Actualités

Les JNAgri : un événement rassembleur, attractif et de pédagogie.

C’est la 4e année consécutive que #agridemain et Make.org Foundation mettent en commun leurs équipes, leurs compétences et leur réseau pour organiser les Journées Nationales de l’Agriculture qui bénéficient du haut patronage du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Nous voulons faire de ces JNAgri un événement rassembleur, attractif et de pédagogie.

Un événement rassembleur car les nombreuses visites d’exploitations, de sites d’expérimentation, d’entreprises agroalimentaires, d’usines de fournitures agricoles ou d’ateliers pédagogiques qui ouvrent leurs portes, chaque année, à plus de 150 000 visiteurs sont autant de promesses d’écoute, de dialogue qu’il faut absolument développer pour recréer du lien entre des populations qui ne se parlent plus. Ainsi, le travail de mise en relation avec des réseaux comme Bienvenue à la Ferme, Agriculteurs de Bretagne, plus récemment avec Entreprise et Découverte, crée une véritable caisse de résonance qui nous permet de toucher un public plus large. Nous devons aller plus loin et proposer à toutes les structures qui organisent d’autres événements grand public de nous concerter pour voir comment nous pouvons, tous ensemble, mieux articuler nos actions de communication pour œuvrer collectivement et donner plus de cohérence, plus de force et de lisibilité au récit agricole que nous voulons porter.

Un événement attractif et convivial. Notre patrimoine agricole et agroalimentaire est riche d’une diversité que nous envient d’autres pays. Des savoir-faire agricoles, gastronomiques, artisanaux méritent d’être mieux connus et reconnus. Profitons des JNAgri pour mettre en lumière cette richesse et proposons aux visiteurs de vivre de nouvelles expériences. C’est toute l’ambition de l’initiative lancée par Thierry Bailliet que nous soutenons avec son application « Dans les bottes » pour permettre aux personnes qui veulent découvrir la réalité de l’agriculture de participer aux travaux de la moisson, de la traite ou de la fabrication de pâtes par exemple. C’est le même état d’esprit qui nous a poussé à lancer, cette année, une catégorie « coups de cœur JNAgri » qui vise à mettre un coup de projecteur sur des événements ou animations particulièrement originaux ou qui attirent un public jeune et qui bénéficieront d’un appui plus personnalisé.

Un événement pédagogique en choisissant, chaque année, un thème de fond qui démontre l’utilité collective du secteur agricole. Le thème de l’éducation à l’alimentation est celui que nous avons retenu pour 2024 car c’est tout simplement une question de santé publique. Les jeunes particulièrement ne font plus le lien entre la terre, les produits agricoles et le contenu de leur assiette et cette déconnexion ne cesse de s’aggraver. Là encore, nous avons voulu apporter notre contribution en profitant des JNAgri pour lancer une consultation citoyenne* en faveur d’une sensibilisation à une meilleure éducation à l’alimentation pour nos enfants à la question « Comment sensibiliser et éduquer nos enfants à mieux manger ? », plus de 80 000 votes ont été enregistrés et plus de 800 propositions formulées. Cette forte participation atteste de l’intérêt que portent les Français à cette problématique. Elle nous oblige à redoubler d’effort et de pédagogie pour mieux expliquer l’essence même de nos pratiques et le processus de transformation du semis à l’assiette. Profitons donc des 7, 8 et 9 juin pour attiser la curiosité des visiteurs en faisant découvrir des produits nouveaux ou méconnus au travers des dégustations ou des démonstrations culinaires.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Consultation lancée par

* consultation lancée par une coalition réunissant Make.org, #agridemain, Open AgriFood, Le Club de la Table Française et le Salon International de l’Agriculture

“L’agriculture à portée de main” aux Arènes de Lutèce

À l’occasion de la 4e édition des Journées nationales de l’agriculture, un grand rendez-vous est donné dans le cadre exceptionnel des Arènes de Lutèce, les 7 et 8 juin. L’amphithéâtre emblématique, niché au cœur de Paris, deviendra pour 2 jours un territoire agricole grandeur nature. Soutenu par la mairie du 5e, ce rendez-vous baptisé « L’agriculture à portée de main » proposera une quinzaine d’animations gratuites, pour petits et grands, pour (re)découvrir et expérimenter la production agricole dans sa diversité.

Les participants auront ainsi l’occasion de découvrir :
• Des démonstrations de préparation et de cuisson du pain par la Fédération des boulangers du Grand Paris
• Un simulateur de conduite de tracteur par Aprodema, association de promotion des métiers et formations en agroéquipement
• Se prendre en photo au volant d’un tracteur T6 Methane Power de New Holland (premier tracteur au monde alimenté à 100 % au méthane), avec du matériel de travail électrique
• La science dans l’agriculture expliquée aux enfants par l’Inrae en proposant une chasse au trésor des légumineuses
• Des ateliers graines et semis, plantation et repiquage par Semae
• La conduite de mini-tracteurs agricoles à pédales au sein d’un circuit destiné aux plus jeunes, atelier proposé par Axema
• Des jeux sur les productions franciliennes pour valider son passeport bio par l’Agence Bio
• Des ateliers de cuisine proposés et animés par une Cheffe de l’association “Les Enfants cuisinent”
• Un atelier du goût : découverte et quiz autour des fromages et des viandes des régions françaises par Système U
• Tout savoir sur les pâtes, des champs de blé dur à l’assiette par Panzani
• Des jeux et un atelier du goût fruits et légumes de saison par Aprifel
• Une guinguette/traiteur avec des produits d’Île-de-France de Bienvenue à la Ferme
• Un espace Agriculteurs d’Île-de-France avec des animations, des jeux, des produits et la présence d’animaux de la ferme
• Des conférences et débats autour de l’éducation à l’alimentation, thème des Journées Nationales de l’Agriculture sur la scène centrale. Ainsi, le samedi 8 juin à 14h30, un débat se tiendra sur les différents thèmes dégagés de la consultation citoyenne qui s’est tenue autour de la question “Comment sensibiliser et éduquer nos enfants à mieux manger ?“.
• Une exposition de portraits de fournisseurs des cantines locales proposée par la mairie du 5e arrondissement de Paris
• L’entreprise TSE, experte de la valorisation de l’énergie solaire et du photovoltaïque, s’associera à l’événement en tant que partenaire.

Le vendredi 7 juin, 300 élèves d’écoles primaires voisines profiteront d’ateliers pédagogiques sur le thème de l’éducation à l’alimentation. L’occasion pour eux de comprendre le lien indissociable qui existe entre agriculture et nourriture.

Pour en savoir plus, cliquez ici

“Place à l’Agri” du 6 au 9 juin

Publié le 20 Mai 24

L’évènement « Place à l’Agri » de l’Anefa de retour en région partout en France du 6 au 9 juin pour une troisième édition.

Pour cette troisième édition, l’Anefa, l’Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture, avec ses partenaires régionaux, proposera l’événement “Place à l’Agri” dans 11 villes de France : 

– Le 6 juin, de 9h à 14h30, sur la Place du Foirail, à Tarbes (Hautes-Pyrénées).
– Le 7 juin, entre 9h et 13h, sur la Place de l’Arquebuse, à Auxerre (Yonne).
– Les 7 et 8 juin, de 9h à 18h, sur la Place de Loire, à Orléans (Loiret).
– Le 8 juin, de 8h à 13h, au 15 allée de l’empereur, à Montauban (Tarn-et-Garonne).
– Le 8 juin, de 8h à 15h, près des Halles – rue de la République, à Pau (Pyrénées-Atlantiques).
– Le 8 juin, de 8h à 13h, le marché de Bressuire, à Bressuire (Deux-Sèvres).
– Le 8 juin, de 8h à 13h, au marché de Gap, à Gap (Hautes-Alpes).
– Le 8 juin, de 8h à 13h, à La Roche-sur-Yon (Vendée).
– Le 8 et 9 juin, le marché couvert d’Aurillac, à Aurillac (Cantal).
– Le 9 juin, de 9h à 18h, à Normée (Marne).
– Le 9 juin, de 9h à 13h, sur la Place de la Mairie, au Rouget (Cantal).

Pendant quatre jours, les visiteurs de tous âges auront l’occasion d’éduquer leur palais et de participer à des jeux pour tester leurs connaissances sur la filière agricole, avec la possibilité de remporter de nombreux lots.

Pour en savoir plus, cliquez ici

Volons au secours du miel français !

Publié le 20 Mai 24

Le 20 mai, l’ONU invite à célébrer la Journée mondiale des abeilles. Et si nous en profitions en France pour privilégier les miels de qualité, au détriment des miels frelatés importés ?

Comme le rappelle le syndicat agricole FNSEA, “46 % du miel importé des pays tiers et mis sur le marché de l’Union européenne est suspecté d’être frelaté. 74% du miel en provenance de Chine est frauduleux ! Or la Chine est le premier fournisseur du marché européen, totalisant 37% des importations de miel dans l’Union européenne, en progression de 39% depuis 2020. Ces importations massives de miel chinois vendu à très bas coût, quatre fois moins cher, en moyenne, que les miels européens, déstabilisent le marché dans son ensemble, font subir une distorsion de concurrence inacceptable aux apiculteurs français et trompent les consommateurs“.

En France, sur les 45 000 tonnes de miel consommées par an, 35 000 sont importées. L’engouement pour l’origine France entraîne de fréquentes malversations visant à tromper le consommateur sur l’origine réelle du miel. L’administration est ainsi amenée à effectuer des contrôles fréquents et réguliers.

En 2022, en France, on dénombre 62 744 apiculteurs, essentiellement amateurs. On comptabilise ainsi seulement 2 018 apiculteurs de plus de 200 ruches, seuil d’activité au-delà duquel un apiculteur est considéré comme professionnel selon la mutualité sociale agricole (MSA), soit 3,6 % des apiculteurs français. La région Auvergne-Rhône-Alpes regroupe à elle seule 21,7 % des apiculteurs [1].

La production de miel d’une année sur l’autre est très dépendante des conditions météorologiques. La production de miel en 2022, une des plus hautes enregistrées ces dernières années, s’est élevée à environ 31 387 tonnes, dont 67,4 % proviennent des exploitations de plus de 150 ruches. Le miel de colza est la miellée la plus produite en France (14,2 %), suivi du miel d’acacia (11,8 %) et du miel de tournesol (8,4 %).

Un miel français de qualité

Près de 4 % de la production française de miel est élaborée sous signes officiels de qualité [2], qui regroupent :

  • 2 appellations d’origine protégée : le Miel de Corse et le Miel de sapin des Vosges.
  • 4 Indications géographiques protégées : les Miels d’Alsace, de Provence, des Cévennes et celui en cours d’homologation des Landes.
  • 3 Labels Rouges : Miel de lavande et de lavandin, Miel de sapin et Miel toutes fleurs.

A noter également que près de 15,6% des miels français étaient produits en 2022 sous le label Agriculture Biologique.

Sources :
[1] : FranceAgriMer
[2] : ITSAP, Institut de l’abeille

En route vers une valorisation de la laine française

Publié le 20 Mai 24

La laine de moutons est quasiment inexploitée actuellement en France. La filière ambitionne de développer les débouchés potentiels, qui sont nombreux, pour permettre aux éleveurs d’en tirer une plus-value.

Face à la demande croissante des consommateurs en matière de matériaux naturels écologiques, la filière de laine française pourrait tirer son épingle du jeu. A condition toutefois d’organiser la filière, de la collecte jusqu’aux nombreux débouchés possibles. Une feuille de route a été élaborée pour y parvenir d’ici une quinzaine d’années.

Les éleveurs d’ovins français produisent chaque année quelque 10 000 tonnes de laine, soit environ 5 000 tonnes de laines lavées à valoriser. La valorisation de cette laine pourrait apporter un complément de revenu à l’éleveur, et donc contribuer au maintien de l’élevage en France.

Des marchés porteurs à développer

Au-delà de l’utilisation traditionnelle de laine (principalement mérinos) en habillement et tapis, d’autres débouchés potentiels s’offrent à la laine française, comme l’agriculture, la construction ou bien encore l’emballage.

En agriculture, la laine lavée pourrait servir de paillage naturel, principalement en viticulture et en horticulture. La laine constitue un paillage biodégradable qui conserve l’humidité du sol (limitant ainsi l’arrosage), évite la pousse des adventices en couvrant le sol et apporte des éléments fertilisants à la plante. La laine peut également être utilisée dans les plantations d’arbres pour élaborer des manchons biodégradables entourant et protégeant les jeunes pousses.

Dans le bâtiment, la laine de mouton pourrait constituer des isolants efficaces au niveau acoustique et thermique. Le marché de la literie pourrait être également intéressé par la laine française pour le rembourrage. Enfin, la ouate de laine pourrait offrir un emballage pertinent pour le transport des bouteilles de vins et alcools.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Faîtes passer le pain !

Publié le 17 Mai 24
Ambassadrice de l’artisanat boulanger, la baguette transcende les frontières en devenant une icône internationale.

La Poste vient de mettre en circulation un timbre portant l’emblème d’une fierté nationale : la baguette française. Ce timbre contribue ainsi à participer à la diffusion internationale de notre fleuron gastronomique dont les savoir-faire artisanaux et de la culture sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

Comme le rappelle Dominique Anract, président de la CNBPF, Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française, la baguette “se compose d’ingrédients de base que sont la farine, l’eau, le sel, la levure et/ou le levain. Cette apparente simplicité révèle une complexité de fabrication : dosage et pesage des ingrédients, pétrissage, fermentation, division, détente, façonnage, apprêt, scarification cuisson. Porteuse d’une culture et de coutumes, la baguette est profondément enracinée dans les pratiques quotidiennes des Français et des Françaises. La confection de six milliards de baguettes chaque année confirme son statut emblématique dans le patrimoine alimentaire français“.

Ce timbre, illustré par Stéphane Humbert-Basset, d’une valeur de 1,96 €, en édition limitée de quelque 600 000 exemplaires, a la particularité d’être olfactif en portant l’odeur du pain français.

La diminution de la consommation de viande chevaline se ralentit

Publié le 16 Mai 24

Selon une étude conduite par l’Institut français du cheval et de l’équitation et FranceAgriMer, la production française de viande de cheval a certes encore diminué en 2023, mais de façon moins marquée que les années précédentes.

En 2023, avec 3557 têtes abattues, les abattages d’équidés marquent un recul (- 8,5 % par rapport à 2022) mais à un rythme moins fort que les années antérieures. Pareillement, la consommation française poursuit sa baisse mais tend à se stabiliser depuis 3 ans.

Fête de l’agriculture le 18 mai à Paris

Publié le 7 Mai 24

#agridemain et la mairie du 17e à Paris invitent à célébrer, découvrir et déguster le travail des agricultrices et des agriculteurs, le samedi 18 mai, sur la place Richard Baret.

Cet événement convivial rassemblera des productrices et producteurs. Chacun pourra acheter et savourer une large sélection de produits frais et de qualité. Des activités ludiques, éducatives et musicales apporteront la touche festive à cette journée.

Vous y retrouverez :

  • Barbara Dumont de la Ferme de la Roche (Essonne) proposera des légumes et fruits de saison.
  • L’apiculteur Jacques-François Samuel fera découvrir ses produits Beeyond : miels de terroir de Paris et Ile-de-France, pâtes à tartiner au miel, moutardes au miel.
  • Le céréalier Jean-Baptiste Vervy de la Ferme des Grandes Tuileries (Marne) présentera ses pâtes artisanales Papote.
  • Le vigneron Fabien Malavaud, du Domaine de la Fontaine fera déguster ses vins blancs en appellation Saint-Pourçain.
  • Noisettes, huile de noisette, farine de noisette, mais surtout pâtes à tartiner Le Casse Noisette seront proposées par Sabrina Augier et Clarisse Chassac (Lot-et-Garonne).
  • Jean Harent vous dévoilera tous les secrets de l’agriculture régénératrice à travers ses huiles de tournesol, de colza et de caméline produits sur sa ferme H (Somme).
  • Vincent Girodet exposera les alcools de l’Alambic Parisien élaborés à partir de céréales, fruits, fleurs et plantes de Paris et sa région.
  • L’entreprise d’agriculture urbaine Topager proposera de se désaltérer avec Batifolium, une bière bio brassée à Paris 17e.
  • Sabrina Ouacel exposera confitures, sauces tomate, tisanes et jus de fruits.
  • Conserves de légumes, œufs et rillettes seront vendus par Stéphane Disdet de la Ferme bio de Villezanges (Val-de-Marne).
  • Avec Interbev d’Ile-de-France, vous pourrez vous informer sur le régime flexitarien tout en dégustant les préparations d’un Chef.
  • Le néo-média Cultur’agri viendra partager les histoires des agriculteurs et de leurs produits.

A noter également la présence de Clap Fanfare, de 11h à 15h, une fanfare qui mélange les styles et les univers, à l’image de l’éclectisme des productions et des régions présentes sur le marché.

Le lait, une boisson appréciée

Publié le 30 Avr 24

Les consommateurs français plébiscitent le lait. Ils sont 72 % à prendre plaisir à en boire. La consommation de lait en France a progressé de +1,8 % en volume sur 1 an, grâce notamment à la restauration collective.

La consommation globale de lait conditionné en France correspond à 40,7 litres/habitant/an, soit l’équivalent d’environ 5 verres par semaine. Ainsi, au total, la consommation de lait liquide en France s’élève à 2,70 milliards de litres en 2023, contre 2,65 milliards de litres en 2022, soit +1,8 %.

Le consommateur français privilégie le lait produit en France. Les bouteilles étiquetées “Lait collecté et conditionné en France” sont jugées par 74 % des consommateurs comme une garantie de qualité. En 2023, 99 % du lait consommé en France a été collecté et conditionné sur le territoire. Le taux d’autosuffisance de la filière s’élève à près de 103 %. Depuis 2015, les importations de lait liquide ont reculé de -90 %. La filière contribue ainsi activement à développer la souveraineté alimentaire du pays.

Pour aller plus loin : Syndilait

La France, pays du vin

Publié le 30 Avr 24

En 2023, La France devient le premier producteur mondial de vin.

Avec en 2023 une production de presque 46 millions d’hectolitres, la France devance l’Italie et l’Espagne et devient le plus grand producteur de vin au monde. La France produit 20 % de la production mondiale de vin.

En 2023, la production de vin mondiale s’élève à 237 millions d’hectolitres, soit une baisse de 9,6 % par rapport à 2022. Il s’agit d’un des plus grands ralentissements de la production observé ces dernières années, atteignant le plus bas niveau depuis 1961. La production de vin en Europe en 2023 chute de 10,6 % en un an, avec 144,5 millions d’hectolitres.

En 2023, la superficie viticole mondiale s’élève à 7,2 millions d’hectares, en baisse de 0,5 % par rapport à l’année précédente. La diminution des surfaces est plus forte en Europe (- 0,8 %). La France, deuxième superficie en vignes en Europe (derrière l’Espagne), a connu une diminution de 0,4 % de ses surfaces, atteignant 792 milliers d’hectares.

Pour aller plus loin : OIV

Boire du vin sans ivresse

Publié le 8 Avr 24

La désalcoolisation des vins IGP (Indication géographique protégée) français est ouverte.

Alors que depuis décembre 2021, la réglementation européenne permet de désalcooliser jusqu’à 0,5 degré des vins sous signes officiels de la qualité et de l’origine, la France vient de prendre la décision de l’autoriser, sous conditions, pour les vins IGP français.

L’INAO, Institut national de l’origine et de la qualité, a pris la décision d’autoriser la désalcoolisation des vins IGP jusqu’à 6 degrés (si cela figure dans le cahier des charges et sous réserve d’un contrôle des qualités organoleptiques). Une désalcoolisation en-dessous de 6 degrés restera possible à titre expérimental.

Ces dernières années, le consommateur français a montré un intérêt croissant (même si cette progression semble stagner dernièrement) pour les boissons sans alcool ou à teneur réduite en alcool. D’après le baromètre Sowine/Dynata 2024, ce choix est orienté principalement par la volonté de consommer moins d’alcool, de faire attention à sa santé et pour le goût. Ainsi, en 2024, 28% des Français déclarent consommer ce type de boissons. Cette tendance concerne principalement les bières (dans 65 % des cas) et les cocktails (48 %), loin devant les spiritueux (17 %) et les vins (10 %).

Comment apprendre à mieux manger ?

Publié le 27 Mar 24

Déjà plus de 40 000 personnes ont participé à la grande consultation nationale sur l’éducation à l’alimentation, qui est ouverte encore pendant un mois.

Une consultation citoyenne en ligne autour de l’éducation à l’alimentation a été lancée par Make.org, #agridemain et Open Agrifood – avec le soutien du Salon International de l’Agriculture et du Club de la Table Française et avec le parrainage du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire – le 25 février au Salon International de l’Agriculture.

Comme l’a annoncé Olivia Grégoire, ministre déléguée en charge de la Consommation, le 5 mars suite à la publication de l’enquête « Les Français et leur alimentation quotidienne » par Harris Interactive, dans un contexte de « rupture de culture alimentaire » de la population, le gouvernement aspire à un plan national à destination des plus jeunes.

La forte participation à la consultation, avec déjà plus de 40 000 personnes s’étant exprimées au 26 mars, atteste de l’intérêt des Français pour cette problématique. Il est encore possible de donner son avis sur jusqu’au 25 avril.

A noter que la 4e édition des Journées nationales de l’agriculture, qui se tiendront du 7 au 9 juin 2024, porteront également sur cette thématique de l’éducation à l’alimentation.

Célébrons l’agriculture sous toutes ses formes les 7, 8 et 9 juin

Les 4e Journées Nationales de l’Agriculture se tiendront les 7, 8 et 9 juin, sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Plus que jamais, cette manifestation nationale visant à célébrer l’agriculture et ses filières, sous toutes leurs formes, se voudra fédératrice, conviviale et pédagogique. Durant ces trois jours, des fermes, des sites de transformation, d’expérimentation de cultures… ouvriront leurs portes au grand public. De nombreuses animations y seront proposées pour permettre aux visiteurs d’en apprendre davantage sur les acteurs de la production alimentaire. Autant de moments privilégiés pour engager un dialogue entre les consommateurs et les agriculteurs.

Les JNAgri 2024, portées cette année par la thématique de l’alimentation, sont soutenues par Nicolas Chabanne, fondateur de C’est qui le patron ?!, marque qui permet aux consommateurs de définir le cahier des charges de ses produits et de soutenir les producteurs au juste prix. Cette édition entend notamment:

  • Adopter des comportements alimentaires plus sains et qualitatifs, en incitant par exemple, à la consommation de fruits et légumes. Dans le cas des produits frais, lors des visites de leurs exploitations, les maraichers partageront sur leur passion du métier, la qualité de leurs productions et expliqueront l’intérêt de privilégier des cultures locales et de saison. Au cours de leurs échanges, les agriculteurs présenteront aussi leurs approches culturales ou d’élevage et le quotidien de leur travail.
  • Découvrir et attiser la curiosité vis-à-vis des produits nouveaux ou méconnus au travers de dégustations et de démonstrations culinaires. Les visites d’ateliers de transformation seront aussi l’occasion de mettre en valeur les savoir-faire en la matière. En venant dans les fermes, les plus jeunes pourront initier leur palais à des saveurs inédites, allant de recettes contenant de la spiruline aux glaces végétales à base de fruits et plantes aromatiques.

Mieux comprendre le circuit de transformation qui mène du champ aux assiettes. Les visiteurs pourront suivre les différentes étapes de travail et de transformation des matières premières, en remontant jusqu’aux semis et plantations.

Inscription des événements en ligne
Les agriculteurs et les acteurs des filières agroalimentaires souhaitant participer peuvent inscrire leurs événements sur le site : www.journeesagriculture.fr Actualités, programme, boîte à outils, visuels et kit de communication y sont également accessibles.  

En partenariat avec :


Partenaires réseaux :

Académie d’Agriculture de France, AFAUP, Agriculteurs de Bretagne, AgroParisTech Alumni, Anefa, Apecita, Bienvenue à la ferme, Bleu Blanc Cœur, Bouge Ton CoQ, Caisse centrale de la MSA, C’est qui le patron, Chambres d’agriculture France, CoFarming, Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement, Club de la Table française, Eloi, Ensat, Entreprises et découvertes, Euro-Toques, Fédération Nationale Entrepreneurs des Territoires, FNA, FNSEA, Fermes d’Avenir, feve, Jeunes agriculteurs, Junia, Les agriculteurs ont du coeur, Nuits des Forêts, Open Agrifood, Pôle territorial Coeur Entre-deux-Mers, pourdebon.com, Réseau des bergers, Solaal, Terrattitude, Terra Vitis, Trame, Vigneron indépendant, Vox Demeter…

Un nouvel élan pour la culture

Publié le 18 Mar 24

Cinquante ans après sa création, l’Association des écrivains et artistes paysans, l’AEAP, a redessiné ses objectifs, en actualisant son manifeste et en ouvrant les portes de l’association aux nouveaux paysans d’aujourd’hui.

Le manifeste souligne notamment que “les nouveaux paysans sont connectés au monde par internet, les médias, les voyages et de multiples réseaux associatifs, professionnels et culturels. Nombre d’entre eux arrivent d’autres milieux professionnels et culturels. Une moitié ont suivi des études supérieures, une autre non. Tous sont tournés vers l’avenir. La plupart sont dans l’invention, l’innovation sous toutes ses formes. Ils cherchent d’autres façons de produire, d’être au monde et d’agir dans la société. Beaucoup sont des aventuriers, des héros des temps modernes. L’art est le plus bel outil dont disposent les paysans pour exprimer par eux-mêmes, par leurs propres voix ce profond renouvellement des façons d’être à la terre. L’écriture, la peinture, le chant, le conte, la sculpture, aucun de ces arts n’est la chasse gardée de quelques hobereaux, tous s’ancrent dans une tradition née avec et de l’humanité. L’art est un outil qui dans la main transcende la nature. Il valorise le lien fort qui nous unit à elle. L’art est universel et indépendant de tout jugement de valeur car il touche au permanent, au fondamental, à l’essentiel, au sacré. Comme la graine que l’on sème, il ne demande qu’une terre amoureuse et bienveillante pour s’épanouir“.

Depuis son origine, l’AEAP a rassemblé plus de 500 auteur(e)s et artistes paysans. Leurs 1300 ouvrages répertoriés et classés sont conservés à la bibliothèque de l’Ethnopôle Garae de Carcassonne. La mémoire de l’agriculture et de la ruralité, à travers la voix et l’expression des artistes paysans, est désormais transmise et consultable.

Pour aller plus loin : cliquez ici

Et si produire le vin de demain c’était aussi questionner son contenant ?

Publié le 14 Mar 24


Et si demain, sur nos tables, notre vin préféré se trouvait dans une bouteille plus légère, consignée, en lin, ou même en canette ? Sommes-nous prêts à dépasser les codes traditionnels du vin pour explorer de nouvelles façons plus responsables de consommer ?

Guidée par la volonté de façonner un avenir où vin rime avec durabilité, innovation, et surtout, plaisir partagé, Terra Vitis, la certification de viticulture responsable en France, s’empare de ces questions pour accompagner ses adhérents de manière proactive.

Après avoir introduit l’éco-conception dans son cahier des charges en 2023, la démarche franchit un nouveau cap en 2024 avec la signature du Bottle Weight Accord (BWA) du consortium Sustainable Wine Roundtable. Ce pacte ambitieux, partagé avec des distributeurs internationaux renommés, vise à réduire le poids moyen d’une bouteille de vin tranquille de 750ml en-deçà de 420 grammes d’ici fin 2026.

Plus qu’une simple évolution technique, cette initiative est une opportunité majeure d’accompagner l’intégralité des adhérents Terra Vitis dans la réduction de leur empreinte carbone et de progresser collectivement.

X