie sur la technique d’hybridation, c’est-à-dire le croisement naturel de deux variétés de la même espèce. Une parcelle de maïs semences est composée de lignes de géniteurs mâles semées en alternance avec des lignes de géniteurs femelles.
La castration consiste à retirer les fleurs mâles (les panicules) des lignes de géniteurs femelles afin de contrôler leur pollinisation et éviter les autofécondations.
La castration (appelée également écimage) du maïs peut se faire manuellement et/ou mécaniquement.
Florent Lupi est manadier, c’est-à-dire éleveur de taureaux de race Camargue, le di biou. Son activité a été fortement impactée par la crise avec l’annulation de toutes les fêtes traditionnelles.
Le métier de Florent Lupi est l’héritage d’une longue tradition historique, et s’étend sur un biotope bien spécifique, sur 3 départements (Gard, Hérault et Bouche-du-Rhône). Dans cette région, le taureau est un véritable marqueur sociétal.
La conduite de l’élevage des taureaux se pratique presqu’exclusivement à cheval, sur des chevaux de race Camargue. Cet élevage, très extensif, est intimement lié aux activités culturelles et touristiques : course camarguaise, voto (fête votive)… Or durant la pandémie, toutes ces activités sont à l’arrêt, impactant donc directement les élevages.
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