Les Chefs avec les soignants
Deux Chefs de Lorient ont réalisé plus de 8000 collations durant les 5 semaines de confinement au profit des instituts soignants et des secteurs mobilisés de la région.
Deux Chefs de Lorient ont réalisé plus de 8000 collations durant les 5 semaines de confinement au profit des instituts soignants et des secteurs mobilisés de la région.
Les vignes de Jean-Luc Ollivier à Maisdon-sur-Sèvre (Loire-Atlantique) sont magnifiques. Ce n’est hélas pas le cas des ventes de Muscadet, fortement impactées par la fermeture des restaurants. Heureusement, les ventes en grand export arrivent à se maintenir.
Jean-Luc Ollivier garde toutefois le moral : “La vigne continue à pousser. Elle n’est pas touchée par la Covid. La vigne nous pousse, nous stimule à aller de l’avant“.
Marie-Sophie Pujol, agricultrice à Castelnaudary, est la première femme de la 7e génération à reprendre le flambeau de l’exploitation familiale.
Les femmes apportent une autre touche et donnent une autre orientation à l’agriculture. Le père de Marie-Sophie Pujol, après avoir travaillé plus de 40 ans sur le domaine est content que ce soit une fille qui ait pris sa succession, car elle n’est pas partie tête baissée dans le machinisme et a réfléchi à d’autres pistes pour l’agriculture de demain.
Le saviez-vous :
En agriculture, les femmes représentent plus d’un tiers des salariés et un quart des chefs d’exploitation ou coexploitants.
“Bien que le marché horticole ne se soit pas complètement arrêté pendant toute la période du confinement (grâce au drive notamment), le redémarrage s’annonce long et compliqué” précise Amaury Hanotaux, directeur du Marché d’intérêt national Nantes Métropole.
Le Chef Marc Hammani, d’Amiens, membre d’Euro-Toques France, s’est adapté à la crise : il a développé sa vente à emporter et propose sa formule “Junk food by Marc Hammani” !
Fajitas, Kebab ou Burger de qualité 100 % faits maison et élaborés avec 100 % de produits locaux : telle est la formule du Junk food by Marc Hammani
Dans le cadre du Festival Parcoursmétiers Awards 2020, les élèves Alexis Cordola, Alexis Roguet et Axel Mugnier illustrent les nouvelles technologies au Centre d’élevage de Poisy (Haute-Savoie).
La présentation n’est pas exhaustive mais permet d’aborder différents outils aujourd’hui utilisés dans les exploitations d’élevage pour le bien-être des animaux, le confort des éleveurs et le respect de l’environnement : le robot alimentateur, le robot de traite, le GPS dans le tracteur ou pour les animaux, le collier d’identification, la caméra de vidéo-surveillance, le distributeur automatique de lait…
Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie sont les trois principales régions de production de cerises en France.
La superficie totale en France consacrée aux cerisiers est relativement faible et s’élève à 8 000 hectares, en septième position au niveau de l’Union européenne. Bien loin derrière la Pologne (36 000 ha), l’Italie (29 000 ha), l’Espagne (27 000 ha), la Grèce (16 000 ha), la Hongrie (15 000 ha) et la Bulgarie (12 000 ha).
En 2019, la production française atteint 36 300 tonnes mais reste insuffisante pour répondre à la demande des consommateurs français. La balance commerciale pour les cerises est en effet déficitaire de quelque 7 000 tonnes.
Sources : Agreste – Eurostat
La crise du Covid-19 a mis en avant l’importance de l’autonomie alimentaire en France et le rôle essentiel dévolue aux agricultrices et agriculteurs français. Et si cette crise permettait d’entrevoir de nouvelles perspectives ?
Souhaitant tirer les leçons du Covid-19 et contribuer à une alimentation pour tous dans le respect de la planète, les grandes organisations agricoles françaises viennent de publier un Manifeste pour une souveraineté alimentaire solidaire.
La profession agricole relève que “depuis le début de l’épidémie du Covid-19, l’agriculture est au cœur de l’attention de tous et l’alimentation est redevenue un enjeu au centre des politiques publiques, qui remettent en avant la notion de souveraineté alimentaire.
Celle-ci nécessite :
– d’élaborer un pacte entre citoyens et agriculteurs pour assurer une croissance durable de l’agriculture
– de réorienter les politiques publiques
– de faire de la souveraineté alimentaire un enjeu stratégique
– de s’appuyer sur une politique agricole européenne cohérente“.
La profession agricole n’est pas seule à réfléchir sur l’après-crise et sur les leçons à en tirer pour l’alimentation et l’agriculture françaises. D’autres propositions émanent d’élus (comme la création d’une Couverture alimentaire universelle suggérée par le président du Conseil national de l’alimentation), de Chefs (comme le Manifeste pour la souveraineté alimentaire post Covid-19 du Chef Victor Mercier) ou de simples consommateurs.
Toutes ces réflexions fixeront peut-être de nouvelles perspectives et enjeux pour l’agriculture française.
Stéphane Aurousseau, agriculteur dans la Nièvre, s’inquiète aujourd’hui du manque de pluie dans sa région. Une sécheresse si tôt en saison est exceptionnelle.
La consommation de viande française est aujourd’hui importante du fait du confinement, la viande d’importation étant habituellement distribuée dans la restauration collective. Pour autant, le prix de la viande est à la baisse.
Les transports Hunault, au cœur du Marché d’intérêt national d’Angers.
Fabrice Prochasson, président de l’Académie culinaire de France, estime qu’il faut “profiter” de cette crise pour réfléchir, travailler collectivement et développer le commerce local. Il convient également de souligner la responsabilité et l’engagement de toute la filière alimentaire.
L’absence de tourisme dans la Sarthe du fait du confinement porte un coup à la vente des rillettes. Heureusement la consommation locale se porte bien.
Patrick Averseng, maître professionnel, présente l’originalité de l’école-restaurant L’Entrecôte d’Agapè, basée au Min d’Angers.
Il existe en France actuellement 25 écoles de production, dont trois en restauration (à Angers, Fontenay-le-Comte et à Rouen). Ces établissements privés d’enseignement technique proposent à des jeunes de 15 à 18 ans des formations qualifiantes et insérantes basées sur une pédagogie du faire pour apprendre. Le quotidien des étudiants : le matin est consacré aux cours théoriques, puis en fin de matinée, ils vont en cuisine pour préparer les plats et en salle pour servir.
L’Entrecôte d’Agapè, basée au Min d’Angers, s’approvisionne en produits sur le Min et restaure les salariés du Min et des alentours.
Guillaume Chamouleau, agriculteur en Charente, effectue actuellement son semis de précision de maïs (qui s’échelonne de fin mars à mi-mai). L’objectif est d’avancer le plus possible les dates de semis pour éviter “l’esquive” c’est-à-dire esquiver les sécheresses de l’été.
La production aujourd’hui est plus performante grâce à la sélection de plantes supportant des stress hydriques
Pour aller plus loin sur la nécessité d’irriguer le maïs :