Une étude de FranceAgriMer met en avant une évolution contrastée de la consommation de viande en France : poursuite de la baisse pour la viande bovine, porcine et ovine mais reprise de la consommation de volaille et de lapin. Globalement, la consommation de viande en France diminue de 1,4 % entre 2023 et 2022. Parallèlement, les importations de viande diminuent au même rythme que la consommation mais elles représentent encore en moyenne plus de 30 % de la consommation totale de viande, et la moitié ou plus de la consommation de viandes ovine et de poulet.
Chaque Français en 2023 a consommé en moyenne 83,5 kg de viande, soit le plus faible volume depuis 10 ans.
La consommation de viande de boucherie, qui représente les deux tiers du total des viandes consommées, est en forte baisse en 2023 : diminution de – 3,7 % pour la viande bovine, – 3,7 % également pour la viande porcine (qui reste en volume la première viande consommée en France), – 5,9 % pour la viande porcine et – 4,2 % pour la viande ovine. En revanche, la consommation de volaille de chair progresse (+ 3,5 % entre 2022 et 2023).
FranceAgriMer souligne ainsi qu’en 20 ans, la consommation moyenne de viande par habitant en France a reculé de 5,8 %.
En Europe, en 2022, la quantité d’engrais minéraux (azote et phosphore) chute de 10,3 % par rapport à l’année précédente.
Les données statistiques de l’Union européenne indiquent qu’en 2022, la quantité d’engrais minéraux (azote et phosphore) s’élève à 9,8 millions de tonnes. Cela représente une chute de 10,3 % par rapport aux données de 2021.
Le conflit en Ukraine et les sanctions économiques envers la Russie ont entraîné une hausse importante en 2022 des prix des engrais, ayant pour conséquence directe leur baisse d’utilisation par les agriculteurs européens. Ainsi, l’utilisation d’engrais azotés en Europe a diminué en 2022 de 9,4 % sur un an, quand celle des engrais phosphorés a subi une baisse de 17,9%.
La France, premier pays agricole de l’UE, a vu sa consommation d’engrais minéraux passer de 189 189 tonnes en 2021 à 179 014 tonnes en 2022, soit une baisse de 5,4 %.
Selon une enquête de l’Institut CSA pour Unilet, l’Union nationale interprofessionnelle des légumes transformés, 90 % des Français en 2024 consomment des légumes en conserve ou surgelés. Cet engouement est en progression (+ 4 points par rapport à 2020).
Les consommateurs français sont particulièrement friands des légumes en conserves (+ 8 points depuis 2020), tout en ne dédaignant pas pour autant les surgelés ( + 4 points en 4 ans). Et cette habitude s’ancre de plus en plus dans leur quotidien puisqu’ils sont 62 % à consommer de manière hebdomadaire des conserves de légumes et 56 % des légumes surgelés.
Les légumes de plein champ en France concernent principalement les haricots (cultivés sur 39 367 hectares en 2022) et les pois (44 400 hectares), suivis par les salades, les tomates et les carottes.
Pas de pollution olfactive significative avec la méthanisation
Avec le développement de la méthanisation, des riverains ont pu montrer des signes d’inquiétude face aux risques de nuisances olfactives. Une étude nationale sur la surveillance et la qualité de l’air aux abords de méthaniseurs apporte des résultats rassurants concernant les concentrations en ammoniac et en hydrogène sulfuré .
L’étude Aqametha conduite par AtmoFrance a porté sur l’impact de la méthanisation sur la qualité de l’air en s’intéressant à l’exposition à l’ammoniac et à l’hydrogène sulfuré ainsi qu’aux odeurs.
Les premiers résultats d’AtmoFrance révèlent “une présence olfactive significative près des sources, diminuant rapidement avec la distance. Les concentrations en ammoniac et en hydrogène sulfuré diminuent également à distance de la source et se situent sur la période de mesure en dessous des valeurs toxicologiques de référence de l’Anses* et des valeurs guides de l’Organisation mondiale de la santé“.
* Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
Le savoir-faire du recyclage en agriculture en France fait référence
L’engagement volontaire des différents acteurs de la profession agricole, réunis autour d’Adivalor, permet une collecte très performante des déchets de l’agrofourniture.
Dans son rapport annuel, l’éco-organisme Adivalor, précise qu’en 2023, le taux de collecte moyen des déchets de l’agrofourniture a atteint 79 % (dépassant les 90 % pour les programmes les plus anciens), avec un taux de recyclage de 74 %. Si cette performance est remarquable, Adivalor ne s’en contente pas et souhaite collecter toujours plus et recycler toujours mieux. “Nous poursuivons nos efforts pour tendre vers le 100% collecté, 100% recyclé” indique Christophe Grison, président d’Adivalor.
Pour collecter plus, de nouvelles filières (comme par exemple les emballages vides de nutrition animale en 2023 ou les déchets de la filière horticole en 2024) intègrent les points de collecte. Désormais, en France, 25 types de déchets sont triés, collectés et valorisés. Par ailleurs, la sensibilisation s’étend également sur l’ensemble du territoire (notamment outre mer ou bien en Corse).
Adivalor souligne que “la France est aujourd’hui le seul pays d’Europe à disposer d’une organisation aussi performante, dédiée à la gestion de la fin de vie de l’ensemble des déchets agricoles. Le savoirfaire de la France fait donc référence, tant au niveau européen que mondial.”
Les ménages français achètent de plus en plus d’œufs, avec une consommation annuelle de 224 œufs/habitant en 2023. Face à cet engouement du consommateur, la filière française se développe.
En 2023, la consommation d’œufs totale de chaque Français dépasse les 4 œufs/semaine, que ce soit à domicile ou hors domicile, sous forme d’ovoproduit (41 %) ou d’œuf coquille (57 %). Les consommateurs se détournent de plus en plus des œufs issus d’élevages en cage pour privilégier, à 78,6 %, les œufs alternatifs (élevage au sol, en plein air, Label Rouge ou Biologique).
Pour répondre à cette demande, la production d’œufs française se développe et progresse de 4 % en 2023, par rapport à l’année précédente. La France retrouve ainsi sa première place des pays producteurs d’œufs de l’Union européenne. Cela permet à la France d’améliorer son taux d’auto-approvisionnement qui s’élève à 99,1 % en 2023.
L’achat de fruits et légumes occupe 16 % du budget alimentaire des ménages
D’après une étude de FranceAgrimer, les achats de fruits et légumes des ménages français pour leur consommation à domicile représentent en moyenne 16 % de leur budget alimentaire, à part égale entre les fruits (de plus en plus exotiques) et les légumes (de moins en moins transformés).
Le ménage français achète en moyenne par an 87 kg de fruits frais. Depuis 2007, les quantités de fruits métropolitains achetés ont reculé de 7%, tandis que les achats de fruits exotiques ont explosé de + 35%. Quant aux achats d’agrumes, ils ne cessent de diminuer depuis la crise sanitaire.
Sur la période étudiée (2018 à 2022), l’achat de légumes frais a progressé de 8 % (pour atteindre une moyenne de 82 kg de légumes frais achetés/an/ménage), alors que les achats de légumes transformés diminuent fortement (- 20 %).
Les derniers chiffres du bio en France montrent une croissance (+ 9%) de la vente directe des produits AB.
L’Agence bio précise que “à l’exception de la grande distribution, tous les circuits de vente sont en croissance. En particulier, la vente directe croit de 9% et pèse désormais 14% des ventes.” Les consommateurs se montrent intéressés par les productions bio locales et de saison. A côté de la vente directe, les magasins bio enregistrent une moindre progression (+ 2,2 %) et les ventes en grande distribution régressent (- 4 %).
Stabilité dans le développement du bio
En nombre de producteurs, entre les entrants et sortants, le solde s’élève à 2% de nouveaux producteurs bio. Pour autant, la surface consacrée à l’agriculture biologique diminue de 2 % pour atteindre 54 000 hectares.
L’Agence Bio rappelle que “71 % du bio consommé dans l’Hexagone est d’origine France. Le recul des imports bio se confirme. Par ailleurs, la France reste la première surface cultivée en bio d’Europe et le premier vignoble bio mondial“.
Fortement malmenée ces dernières années, la filière des spiritueux occupe une place essentielle dans l’économie française.
La FFS, Fédération française des spiritueux, rappelle que “la production de spiritueux en France nécessite près de 4 millions de tonnes de matières premières agricoles, soit autant que la production viticole ou sucrière nationale. Les spiritueux contribuent largement à l’activité économique de la France. Ainsi la filière française des spiritueux constitue le 1er producteur de l’Union européenne en valeur. De plus, l’activité de production, de négoce et de distribution de spiritueux permet de soutenir 151 500 emplois et génère un produit intérieur brut de 17 milliards d’euros“.
Une consommation qui s’érode
Les ventes de spiritueux français sont en baisse, tant dans la grande distribution (3 années consécutives de baisse, entraînant une chute de 10 % des volumes depuis 2020) que dans la restauration (- 2 % des volumes en 2023) ou à l’export (chute de 13,2 % en volume en 2023). Conflits internationaux, coûts de production à la hausse, modération de la consommation d’alcool et perte du pouvoir d’achat font fléchir la consommation de spiritueux.
Diététicienne gastronome, Amélie Marino insiste sur l’importance de l’éducation à l’alimentation dès le plus jeune âge.
Membre de l’association Pain & Chocolat et de l’association Euro-Toques, Amélie Marino se présente comme diététicienne-gastronome : “diététicienne en tant que professionnelle de santé et gastronome pour l’art de déguster“.
“Aujourd’hui un Français sur deux est en surpoids ou obèse. Et ceci est encore plus inquiétant pour les 18-25 ans, dont le nombre de personnes atteintes d’obésité a été multiplié par 4 depuis 1997. En tant que parents, nous avons donnons la vie à nos enfants. Pour prolonger cette vie, ils doivent manger, boire, respirer et dormir. Il nous faut donc s’intéresser sur la qualité et la disponibilité de ces besoins vitaux. L’école est un lieu essentiel pour sensibiliser les enfants sur ces sujets et apprendre certes, à compter et à lire, mais également à manger“.
Apportons du rêve dans les assiettes de nos enfants
Pour Marie-Pierre Membrives, ingénieure en agroalimentaire et cheffe de projet “Cantines rêvolution” ausein de l’association Alimentation durable, il y a nécessité de développer des cantines de rêve pour les enfants, pour qu’ils se régalent.
L’association a lancé une enquête sur les cantines avec l’Ifop, auprès d’un millier de familles (parents et enfants). Marie-Pierre Membrives relève que “bien souvent, pour les familles, les cantines sont subies : les trois quarts des parents mettent leurs enfants à la cantine car ils n’ont pas le choix. C’est un univers plein de mystère : la moitié des parents ne sait pas du tout comment ça se passe à la cantine de leurs enfants. Et de fait, cela crée des doutes“.
L’enquête montre également que la satisfaction globale sur les cantines est mitigée : la moitié des parents n’est pas satisfaite et le principal facteur d’insatisfaction concerne le fait que les enfants ne mangent pas à leur faim. Marie-Pierre Membrives précise que “2/3 des enfants disent que de temps en temps il leur arrive de manger uniquement du pain à la place des plats qui sont servis. Et parmi eux, 22% précisent que cela est souvent le cas, voire tous les jours“.
Les avis des enfants sur les cantines interrogent également : 1/3 d’entre eux déclarent aimer la cantine et parmi eux, 2/3 aiment la cantine, non pas pour les repas qui leurs sont proposés, mais pour le plaisir de manger avec leurs copains et copines et pour le temps de jeu avant et après le repas.
Face à ce constat, Cantines rêvolution travaille collectivement à éveiller les enfants à une alimentation saine et durable et à diffuser les exemples des cantines où tout est fait pour séduire les enfants avec les repas proposés. L’objectif est également de répondre le maximum aux souhaits des parents qui rejettent en bloc les aliments industriels à la cantine et attendent que soient proposés dans les cantines des repas faits maison à partir de produits frais et locaux.
“Il y a une nécessité de développer toute une éducation à l’alimentation, insiste Marie-Pierre Membrives, et un vrai chantier doit être conduit autour des légumes car les enfants aiment avant tout les féculents, les yaourts et le pain. Ce qu’ils rejettent le plus, ce sont les légumes cuits, les poissons et les plats végétariens“.
Rencontrer les agriculteurs, un levier d’éducation à l’alimentation plébiscité par les Français selon la consultation citoyenne
En matière d’éducation à l’alimentation, les Français sont conscients des difficultés, « connaissent les solutions et veulent maintenant passer à l’action », conclut l’analyse de la grande consultation citoyenne autour de la question « Comment sensibiliser et éduquer nos enfants à mieux manger ? ». Ses résultats ont été dévoilés le 7 juin lors du grand événement de lancement des Journées Nationales de l’Agriculture aux Arènes de Lutèce. La question a mobilisé 31 297 personnes qui ont formulé 727 propositions ayant suscité 80 653 votes en ligne du 23 février au 26 avril dernier.
La consultation citoyenne a été initiée par Make.org, Agridemain et Open Agrifood – avec le soutien du Salon International de l’Agriculture, du Club de la Table Française et des Journées Nationales de l’Agriculture et le parrainage du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire -, dans le cadre des JNAgri 2024, portées cette année par la thématique de l’éducation à l’alimentation. Les conclusions ont été présentées en présence de Florence Berthout, la maire du 5e arrondissement de Paris et de Nicolas Chabanne, fondateur de « C’est qui le patron ?! » et soutien de cette 4e édition, ainsi que des mécènes de la manifestation qui proposent un événement festif à destination du grand public aux Arènes de Lutèce ces 7 et 8 juin.
Les Français conscients des enjeux de l’alimentation
Les résultats de la consultation montrent que les Français sont bien conscients des enjeux de l’éducation à l’alimentation, notamment en matière de santé publique. Les maladies liées à une mauvaise alimentation, dont l’obésité, sont en effet en hausse*. Cette situation s’explique entre autres par une méconnaissance des aliments due à une déconnexion avec le monde agricole et une diminution du temps consacré à cuisiner en famille.
Parmi les solutions formulées, Make.org a identifié 7 axes d’actions jugées prioritaires par les citoyens : « activités pratiques », « qualité et diversité de l’alimentation », « alimentation scolaire », « famille », « agriculture et production », « santé et sport », « prix et marketing ». Ces pistes s’avèrent consensuelles, puisqu’elles ont reçu 75% de votes favorables.
Des propositions pour passer à l’action
Estimant nécessaire de « valoriser les produits locaux, bruts, de saison et limiter les produits industriels, trop sucrés, contenant des additifs… », il ressort de ces votes une « volonté de progresser grâce à une compréhension plus globale de la diététique et des besoins du corps humain : apports nutritionnels, équilibre alimentaire, activités sportives… ».
Pour favoriser les transitions, plusieurs leviers sont identifiés par les citoyens :
· Les activités pratiques : cours de cuisine, ateliers de dégustation ou encore approches ludiques.
· Le moment des repas dans les cantines scolaires, pour sensibiliser à la qualité des aliments par exemple.
· Une meilleure compréhension du monde agricole. Pour les participants, celle-ci pourrait notamment passer par des visites des fermes, la mise en place de potagers à l’école, le développement de liens avec les producteurs locaux.
· La famille. La formation des parents à partager avec les enfants en cuisine ou pendant les repas est notamment suggérée.
Dans leurs interventions, les participants à la consultation évoquent aussi le contexte actuel d’inflation et pointent la nécessité de réfléchir au modèle économique de l’alimentation.
Les JNAgri participent à l’évolution vers de meilleures habitudes alimentaires
Les Journées Nationales de l’Agriculture visent à favoriser les rencontres entre le grand public et le monde agricole. Elles contribuent ainsi à reconnecter les Français à la production alimentaire et recoupent donc les attentes des citoyens exprimées lors de la consultation sur l’éducation alimentaire. Durant ces 7, 8 et 9 juin, sur l’ensemble du territoire, plus de 1 700 rendez-vous sont proposés au public pour lui permettre de rencontrer des acteurs du secteur et ainsi contribuer à mieux le comprendre.
Parmi les événements proposés partout en France pour cette 4e édition des JNAgri, les Arènes de Lutèce sont transformées pour deux jours en territoire agricole grandeur nature. Une quinzaine d’animations interactives, ludiques et gratuites, pour petits et grands, permettent de découvrir et expérimenter la production agricole dans sa diversité. Le 8 juin à 14h30, un débat sur les différents thèmes dégagés de la consultation citoyenne sur l’éducation à l’alimentation sera ouvert à tous.
Le programme complet des Journées Nationales de l’agriculture est consultable sur le site des JNAgri : journeesagriculture.fr
(*) : Les maladies liées à une mauvaise alimentation, dont l’obésité, sont en effet en hausse. D’après l’Inserm, les maladies liées à une mauvaise alimentation augmentent notamment chez les plus jeunes et en particulier dans les milieux défavorisés entraînant un coût de 10 milliards d’euros pour la sécurité sociale.
Grands mécènes : Coopérative U Enseigne et Bonduelle
Mécènes : Marché international de rungis Rungis et Panzani
Partenaires réseaux : Académie d’Agriculture de France, AFAUP, Agriculteurs de Bretagne, Agriculteurs d’Île-de-France, AgroParisTech Alumni, Anefa, Apecita, Banque des Territoires, Bienvenue à la ferme, Bleu Blanc Coeur, Bouge Ton CoQ, Caisse centrale de la MSA, C’est qui le patron ?!, Chambres d’agriculture France, Cifog, CoFarming, CAUE-AURA, Club de la table française, Cuma, danslesbottes.fr, Eliance, Eloi, Ensat, Entreprises et découvertes, Euro-Toques, Fédération Nationale Entrepreneurs des Territoires, FNA, FNSEA, Fermes d’Avenir, feve, Goûtez l’Ardèche, Jeunes agriculteurs, Junia, Le Grand Repas, Les agriculteurs ont du cœur, Les Nuits des Forêts, Mon épi, Open Agrifood, Pôle territorial Cœur Entre-deux-Mers, Pour De Bon, Le Réseau les Bergers, Solaal, TerrAttitude, Terra Vitis, Trame, Vibrations, Vigneron indépendant, Vibrations, Vox Demeter…
Le changement climatique conduit à une baisse de la production
La filière Mont d’Or alerte sur le fait, qu’à cause du réchauffement climatique, elle n’a plus vocation à augmenter sa production mais de poursuivre sa production qualitative en adéquation avec ce qu’offre la nature.
Dans un communiqué, la filière indique que “les 6000 tonnes inédites produites lors de la saison 2021-2022 ne seront probablement plus jamais atteignables. Le changement climatique a entraîné une baisse de la production de lait en 2022-2023, baisse qui se confirme sur cette saison 2023-2024“.
Ainsi, sur la saison 2023-2024, près de 400 producteurs laitiers ont livré 30 222 351 litres de lait, qui ont été transformés, par 10 fromageries, en 5 428 tonnes de Mont d’or. Quelque 8,8 millions de boîtes ont été vendues cette saison.
Le Mont d’Or est l’un des derniers fromages AOP (Appellation d’origine protégée) saisonniers en France, avec un cahier des charges de pratiques extensives rendant obligatoire le respect d’au minimum 1,3 hectare d’herbe par vache, le plafond de 50 vaches par travailleur ou encore la limitation des engrais azotés sur les prairies. Produit dans le Haut-Doubs, le Mont d’Or est un fromage à pâte molle et crémeuse, reconnaissable à sa croûte lavée, légèrement refleurie et à sa sangle en épicéa.
Dans le cadre de la Journée mondiale du lait (le 1er juin), 7 laiteries en France ouvrent leurs portes durant le mois de juin. L’occasion de mieux comprendre le métier d’éleveur et le conditionnement du lait, depuis sa collecte jusqu’à sa consommation.
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Du pré à la mise en bouteille ou en brique des différents types de laits de consommation, les professionnels des laiteries, accompagnés d’éleveurs laitiers, auront à cœur de mettre en avant leur expertise, au service de la production d’un lait de qualité.
Ils répondront à toutes les questions des visiteurs sur l’ensemble de la filière et leur proposeront des animations spécifiques et ludiques accessibles aux enfants (par exemple : simulation de salle de traite, concours de dessin, quiz…). Des démonstrations de recyclage des briques de lait seront également proposées dans certaines laiteries, ainsi que des animations pour encourager le tri des bouteilles de lait.
Ce sera l’occasion de boire bien évidemment du lait, sans modération…
Un logo Origin’Info va prochainement permettre d’informer les consommateurs sur l’origine des matières premières agricoles qui composent les produits alimentaires transformés.
“Le déploiement de l’affichage Origin’Info sera progressif à partir de cet été : il pourra concerner, d’ici la fin de l’année, plus de 10 000 références” annoncent les ministères de la Consommation et de l’Agriculture.
Cette démarche est volontaire. Et d’ores et déjà 82 marques ont annoncé vouloir signer la Charte d’engagement. Cela aura pour effet de renforcer la transparence de l’information au consommateur et de lutter contre l’utilisation abusive du drapeau français sur certains produits.
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